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Je risque d’être absente sur mon blog, le temps des vacances pari­siennes : Rémi et Jules vont occu­per, pour ma plus grande joie, une grande partie de mon temps. Heureu­se­ment, dans mes range­ments, j’ai retrouvé mes livres de contes, il me reste à les apprendre, pour parta­ger avec Jules, ce doux moment où il me dit avant de s’endormir « Grand-mère, dis-moi une histoire que tu as dans ta tête »

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Cette série est complè­te­ment diffé­rente de toutes celles que je connais. J’en explique rapi­de­ment le prin­cipe, nous suivons Paul Weston psycho­thé­ra­peute, joué par un excellent acteur Gabriel Byrne, qui accom­pagne quatre patients, il est lui même aidé par Gina son ancienne forma­trice. Il faut, bien évidem­ment du temps pour que les person­nages s’installent, et que l’on comprenne les enjeux de la série, disons pour faire simple que c’est exac­te­ment l’inverse de « 24 heures chrono » (Si si, je suis aussi, une fan de Jack Bauer ! !) . Je suis certaine que si je ne l’avais pas reçue en cadeau et si je n’avais pas la chance d’avoir beau­coup de temps, j’aurais aban­donné au premier CD, c’est très long au début.

Aujourd’hui, je suis complè­te­ment « accroc » et j’achèterai la saison 3, même si tout le monde pense qu’elle sera moins bien. Je trouve extra­or­di­naire d’arriver à faire monter la pres­sion drama­tique, alors que, pendant une heure, nous n’avons que deux person­nages face à face. Comme souvent, pour ce genre de séries, de vrais « psy », ont dû surveiller la cohé­rence médi­cale, pour ce que je peux en juger, l’ensemble semble vrai­sem­blable.

Toute la semaine, Paul Weston reçoit ses patients, ensemble ils essayent de mettre à jour des conflits récents ou anciens pour retrou­ver les chemins de la vie, Paul rencontre, lui-même, une psycho­logue qui mettra à jour ses faiblesses et ses forces. Cette série est un « remake » d’une série israé­lienne que j’aurais bien aimé voir, ne serait-ce que pour voir les diffé­rences. Je vais mettre à la fin de mon texte un lien vers un blog rédigé par quelqu’un qui a la chance de connaître les deux « Beti­pul », Israé­lien et « In treat­ment », améri­cain.

L’intérêt de « In treat­ment », c’est le parcours de chacun, la fragi­lité humaine : vivre n’est pas toujours simple et le travail d’un psycho­thé­ra­peute ressemble un peu à celui d’un funam­bule sur son câble, il est en équi­libre, il tient bien les fils de la vie mais tout peut bascu­ler à tout moment .Ses patients vont, parfois, si mal qu’ils pour­raient l’embarquer dans le vide, d’autant plus que Paul Weston est un homme avec ses forces et ses faiblesses. Oui, c’est ça que j’ai aimé, Paul Weston, contrai­re­ment à Jack Bauer ne va pas sauver l’Amérique, mais il nous permet de comprendre que l’aventure est surtout en nous et l’être humain est une merveilleuse complexité.

On en parle

Once upon a time in cinema

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