Édition Arléa 

Lu dans le cadre du club de lecture de la médiathèque de Dinard

 

Voici un conte qui décrit l’émotion que peut donner le son du violon et celui d’une voix soprane féminine. L’écrivain imagine un musicien qui possède un don dès l’enfance pour jouer du violon mieux que n’importe quel virtuose. Adulte, il devra pour son malheur, en 1798 partir avec les troupes napoléoniennes faire la campagne d’Italie. Gravement blessé il sera sauvé par le chant d’une femme et il arrive à Venise où un luthier l’héberge. Voici l’autre partie du conte, ce luthier joueur d’échec et consommateur d’eau-de-vie lui raconte le conte du violon noir qui a imité ou plus exactement capté la voix de la belle Clara. Notre musicien violoniste est tout entier prisonnier de l’opéra qu’il veut écrire sans y parvenir.

Je comprends l’intention de l’auteur qui veut nous faire partager l’aspect surnaturel d’une belle voix ou du son du violon quand il est joué par un virtuose. Je crois que la musique peut être sublime mais arriver à rendre cet aspect dans un texte c’est compliqué. Il aurait sans doute fallu que je me laisse aller vers le rêve pour aimer ce récit. Je n’ai pas trop compris pourquoi il a situé son récit pendant les guerres napoléoniennes, si ce n’est pour faire ressortir le paradoxe de l’être humain capable des pires horreurs et des plus grandes beautés.

J’avais déjà été déçue par Neige de cet auteur .

 

Citation

Personnage de conte.

 Erasmus se vantait de posséder trois choses exceptionnelles : un violon noir, au son étrange, un échiquier qu’il qualifiait de magique, et une eau-de-vie hors d’âge. Le vieil homme était en outre doté de trois dons exceptionnels : il était sans conteste le meilleur luthier de Venise, il ne perdait jamais aux échecs, et c’était lui qui distillait la plus singulière eau-de-vie d’Italie. Le matin, il restaurait ou fabriquait des violons, l’après-midi il distillait, et le soir il jouait aux échecs, tout à l’ivresse que lui procuraient ses trois passions

10 Thoughts on “Le violon noir – Maxence FERMINE

  1. keisha on 8 juin 2023 at 08:33 said:

    Cela m’a l’air d’un gentil roman sans plus?

  2. Je crois qu’à part Neige, je n’ai rien aimé de l’auteur, je ne vais donc pas persister… et tu confirmes.

  3. Alors là, pour une fois, je ne suis pas d’accord ;-) Neige est un beau coup de coeur, plein de poésie et d’humanité. On retrouve cette belle écriture dans le violon noir.

    • Tu as raison j’aurais dû souligner l’écriture mais c’est aussi le problème de ce genre d’écriture poétique soit on y adhère soit on passe à côté et moi je ressens le vide du propos.

  4. Je suis passée à côté de Neige, dont je n’ai pas vu l’intérêt … Le côté magique m’avait laissé de marbre ! Je suis donc certaine que l’histoire de ce violoniste prisonnier n’est pas pour moi.

    • Tu définis exactement ce qui fait que l’on peut passer à côté de l’écriture d’un écrivain si la magie n’opère pas on sent le vide . C’est ce que je ressens pour cet auteur.

  5. Pas plus tentée que ça… De plus, je ne suis pas sensible à la musique classique, à l’opéra etc ;)

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