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La vie doit être elle-même à soi, sa visée, son destin

Traduit de l’an­glais par Pierre-Emma­nuel Dauzat.

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Une fois encore, j’ai suivi l’avis de Domi­nique, et pendant une quin­zaine de jours, je me suis laissé guider, grâce à ce livre, dans la vie, dans l’œuvre de Montaigne et sa posté­rité en France et à l’étran­ger (surtout en Angle­terre). Auteur merveilleux, mais dont la lecture n’est pas si simple, d’abord, il faut trou­ver une version traduite en fran­çais moderne car, hélas pour moi, le fran­çais du XVIe siècle est trop diffi­cile à comprendre. Je perds, je le sais bien, un des charmes de la langue de Montaigne, qui mêle souvent au fran­çais des expres­sions péri­gour­dines quand il les trouve plus savou­reuses . Ce livre permet une approche simple mais aussi variée et riche des « Essais » en répon­dant de vingt façons diffé­rentes à la ques­tion : « Comment vivre ? » la première réponse : « Ne pas s’in­quié­ter de la mort » permet à Sarah Bake­well de rappe­ler comment Montaigne se mit à rédi­ger « Les Essais » après un acci­dent de cheval , il crut, alors, mourir sans vrai­ment en souf­frir , avec la dernière réponse « Lais­ser la vie parler d’elle même » , nous quit­te­ront un Montaigne que nous avons l’im­pres­sion de beau­coup mieux connaître, mais aussi un XVIe siècle plein de fureurs reli­gieuses.

Comme tous les admi­ra­teurs de Montaigne, je me suis fait mon jardin person­nel à partir des « Essais ». J’ai toujours aimé ce qu’il a écrit à propos de l’édu­ca­tion des enfants : il faut savoir séduire et tenter plutôt que de les « dres­ser » et les acca­bler par un savoir qui ne les tente pas ou qui les ennuie, leur donner envie de décou­vrir par eux-mêmes les joies de la science et de la litté­ra­ture. J’ai toujours aimé, égale­ment ses propos sur le voyage qui forme la jeunesse.… Sarah Bake­well nous en dit beau­coup plus sur ce sujet : comment Montaigne fuyait les lieux touris­tiques pour essayer de connaître la popu­la­tion du lieu visité, combien il savait s’éton­ner de tout sans jamais juger supé­rieures ou non ses propres habi­tudes, combien il s’aga­çait des Fran­çais heureux de rencon­trer d’autres fran­çais dans des contrées loin­taines. On a l’im­pres­sion de lire une charge contre le tourisme contem­po­rain. Je me souve­nais aussi de son inté­rêt pour les popu­la­tions d’Amé­rique mais j’ai ‚encore une fois, été éton­née par l’as­pect très moderne de sa pensée à propos des autres civi­li­sa­tions , il a toujours su dépla­cer son regard pour appli­quer sa philo­so­phie qui lui permet­tait de douter de tout, et surtout de lui-même.

Ce qui, cette fois, a retenu toute mon atten­tion , c’est sa façon de rester humain , alors que son siècle se déchire en factions reli­gieuses et fana­tiques. Dans la France d’au­jourd’­hui, où se moquer de Maho­met équi­vaut à une condam­na­tion à mort, il est urgent de lire et relire Montaigne. Stefan Zweig qui, dans sa jeunesse avait trouvé Montaigne vieillot et un peu mou, trou­vant ses idées sur la tolé­rance dépas­sées car, dans l’Eu­rope de 1930, personne ne pouvait imagi­ner les fureurs du nazisme, retrouve « Les Essais » lors d’un exil doulou­reux au Brésil, il comprend, alors, la pensée et la moder­nité de cet huma­niste du XVIe siècle, il en fait son livre de chevet. Comme lui, face à Daesh et aux crimes perpé­tués au nom de l’Is­lam, nous pour­rons dire à la lecture des « Essais » :

Citations

la peur de la mort

Les lectures de son enfance

Les Méta­mor­phoses d’Ovide fut de ces textes inap­pro­priés que Montaigne décou­vrit par lui – même à l’âge de sept ou huit ans. Cette ébou­rif­fante corne d’abon­dance d’his­toires de trans­for­ma­tion mira­cu­leuses parmi les dieux antiques et les hommes était, pour la Renais­sance, ce qui ressem­blait le plus à un recueil de contes de fées. C’était le genre de choses qu’un écolier imagi­na­tif du XVIe siècle pouvait lire en ouvrant de grands yeux, les arti­cu­la­tions des doigts blan­chies à force de serrer les couver­tures

Phrase qui pourrait être mise en exergue de nombreux blogs

Sa façon de parler de lui-même

Les gens qui ont une bonne mémoire ont l’es­prit encom­bré, or son cerveau était si heureu­se­ment vide que rien ne pouvait se mettre en travers du sens commun

La sexualité

Montaigne aimait le sexe, et s’y livra d’abon­dance tout au long de sa vie…« En vérité ‚le plai­sir que je fais chatouille plus douce­ment mon imagi­na­tion, que celui qu’on me fait »

La philosophie de Montaigne

Explication de la saint Barthélémy et de bien d’autres fureurs religieuses

Si les guerres s’alimentèrent la ferveur reli­gieuse, les souf­frances qu’elles produi­sirent nour­rirent à leur tour l’ima­gi­naire apoca­lyp­tique. Catho­liques et protes­tants se dirent que les événe­ments appro­chaient d’un point de vue duquel il ne pouvait plus y avoir d’his­toire normale, car il ne restait en tout et pour tout que l’af­fron­te­ment final de Dieu et du Diable. C’est bien pour­quoi les catho­liques célé­brèrent si joyeu­se­ment les massacres de la Saint – Barthé­lémy, y voyant une authen­tique victoire sur le mal et une façon de rame­ner une multi­tude d’éga­rés à la vraie Église avant qu’il ne fût trop tard pour sauver leur âme.

Lutte contre le terrorisme

L’his­toire l’a maintes fois suggéré : rien ne détruit plus effi­ca­ce­ment les protec­tions juri­diques tradi­tion­nelles que l’al­lé­ga­tion qu’un crime est singu­liè­re­ment dange­reux et que les hommes qui se cachent derrière ont des pouvoirs excep­tion­nels.

On en parle

Un peu briè­ve­ment chez Keisha qui a aussi beau­coup aimé.

A‑D

A

Abecas­sis (Eliette) ( Le Maître du Talmud 24 juillet 2018)

Ackroyd (Peter) (Trois frères 23 mais 2015.)

Adam (Olivier) (le Cœur Régu­lier 22 septembre 2010) (Poids léger 24 mars 2016)

Adams (Richard) (Water­ship Down 30 septembre 2016)

Adiga (Aravind) (Le Tigre Blanc 22 mai 2010)

Adimi (Kaou­ther) (Nos Richesses 29 janvier 2018)

Alan­gui­lan (Gerry) (Elmer 5 décembre 2014)

Alcoba (Laura) (le bleu des abeilles 11 mai 2017)

Alexie (Sher­man) (le premier qui pleure a perdu 27 juillet 2009)

Alexie­vitch (Svet­lana) (La fin de l’homme rouge 18 janvier 2014)

Al Khamissi (Khaled) (Taxi 14 mai 2011)

Alliot (David) (Céline, idées reçues sur un auteur sulfu­reux 2 août 2011)

Altan (Ahmet) (Je ne rever­rai plus le jour 23 septembre 2019)

Amadou Amal (Djaili) (Wallaande, l’art de parta­ger un mari 3 mai 2015)

Ambjørn­sen (Ingvar) (Potes pour la vie 22 décembre 2014, Elling 28 janvier 2015)

Antoine (Amélie) (Quand on n’a que l’amour 31 juillet 2017)

Appe­feld (Aharon) (L’his­toire d’une vie 22 juillet 2010) (Des jours d’une stupé­fiante clarté 5 novembre 2018)

Appeyri (Yann) (Farrago 15 août 2009)

Arditi (Metin) (Loin des Bras ; 19 novembre 2009) (Prince d’or­chestre 30 octobre 2012) (L’en­fant qui mesu­rait le monde 10 août 2017)

Arnaud (Emma­nuel) (Le théo­rème de Kropst 12 février 2012)

Aslam (Nadeem) (Le jardin de l’aveugle 30 septembre 2013)

Assou­line (Pierre) (Les invi­tés 27 aout 2009, Le portrait 27 aout 2009)

Atkin­son (Kate) (Dans les coulisses du musées 24 janvier 2010) (Une vie après l’autre 25 juillet 2016)

Aubry (Gwenaëlle) (Personne 24 décembre 2009)

Audiard (Michel) (le chant du départ 31 mars 2018)

Azze­dine (Saphia) (Mon père est femme de ménage 7 novembre 2011)

B

Ba (Omar) (je suis venu, j’ai vu, je n’y crois plus 27 juillet 2009)

Badel (Ronan) ( loup gris  1 septembre 2017)

Bake­well (Sarah) (Comment Vivre 30 mars 2015)

Baltas­sat (Jean-Daniel) (Le Divan de Staline 8 septembre 2013)

Banks (Russell) (Un Membre perma­nent de la Famille 20 mars 2015)

Barbery (Muriel) (L’élé­gance du Héris­son 25 août 2009)

Bardy(Gérard) (Les femmes du Général 18 octobre 2018)

Barnes (Julian) (Quand tout est déjà arrivé 15 janvier 2018)

Baron (Cécile) (Le Louvre inso­lent 6 juin 2016)

Barral (Le guide mondial des records 29 mai 2018)

Barrows (Annie) (Le cercle de mangeurs d’éplu­chures de patates 27 août 2009)

Barry (Sébas­tian) (Le testa­ment caché 27 octobre 2009)

Bartol (Vladi­mir) (Alamut 9 aout 2015)

Bass (Olivier) (La musique des Kergue­len 17 janvier 2012)

Bauchau (Henry) (L’en­fant bleu 27 juillet 2009)

Baudouin (Jacques) (Petit Mao 23 avril 2010)

Baus­sant (Philippe) (Le roi se lève aussi 27 juillet 2009)

Bave­rez (Nico­las) (après le déluge 22 octobre 2009)

Beins­tin­gel (Thierry) (Ils désertent 16 octobre 2014)

Bel (Hervé) (La femme qui ment 4 janvier 2018)

Bello (Antoine) (Les funam­bules 24 novembre 2009) (Ada 12 décembre 2016)

Bena­meur (Jeanne) (Les Insur­rec­tions Singu­lières 12 novembre 2012)

Bena­quista (Tonino) (Homo Erec­tus 14 mai 2011) (Roma­nesque 7 novembre 2016) (Le guide mondial des records 29mai 208)

Bender (Aimée) ( La Singu­lière Tris­tesse du Gâteau au Citron 16 décembre 2019)

Benke­moun (Brigitte) (Albert le Magni­fique 12 janvier 2017)

Bennett (Alan) (La dame à la Camion­nette 3 juin 2014)

Bentoumi (Farid) (Good Luck Algé­ria 4 mars 2016)

Besson (Philippe) (Retour parmi les hommes 14 avril 2011)

Bernard (Michel) (Les Forêts de Ravel 18 mai 2015) (Deux remords de Claude Monet 23 septembre 2016)(Le bon cœur 12 août 2019)

Bertin (Charles) (la petite dame en son jardin de Bruges 22 juillet 2012)

Berton (Benja­min) (La Chambre à Remon­ter le Temps 2 décembre 2011)

Beuglet (Nico­las) (Le Cri 19 juin 2017)

Bichet (Yves) (L’homme qui marche 6 mais 2019)

Bine­bine (Mahi) (le fou du roi 5 mars 2018)

Birgis­son (Berg­sveinn) (La lettre à Helga 16 octobre 2013)

Bihel (Frédé­ric)( Exauce-nous 27 juillet 2009)

Bizouerne (Gilles) (Loup gris 1 septembre 2017)( Pierre et la sorcière 1 septembre 2017)

Bizot (Véro­nique) (Mon couron­ne­ment 22 mai 2010) ( Un avenir 18 novembre 2011)

Blan­chot (Mathieu) (une vie avec Alexan­dra David-Neel 15 mars 2018)

Blanc-Gras (Julien) ( Touriste 8 octobre 2018) (Comme à la guerre 13 mais 2019)

Blake (Stépha­nie) ( Caca boudin 2 février 2017)

Blank (Sébas­tien) (L’un et l’autre 24 janvier 2010)

Bleys (Olivier) (Le fantôme de la Tour Eiffel 28 juillet 2015)

Blon­del (Jean-Philippe) (Au Rebond 27 octobre 2007) (G229 24 mai 2017) (Juke box 24 mai 2017) (Un minus­cule inven­taire avril 2018) (Rester vivant 26 novembre 2018)

Blun­dell (Judy) (Ce que j’ai vu et pour­quoi j’ai menti 15 août 2012)

Bois­ro­bert (Anouk) (Dans la forêt du Pares­seux 2 février 2017)

Boley (Guy) (Fils du feu 4 juillet 2018)

Boltansky (Chris­tophe) (La cache 3 décembre 2015))

Bombar­dier (Denise) (une enfance à l’eau bénite 4 janvier 2014)

Boncenne (Colombe) (Comme Neige 30 mai 2016)

Bondoux (Anne-Laure) (le Temps des Miracles 27 juillet 2009) (Pépites 11 janvier 2016) (Et je danse Aussi 28 janvier 2016)

Bonneau (Renée) (Meurtre chez Sir Alfred 4 décembre 2019)

Bonne­foix (Miguel) (Sucre noir 28 février 2018)

Bonnet (Laurent) ( Bordeaux, Carnet de Voyage 19 octobre 2012)

Bordas (Camille) (Isidore et les Autres 18 février 2019)

Bose (Buddha­deva) (la fille de nos rêves 21 janvier 2012)

Bouraoui (Nina)( Stan­dard 7 février 2014)

Bour­bon Parme (de) (Amélie) (Le secret de l’Em­pe­reur 29 mai 2017)

Bour­deaut (Olivier) (En atten­dant Bojangles 18 avril 2016)

Bour­geau (Vincent) (Au Secours Sortez moi de là 2 février 2017)

Boyd (William) (L’at­tente de l’Aube 21 août 2013)(Orages Ordi­naires 22 juin 2012)

Boyden (Joseph) (Le chemin des âmes 27 août 2009) (Les saisons de la soli­tude 24 septembre 2009)

Bragde (Anna B.)(Zona Frigida 14 novembre 2014)

Bredin (Jean-Denis) (L’af­faire 19 juin 2015)

Brijs (Stefan) (Cour­rier des tran­chées 10 septembre 2018)

Brink (André) (Une saison blanche et sèche 24 janvier 2014)

Brocas (Alexis) (Dieu dans la machine 20 mai 2019)

Brocas Sophie (le cercle des femmes 29 mars 2016)

Bronsky (Alina) (Le dernier Amour de Baba Dounia 4novembre 2019)

Brooks (Géral­dine) (Le livre d’Hanna 10 novembre 2009) (la soli­tude du docteur March 29 septembre 2010)

Bruder (Jessica) (Nomad­land 6 janvier 2020)

Bryson (Bill) (Ameri­can rigo­los 22 août 2012) (Motel Blues 12 septembre 2012) (une histoire de tout ou presque 28 septembre 2012) (Shakes­peare anti­bio­gra­phie 5 janvier 2013) (Nos voisins du dessous 18 janvier 2013) (Une Histoire du monde sans sortir de chez moi 19 juillet 2014)

Burton (Jessie) (Minia­tu­riste 16 juin 2015)(Les filles au lion 21 septembre 2017)

C

Caillé-Bastide (Virgi­nie) (Le Sans-Dieu 12 novembre 2018)

Calvetti (Paola) ( L’Amour est à la lettre A 8 février 2016)

Campos (Llanos) (Le trésor de Barra­cuda 02 décembre 2019)

Campoy (Fred) (Une vie avec Alexan­dra David-Neel15 mars 2018)

Capus (Alex) (Le faus­saire, l’es­pionne et le faiseur de bombes 7 septembre 2015)

Carerre (Emma­nuel) (D’autres vies que la mienne 16 septembre 2006) (Un Roman Russe 22 mars 2017)

Carlain (Noé) (les nouveaux dino­saures 13 novembre 2011)

Carle­ton (Jetta) (Les fleurs de Lune 24 décembre 2009) mars

Caro (Fabrice) (Le discours 4 mars 2019)

)assidy (Anne) (Inno­cents 24 novembre 2009)

Cathrine (Arnaud)(Edvar Munch L’en­fant terrible de la pein­ture 23 avril 2010)

Caugant (Caro­line) (Les Heures Solaires 10 juin 2019)

Cauuet (Paul)( Les vieux four­neaux tome 1 15 décembre 2014)

Cayre (Hanne­lore) (La Daronne 28 août 2017)

Céline (Louis-Ferdi­nand) (Voyage au Bout de la Nuit 14 aout 2011)

Cendres (Axl) (la drôle de vie de Bibow Bradwley 19 décembre 2013)

Cercas (Javier) (le Monarque des Ombres 21 janvier 2019)

Cestac (Florence) (Un amour exem­plaire 8 octobre 2015)

Ceylan (Nuri Bilge) (Il était une fois l’Ana­to­lie , 28 janvier 2012)

Chalen­don (Sorj) (Retour à Killy­begs 17 novembre 2011) (Le quatrième mur 26 novembre 2013) (Profes­sion du père 13 février 2017) (Le jour d’avant 9 novembre 2017)

Chang (Kang Myoung) ( Parce que je déteste la Corée 10 décembre 2017)

Chast (Roz) (Est ce qu’on peut parler d’autre chose, 7 mars 2016)

Châte­let (Noëlle) (Au Pays des Vermeilles 26 novembre 2009)

Chau­veau (Sophie) (Noce de Char­bon 1 février 2014)

Charles (Maryse et Jean-Fran­çois) (Far Away 10 octobre 2012)

Ches­nel (Fanny) (Une jeune fille au cheveux blancs 14 juin 2011)

Ches­not (Chris­tian) (Qatar : le sacret du coffre fort 19 mai 2014)

Cheva­lier (Tracy) (Prodi­gieuses Créa­tures , 14 aout 2011) (Le Réci­tal des Anges 13 janvier 2015)

Chia­rello (Fanny) (Une faiblesse de Carlotta Delmont 14 avril 2016)

Chirousse (Myriam) (Miel et Vin 15 avril 2010)

Choplin (Antoine) (L’in­cendie 13 mars 2015)

Chou­kri (Moham­med) (Le pain nu 8 mai 2017)

Cipolla (Carlo M.) (les lois de la stupi­dité humaine 7 mai 2012)

Clarke (Brock) (guide des incen­diaires des maisons d’écri­vains 23 novembre 2009)

Clau­del Philippe (Tous les soleil film 14 avril 2011) (L’arbre au pays Toraja 21 avril 2016) (les âmes grises 19 avril 2018)

Clemen­ceau (Fran­çois) (Vivre avec les Améri­cains 24 janvier 2010)

Clement (Jenni­fer) (Prières pour celles qui furent volées 9 mars 2015)

Cloa­rec (Fran­çoise) (L’in­do­lente le mystère de Marthe Bonnard 19 janver 2017)

Coe (Jona­than) (La pluie avant qu’elle ne tombe 23 avril 2010) (expo 58 6 avril 2014)

Coet­zee ( John Maxwell) (l’abat­toir de verre 10 décembre 2018)

Cohen Hadria (Victor) (les trois saisons de la rage 3 décembre 2011)

Coher (Sylvain) (Nord Nord Ouest 10 avril 2015)

Coman (Caro­lyn)( Céleste et la banque des rêves 25 janvier 2013)

Commengé (Béatrice) (Le Paris de Modiano 14 août 2017)

Confiant (Raphaël) (Rue des Syriens 6 mars 2017)

Conroy (Pat) ( Le Prince des Marées 4 avril 2016) ( la mort de Santini 14 septembre 2017)

Constan­tine (Barbara) (Tom petit Tom tout petit Homme Tom 24 février 2010)

Cook (Eileen) (Ne dites pas à ma mère .. 5 juilet 2012)

Cook (Kenneth) (à coups redou­blés 23 avril 2010) (la vengeance du Wombat 23 avril 2010) ( Le Koala Tueur 22 Mai 2010)

Cordier (Daniel) (Alias Cara­calla 25 décembre 2009)

Cossé (Laurence) (La grande Arche 10 mars 2018)

Cossery (Albert) (Mendiants et Orgueilleux 5 mais 2016)

Court­ney Sulli­van (Julie) (Maine 14 aout 2014)

Crown (Jona­than) (Sirius 13 juin 2016)

Curiol (Céline) (Les vieux ne pleurent jamais 7 avril 2016)

Cush­man (Karen) (Le livre de Cathe­rine 24 février 2010)

Czapski (Joseph) (Proust contre la déchéance 5 juin 2017)

D

Dalam­bert (Louis-Philippe) (Avant que les Ombres s’ef­facent 7 février 2018)

Damas (Gene­viève) (Si tu passes la rivière 25 avril 2015)

Daoud (Kamel) (Meur­sault Cont mars re-Enquête 4 novembre 2014)

Daull (Sophie) ( Au grand Lavoir 18 mars 2019)

David (Michel) (Un bonheur si fragile 11 juin 2015)

David­sen (Leif) (à la recherche d’Hemingway 24 juin 2010)

Davo­deau (Etienne) (Le chien qui louche et les Igno­rants 21 septembre 2014)

Davri­chewy (Kéthé­vane) (Les Sépa­rées 4 avril 2012) (Quatre Murs 15 mars 2014) (La mer noire 14 avril 2017)

Deghelt (Frédé­rique) (La grand mère de Jade 14 janvier 2011)

Dela­court (Grégoire) (la liste de mes envies 4 janvier 2013) (La femme qui ne vieillis­sait pas 9 juillet 2018)

Dela­motte (Isabelle) (le roman de Jeanne à l’ombre de Zola 24 novembre 2009)

Dele­croix (Vincent) (La chaus­sure sur le toit 27 août 2009)

Delisle (Guy) (Les Chro­niques de Jéru­sa­lem 5 février 2012)

Delmaire (Julien) (Minuit Mont­martre 24 mars 2019)

De Luca (Erri) (le jour d’avant le bonheur 23 février 2012) (le tort du soldat 18 août 2014) (Le poids du papillon 11 mars 2019) (La nature expo­sée 25 novembre 2019)

De Vigan (Delphine) (No et moi 27 août 2009)

Depestre (René) (Hadriana dans tous mes rêves 20 février 2010)

Desarthe (Agnès) (Le Rempla­çant 20 août 2009) (Ce cœur chan­geant 29 février 2016)

Despentes (Virgine) (Apoca­lypse Bébé 21 novembre 2010)

Destre­mau (Yolaine) (White noise 24 février 2010)

Detam­bel (Régine) ( Trois ex 17 mai 2017 )

D’Hal­luin (Bruno) (L’égaré de Lisbonne 3 aout 2015) (Jon l’Is­lan­dais 2 novembre 2015)

Dicker (Joël) (La Vérité sur l’af­faire Harry Quebert 1 décembre 2009)

Didier­laurent (Jean-Paul) Le liseur du 6H27 26 décembre 2016)

Dilies (Abélard tome 1 et 2, 11 juillet 2016)

Dongala (Emma­nuel) (Photo de groupe au bord du fleuve 14 juin 2011)

Donner (Chris) (Mes débuts dans l’art 20 novembre 2014)

Douglas (Louise) (Nos mensonges 10 décembre 2014)

Dowd (Siob­han) (L’éton­nante dispa­ri­tion de mon cousin Salim 2 octobre 2009)

Doxia­dis (Apos­to­los) (La Conjec­ture De Gold­bach 16 aout 2018)

Doyle (Roddy) (The Commint­ments 25 octobre 2017)

Drey­fus (Pauline) (Ce sont des choses qui arrivent 18 décembre 2014) ( le déjeu­ner des barri­cades 2 février 2018)

Dryansky (Joanne et Gerry) (L’ex­tra­or­di­naire histoire de Fatima Mansour 22 mai 2010)

Dudek (Arnaud) (Une plage au pôle nord 8 mai 2015)

Duenas (Maria) ( L’es­pionne de Tanger 3 octobre 2016)

Dugain (Marc) (L’in­som­nie des étoiles 14 février 2011)

Dune­ton (Claude) (Rires d’hommes entre deux pluies 16 novembre 2011)

Dupont-Monod (Clara) ( le roi disait que j’étais le diable 25 février 2015)

Duro­selle (Jean-Baptiste) (La grande guerre des Fran­çais 19141918 30 mai 2012)

Duroy (Lionel) (Le chagrin 15 septembre 2011)

Duteurtre (Benoît) (Les pieds dans l’eau 27 juiller 2009) (Le Retour du Géné­ral 22 mai 2010) (l’Or­di­na­teur du Para­dis 8 décembre 2014) (Livre pour adulte 21 août 2017)

Duyck Alexandre ( Augus­tin 8 avril 2019)

SONY DSCTraduit de L’an­glais (États-Unis) par Sylvette GLEIZE.

Voici la pensée de Marc Aurèle avec laquelle s’ouvre le livre et qui lui donne son titre :

Nous sommes tous créa­tures d’un jour.
Et celui qui se souvient, et l’ob­jet du souve­nir.
Tout est éphé­mère.
Et le fait de se souve­nir, et ce dont on se souvient.
Aie toujours à l’es­prit que bien­tôt tu ne seras plus rien, ni nulle part.

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J’ai décou­vert cet auteur il y a deux ans main­te­nant et il y a entre ses livres et moi une réso­nance parti­cu­lière. Cela ne s’explique pas complè­te­ment, la seule phrase qui me vient à l’es­prit est celle-ci : j’aime passer du temps avec cet auteur. Pour ses romans déjà chro­ni­qués (« le problème de Spinoza » , « Et Nietzsche a pleuré » et le premier « Mensonges sur un divan »), je peux sans aucun problème mettre cinq coquillages pour convaincre tous ceux qui lisent ce blog de les lire, autant pour ce livre, ces quatre coquillages, reflètent davan­tage mon plai­sir de sentir une telle adéqua­tion entre cet auteur et ma sensi­bi­lité actuelle.

Oui, c’est compli­qué parfois de vieillir, et la mort qui rôde autour de nous tous est de plus en plus présente suppri­mant de notre quoti­dien des amis qui parta­geaient notre vie. La lecture de Montaigne à travers le livre de Sarah Bake­well, m’avait rappelé que la peur de la mort empê­chait souvent les êtres humains de vivre. Irvin Yalom, nous raconte dans son dernier ouvrage, dix person­na­li­tés qui sont venus le consul­ter en tant que théra­peute et se dévoilent alors, bien des facettes du compor­te­ment humain. Irvin Yalom est un théra­peute parti­cu­lier qui inter­vient dans le dialogue entre lui et son patient quand il pense que cela peut aider la personne à prendre conscience des problèmes qui l’empêchent de mieux vivre. Il me fait penser à Paul Weston dans In Treat­ment  : jamais de recettes miracles et jamais de « déclic » qui vont tota­le­ment chan­ger le compor­te­ment d’au­trui.

Les phrases qui aident sont impré­vi­sibles, comme celle pronon­cée par une infir­mière à une patiente qui vivait la destruc­tion de son foie « faire bonne figure pour ses enfants et petits enfants », elle réus­sira alors à surmon­ter son angoisse de mort. Irvin Yalom aura un jour cette infir­mière comme patiente, et décou­vrira, à sa grande surprise et à la nôtre, les véri­tables raisons qui ont poussé cette femme à pronon­cer ces mots qui ont tant aidé sa patiente. Rien de spec­ta­cu­laire dans ses dix patients , juste de l’hu­main et Irvin Yalom qui nous aide à faire un peu de tri dans nos soucis du quoti­dien, cet homme au sourire mali­cieux a quatre vingt un an, il semble si heureux qu’a­vec lui, on veut bien conti­nuer notre chemin pour VIVRE le moins mal possible.

Citations

Vieillir

J’ai quatre vingt un ans, c’est vieux. Terri­ble­ment vieux. Cela m’hor­ri­fie quand j’y pense. Je ne me sens pas vieux et je me demande sans cesse comment c’est arrivé. J’ai toujours été le plus jeune partout – en classe, dans l’équipe de base­ball du camp de vacances, au tennis – et voilà tout à coup que je suis le plus âgé, où que j’aille – au restau­rant, dans les confé­rences profes­sion­nelles – je n’ar­rive pas à m’ha­bi­tuer.

Une maladie mortelle

Et à la lumière (ou à l’ombre) de cette idée, apprendre à vivre . À vivre main­te­nant. Voilà ce que m’a ensei­gné le cancer – qui vous montre la mala­die incu­rable, avant de vous recra­cher, de vous renvoyer au monde, à votre vie, avec tous ses plai­sirs et toutes ses douceurs que vous ressen­tez alors encore plus fort. Et vous savez que quelque chose a été donné et quelque chose a été repris.

Émettre des diagnostiques pour remplir des cases

Dans ma pratique de la psycho­thé­ra­pie depuis quarante ans auprès de patients moins grave­ment atteints, j’es­time le diag­nos­tique le plus souvent inap­pro­prié, et j’en suis venu à la conclu­sion que les contor­sions auxquelles nous, psycho­thé­ra­peutes, devons nous livrer pour répondre aux exigences des compa­gnies d’as­su­rances qui veulent des diag­nos­tics précis, se font au détri­ment à la fois du théra­peute et du patient. Le proces­sus de diag­nos­tic n’est pas appli­cable à la personne dans sa complexité. Les caté­go­ries diag­nos­tiques ont éte forgées de toutes pièces et sont arbi­traires. Elles sont le produit d’un vote collec­tif et subissent inva­ria­ble­ment, et dans des propor­tions consi­dé­rables, des révi­sions tous les dix ans.

Une maison de retraite

Fair­lawn Oaks est un endroit formi­dable . Une sacrée orga­ni­sa­tion. Si je devais le gérer, je ne chan­ge­rai pas grand chose, je crois. Le problème vient de moi, je le recon­nais. Fair­lawn Oaks a tout pour plaire. Les repas sont de qualité, on peut y faire des tonnes d’ac­ti­vi­tés fabu­leuses. Le parcours de golf est un peu sage, mais pour mon âge il est parfait. Le problème chez moi , c’est ce senti­ment d’am­bi­va­lence qui me para­lyse à longueur de jour­née. Chaque fois que je commence une acti­vité, mes pensées s’orientent vers une autre . Je ne fais aucun plan main­te­nant – du moins pas comme les autres le font – ça ne me corres­pond pas . Pour­quoi faudrait il que j’aille à l’aqua­gym tous les après midi à quatre heures ? Ou au brie­fing sur l’ac­tua­lité à dix heures tous les matins ? Pour­quoi faudrait-il que je mette chaque fois la clef dans la poche qui est accro­chée à ma porte ? Pour­quoi faudrait il que je prenne mes repas à la même heure tous les jours ? Ce n’est pas moi le vrai moi, le vrai Rick Evans , aime ce qui est spon­tané.

La mort et la vie

Lorsque la passion décline avec le temps, alors on découvre le merveilleux ciel étoilé que le soleil a obscurci, ou caché. La dispa­ri­tion des passions parfois tyran­niques de la jeunesse m’a person­nel­le­ment permis d’ap­pré­cier davan­tage encore le ciel étoilé et le prodige que consti­tue le fait d’être en vie. J’ai plus de quatre vingts ans , et je vais vous dire une chose incroyable : je ne me suis jamais senti aussi bien ni plus en paix avec moi même. Oui , je sais que ma vie approche de sa fin, mais la fin est là depuis le début. Et la diffé­rence aujourd’­hui est que je goûte les plai­sirs que me procure ce savoir.