Édition Galli­mard

Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard

J’hésite toujours à écrire un billet quand je n’aime pas un livre et puis je pense à tous vos billets qui m’ont permis d’éviter des romans qui me seraient tombés des mains alors ….

Il faut que je dise en préam­bule que je suis très exigeante quand il s’agit de lire la prose d’un écri­vain ou d’une écri­vaine qui nous raconte la créa­tion litté­raire. Je trouve rare­ment inté­res­sant de parti­ci­per à la cuisine qui lui permet d’aboutir à une œuvre. Mais quand en plus on est dans le cliché absolu, je sens la colère monter en moi. Je suis juste ravie de n’avoir pas dépen­ser 18 euros pour lire cette prose affligeante.

Elsa Feuillet, l’hé­roïne, est une écri­vaine peu connue et qui en admire une autre (Béatrice Blandy) . Celle-ci est morte et son mari va pous­ser Elsa à s’emparer de l’ébauche du roman de sa femme afin qu’il puisse être édité. L’au­teure s’amuse (moi beau­coup moins) à faire des allu­sions à Rebecca de Daphné du Maurier.

Je n’ar­rive pas trop à rédi­ger mon billet et je me demande qui cela peut inté­res­ser que j’ex­plique pour quoi je n’ar­rive pas à l’écrire, Carole Fives croit donc nous inté­res­ser aux affres de la plage blanche et du comment se mettre à l’écri­ture. Il faudrait donc une histoire d’amour compli­quée, du suspens, des allu­sions litté­raires, et la descrip­tion d’un énorme succès litté­raire quand le lecteur, lui, lit un pâle pastiche de Daphné du Maurrier.

Tout ce que j’écris dans ce billet sent trop ma décep­tion, on verra si au club certaines se sont inté­res­sées à la Miss Feuillet et ses feuilles blanches ! Je sais, c’est un mauvais jeu de mot mais quand je n’ai pas grand chose à dire, je fais ce que je peux !

PS. Personne dans le club n’a sauvé ce roman.

Une seule citation

Une mère toxique une fille peu compatissante.

Sa mère à elle l’ap­pe­lait tous les jours, de son hôpi­tal, pour lui dire combien elle souf­frait, et à quel point vivre était un calvaire. La plus part du temps, Elsa ne décro­chait pas. Elle n’écou­tait pas les longs messages lais­sés sur son répon­deur. Elle se conten­tait d’en­voyer de l’argent à sa mère quand elle le pouvait. De temps en temps, elle finis­sait par répondre et alors, une voix du fond des âges apathique l’ap­pe­lait a l’aide. Elsa marmon­nait qu’il ne fallait pas s’en faire comme ça, ni être aussi si néga­tive. Elle ajou­tait qu’elle était pres­sée, qu’elle rappel­le­rait plus tard.

19 Thoughts on “Quelque chose à te dire – Carole FIVES

  1. Entiè­re­ment d’ac­cord : aucun intérêt.

  2. Je suis pour faire un article lors­qu’on aime pas, d’au­tant plus que cela ne me freine pas si j’ai envie de lire un livre que quel­qu’un d’autre n’a pas aimé, voire même quel­que­fois cela me donne envie de le lire, pour me faire mon propre avis.
    Pour celui-ci, pas tentée, j’ai lu d’elle « C’est dimanche et je n’y suis pour rien » et je me suis arrê­tée là.

  3. Les histoires d’écri­vains imagi­naires, forcé­ment géniaux et admi­rés de tous, me tombent en géné­ral des mains, et à te lire, ce livre tombe­rait encore plus vite que les autres !

    • C’est entiè­re­ment vrai quand on nous annonce un livre génial on voudrait que celui qu’on est en train de lire soit seule­ment « intéressant » !

  4. keisha on 6 décembre 2022 at 08:35 said:

    Il me semble avoir déjà lu un billet fort déçu. Bref, dommage pour toi (comme quoi il vaut mieux voir ses biblis ! Et pffft, on rend le livre !

  5. Mais oui, c’est bien aussi les billets « non crois­sance » de PAL !

  6. Melanie on 6 décembre 2022 at 10:46 said:

    Moi j’ai une ques­tion pratique sur ton club : vous parta­gez systé­ma­ti­que­ment sur un seul et même roman ? Comment faites-vous pour qu’il circule rapi­de­ment ? Dans ma bibli, on partage nos coups de coeur et on fait des lectures (si on le souhaite) sur le thème de l’an­née ou du semestre. J’aime bien cette liberté.

    • Notre club fonc­tionne ainsi : il est orga­nisé par le person­nel de la média­thèque, la biblio­thé­caire choi­sit une douzaine de nouveau­tés et nous mettons nos coups de cœur après un vote à la majo­rité. Ensuite il y a une autre liste une liste à thème avec aussi une douzaine de livres qui peuvent être plus anciens, cela permet de remettre en avant des livres qui peuvent être un peu oubliés. Le thème du mois de décembre c’est « la musique » et celui de janvier c’est « l’Ukraine » . Nous pouvons faire des propo­si­tions pour les livres mais c’est toujours la biblio­thé­caire qui choi­sira finalement.
      Les débats sont souvent passion­nés car nous sommes rare­ment d’accord pour mettre ou non un coup de cœur. C’est bien quand nous sommes plus de 5 ou 6 à avoir lu le livre. Nous sommes une ving­taine au club.
      Voilà tu sais tout.

  7. Nous avons à la média­thèque un fonc­tion­ne­ment plus souple, un thème mensuel qui peut etre un auteur un pays, le salon du polar ou la soli­tude etc il y a des mois sans thème les lectures sont tota­le­ment libres et les biblio­thè­caires font de meme
    parfois il y a un mix entre le thème et un roman en lecture commune

    • C’est sympa ces commen­taires sur nos club de lecture. Ce que je trouve sympa pour le mien c’est qu’il m’a amenée à sortir de ma zone de confort dans mes lectures parfois pour de belles découvertes.

  8. J’aime bien aussi les billets néga­tifs car j’aime aussi l’iro­nie ! Et puis ils évitent comme tu les dis une dépense poten­tiel, ou une perte de temps !

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