Édition Le cherche Midi

Lu dans le cadre de Masse Critique Babelio

Ce livre raconte un enter­re­ment où rien ne se passe comme prévu et nous offre une gale­rie de person­nages atta­chants. Pour­tant, il s’agissait d’une céré­mo­nie qui aurait dû être très simple parce qu’elle se passe parmi des gens ordi­naires, ceux que l’on ne remarque pas : Serge, le défunt, conduc­teur de bus pour les rési­dents de l’EH­PAD, Arlette sa compagne, femme de ménage, son ami en fauteuil roulant, sa mère qui a enfin, à 84 ans, trouvé le bonheur avec une compagne et sa sœur qui au début du récit semble odieuse et unique­ment préoc­cu­pée par la réus­site finan­cière et qui est maman d’une ado Garance plus géné­reuse que ses parents.

Et puis il y a les deux assis­tants funé­raires dont la vie est assez compli­quée, l’un car il ne se remet pas d’une grave dépres­sion, l’autre car il attend déses­pé­ré­ment une réponse à un texto envoyé à une jeune actrice qui lui chavire le coeur.

Tout commence dans la tris­tesse sous la pluie avec à peine douze personnes dans l’église pour se termi­ner en apothéosé le lende­main avec une centaine de personne au cime­tière. C’est sans doute mes réserves sur ce roman, tout se termine telle­ment bien que je n’ai guère pu y croire. Je ne divul­gâche rien pour­tant j’en aurais bien envie .…

Citations

À quoi pense une mère d’ado pendant l’enterrement de son frère

Ses parents s’ap­prêtent à lui payer une école de dessin en plein cœur de Paris à neuf mille balles de frais de scola­rité mais c’est Arlette qui est « trop cool » avec son clafou­tis. fran­che­ment, y a des baffes qui se perdent.

Le copain du défunt

Je falsi­fiais . Des fiches de paie, des diplômes, des reçus. C’est mon côté artiste. j’avais fait les beaux-arts à bordeaux. Sauf qu’au lieu de copier Vélas­quez ou Rembrandt, je faisais des faux bulle­tins de salaire. Des bouteilles de vin, aussi. J’en ai fait un paquet. Des fausses étiquettes de grands crus, des faux cachets de cire. Les types mettaient de la piquette dedans, personne faisait la diffé­rence, les caisses partaient à des prix que vous n’ima­gi­nez pas.

L’humour et une chanson triste

« La tendresse » est proba­ble­ment la chan­son la plus triste du réper­toire fran­çais. L’écou­ter dans un corbillard garé devant un cime­tière, un lundi après-midi, sous un ciel mena­çant, relève de l’ex­ploit. Ça pour­rait faire l’ob­jet d’une épreuve olympique.

10 Thoughts on “L’enterrement de Serge – Stéphane CARLIER

  1. keisha on 18 octobre 2021 at 18:26 said:

    Sympa sans plus, alors ?

    • Oui avec des gens un peu ratés sur les bords mais telle­ment plus sympa que le couple de la sœur qui a « réussi » et qui ne pense qu’à l’argent.

  2. Les extraits sont plutôt allé­chants dans le genre humour un peu désabusé.

  3. Bon, à priori, rien de trans­cen­dant ! Je passe !

  4. c’est un peu feel good fina­le­ment ? Je passe en tous cas ! C’est une période de non-coups de coeur on dirait :)

  5. Je vais attendre tes coups de coeur pour noter !

    • c’est exac­te­ment mes réac­tions, surtout quand je parti­cipe à mon club de lecture qui m’amène à lire des livres vers lesquels je ne serai pas forcé­ment allée

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