Édition Sona­tine. Traduit de l’an­glais par Marc Barbé.Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard.

Deux romans poli­ciers dans la même jour­née ! Je dois ce tour de force à mon club de lecture. Et toujours, pour moi, aussi peu d’in­té­rêt . Pour­tant celui-ci fait partie de la sélec­tion pour notre « coup de cœur des coups de cœur » de juin 2020. Cela veut dire qu’il a beau­coup plu à nos amies fidèles au genre « polars » mais son inté­rêt a dû s’étendre aux amatrices du genre romans histo­riques (déso­lée, Messieurs, seules les femmes font partie de ce club pour­tant ouvert à tous et toutes !). Ce roman se situe en 1931, au milieu de la crise finan­cière mondiale. Le ressort amou­reux de cette histoire est si faible que j’ai dû de toutes mes forces m’ac­cro­cher au fait que seules celles qui lisent l’en­semble des romans peuvent parti­ci­per à notre déli­bé­ra­tion du mois de juin pour le finir. Ce qui est origi­nal, c’est que le person­nage prin­ci­pal est un escroc, donc le narra­teur ne repré­sente pas le bien face aux puis­sances du mal. Il est un « mauvais » ordi­naire et les autres sont des méchants extra­or­di­naires qui mani­pulent le monde bien au delà des poli­tiques qui ne sont que des marion­nettes dans leurs mains qui peuvent s’ou­vrir pour faire couler de telles sommes d’argent que personne ne peut résis­ter. D’ailleurs résis­ter, veut dire que l’on retrou­vera un cadavre de plus dans les rues de Londres ou ailleurs. Et tout cela pour­quoi ? Pour satis­faire des gens de la finance qui d’après ce roman sont à l’ori­gine de la guerre 1418. C’est la partie la plus inté­res­sante du roman mais ce ne sont là que les trente dernières pages et qui ne sauvent pas ce roman pour moi, j’ai trop attendu pour y arri­ver sans que cela enri­chisse le propos.
Mais je le répète, il a beau­coup plu aux lectrices de mon club, alors si vous aimez les polars, faites vous votre propre idée

Citations

(Pour une fois glanée chez Babe­lio car je m’en­nuyais trop pour anno­ter ce roman)

La dupe­rie est cumu­la­tive : un mensonge en engendre une douzaine d’autres, qui à leur tour en engendrent chacun une douzaine.

L’argent est moins éphé­mère que la vérité et la beauté. Il fruc­ti­fie, tandis qu’elles s’étiolent.

Dans un monde qui se croyait si sage et se compor­tait pour­tant si bête­ment , il semblait parfois que seuls les fous voyaient les choses telles qu’elles étaient vrai­ment, que seuls les gens comme mon frère étaient prêts à admettre ce qu’ils aper­ce­vaient du coin de l’œil. 

6 Thoughts on “La Croisière Charnwood – Robert Goddard

  1. deux livres pas terribles de suite aIe aie je sais pas toi mais moi ça plombe un peu mon moral quant à l’ave­nir de l’édi­tion

    • Tout se publie aujourd­hui heureu­se­ment il y a les blogs pour se frayer un chemin à travers cet océan de mauvaises herbes et trou­ver de vraies valeurs.

  2. keisha on 4 décembre 2019 at 14:15 said:

    Ne t’in­quiète pas si ton avis n’est pas celui des autres lecteurs;..

  3. Brigitte on 5 décembre 2019 at 17:08 said:

    Cet auteur a un certain succès effec­ti­ve­ment, pour en avoir lu deux la trame est souvent simi­laire, Les bouquins longs et un peu ennuyeux pour tout dire, mais pour moi qui lis beau­coup, dont de « vrais polars » ce n’est pas le meilleur auteur du genre… À mon club lecture, je suis sidé­rée de consta­ter l’engouement pour des auteurs comme Valognes et consœurs, la série Agathe Raisin etc !

    • Où est ton club de lecture et tiens tu un blog ?
      Ce roman ne m’a pas passion­née mais l’avan­tage du club c’est de croi­ser les goûts et comme je naime pas beau­coup les polars je n’ai pas été surprise.

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