Édition Buchet Chastel
Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard 

Un roman très léger et hélas trop convenu en tout cas pour moi.Un artiste peintre se retrouve à Rome, il est lassé par la vie pari­sienne et même s’il connaît un succès certain, il aspire à autre chose. Il s’ins­talle à la terrasse d’un petit restau­rant, sur la place du Campo De « Fiori sous le regard de la statue de Bruno Gior­dano. Il s’ins­talle avec un jeu d’échec et plusieurs joueurs viennent jouer avec lui. Un soir une jolie femme Marya lui propose de jouer et il perd. Une histoire d’amour va se tisser entre eux où les échecs joue­ront un grand rôle .

Tout l’intérêt du roman vient de l’en­tre­lacs des histoires, celle de Bruno Gior­dano qui fut brûlé sur cette même place pour avoir voulu impo­ser ses idées et avoir pensé que le soleil n’était sans doute pas unique dans l’uni­vers, celle de Gaspard qui fait tout pour séduire Marya parfois maladroi­te­ment, avec en toile de fond la réalité du monde de l’art pari­sien, l’his­toire de Marya petite fille d’un grand cham­pion d’échec mort à Ausch­witz, la puis­sance des jeux d’échec, la mémoire de la shoa , et puis l’his­toire d’un coup de foudre que Gaspard voudrait pouvoir prolon­ger plus long­temps que ces trois jours merveilleux à Rome.

Une histoire d’amour qui m’a semblé très conven­tion­nelle avec son passage obligé : la scène de sexe torride, dans une ville bien décrite. Rome se prête bien aux histoires d’amour. J’ai un peu de mal avec certains dialogues du style « il fait » « comme ça, je dis » j’ai du mal à comprendre pour­quoi l’au­teur utilise cette façon de s’ex­pri­mer . Voilà pour­quoi, je trouve ce roman trop léger je dirai même un peu super­flu, je suis loin de ce que j’avais tant aimé dans « L’in­cen­die »

Citations

le style qui m’étonne

Je lui propose une revanche. Oui, avec plai­sir fait l’homme. Même si j’ai l’im­pres­sion que j’au­rai du mal à vous donner du fil à retordre.

On cause un peu en réins­tal­lant les pièces. Il me demande d’où je viens. De France, je dis. Paris. Ah, il fait en tout cas vous parlez un bon italien.

Statue de Bruno Giordano, moi aussi « ce genre de gars me fascine ».

Moi, j’y peux rien, ce genre de gars, ça me fascine, conti­nue le cuis­tot. Des gars qui pensent comme ça leur chantent et qui défendent leurs idées jusqu’au bout. Quitte à y lais­ser leur peau. Putain, c’est quelque chose quand même. Vous trou­vez pas ? 
Sur que c’est quelque chose. 
Et c’était pas un illu­miné, faut pas s’y trom­per. Le gars, il savait tout sur tout. Les maths, la physique, la philo, ça le connais­sait. Et j’en passe. C’était une poin­ture. En plus, il paraît qu’il avait une mémoire incroyable.
La date un 1889, c’est celle de l’ins­tal­la­tion de la statue ? 
Ouais c’est bien ça des intel­los de l’époque qu’ont décidé ça. Des libres penseurs. Des francs-maçons aussi. Ç’a pas été une mince affaire, je crois bien. Le Vati­can a fait la gueule.

18 Thoughts on “Partie Italienne – Antoine CHOPLIN

  1. keisha on 12 janvier 2023 at 07:47 said:

    Chic, je vais passer !

  2. Suivant !!!!
    Je passe aussi !

  3. J’avais été déçue par un récit de marche il y a quelques années ; je ne l’ai pas relu depuis et vu ton avis du jour, ce ne sera pas encore pour cette fois.

  4. j’ai telle­ment aimé Le héron de Guer­nica et La nuit tombée que je ne me risque­rai pas dans ce roman de crainte d’être déçue. Cet auteur est sans doute plus à l’aise avec les sujets drama­tiques ? Ou est-ce nous qui appré­cions plus le drame ?

  5. Oh j’ai­me­rais bien aller à Rome main­te­nant ! Mais tu n’es pas conquise, pour­tant je veux décou­vrir cet auteur… pour un autre titre peut-être ?

  6. Un livre de peu d’in­té­rêt … Sauf qu’il donne vrai­ment envie d’al­ler à Rome !

  7. J’ai été embal­lée lorsque j’ai décou­vert cet auteur, avec A la nuit tombée, et le héron de Guer­nica. Mais les autres titres lus par la suite (dont Radeau, si je me souviens bien) ont fait bais­ser mon intérêt…

    • Moi j’avais bien aimé « incen­die » et très déçue par celui-ci. Je pense que c’est un auteur un peu irré­gu­lier mais c’est aussi le fait d’attendre un certain genre de l’auteur et du coup d’être un peu déçu quand il en change.

  8. Je le décou­vri­rai avec un autre titre alors.

  9. Mince il est dans ma pile… il va peut-être descendre un peu alors, et je verrai plus tard !
    Anne

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