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Cet écri­vain sait parti­cu­liè­re­ment bien décrire les maux de notre époque. Le malaise de Sarah qui ne se sent pas bien dans le monde compé­ti­tif où l’on conduit ses études d’économie, permet de décrire tous les travers des entre­prises où il faut être toujours et tout le temps, le meilleur et si possible écra­ser les faibles. Le sémi­naire de forma­tion est petit morceau de bravoure et, j’en ai bien peur, proche de vérité. Mais ‚il est vrai que l’on sait déjà tout ça.
Dans le genre, je préfère l’arrogance d’un Benac­quista.

Ce que j’ai vrai­ment bien aimé,c’est la pein­ture les problèmes dans lesquels se bat Sarah, brillante étudiante de Dauphine, ses origines modestes la rendaient mal à l’aise avec les étudiantes et étudiants très bour­geois de son univer­sité. Son mariage ne la protè­gera pas du malaise gran­dis­sant, souli­gné par la mala­die mentale de son frère Nathan qui lui ne veut ni ne peut s’adapter au monde. Elle part au Japon pour comprendre ce frère tant aimé et fina­le­ment, elle se décou­vrira elle-même.

J’ai été moins séduite par la partie japo­naise du roman, on sent l’auteur visi­teur du pays mais il n’a pas évidem­ment toutes les clés du mal de vivre japo­nais. On reste un peu dans le cliché et la poésie des paysages japo­nais ne m’ont pas touchée. Beau­coup de lecteurs sont plus enthou­siastes que moi, je recon­nais à cet auteur un véri­table talent pour témoi­gner d’un certain mal de vivre on se laisse prendre par la lecture et les souf­frances de Sarah.

Citations

« Ressemble à une vieille refaite plutôt qu’à une vieille tout court (…) , ajoute le pathé­tique à l’irréversible »

Le jardi­nage qu’il tenait pour une acti­vité fasciste (garder ce qui est fort, couper ce qui est faible et empê­cher le fort d’être plus fort)

Parfois je me dis que je suis deve­nue la cliente idéale pour une secte, quiconque me promet­trait le repos, la paix inté­rieure me verrait rappli­quer et lui baiser les mains de grati­tude.

Personne n’a envie de mourir. Tout le monde veut vivre. Seule­ment, à certaines périodes de notre vie, ça devient juste impos­sible.

Je l’ai épousé parce qu’il m’aimait et qu’auprès de lui je me sentais en sécu­rité. Auprès de lui j’avais moins peur.

On en parle

link.

SONY DSCLu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard thème « no-sport ».

À lire si, et unique­ment si…

  • Daesh a disparu de la planète.
  • les musul­mans acceptent d’interpréter le Coran et font dispa­raître toute allu­sion à la violence et à la soumis­sion de la femme.
  • toutes les femmes peuvent s’ha­biller et vivre comme elles veulent.
  • la laïcité convient à tout le monde.
  • les dangers de pollu­tion sont derrière nous.
  • vos amours sont au beau fixe.
  • vos enfants sont heureux et épanouis.
  • votre santé est excel­lente
  • votre métier vous apporte toutes les satis­fac­tions possibles
  • le prin­temps est là avec du soleil et des fleurs dans tous les jardins.
  • vos fins de mois sont confor­tables.
  • vous avez un moral du tonnerre.

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Alors, vous vous dites, et pour­quoi pas un petit coup de cafard, une bonne tris­tesse bien de chez nous, dans des quar­tiers sans âme, avec un pauvre gars qui à part pelo­ter sa sœur et cogner comme un malade sur tous ceux qui se mettent un tant soit peu au travers de sa route ; vous avez trouvé votre homme, Olivier Adam sait écrire cela à la perfec­tion, prévoyez vos mouchoirs et allez‑y. J’ou­bliais notre boxeur, il a un métier ? Ben oui , il est … fossoyeur.

Citation

Genre de situation qui se termine par un pugilat

- T’au­rais pu t’ha­biller
Je suis pas à poil que je sache
– Fais pas le con, Antoine, t’au­rais pu enfi­ler un costume.
– J’en ai qu’un et c’est pour les enter­re­ments.
– T’as vrai­ment une gueule de déterré.
– Et toi t’as vrai­ment une gueule de con.

J’ai dit ça je n’au­rais pas dû, c’était sorti tout seul, je n’au­rais pas dû mais je le pensais au fond. Mon frère avait vrai­ment une tête de con et on n’y pouvait rien.

Comme je le constate à travers mes blogs amis, nos habi­tudes de lecture, en temps de confi­ne­ment, changent beau­coup. Je pense que certains d’entre nous sont plus occu­pés qu’a­vant et ont moins le temps de lire , d’autres ont perdu l’en­vie de la fiction, jugeant sans doute la réalité trop diffi­cile à vivre, et enfin comme moi, il arrive que certains changent leurs centres d’in­té­rêt. Si vous suivez Luocine, vous savez que je lis peu, sinon pas, de romans poli­ciers. Et en voilà trois d’un coup que j’ai abso­lu­ment dévo­rés, je les ache­tés sur ma liseuse : confi­ne­ment oblige ! Et si je leur attri­bue cinq coquillages, c’est que dans le genre, ils sont tous les trois abso­lu­ment parfaits. Vous avez parfai­te­ment le droit de vous deman­der comment puis-je juger d’un genre que je lis si peu ? Réponse : c’est le privi­lège de Luocine, de ne prétendre à aucune objec­ti­vité. C’est un billet de Géral­dine qui m’avait tentée, mais peut-être que cet auteur connaît déjà un large succès sur la blogo­sphère, il le mérite large­ment. Ces trois romans peuvent se lire sépa­ré­ment mais il y a « un petit plus » à les lire à la suite. En les décou­vrant, j’ai beau­coup pensé à la série « the Wire » qui reste pour moi la meilleure série de tous les temps, en 2010, je concluais ainsi mon billet :

En regar­dant cette série, on l’impression de mieux comprendre les Etats-Unis. On voit aussi les diffé­rences et les ressem­blances avec notre société en espé­rant qu’on ne laisse jamais s’installer, en France, une écono­mie paral­lèle autour de la drogue aussi puis­sante !

Comme j’étais naïve ! bien sûr que la France a suivi le chemin des États Unis . Déjà dans le roman « La Daronne », Hanne­lore Cayre nous avait donné une bonne descrip­tion de l’im­por­tance du trafic de Haschisch entre le Maroc et la France, la corrup­tion à tous les niveaux de notre société, la justice aux yeux bien bandés qui a complè­te­ment oublié la balance de l’im­par­tia­lité devant la loi, et la violence dans les quar­tiers à la péri­phé­rie de Paris. Ici, dans cette trilo­gie , Olivier Norek scrute trois aspects du problème, le trafic de drogue dans « code 93 », la corrup­tion de la muni­ci­pa­lité dans « Terri­toires » et enfin, l’en­fer carcé­rale dans « Surten­sion » . Bien sûr ces trois faits de société sont liés mais avoir su mettre l’éclai­rage sur un des aspects rend la trilo­gie passion­nante. Comme dans tout bon roman polar les person­nages ont leur impor­tance : Victor Coste dont nous suivons les enquêtes est un poli­cier intel­li­gent et tenace. Son regard triste exprime tous ses dégoûts pas seule­ment de la violence des truands mais aussi de la veule­rie et de la corrup­tion du person­nel poli­tique. Sa hiérar­chie ne l’aime pas beau­coup, en revanche son équipe lui est très dévouée. Ronan le poli­cier trop fonceur, Sam le fou d’in­for­ma­tique et Johanna la nouvelle de l’équipe une Super­wo­man mais aussi la seule qui ait une vie de famille réus­sie. J’ou­bliais Léa, la méde­cin légiste avec qui Coste essaie d’éta­blir une rela­tion amou­reuse. Olivier Norek a été poli­cier et il rend bien compte de l’at­mo­sphère d’un commis­sa­riat, il connaît le 93, je ne sais pas comment mais ses descrip­tions rejoignent tout ce qu’on peut entendre dans les média. Au moment où j’écris, les banlieues sont le théâtre de violences qui auraient complè­te­ment leur place dans un roman d’Oli­vier Norek, voici un extrait du jour­nal Marianne :

A Ville­neuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), des tirs de mortiers d’ar­ti­fice ont été consta­tés peu avant minuit. Un peu plus tôt, les inci­dents avaient commencé dans la commune voisine d’As­nières, avec des tirs simi­laires. En Seine-Saint-Denis, des poubelles ont été incen­diées à Aulnay-sous-Bois et Saint-Denis vers 22h30. « Il n’y a pas eu d’af­fron­te­ments avec les forces de l’ordre », a précisé la préfec­ture. Sept personnes ont été arrê­tées à Clichy-la-Garenne et deux autres à Rueil-Malmai­son, deux communes des Hauts-de-Seine. 

Tous les ingré­dients des romans de Norek sont présent dans cet inci­dents, un jeune délin­quant arrêté de multiple fois par la police est mis à terre de son scoo­ter bruta­le­ment par un poli­cier qui a ouvert sa portière au moment où il cher­chait à fuir. Le quar­tier dont il est issu vit essen­tiel­le­ment du trafic de la drogue, or le confi­ne­ment sani­taire trouble ce trafic. La police patrouille un peu plus que d’ha­bi­tude dans ces quar­tiers tenus par des dealers. Le jeune circu­lait sans auto­ri­sa­tion et sans casque sur un scoo­ter. ET .… son arres­ta­tion ouvre la voie à des violences nocturnes et sans doute à une reprise du trafic. C’est tout à fait dans la veine de que raconte « Terri­toires » Dans ce deuxième roman, on voit à quel point pour avoir la paix poli­tique les élus locaux font la part belle aux truands repen­tis qui seuls savent tenir les quar­tiers. Encore une fois l’actualité raconte parfois de tels faits, on peut penser que ce n’est que la partie visible d’une pratique beau­coup plus géné­ra­le­ment répan­due. Enfin dans le troi­sième roman, on quitte la banlieue pour arri­ver dans une prison et là, l’hor­reur atteint son comble. On quitte aussi les trafi­quants des banlieues pour croi­ser la mafia corse et les avocats peu scru­pu­leux sur la façon de s’en­ri­chir c’est une autre forme de violence tout aussi radi­cale mais qui ne s’ap­puie pas sur la destruc­tion de la ville d’où ils viennent.

Il me reste à vous parler du style d’Oli­vier Norek. D’abord le suspens, il est très doué : tout s’emboîte de façon incroyable, il n’y a aucune invrai­sem­blance et hélas, il n’y a pas non plus de super-héros qui permet­trait au lecteur de reprendre son souffle et de croire que cela peut se finir sinon bien un peu mieux ! Non, les gentils ne gagnent pas à tous les coups et oui, les méchants perdent des batailles mais jamais la guerre. La langue d’Oli­vier Norek est précise et très agréable à lire et en plus, ce qui ne gâte rien, cet auteur a le sens de la formule qui fait mouche .

Les chiffres ne sont que des paillettes pour faire beau à la fin des rapports vides.

ou

Sérieux, dans la phrase « non », c’est quoi le mot que tu comprends pas ?

Je pour­rais presque dire merci au confi­ne­ment pour m’avoir permis de rencon­trer un tel écri­vain.

En 2016, déjà, Dasola parlait très posi­ti­ve­ment de cet auteur

Citations

Code 93

La médecin légiste

Dans les siennes elle avait pris ses mains salies, frôlé ses cheveux puis passé le bout des doigts sur les bles­sures de son visage. Elle avait regardé alen­tour, car ces choses-là ne se font pas. Elle avait ôté ses gants en latex et recom­mencé les mêmes gestes. Elle s’était lais­sée aller au pire des maux de son métier, l’empathie.

Description de la banlieue

Quatre voies grises et sans fin s’enfonçant comme une lance dans le cœur de la banlieue. Au fur et à mesure,voir les maisons deve­nir immeubles et les immeubles deve­nir tours. Détour­ner les yeux devant les camps de Roms. Cara­vanes à perte de vue, collées les unes aux autres à proxi­mité des lignes du RER. Linge mis à sécher sur les grillages qui contiennent cette partie de la popu­la­tion qu’on ne sait aimer ni détes­ter. Fermer sa vitre en passant devant la déchet­te­rie inter­mu­ni­ci­pale et ses effluves, à seule­ment quelques enca­blures des premières habi­ta­tions. C’est de cette manière que l’on respecte le 93 et ses citoyens : au point de leur foutre sous le nez des montagnes de poubelles. Une idée que l’on devrait propo­ser à la capi­tale, en intra muros. Juste pour voir la réac­tion des Pari­siens. À moins que les pauvres et les immi­grés n’aient un sens de l’odorat moins déve­loppé…

Si vrai

Elle ne pleu­re­rait pas tant qu’il serait là. La tris­tesse c’est person­nel, ça ne se partage pas.

Une mère peu aimante

Mais si j’étais à Bercy tu ne t’en satis­fe­rais pas plus et tu m’enverrais l’Élysée au visage… Je te connais, maman, ton ambi­tion pour les autres est débor­dante. Seul le corps fati­gué de Margaux Soul­tier avait soixante-dix-huit ans. Le reste aurait pu durer encore quelques géné­ra­tions. Elle avait joué son rôle de mère comme une actrice désas­treuse, se consi­dé­rant plutôt comme une femme d’homme de pouvoir, de celles qui poussent à se surpas­ser et qui admettent aisé­ment le concept de dommages colla­té­raux qu’une carrière poli­tique ne manque pas de produire. – Cela t’amuse toujours autant de m’appeler maman ? – C’est ce que tu es, non ? – Ne sois pas ridi­cule, évidem­ment, mais tu n’as plus besoin d’une maman à ton âge.

Le monde des affaires et le monde politique

Jacques Soul­tier était aisé­ment passé d’homme d’affaires à homme de pouvoir sans avoir à chan­ger les règles du jeu, puisqu’elles lui avaient paru être iden­tiques. Il avait construit sa deuxième carrière comme il mettait en place le rachat d’une société ou la liqui­da­tion d’une autre : en connais­sant les secrets de ses adver­saires autant qu’ils tentaient de les cacher.

Immigration

Au lende­main des révo­lu­tions arabes, le flux migra­toire tuni­sien et algé­rien s’était vu multi­plié par trois sans que soit mis en place le moindre programme d’accueil et de loge­ment. Atti­rés par les lumières de Paris puis rapi­de­ment expul­sés comme un corps étran­ger, les nouveaux migrants avaient été, comme d’habitude, accueillis par le cousin pauvre du 93. 

Les chiffres et la vérité

Les chiffres ne sont qu’une indi­ca­tion. Ils ne veulent rien dire. Deman­der un chiffre c’est faire l’évaluation d’un travail. La réponse chan­gera en fonc­tion de la personne à qui vous posez la ques­tion. Si vous le deman­dez à celui qui a effec­tué le travail, il sera poussé vers le haut. Si vous le deman­dez à ses détrac­teurs, il sera tiré vers le
bas. Deman­der de chif­frer une acti­vité c’est être assuré d’avoir une infor­ma­tion déjà faus­sée. Les chiffres ne sont que des paillettes pour faire beau à la fin des rapports vides.

Le monde politique

En poli­tique, partez du prin­cipe qu’il n’existe aucune salo­pe­rie à laquelle vous puis­siez penser qui n’ait déjà été commise. Aucune. Plan­quer des cadavres pour permettre la créa­tion du Grand-Paris, votre Code 93 n’a pas plus d’ambition qu’une vulgaire opéra­tion immo­bi­lière.

Territoires

Des dialogues comme je les aime

- Foret quatre milli­mètres. C’est gravé dessus. On m’a assuré que vous étiez bon enquê­teur, je suis plutôt déçu. –
- On m’a assuré que vous étiez carré­ment désa­gréable. Person­nel­le­ment, je suis comblé.

Les votes en banlieue

- Moins on n’a de votants et plus il est simple d’influer sur le cours d’une élec­tion, c’est mathé­ma­tique.
- Mathé­ma­tique, pas poli­tique !

Mort d’un délinquant de banlieue sa mère et la maire …

Sauf madame Doucouré, dissi­mu­lée derrière son voile, imper­tur­bable, ou déjà rendor­mie. Vespe­rini s’approcha d’elle et elles restèrent ainsi en silence, comme en prière. S’il n’y avait eu aucune bonne fée au-dessus du berceau de Bibz, il y avait bien eu deux sorcières penchées sur son cercueil.

le langage jeune

Sérieux, dans la phrase « non », c’est quoi le mot que tu comprends pas ?

La banlieue

Toi-même tu sais. Douze ans du 93 c’est pas douze ans de Paris. C’est pas les mêmes formats.

La corruption municipale

Certes, Sébas­tien était le fils de son ex beau-frère, mais surtout elle appré­ciait sa créa­ti­vité. Marchés surfac­tu­rés, asso­cia­tions fictives, finan­ce­ment occulte de campagne, achat de votes, de gros bras, de colleurs d’affiches, de concierges et de jour­na­listes rappor­teurs d’infos, emplois fictifs et place­ment d’amis aux bons postes. Delsart avait commis tant de malver­sa­tions qu’il n’en voyait même plus l’illégalité. Dans la mesure où il ne s’agissait pas d’enrichissement person­nel, il prenait presque plai­sir à ce jeu du chat et de la souris avec la préfec­ture, les admi­nis­tra­tions publiques et la Cour régio­nale des comptes. Pour lui, tout cela ressem­blait à de simples mouve­ments bancaires. Avec juste un peu plus de malice et d’attention.

Une maire efficace

Vespe­rini venait de décro­cher cinq millions d’euros. En provo­quant elle-même une émeute dans sa propre ville, elle avait réussi un casse histo­rique. Pire, elle venait de braquer l’État.

Le fonctionnement des municipalités en banlieue

Vous ne savez pas comment gérer ces milliers de gamins sans diplômes ni emplois, mais moi je m’en occupe. Je leur donne un travail et ils font vivre leurs familles. Résul­tat, le trafic tempère vos quar­tiers défa­vo­ri­sés et hypo­cri­te­ment, vous nous avez lais­sés faire, comme si vous ne connais­siez pas les raisons de ce calme. Mieux que ça, vous nous utili­sez. Vous nous payez pour garan­tir votre sécu­rité pendant vos campagnes, vous nous payez pour vous récu­pé­rer des votes et des procu­ra­tions. Vous vous servez de nous pour asseoir votre pouvoir et, pour être sûre de notre loyauté, parfois, vous enga­gez certains d’entre nous dans votre propre équipe. Vous
colla­bo­rez avec le mal qui ronge votre ville pour en garder le contrôle. Vous êtes même prête à la mettre à feu et à sang. Le serpent se mord la queue. Cercle vicieux, donc.

Surtension

Le cannabis en prison

Le canna­bis. Encore un moyen de se garan­tir un peu de calme. Une partie non négli­geable des prison­niers se retrouvent à Marveil pour des délits rela­tifs à la drogue. Qu’elle soit tolé­rée à l’intérieur de la prison relève de l’ironie.

La sexualité en prison

Une partie non négli­geable des prison­niers se retrouvent à Marveil pour des agres­sions sexuelles. Qu’elles soient tues, voire tolé­rées à l’intérieur de la prison, voilà encore qui relève de l’ironie.

La prison école du crime

Malheu­reu­se­ment, il n’existe pas d’endroit plus dange­reux, inégal et injuste que la prison. Et au lieu de ressor­tir équi­li­bré ou cadré, les déte­nus en sortent plus violents, désa­bu­sés, perdus et agres­sifs, sans aucun projet de réin­ser­tion. Plus veni­meux en sorte. La prison comme une école du crime. »

Un moment d’humour

C’est l’affaire du Norvé­gien. Un type de soixante ans qu’on a retrouvé poignets et chevilles accro­chés à un lit après une over­dose à l’ecstasy et au poppers. C’est son jeune amant qui nous a appe­lés. Quand on a essayé de contac­ter sa famille, on a décou­vert qu’il était ici en voyage d’affaires sur un projet de jume­lage de deux églises, entre la France et la Norvège. Le type était prêtre. Je sais que là-bas ils sont ouverts d’esprit et qu’ils aiment bien se baigner à poil dans l’eau glacée, mais ils ont quand même dû être un peu secoués par la nouvelle.

Édition Acte Sud, Traduit de l’al­le­mand par Olivier Mannoni

Merci, merci à Patrice et au mois de livres de langue alle­mande en novembre 2019. C’est un vrai cadeau ce livre et je vous le conseille à toutes et tous. Mais vous l’avez peut-être déjà lu, puisque Maxim Leo a reçu le prix du livre Euro­péen en décembre 2011 pour cet essai. Prix telle­ment mérité, car rien ne peut plus contri­buer à la construc­tion euro­péenne que ce genre d’es­sai qui décrit si minu­tieu­se­ment les malheurs d’une Europe en guerre puis divi­sée par un mur infran­chis­sable pour les habi­tants de la RDA. Maxim va nous faire comprendre tous ces aspects de l’Eu­rope grâce à sa famille qui est à la fois origi­nale et telle­ment ordi­naire. En tout cas pour sa famille pater­nelle, si son père n’est jamais tota­le­ment entré dans les cases des critères de la RDA, son grand-père a été un nazi ordi­naire puis un habi­tant de la RDA tout aussi ordi­naire. Mais cette phrase traduit trop pauvre­ment la compré­hen­sion que nous aurons de Werner ce grand père qui s’est si peu inté­ressé à son fils. En revanche, la famille de sa mère est beau­coup plus origi­nale . Son grand père Gerhard Leo a été obligé de fuir avec son propre père l’Al­le­magne nazi parce qu’il était d’ori­gine juive. En France, Gerhard rentrera dans la résis­tance et devient un véri­table héros, il a raconté ses exploits dans un livre que je lirai peut-être. S’il est resté en RDA , c’est parce qu’il a trop vu en RFA d’an­ciens nazis ne pas être du tout inquié­tés et même deve­nir des cadres de la nation. Ensuite, nous voyons la vie des parents de Maxim qui essaient de tout faire pour se plaire en RDA, sans pour autant adhé­rer complè­te­ment au système. Et enfin avec lui, Maxim ce petit garçon qui ne croit pas du tout aux valeurs commu­nistes et qui ressemble telle­ment à tous les enfants du monde. Son parcours permet de toucher du doigt la vie de l’Al­le­magne de l’Est. C’est à la fois tragique et ridi­cule. Tragique, car il a failli ne pas pouvoir pour­suivre ses études et qu’il craint toujours d’être repéré par la Stasi. Ridi­cule, quand on voit les efforts de la direc­trice pour convaincre les enfants qu’ils ont de la chance d’être des enfants choyés de la RDA alors qu’ils n’ont presque rien pour jouer ou pour se distraire. Et lorsque le dernier chapitre arrive avec les mani­fes­ta­tions de Leip­zig qui annon­ce­ront la fin de ce régime absurde on sent que cela s’est joué à très peu de choses. Mais les Alle­mands sont main­te­nant réunis dans un même pays, on se demande alors si Maxim Leo écrira la suite pour nous expli­quer pour­quoi le parti néo-Nazi se récla­mant ouver­te­ment des théo­ries d’Hit­ler fait un si bon score dans son ancien pays. À ce propos vous pouvez écou­ter sur le podcast du Nouvel Esprit Public une émis­sion qui complé­te­rait bien cette lecture.

Citations

Le travail de journaliste en 1966 en RDA

On énumère aussi les mots deve­nus indé­si­rables parce que l’en­nemi s’en est empa­rés, le nom des produits que l’on n’a plus le droit de mention­ner parce qu’ils sont en pénu­rie. Il y a des mois où personne ne peut écrire « machine à laver » ou « Pneu de voiture ». La« Social-démo­cra­tie » est pros­crite pendant deux ans, le « Parle­ment » et le.« Front popu­laire ango­lais » pendant six semaines seule­ment.

Le journalisme en RDA

Anne note que la plupart des chefs de service ne sont pas de vrais jour­na­listes, mais des soldats du parti en service commandé. Les bon jour­na­liste n’en sont pas membres, ce qu’elle trouve étrange, puisque le parti est tout de même censé être l’élite. Comme il n’y a guère de place pour leur texte à eux, la plupart sont presque tota­le­ment désœu­vrés. À midi, on commence à boire dans les bureaux. Ce sont les chefs de service qui boivent le plus. Les collègues tentent de se mettre mutuel­le­ment des bâtons dans les roues. Il y a des intrigues, des dénon­cia­tions, des campagnes. Acces­soi­re­ment, on fait un jour­nal.

Jeux des enfants dans le Berlin d’après guerre

Parfois ils sortent de la ville et se rendent à Marzahn, où l’on déverse dans une fosse des muni­tions trou­vées. Ils font du feu, ils jettent des cartou­chière de fusils-mitrailleurs et se mettent à couvert. Le bruit des balles qui partent en sifflant dans tous les sens est si épou­van­table que certains en font dans leur panta­lon. Les grands cassent les déto­na­teurs des obus de DCA et versent la poudre noire dans des sacs. Ils entrent dans des ruines dont les chemi­nées tiennent encore debout. Ils placent l’ex­plo­sif en bas, dans le bac du poêle ; des lacets plon­gés dans du désher­bant leur servent de mèches. Et lorsque, derrière, la charge éclate , lorsque l’im­mense chemi­née s’ef­fondre comme un géant touché à mort, ils crient et dansent de joie. Les adultes ne demandent jamais où ils étaient passés. Ils mènent leur propre vie.

Fait peu connu, pourtant cela se passe en France

Werner, sous-offi­cier de la Wehr­macht, a échappé à la mort sur le front et a été enfermé dans un camp où il a vu ses cama­rades mourir par centaines.

Un nazi ordinaire

Il semble que, comme beau­coup d’autres, Werner, à l’époque, était persuadé qu’une vie meilleure se prépa­rait. Il voyait que les choses avan­çaient, que sa vie deve­nait plus belle, que tout d’un coup même les enfants d’ou­vriers avait une chance. Dans sa famille, personne avant lui n’était jamais allé au sport d’hi­ver. Il était aussi le premier à avoir vu la mer. Même s’ils avaient eu l’argent pour le faire, ses parents n’au­raient jamais eu l’idée de louer un fauteuil cabine au bord du Wann­see ou d’ache­ter une bouteille de vin au thé dansant. Werner se sent l’âme d’un gagnant, d’un homme qui a tiré le gros lot. « Tout d’un coup tout semble possible. » Écrit-il, et c’était sans doute très préci­sé­ment le senti­ment qu’a­vaient beau­coup de personnes à cette époque. Hitler a relevé les petits, rape­tissé les grands.

Portrait d’un homme qui sait s’adapter à tous les systèmes

Werner était peut-être l’un de ces hommes qui fonc­tionnent correc­te­ment dans prati­que­ment tous les systèmes et prati­que­ment tous les rôles. Il aurait tiré le meilleur de n’im­porte quelle situa­tion. Son bonheur de vivre n’au­rait pas été menacé si Hitler avait gagné la guerre ou si lui-même s’était par hasard fina­le­ment retrouvé à l’Ouest il aurait certai­ne­ment été un bon peintre de décor s’il n’était pas devenu un bon direc­teur d’éta­blis­se­ment scolaire. Tout comme, aupa­ra­vant, il avait été un bon mouleur, un bon soldat, un bon prison­nier. Et désor­mais un bon citoyen de la RDA.

Pourquoi son grand père résistant à préféré la RDA

Dans cette inter­view, pour la première fois, Gerhard parle de la culpa­bi­lité, il explique pour­quoi des gens comme lui était à ce point enchaî­nés à ce pays. Il évoque l’es­poir qui était le sien après la guerre : celui de construire une nouvelle société dans laquelle les nazis n’au­raient plus jamais la moindre chance. Il a vu, explique-t-il, des crimi­nels de guerre siéger au gouver­ne­ment et des géno­ci­daire perce­voir des pensions consi­dé­rables, tout cela à l’Ouest. Ce genre de chose, affirme-t-il, n’exis­tait pas en RDA. Et cela comp­tait plus que tout le reste.

Une anecdote amusante, Maxim a 11 ou 12 ans en RDA

Un jour du mois de novembre 1982, la direc­trice de notre école, Mme Reichen­bach, arriva en trombe dans le vestiaire. Nous sortions tout juste du cours d’édu­ca­tion physique. Madame Reichen­bach nous annonça, les larmes aux yeux » « Il s’est passé quelque chose de très grave. Leonid Brej­nev, le secré­taire géné­ral sovié­tique, est mort ». Le silence régna un moment, ensuite, nous ne pûmes nous empê­cher de rire, parce que Kai Petzold, tout nu derrière madame Reichen­bach , cher­chait déses­pé­ré­ment son slip. Madame Reichen­bach ne compre­nait pas ce qui se passait, elle n’en­ten­dit que nos rires étouf­fés et quitta la salle furieuse. Nous avions en prin­cipe, l’heure suivante, un cours de mathé­ma­tiques, mais la direc­trice entra dans notre classe et nous annonça qu’a­près cet inci­dent, chacun d’entre nous devait écrire une rédac­tion sur Leonid Brej­nev. Il s’avéra que certains d’entre nous igno­rait tota­le­ment de qui il s’agis­sait. Madame Reichen­bach se remit à pleu­rer et annonça en criant que cette histoire aurait des consé­quences. Mais il ne se passera rien du tout, si ce n’est que quelques mois plus tard un nouveau secré­taire géné­ral du PCUS (Iouri Vladi­mi­ro­vitc Andro­pov) mourut et que personne ne nous en parla à l’école.

Comment une bonne idée peut ne servir à rien.

À partir de la sixième, nous avions une fois par semaine un cours de travail produc­tif. Nous nous rendions dans une usine de métal­lur­gie qui produi­sait des pièces pour les chauf­fages au gaz. Ils ne savaient vrai­sem­bla­ble­ment pas quoi faire de nous, raison pour laquelle nous passions des heures à trier des vis que l’on remet­tait en vrac après notre départ pour occu­per la classe suivante.

Régis Debray et Gilles,Perrault et François Mitterand en 1987

Régis Debray nous parle aussi de Tamara Bunke, une femme origi­naire de la RDA qui se trou­vait à l’époque à côté du Che. « Une femme hors du commun, une combat­tante », dit-il. mon fran­çais assez médiocre ne me permet pas de tout comprendre ; mais ce que je saisis, c’est que tout le monde, dans cette maison, trouve que la RDA est fantas­tique. Gilles Perrault dit que je devrais être fier de vivre dans un pays révo­lu­tion­naire comme celui-là, parce que seule la révo­lu­tion libère vrai­ment les gens. Je n’ose pas le contre­dire, entre autres parce que je vois à quel point ces phrases rendent Gerhard heureux.
Mais je ne discerne pas la logique de tout cela. Comment peut-on loger dans une villa pareille et chan­ter les louanges de la RDA ? Ou bien faut-il juste­ment habi­ter dans ce type de demeure pour pouvoir le faire ? J’ignore quelle image ces gens ont de la RDA, et même s’il y ont déjà été. Régis Debray nous confie un secret. Il exerce des fonc­tions de conseiller poli­tique auprès du président de la Répu­blique fran­çaise, Fran­çois Mitter­rand, et dit que celui-ci a lui aussi beau­coup d’es­time pour la RDA.

N‑Q

N

Norek Olivier (Code 93, Terri­toire, Surten­sion 27 avril 2020)

O

O’Far­rel (Maggie) (L’étrange dispa­ri­tiond’Esme Lennox 21 novembre 2010) (I AMAMAM 21 octobre 2019)

P

Paasi­linna (Arto) (La Douce Empoi­son­neuse 25 mars 2017) (Le dentier du maré­chal, madame Volo­ti­nen et autres curio­si­tés 25 juin 2018)

Palo­mas (Alejan­dro) (Une Mère 1 janvier 2018) (Tout sur mon Chien 4 août 2018)

Pascal (Camille) ( L’été des quatre rois 30 septembre 2019)

Paulin (Frédé­ric) (La Guerre est une Ruse 14 janvier 2019)

Pauly (Anne) (Avant que j’ou­blie 4 mai 2020)

Pennac (Daniel) (Un Amour Exem­plaire 8 octobre 2015) (Mon Frère 26 novembre 2018)

Perl­man (Elliot) (La Mémoire est une Chienne Indo­cile 15 juillet 2018)

Peter­sen (Pia) (Un écri­vain, un vrai 29 juin 2020)

Plamon­don (Eric) (Taqa­wan 28 novembre 2019)

Pluyette (Patrice) (La Vallée des dix mille fumées 29 juillet 2019)

Pontalis(Jean-Bernard) (Le Frère du Précé­dent 28 janvier 2019)

Post­orino (Rosella)( La goûteuse d’Hit­ler 28 octobre 2019)

Q

Quignard (Pascal) (Les soli­da­ri­tés mysté­rieuses 17 février 2020)

A‑D

A

Abecas­sis (Eliette) ( Le Maître du Talmud 24 juillet 2018)

Ackroyd (Peter) (Trois frères 23 mais 2015.)

Adam (Olivier) (le Cœur Régu­lier 22 septembre 2010) (Poids léger 24 mars 2016)

Adams (Richard) (Water­ship Down 30 septembre 2016)

Adiga (Aravind) (Le Tigre Blanc 22 mai 2010)

Adimi (Kaou­ther) (Nos Richesses 29 janvier 2018) (Les Petits de Décembre 3 février 2020)

Alan­gui­lan (Gerry) (Elmer 5 décembre 2014)

Alcoba (Laura) (le bleu des abeilles 11 mai 2017)

Alexie (Sher­man) (le premier qui pleure a perdu 27 juillet 2009)

Alexie­vitch (Svet­lana) (La fin de l’homme rouge 18 janvier 2014)

Al Khamissi (Khaled) (Taxi 14 mai 2011)

Alliot (David) (Céline, idées reçues sur un auteur sulfu­reux 2 août 2011)

Altan (Ahmet) (Je ne rever­rai plus le jour 23 septembre 2019)

Amadou Amal (Djaili) (Wallaande, l’art de parta­ger un mari 3 mai 2015)

Ambjørn­sen (Ingvar) (Potes pour la vie 22 décembre 2014, Elling 28 janvier 2015)

Antoine (Amélie) (Quand on n’a que l’amour 31 juillet 2017)

Appe­feld (Aharon) (L’his­toire d’une vie 22 juillet 2010) (Des jours d’une stupé­fiante clarté 5 novembre 2018)

Appeyri (Yann) (Farrago 15 août 2009)

Arditi (Metin) (Loin des Bras ; 19 novembre 2009) (Prince d’or­chestre 30 octobre 2012) (L’en­fant qui mesu­rait le monde 10 août 2017)

Arnaud (Emma­nuel) (Le théo­rème de Kropst 12 février 2012)

Aslam (Nadeem) (Le jardin de l’aveugle 30 septembre 2013)

Assou­line (Pierre) (Les invi­tés 27 aout 2009, Le portrait 27 aout 2009)

Atkin­son (Kate) (Dans les coulisses du musées 24 janvier 2010) (Une vie après l’autre 25 juillet 2016)

Aubry (Gwenaëlle) (Personne 24 décembre 2009)

Audiard (Michel) (le chant du départ 31 mars 2018)

Azze­dine (Saphia) (Mon père est femme de ménage 7 novembre 2011)

B

Ba (Omar) (je suis venu, j’ai vu, je n’y crois plus 27 juillet 2009)

Badel (Ronan) ( loup gris  1 septembre 2017)

Bake­well (Sarah) (Comment Vivre 30 mars 2015)

Baltas­sat (Jean-Daniel) (Le Divan de Staline 8 septembre 2013)

Banks (Russell) (Un Membre perma­nent de la Famille 20 mars 2015)

Barbery (Muriel) (L’élé­gance du Héris­son 25 août 2009)

Bardy(Gérard) (Les femmes du Général 18 octobre 2018)

Barnes (Julian) (Quand tout est déjà arrivé 15 janvier 2018)

Baron (Cécile) (Le Louvre inso­lent 6 juin 2016)

Barral (Le guide mondial des records 29 mai 2018)

Barrows (Annie) (Le cercle de mangeurs d’éplu­chures de patates 27 août 2009)

Barry (Sébas­tian) (Le testa­ment caché 27 octobre 2009)

Bartol (Vladi­mir) (Alamut 9 aout 2015)

Bass (Olivier) (La musique des Kergue­len 17 janvier 2012)

Bassi­gnac (Sophie) (Le plus fou des deux 11 mai 2020)

Bauchau (Henry) (L’en­fant bleu 27 juillet 2009)

Baudouin (Jacques) (Petit Mao 23 avril 2010)

Baus­sant (Philippe) (Le roi se lève aussi 27 juillet 2009)

Bave­rez (Nico­las) (après le déluge 22 octobre 2009)

Beins­tin­gel (Thierry) (Ils désertent 16 octobre 2014)

Bel (Hervé) (La femme qui ment 4 janvier 2018)

Bello (Antoine) (Les funam­bules 24 novembre 2009) (Ada 12 décembre 2016)

Bena­meur (Jeanne) (Les Insur­rec­tions Singu­lières 12 novembre 2012)

Bena­quista (Tonino) (Homo Erec­tus 14 mai 2011) (Roma­nesque 7 novembre 2016) (Le guide mondial des records 29mai 208)

Bender (Aimée) ( La Singu­lière Tris­tesse du Gâteau au Citron 16 décembre 2019)

Benke­moun (Brigitte) (Albert le Magni­fique 12 janvier 2017)

Bennett (Alan) (La dame à la Camion­nette 3 juin 2014)

Bent (Patrick) (Nuit Noire sur Dinard 02 mars 2020)

Bentoumi (Farid) (Good Luck Algé­ria 4 mars 2016)

Besson (Philippe) (Retour parmi les hommes 14 avril 2011)

Bernard (Michel) (Les Forêts de Ravel 18 mai 2015) (Deux remords de Claude Monet 23 septembre 2016)(Le bon cœur 12 août 2019)

Bertin (Charles) (la petite dame en son jardin de Bruges 22 juillet 2012)

Berton (Benja­min) (La Chambre à Remon­ter le Temps 2 décembre 2011)

Beuglet (Nico­las) (Le Cri 19 juin 2017)

Bichet (Yves) (L’homme qui marche 6 mais 2019)

Bine­bine (Mahi) (le fou du roi 5 mars 2018)

Birgis­son (Berg­sveinn) (La lettre à Helga 16 octobre 2013)

Bihel (Frédé­ric)( Exauce-nous 27 juillet 2009)

Bizouerne (Gilles) (Loup gris 1 septembre 2017)( Pierre et la sorcière 1 septembre 2017)

Bizot (Véro­nique) (Mon couron­ne­ment 22 mai 2010) ( Un avenir 18 novembre 2011)

Blan­chot (Mathieu) (une vie avec Alexan­dra David-Neel 15 mars 2018)

Blanc-Gras (Julien) ( Touriste 8 octobre 2018) (Comme à la guerre 13 mais 2019)

Blake (Stépha­nie) ( Caca boudin 2 février 2017)

Blank (Sébas­tien) (L’un et l’autre 24 janvier 2010)

Bleys (Olivier) (Le fantôme de la Tour Eiffel 28 juillet 2015)

Blon­del (Jean-Philippe) (Au Rebond 27 octobre 2007) (G229 24 mai 2017) (Juke box 24 mai 2017) (Un minus­cule inven­taire avril 2018) (Rester vivant 26 novembre 2018) (La Grande Esca­pade 1 juin 2020)

Blun­dell (Judy) (Ce que j’ai vu et pour­quoi j’ai menti 15 août 2012)

Bois­ro­bert (Anouk) (Dans la forêt du Pares­seux 2 février 2017)

Boley (Guy) (Fils du feu 4 juillet 2018)

Boltansky (Chris­tophe) (La cache 3 décembre 2015))

Bombar­dier (Denise) (une enfance à l’eau bénite 4 janvier 2014)

Boncenne (Colombe) (Comme Neige 30 mai 2016)

Bondoux (Anne-Laure) (le Temps des Miracles 27 juillet 2009) (Pépites 11 janvier 2016) (Et je danse Aussi 28 janvier 2016)

Bonneau (Renée) (Meurtre chez Sir Alfred 4 décembre 2019)

Bonne­foix (Miguel) (Sucre noir 28 février 2018)

Bonnet (Laurent) ( Bordeaux, Carnet de Voyage 19 octobre 2012)

Bordas (Camille) (Isidore et les Autres 18 février 2019)

Bose (Buddha­deva) (la fille de nos rêves 21 janvier 2012)

Bouraoui (Nina)( Stan­dard 7 février 2014)

Bour­bon Parme (de) (Amélie) (Le secret de l’Em­pe­reur 29 mai 2017)

Bour­deaut (Olivier) (En atten­dant Bojangles 18 avril 2016)

Bour­geau (Vincent) (Au Secours Sortez moi de là 2 février 2017)

Boyd (William) (L’at­tente de l’Aube 21 août 2013)(Orages Ordi­naires 22 juin 2012)

Boyden (Joseph) (Le chemin des âmes 27 août 2009) (Les saisons de la soli­tude 24 septembre 2009)

Bragde (Anna B.)(Zona Frigida 14 novembre 2014)

Bredin (Jean-Denis) (L’af­faire 19 juin 2015)

Brijs (Stefan) (Cour­rier des tran­chées 10 septembre 2018)

Brink (André) (Une saison blanche et sèche 24 janvier 2014)

Brocas (Alexis) (Dieu dans la machine 20 mai 2019)

Brocas Sophie (le cercle des femmes 29 mars 2016)

Bronsky (Alina) (Le dernier Amour de Baba Dounia 4novembre 2019)

Brooks (Géral­dine) (Le livre d’Hanna 10 novembre 2009) (la soli­tude du docteur March 29 septembre 2010)

Bruder (Jessica) (Nomad­land 6 janvier 2020)

Bryson (Bill) (Ameri­can rigo­los 22 août 2012) (Motel Blues 12 septembre 2012) (une histoire de tout ou presque 28 septembre 2012) (Shakes­peare anti­bio­gra­phie 5 janvier 2013) (Nos voisins du dessous 18 janvier 2013) (Une Histoire du monde sans sortir de chez moi 19 juillet 2014)

Burton (Jessie) (Minia­tu­riste 16 juin 2015)(Les filles au lion 21 septembre 2017)

C

Caillé-Bastide (Virgi­nie) (Le Sans-Dieu 12 novembre 2018)

Calvetti (Paola) ( L’Amour est à la lettre A 8 février 2016)

Campos (Llanos) (Le trésor de Barra­cuda 02 décembre 2019)

Campoy (Fred) (Une vie avec Alexan­dra David-Neel15 mars 2018)

Capus (Alex) (Le faus­saire, l’es­pionne et le faiseur de bombes 7 septembre 2015)

Carerre (Emma­nuel) (D’autres vies que la mienne 16 septembre 2006) (Un Roman Russe 22 mars 2017)

Carlain (Noé) (les nouveaux dino­saures 13 novembre 2011)

Carle­ton (Jetta) (Les fleurs de Lune 24 décembre 2009) mars

Caro (Fabrice) (Le discours 4 mars 2019)

)assidy (Anne) (Inno­cents 24 novembre 2009)

Cathrine (Arnaud)(Edvar Munch L’en­fant terrible de la pein­ture 23 avril 2010)

Caugant (Caro­line) (Les Heures Solaires 10 juin 2019)

Cauuet (Paul)( Les vieux four­neaux tome 1 15 décembre 2014)

Cayre (Hanne­lore) (La Daronne 28 août 2017)

Céline (Louis-Ferdi­nand) (Voyage au Bout de la Nuit 14 aout 2011)

Cendres (Axl) (la drôle de vie de Bibow Bradwley 19 décembre 2013)

Cercas (Javier) (le Monarque des Ombres 21 janvier 2019)

Cestac (Florence) (Un amour exem­plaire 8 octobre 2015)

Ceylan (Nuri Bilge) (Il était une fois l’Ana­to­lie , 28 janvier 2012)

Chalen­don (Sorj) (Retour à Killy­begs 17 novembre 2011) (Le quatrième mur 26 novembre 2013) (Profes­sion du père 13 février 2017) (Le jour d’avant 9 novembre 2017)

Chang (Kang Myoung) ( Parce que je déteste la Corée 10 décembre 2017)

Chast (Roz) (Est ce qu’on peut parler d’autre chose, 7 mars 2016)

Châte­let (Noëlle) (Au Pays des Vermeilles 26 novembre 2009)

Chau­veau (Sophie) (Noce de Char­bon 1 février 2014)

Charles (Maryse et Jean-Fran­çois) (Far Away 10 octobre 2012)

Ches­nel (Fanny) (Une jeune fille au cheveux blancs 14 juin 2011)

Ches­not (Chris­tian) (Qatar : le sacret du coffre fort 19 mai 2014)

Cheva­lier (Tracy) (Prodi­gieuses Créa­tures , 14 aout 2011) (Le Réci­tal des Anges 13 janvier 2015)

Chia­rello (Fanny) (Une faiblesse de Carlotta Delmont 14 avril 2016)

Chirousse (Myriam) (Miel et Vin 15 avril 2010)

Choplin (Antoine) (L’in­cendie 13 mars 2015)

Chou­kri (Moham­med) (Le pain nu 8 mai 2017)

Cipolla (Carlo M.) (les lois de la stupi­dité humaine 7 mai 2012)

Clarke (Brock) (guide des incen­diaires des maisons d’écri­vains 23 novembre 2009)

Clau­del Philippe (Tous les soleil film 14 avril 2011) (L’arbre au pays Toraja 21 avril 2016) (les âmes grises 19 avril 2018)

Clemen­ceau (Fran­çois) (Vivre avec les Améri­cains 24 janvier 2010)

Clement (Jenni­fer) (Prières pour celles qui furent volées 9 mars 2015)

Cloa­rec (Fran­çoise) (L’in­do­lente le mystère de Marthe Bonnard 19 janver 2017)

Coe (Jona­than) (La pluie avant qu’elle ne tombe 23 avril 2010) (expo 58 6 avril 2014)

Coet­zee ( John Maxwell) (l’abat­toir de verre 10 décembre 2018)

Cohen Hadria (Victor) (les trois saisons de la rage 3 décembre 2011)

Coher (Sylvain) (Nord Nord Ouest 10 avril 2015)

Coman (Caro­lyn)( Céleste et la banque des rêves 25 janvier 2013)

Commengé (Béatrice) (Le Paris de Modiano 14 août 2017)

Confiant (Raphaël) (Rue des Syriens 6 mars 2017)

Conroy (Pat) ( Le Prince des Marées 4 avril 2016) ( la mort de Santini 14 septembre 2017)

Constan­tine (Barbara) (Tom petit Tom tout petit Homme Tom 24 février 2010)

Cook (Eileen) (Ne dites pas à ma mère .. 5 juilet 2012)

Cook (Kenneth) (à coups redou­blés 23 avril 2010) (la vengeance du Wombat 23 avril 2010) ( Le Koala Tueur 22 Mai 2010)

Cordier (Daniel) (Alias Cara­calla 25 décembre 2009)

Cossé (Laurence) (La grande Arche 10 mars 2018)

Cossery (Albert) (Mendiants et Orgueilleux 5 mais 2016)

Court­ney Sulli­van (Julie) (Maine 14 aout 2014)

Cronen­berg (David) (Consu­més 21 juillet 2020)

Crown (Jona­than) (Sirius 13 juin 2016)

Curiol (Céline) (Les vieux ne pleurent jamais 7 avril 2016)

Cush­man (Karen) (Le livre de Cathe­rine 24 février 2010)

Czapski (Joseph) (Proust contre la déchéance 5 juin 2017)

D

Dai (Sijie) (L’évan­gile selon Yong Sheng 24 février 2020)

Dalam­bert (Louis-Philippe) (Avant que les Ombres s’ef­facent 7 février 2018)

Damas (Gene­viève) (Si tu passes la rivière 25 avril 2015)

Daoud (Kamel) (Meur­sault Cont mars re-Enquête 4 novembre 2014)

Daull (Sophie) ( Au grand Lavoir 18 mars 2019)

David (Michel) (Un bonheur si fragile 11 juin 2015)

David­sen (Leif) (à la recherche d’Hemingway 24 juin 2010)

Davo­deau (Etienne) (Le chien qui louche et les Igno­rants 21 septembre 2014)

Davri­chewy (Kéthé­vane) (Les Sépa­rées 4 avril 2012) (Quatre Murs 15 mars 2014) (La mer noire 14 avril 2017)

Deghelt (Frédé­rique) (La grand mère de Jade 14 janvier 2011)

Dela­court (Grégoire) (la liste de mes envies 4 janvier 2013) (La femme qui ne vieillis­sait pas 9 juillet 2018)

Dela­motte (Isabelle) (le roman de Jeanne à l’ombre de Zola 24 novembre 2009)

Dele­croix (Vincent) (La chaus­sure sur le toit 27 août 2009)

Delisle (Guy) (Les Chro­niques de Jéru­sa­lem 5 février 2012)

Delmaire (Julien) (Minuit Mont­martre 24 mars 2019)

De Luca (Erri) (le jour d’avant le bonheur 23 février 2012) (le tort du soldat 18 août 2014) (Le poids du papillon 11 mars 2019) (La nature expo­sée 25 novembre 2019)

De Vigan (Delphine) (No et moi 27 août 2009)

Depestre (René) (Hadriana dans tous mes rêves 20 février 2010)

Desarthe (Agnès) (Le Rempla­çant 20 août 2009) (Ce cœur chan­geant 29 février 2016)

Despentes (Virgine) (Apoca­lypse Bébé 21 novembre 2010)

Destre­mau (Yolaine) (White noise 24 février 2010)

Detam­bel (Régine) ( Trois ex 17 mai 2017 )

D’Hal­luin (Bruno) (L’égaré de Lisbonne 3 aout 2015) (Jon l’Is­lan­dais 2 novembre 2015)

Dicker (Joël) (La Vérité sur l’af­faire Harry Quebert 1 décembre 2009)

Didier­laurent (Jean-Paul) Le liseur du 6H27 26 décembre 2016)

Dilies (Abélard tome 1 et 2, 11 juillet 2016)

Dongala (Emma­nuel) (Photo de groupe au bord du fleuve 14 juin 2011)

Donner (Chris) (Mes débuts dans l’art 20 novembre 2014)

Douglas (Louise) (Nos mensonges 10 décembre 2014)

Dowd (Siob­han) (L’éton­nante dispa­ri­tion de mon cousin Salim 2 octobre 2009)

Doxia­dis (Apos­to­los) (La Conjec­ture De Gold­bach 16 aout 2018)

Doyle (Roddy) (The Commint­ments 25 octobre 2017)

Drey­fus (Pauline) (Ce sont des choses qui arrivent 18 décembre 2014) ( le déjeu­ner des barri­cades 2 février 2018)

Dryansky (Joanne et Gerry) (L’ex­tra­or­di­naire histoire de Fatima Mansour 22 mai 2010)

Dudek (Arnaud) (Une plage au pôle nord 8 mai 2015)

Duenas (Maria) ( L’es­pionne de Tanger 3 octobre 2016)

Dugain (Marc) (L’in­som­nie des étoiles 14 février 2011)

Dune­ton (Claude) (Rires d’hommes entre deux pluies 16 novembre 2011)

Dupont-Monod (Clara) ( le roi disait que j’étais le diable 25 février 2015)

Duro­selle (Jean-Baptiste) (La grande guerre des Fran­çais 19141918 30 mai 2012)

Duroy (Lionel) (Le chagrin 15 septembre 2011)

Duteurtre (Benoît) (Les pieds dans l’eau 27 juiller 2009) (Le Retour du Géné­ral 22 mai 2010) (l’Or­di­na­teur du Para­dis 8 décembre 2014) (Livre pour adulte 21 août 2017)

Duyck Alexandre ( Augus­tin 8 avril 2019)