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Je lis peu de roman poli­cier mais je me laisse parfois tenter par mes amies blogueuses. J’ai lu celui-ci après avoir l « article Aifelle et d’autres que je n’ai pas hélas eus le temps de noter. J » étais, égale­ment dans le grand nord avec Paolo Rumiz quand j’ai lu vos billets. Je commen­çais donc à être impré­gnée par la culture « Sami ». Je me souviens aussi des écrits de Paul Emile Victor : les lapons qu ils décri­vaient me fasci­naient, et je suis contente que cette icône soit décrite posi­ti­ve­ment dans ce roman.

J ai quelques réserves sur le côté roman poli­cier. Je m’explique : les méchants sont vrai­ment des horreurs : fascistes, pervers , pédo­phile et violeur pour l’un. Alors que les person­nages posi­tifs sont plus dans la nuance. Et du coup plus inté­res­sants.

Et puis comme toujours dans un poli­cier il faut que l’intrigue avance au rythme de l’enquête. Je me suis même demandé si l’auteur ne s’était pas senti obligé à prendre cette forme de récit pour nous sensi­bi­li­ser à cette civi­li­sa­tion qui a à peu près entiè­re­ment disparu. Parce que je dois le dire je n’ai aucune réserve sur tout ce que nous appre­nons sur cette région et les habi­tants. La nuit et le froid polaires rendent la vie à peu près impos­sibles mais les Sami ont su pendant des siècles s’adapter au climat et à la géogra­phie. La reli­gion est venue leur ôter des croyances fondées sur la nature puis les fron­tières des séden­taires ont réduit à presque rien le noma­disme et enfin le « progrès » les a ruinés de l’intérieur .

L « enquête permet de suivre les diffé­rences attaques dont ont été victimes les Samis et la façon dont il leur est impos­sible de s’en sortir. Malheu­reu­se­ment pour eux, ils ne sont pas orga­ni­sés en nation – j’ai pensé aux Kurdes- et leur sous-sol est riche en mine­rai. Face à l’attrait de béné­fices consé­quents les pensées chari­tables vis à vis d’ethnie qui veulent garder un mode de vie nomade en respec­tant la nature ont bien peu de poids. Cet écri­vain a vrai­ment du talent pour nous racon­ter tout cela et comme tous ceux qui aiment les poli­ciers ont salué ses quali­tés je comprends le succès « du dernier lapon ».

Citations

La transmission orale

Le cri d’Aslak pétri­fia le jeune garçon lapon dans sa barque. Il recon­nut , fasciné , terri­fié, la voix de gorge d’un chant lapon. Il était le seul ici à pouvoir en saisir les paroles. Ce chant, lanci­nant , guttu­ral, l’emmenait hors de ce monde. Le joïk deve­nait de plus en plus haché , préci­pité. Le Lapon condamné aux feu de l’enfer voulait dans un dernier élan trans­mettre ce qu’il devait trans­mettre.
Puis la voix se tut. Le silence s’imposa. Le silence s’imposa. Le jeune lapon aussi resta silen­cieux. Il avait fait demi tour , voguant la tête pleine des râle­ments du mourant. Son sang avait été telle­ment glacé qu’il avait été saisi d’une évidence. Il savait ce qu’il devait faire. Et ce qu e, après lui , son fils devrait faire. Et le fils de son fils.

La nuit polaire

Demain, entre 11h14 et 11h41, Klemet allait rede­ve­nir un homme, avec une ombre. Et, le jour d’après, il conser­ve­rait son ombre quarante deux minutes de plus. Quand le soleil s’y mettait, ça allait vite.

Les frontières

Mon grand-père a dû arrêté l « élevage (des rennes) parce que la route de la trans­hu­mance avait été coupée par ces fichues fron­tières. Et les trou­peaux ont été concen­trés de part et d’autre des fron­tières . Des tas de conflits ont commencé comme ça. Et si tu veux mon avis, ces fron­tières ont tué beau­coup d’éleveurs.

Les conflits entre les éleveurs et les autres

Les utili­sa­teurs veulent pouvoir se bala­der dans les montagnes quand ils ont des congés, comme pour le week-end de pâques, qui est l’un des plus beaux week-end de la région , avec encore beau­coup de neige partout et beau­coup de soleil Les Norvé­giens de la côte partent en famille en scoo­ter pour trois ou quatre jours dans leur petit caba­non sur la toun­dra , le long du fleuve. Mais c’est l’époque où les femelles rennes mettent bas, et le s trou­peaux ne doivent abso­lu­ment pas être déran­gés, sinon les femelles peuvent aban­don­ner leur faon et ça occa­sionne de grosse perte pour les éleveurs . Donc conflits.

Le progrès

Aslak leur avait dit . Vous avez trop de rennes . C’est pour ça qu’il vous faut de si grands pâtu­rages.. Et qu il y a tant de conflits. Mai sils répon­daient qu’il fallait beau­coup de rennes pour payer les frais, les scoo­ters, les quads, les voitures , le camion abat­toir, la loca­tion de l « héli­co­ptère. Tu ne comprends pas , disaient-ils , toi tu as à peine deux cents rennes.
Aslak les regar­dait . Et il disait :j ai deux cent rennes et je vis.

On en parle

« à sauts et à Gambades » et encore une fois avec de belles images et chez Hélène lectu­ris­sime

Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard.

Prix Renau­dot 2017 . Féli­ci­ta­tions !


Quel livre ! La biblio­thé­caire nous avait prévenu, ce roman est inté­res­sant à plus d’un titre, ce n’est pas seule­ment un livre de plus sur l’horreur d’Auschwitz. Olivier Guez commence son récit lorsque Josef Mengele débarque en Argen­tine sous le nom d’Helmut Gregor, après avoir passé trois ans à se cacher dans une ferme en Bavière non loin de Günz­burg sa ville natale où son père occupe des fonc­tions très impor­tantes à la fois, indus­triel pros­père, et maire de sa ville. Toute sa vie de fuyard, Mengele sera soutenu finan­ciè­re­ment par sa famille. Deux périodes très distinctes partagent sa vie d’après Ausch­witz, d’abord une vie d’exilé très confor­table en Argen­tine. Sous le régime des Peron, les anciens digni­taires Nazis sont les bien­ve­nus et il devient un indus­triel reconnu et vend aussi les machines agri­coles « Mengele » que sa famille produit à Günz­burg.

Tout le monde tire profit de la situa­tion, l’industrie alle­mande prend pied en Amérique latine et Josef s’enrichit. Son père lui fait épou­ser la veuve de son frère pour que l’argent ne sorte pas de la famille. Et la petite famille vit une période très heureuse dans un domaine agréable, ils parti­cipent à la vie des Argen­tins et se sentent à l’abri de quel­conques repré­sailles.

Tout s’effondre en 1960, quand le Mossad s’empare d’Eichmann et le juge à Jéru­sa­lem. Mengele ne connaî­tra plus alors de repos, toujours en fuite, de plus en plus seul et traqué par les justices du monde entier. Mais jusqu’en février 1979, date de sa mort, sa famille alle­mande lui a envoyé de l’argent. On aurait donc pu le retrou­ver, pour infor­ma­tion l’entreprise fami­liale Mengele n’a disparu qu’en 1991 et le nom de la marque en 2011.

La person­na­lité de ce méde­cin tortion­naire tel que Olivier Guez l’imagine, est assez crédible, jusqu’à la fin de sa vie, il se consi­dé­rera comme un grand savant incom­pris et il devien­dra au fil des années d’exil un homme insup­por­table rejeté de tous ceux qui se faisaient gras­se­ment payer pour le cacher. La plon­gée dans cette person­na­lité est suppor­table car Mengele n’a plus aucun pouvoir et même si on aurait aimé qu’il soit jugé on peut se réjouir qu’il ait fini seul et sans aucun récon­fort. Ce qui n’est pas le cas de beau­coup d’industriels alle­mands qui ont établi leur fortune sous le régime Nazi. L’aspect le plus éton­nant de ce roman, c’est la complai­sance de l’Argentine de l’Uruguay vis à vis des Nazis. Cette commu­nauté de fuyards Nazis a d’abord eu pignon sur rue et a contri­bué au déve­lop­pe­ment écono­mique de ces pays, puis ces hommes ont peu peu à peu perdu de leur superbe et se sont avérés de bien piètres entre­pre­neurs.

Citations

L’Allemagne nazie

Tout le monde a profité du système, jusqu’aux destruc­tions des dernières années de guerre. Personne ne protes­tait quand les Juifs agenouillés nettoyaient m les trot­toirs et personne n’a rien dit quand ils ont disparu du jour au lende­main. Si la planète ne s’était pas liguée contre l’Allemagne, le nazisme serait toujours au pouvoir.

L’Allemagne d’après guerre

À la nostal­gie nazi les Alle­mands préfèrent les vacances en Italie. Le même oppor­tu­nisme qui les a inci­tés à servir le Reich les pousse à embras­ser la démo­cra­tie, les Alle­mands ont l’échine souple et aux élec­tions de 1953, le Parti impé­rial est balayé.

Les industriels allemands

À Ausch­witz, les cartels alle­mand s’en sont mis plein les poches en exploi­tant la main d’oeuvre servile à leur dispo­si­tion jusqu’à l’épuisement. Ausch­witz, une entre­prise fruc­tueuse : avant son arri­vée au camp, les dépor­tés produi­sait déjà du caou­tchouc synthé­tique pour IG Farben et les armes pour Krupp. L’usine de feutre Alex Zink ache­tait des cheveux de femmes par sacs entiers à la Komman­dan­tur et en faisait des chaus­settes pour les équi­pages de sous-marins ou des tuyaux pour les chemins de fer. Les labo­ra­toire Scher­ring rému­né­raient un de ses confrères pour qu’il procède à des expé­ri­men­ta­tions sur la fécon­da­tion in vitro et Bayer testait de nouveaux médi­ca­ments contre le typhus sur les déte­nus du camp. Vingt ans plus tard, bougonne Mengele, les diri­geants de ces entre­prises ont retourné leur veste. Ils fument le cigare entou­rés de leur famille en siro­tant de bon vin dans leur villa de Munich ou de Franc­fort pendant que lui patauge dans la bouse de vache ! Traites ! Plan­qués ! Pour­ri­tures ! En travaillant main dans la main à Ausch­witz, indus­tries, banques et orga­nismes gouver­ne­men­taux en ont tiré des profits exor­bi­tant, lui qui ne s’est pas enri­chis d’un pfen­nig doit payer seul l’addition.

Description de Mengele à Auschwit par son adjoint

Mengele est infa­ti­gable dans l’exercice de ses fonc­tions. Il passe des heures entières plongé dans le travail, debout une demi-jour­née devant la rampe juive ou arrive déjà quatre ou cinq trains par jour char­gés de dépor­tés de Hongrie. Son bras s’élance inva­ria­ble­ment dans la même direc­tion, à gauche. Des trains entiers sont envoyés au chambre à gaz et au bûcher. Il consi­dère l’expédition de centaines de milliers de Juifs à la chambre à gaz comme un devoir patrio­tique. Dans la baraque d’expérimentation du camp tsigane on effec­tue sur les nains et les jumeaux tous les examens médi­caux que le corps humain est capable de suppor­ter. Des prises de sang, des ponc­tions lombaires, des échanges de sang entre jumeaux d’innombrables examens fati­gants dépri­mants, in-vivo. Pour l’étude compa­ra­tive des organes, les jumeaux doivent mourir en même temps. Aussi meurent-ils dans des baraques du camp d’Auschwitz dans le quar­tier B, par la main du docteur Mengele.

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J’ai lu chez Jérôme une critique d’un roman que j’ai eu très envie de lire « Concerto pour la main morte », ma média­thèque ne l’a pas encore reçu mais cela m’a permis de décou­vrir avec grand plai­sir (surtout au début) celui-ci , dont le sujet est : Paris lors de la construc­tion de la tour Eiffel. Cela me donne encore plus envie de lire les autres romans de cet auteur qui dégage une grande éner­gie posi­tive. Si j’ai bien aimé ce roman, je ne sais pas si d’autres l’aimeront. Ce qui m’a plu c’est le talent avec lequel Olivier Bleys fait vivre Paris en 1889. Malheu­reu­se­ment, les diffé­rentes intrigues, senti­men­tales et poli­cières sont moins inté­res­santes. Encore que.… si on accepte d’y voir un pastiche des romans d’aventure de la fin du XIXe et du début du XXsiècle, on pren­dra un certain plai­sir. On retrouve, en effet, du Roule­ta­bille et du Arsène Lupin dans les person­nages d’Armand et de son ami Odilon.

La construc­tion de cette tour, si symbo­lique de notre capi­tale et de la France, fut l’objet de bien des contro­verses et même de haine. Les artistes la trou­vaient le comble du mauvais goût et signèrent moult péti­tions pour qu’elle ne sorte pas de terre ou au moins qu’elle soit démo­lie après l’exposition univer­selle de 1900. Si Maupas­sant venait déjeu­ner au deuxième étage, ce n’était pas tant pour profi­ter de la vue, mais plutôt selon ses propres mots  « parce que c’est le seul endroit de Paris où la vue n’est pas gâchée par la Tour ».

La France se remet de la guerre de 70 et de la Commune, une partie de la popu­la­tion est dans une misère terrible. Ainsi de multiples petits métiers pour éviter de mourir de faim fleu­rissent dans la capi­tale, du vendeur d’asticots, à la trieuse de crotte de chien, au récol­teur et vendeur de toiles d’araignées, tout ce monde regarde avec scep­ti­cisme cette tour de 300 mètres de haut s’élever au dessus de leur ville.

L’intrigue étant un peu faiblarde le roman semble parfois un prétexte pour nous apprendre des petits détails de la vie au début du siècle. C’est une recons­ti­tu­tion vivante et enle­vée, bien dans un esprit fran­çais,. Je l’ai lu comme je regarde ma série culte : Mad-Men, non pour l’intrigue mais pour l’exactitude des détails. Saviez vous qu’à l’époque les Bretonnes vendaient leurs cheveux pour embel­lir « les cocottes » de la capi­tale. Aujourd’hui ce sont les Chinoises ou les Indiennes, la pauvreté a changé de conti­nent !

Citations

Portrait d’un homme petit uniquement par la taille

Au premier coup d’œil on était frappé par sa petite taille , aggra­vée encore par la vous­sure des épaules : sans être un phéno­mène d’allongement, Armand le passait d’au moins une tête – ce qui lais­sait Eiffel, pour­tant en chapeau, à la hauteur de son ster­num. Par quel hasard un homme si court combi­nait-il des édifices si impor­tants ? Le viaduc de Gara­bit, celui de Porto, à présent la tour de 300 mètres ! » Il compense … » , supposa le garçon. 

Les inventions

Alors c’est ça votre télé­phone ? lançait Armand quand se mani­fes­tait l’étrange appa­reil. Il sonne et vous répon­dez ? Un valet fait de même ! »

J’aime cette phrase, on dirait un sujet du bac

La science a besoin d’intuition, comme l’art a besoin de disci­pline.

Je me souviens d’une sortie analogue d’Umberto Ecco à propos du téléphone portable

Alors c’est ça votre télé­phone ? lançait Armand quand se mani­fes­tait l’étrange appa­reil. Il sonne et vous répon­dez ? Un valet fait de même ! »

Voir le sommet de la tour

La diffé­rence entre l’homme et l’animal n’est pas seule­ment que le premier va debout quand le seclnd va sur quatre pattes, elle est aussi que l’homme scrute le ciel quand la bête regarde la terre.

Méthode de construction

Suivant la méthode Eiffel, chaque pièce était présen­tée avec les trous déjà percés et deux tiers des rivets posés, tel un élément de Meccano qu’il suffi­sait de mettre en place et d » assu­jet­tir, et qu’on pour­rait pareille­ment démon­ter. Grâce à la rela­tive légè­reté des poutres – aucune ne dépas­sait trois tonnes-, quelques heures et quelques hommes suffi­saient à l’opération. Ce chan­tier tita­nesque, rival pour les dimen­sions de celui des pyra­mides, ne devait jamais réunir plus de deux cent cinquante ouvriers.

Petits détails

Armand jouait avec les usten­siles posés sur la coif­feuse : les chignons postiches, les bandeaux, les rouleaux, les fausses nattes en vrais cheveux de Bretonne…
Une superbe réali­sa­tion de Gustave Eiffel le pont de Garabit

20150917_105711D’abord écrit en hébreu par l’auteur traduit par lui-même en anglais et traduit en fran­çais par Pierre Emanuel DAUZAT.

Pour satis­faire les opti­mistes aussi bien que les pessi­mistes, nous pouvons conclure que notre époque est au seuil du ciel et de l’enfer, passant nerveu­se­ment de la porte de l’un à l’antichambre de l’autre. L’histoire n’a pas encore décidé où elle finira.

Non seule­ment, il est sur ma liseuse, mais je l’ai offert à mon petit fils. J’attends avec impa­tience ses réac­tions. Il est un peu jeune (14 ans) mais c’est un passionné de pré-histoire, je pense qu’il le lira entiè­re­ment plutôt vers 16 – 17 ans.

Un énorme merci à Domi­nique, pour m’avoir donné envie de lire ce livre que tout humain devrait lire, c’est un pavé, bien sûr mais à l’échelle de l’histoire de l’humanité ce n’est qu’un feuillet. J’ai relu trois fois ce livre avant de me lancer dans la rédac­tion de ce commen­taire. Je voudrais telle­ment convaincre toutes celles et tous ceux qui n’ont pas encore décou­vert Yuval Noah HARARI de se mettre immé­dia­te­ment à le lire. Pour cela, il ne faut pas que vous ayez peur des quelques centaines de pages que vous allez devoir avaler. Ce livre extra­or­di­naire se lit Très faci­le­ment . Et pour une simple raison vos petites cellules grises sont main­te­nues en éveil par des idées qui mettent sans arrêt en cause ce que vous croyiez savoir. Pas de pitié pour les évidences ni les conforts que vous pouviez avoir, il vous faudra réflé­chir mais cet écri­vain a un tel sens de l’humour que vous serez bien obligé de le suivre. Je vous donne un exemple, comme moi vous avez sans doute pensé que si les femmes ne sont pas plus présentes dans les armées, c’est que dans les temps anciens se battre était surtout une ques­tion de force physique. Certes, mais de tout temps la stra­té­gie et l’organisation des armées ne demandent aucune force physique et pour­tant… Il en faudra du temps pour qu’une femme fran­çaise soit à la tête des armées ! Comme moi aussi vous avez pensé que la révo­lu­tion agri­cole a consti­tué un progrès pour l’humanité. Alors lisez vite ce livre pour vous rendre compte que l’homme cueilleur chas­seur était beau­coup plus adapté à son envi­ron­ne­ment que l’homme qui a fait dépendre sa survie d’une seule céréale : le blé. Et vous perdrez toute estime pour l’homo-sapiens quand, vous vous rendrez compte qu’à peine celui-ci met le pied sur un conti­nent ou sur des îles habi­tées seule­ment par des animaux parfois gigan­tesque en très peu de temps tous ces animaux dispa­raissent. Et quand, par hasard, des orga­ni­sa­tions humaines diffé­rentes de la notre, comme celles des Abori­gènes de Tasma­nie ont survécu à la terrible révo­lu­tion agri­cole, il faudra moins de 30 ans aux glorieux colo­ni­sa­teurs britan­niques pour faire dispa­raître complè­te­ment une popu­la­tion de 10 000 personnes . Cette île porte aujourd’hui, le nom du Hollan­dais, Abel Tasman, à l’origine de ce terrible massacre.

Si j’ai autant de cita­tions c’est que sur ma liseuse, c’est assez simple de créer des notes et de me les envoyer. J’en ai supprimé beau­coup mais si j’en ai laissé tant ce n’est pas seule­ment pour vous donner envie d’aller lire ce livre mais aussi pour essayer de garder en mémoire toutes ces idées que j’ai trouvé abso­lu­ment géniales. La conclu­sion n’est pas fran­che­ment opti­miste : cette créa­ture deve­nue maître de la terre et qui se prend pour Dieu pourra-t-elle surmon­ter ses frus­tra­tions et lais­ser une chance à la vie ? La ques­tion finale de Yuval Noha Harari, nous nous la posons avec lui :

Ainsi faisons-nous des ravages parmi les autres animaux et dans l’écosystème envi­ron­nant en ne cher­chant guère plus que nos aises et notre amuse­ment, sans trou­ver satis­fac­tion.

Y-a-t-il rien de plus dange­reux que des dieux insa­tis­faits et irres­pon­sables qui ne savent pas ce qu’ils veulent

Citations

Propos du livre

Trois révo­lu­tions impor­tantes inflé­chirent le cours de l’histoire. La Révo­lu­tion cogni­tive donna le coup d’envoi à l’histoire voici quelque 70 000 ans. La Révo­lu­tion agri­cole l’accéléra voici envi­ron 12 000 ans. La Révo­lu­tion scien­ti­fique, enga­gée voici seule­ment 500 ans, pour­rait bien mettre fin à l’histoire et amor­cer quelque chose d’entièrement diffé­rent. Ce livre raconte comment ces trois révo­lu­tions ont affecté les êtres humains et les orga­nismes qui les accom­pagnent.

L’arrivée de l’homme

Ce qu’il faut avant tout savoir des hommes préhis­to­riques, c’est qu’ils étaient des animaux insi­gni­fiants, sans plus d’impact sur leur milieu que des gorilles, des lucioles ou des méduses

les Hommes sont victorieux

Le Sapiens, en revanche, ressemble plus au dicta­teur d’une répu­blique bana­nière. Il n’y a pas si long­temps, nous étions les oppri­més de la savane, et nous sommes pleins de peurs et d’angoisses quant à notre posi­tion, ce qui nous rend double­ment cruels et dange­reux. Des guerres meur­trières aux catas­trophes écolo­giques, maintes cala­mi­tés histo­riques sont le fruit de ce saut préci­pité.

Humour et comparaison

Tandis qu’un chim­panzé passe cinq heures à mâchon­ner de la nour­ri­ture crue, une heure suffit à un homme qui mange de la nour­ri­ture cuisi­née. L’apparition de la cuisine permit aux hommes de manger des aliments plus variés, de passer moins de temps à se nour­rir, et de le faire avec des dents plus petites et des intes­tins plus courts. Selon certains spécia­listes, il existe un lien direct entre l’apparition de la cuisine, le raccour­cis­se­ment du tube diges­tif et la crois­sance du cerveau. Les longs intes­tins et les gros cerveaux dévo­rant chacun de l’énergie, il est diffi­cile d’avoir les deux.

Sapiens et Neandertal

Une autre possi­bi­lité est que la concur­rence autour des ressources ait dégé­néré en violences et en géno­cide. La tolé­rance n’est pas une marque de fabrique du Sapiens. Dans les Temps modernes, une petite diffé­rence de couleur de peau, de dialecte ou de reli­gion a suffi à pous­ser un groupe de Sapiens à en exter­mi­ner un autre. Les anciens Sapiens auraient-ils été plus tolé­rants envers une espèce humaine entiè­re­ment diffé­rente ? Il se peut fort bien que la rencontre des Sapiens et des Nean­der­tal ait donné lieu à la première et la plus signi­fi­ca­tive campagne de nettoyage ethnique de l’histoire.

L’importance du bavardage

On pour­rait croire à une plai­san­te­rie, mais de nombreuses études corro­borent cette théo­rie du commé­rage. Aujourd’hui encore, la majeure partie de la commu­ni­ca­tion humaine – e-mails, appels télé­pho­niques et échos dans la presse – tient du bavar­dage. Celui-ci nous est si natu­rel qu’il semble que notre langage se soit préci­sé­ment déve­loppé à cette fin

Fonction du langage

La capa­cité de dire : « Le lion est l’esprit tuté­laire de notre tribu. » Cette faculté de parler de fictions est le trait le plus singu­lier du langage du Sapiens. On convien­dra sans trop de peine que seul l’Homo sapiens peut parler de choses qui n’existent pas vrai­ment et croire à six choses impos­sibles avant le petit déjeu­ner

L’importance de la fiction

Le secret réside proba­ble­ment dans l’apparition de la fiction. De grands nombres d’inconnus peuvent coopé­rer avec succès en croyant à des mythes communs. Toute coopé­ra­tion humaine à grande échelle – qu’il s’agisse d’un État moderne, d’une Église médié­vale, d’une cité antique ou d’une tribu archaïque – s’enracine dans des mythes communs qui n’existent que dans l’imagination collec­tive.

Réalité imaginaire plus forte que le réel

Depuis la Révo­lu­tion cogni­tive, les Sapiens ont donc vécu dans une double réalité. D’un côté, la réalité objec­tive des rivières, des arbres et des lions ; de l’autre, la réalité imagi­naire des dieux, des nations et des socié­tés. Au fil du temps, la réalité imagi­naire est deve­nue toujours plus puis­sante, au point que de nos jours la survie même des rivières, des arbres et des lions dépend de la grâce des enti­tés imagi­naires comme le Dieu Tout-Puis­sant, les États-Unis ou Google.

Les élites avec l’humour de l’auteur

Un exemple de choix est l’apparition répé­tée d’élites sans enfants telles que le clergé catho­lique, les moines boud­dhistes et les bureau­cra­ties chinoises d’eunuques. L’existence de pareilles élites va contre les prin­cipes les plus fonda­men­taux de la sélec­tion natu­relle puisque ces membres domi­nants de la société renoncent volon­tiers à la procréa­tion. Ce n’est pas en refi­lant le « gène du céli­bat » d’un pape à l’autre que l’Église catho­lique a survécu, mais en trans­met­tant les histoires du Nouveau Testa­ment et du droit canon

Supériorité sur les singes

On aurait cepen­dant tort de recher­cher les diffé­rences au niveau de l’individu ou de la famille. Pris un par un, voire dix par dix, nous sommes fâcheu­se­ment semblables aux chim­pan­zés. Des diffé­rences signi­fi­ca­tives ne commencent à appa­raître que lorsque nous fran­chis­sons le seuil de 150 indi­vi­dus ; quand nous attei­gnons les 1 500 – 2 000 indi­vi­dus, les diffé­rences sont stupé­fiantes. Si vous essayiez de réunir des milliers de chim­pan­zés à Tian’anmen, à Wall Street, au Vati­can ou au siège des Nations unies, il en résul­te­rait un chari­vari. En revanche, les Sapiens se réunissent régu­liè­re­ment par milliers dans des lieux de ce genre. Ensemble, ils créent des struc­tures ordon­nées – réseaux commer­ciaux ..

Connaissance de la nature

De nos jours, la grande majo­rité des habi­tants des socié­tés indus­trielles n’a pas besoin de savoir grand-chose du monde natu­rel pour survivre. Que faut-il vrai­ment savoir de la nature pour être infor­ma­ti­cien, agent d’assurances, profes­seur d’histoire ou ouvrier ? Il faut être féru dans son tout petit domaine d’expertise mais, pour la plupart des néces­si­tés de la vie, on s’en remet aveu­glé­ment à l’aide d’autres connais­seurs, dont le savoir se limite aussi à un minus­cule domaine d’expertise. La collec­ti­vité humaine en sait aujourd’hui bien plus long que les bandes d’autrefois. Sur un plan indi­vi­duel, en revanche, l’histoire n’a pas connu hommes plus aver­tis et plus habiles que les anciens four­ra­geurs.

Survivre en ce temps-là néces­si­tait chez chacun des facul­tés mentales excep­tion­nelles. L’avènement de l’agriculture et de l’industrie permit aux gens de comp­ter sur les talents des autres pour survivre et ouvrit de nouvelles « niches pour imbé­ciles ». On allait pouvoir survivre et trans­mettre ses gènes ordi­naires en travaillant comme porteur d’eau ou sur une chaîne de montage

Supériorité du fourrageur

De surcroît, côté corvées domes­tiques, leur charge était bien plus légère : ni vais­selle à laver, ni aspi­ra­teur à passer sur les tapis, ni parquet à cirer, ni couches à chan­ger, ni factures à régler. L’économie des four­ra­geurs assu­rait à la plupart des carrières plus inté­res­santes que l’agriculture ou l’industrie. De nos jours, en Chine, une ouvrière quitte son domi­cile autour de sept heures du matin, emprunte des rues polluées pour rejoindre un atelier clan­des­tin où elle travaille à longueur de jour­née sur la même machine : dix heures de travail abru­tis­sant avant de rentrer autour de dix-neuf heures faire son travail domes­tique.

Moins malade

De surcroît, n’étant pas à la merci d’un seul type d’aliment, ils étaient moins expo­sés si celui-ci venait à manquer. Les socié­tés agri­coles sont rava­gées par la famine si une séche­resse, un incen­die ou un trem­ble­ment de terre ruine la récolte.
Les anciens four­ra­geurs souf­fraient aussi moins des mala­dies infec­tieuses. La plupart de celles qui ont infesté les socié­tés agri­coles et indus­trielles (variole, rougeole et tuber­cu­lose) trouvent leurs origines parmi les animaux domes­ti­qués et n’ont été trans­mises à l’homme qu’après la Révo­lu­tion agri­cole.

L’homme arrive en Australie

Or, plus de 90 % de la méga­faune austra­lienne a disparu en même temps que le dipro­to­don. Les preuves sont indi­rectes, mais on imagine mal que, par une pure coïn­ci­dence, Sapiens soit arrivé en Austra­lie au moment précis où tous ces animaux mouraient de froid.

Si l’extinction austra­lienne était un événe­ment isolé, nous pour­rions accor­der aux hommes le béné­fice du doute. Or, l’histoire donne de l’Homo sapiens l’image d’un serial killer écolo­gique.

Les coupables, c’est nous. Mieux vaudrait le recon­naître. Il n’y a pas moyen de contour­ner cette vérité. Même si le chan­ge­ment clima­tique nous a aidés, la contri­bu­tion humaine a été déci­sive.

La révolution agricole

La révo­lu­tion agri­cole est l’un des événe­ments les plus contro­ver­sés de l’histoire. Certains de ses parti­sans proclament qu’elle a engagé l’humanité sur la voie de la pros­pé­rité et du progrès. D’autres soutiennent qu’elle est la voie de la perdi­tion. C’est à ce tour­nant, selon eux, que Sapiens s’arracha à sa symbiose intime avec la nature pour sprin­ter vers la cupi­dité et l’aliénation. Où qu’elle menât, c’était une voie sans retour. L’agriculture permit aux popu­la­tions une crois­sance si forte et si rapide qu’aucune société complexe ne pour­rait plus jamais subve­nir à ses besoins.

L’angoisse du paysan

Le paysan anxieux était aussi fréné­tique et dur à la tâche qu’une fourmi mois­son­neuse en été, suant pour plan­ter des oliviers dont ses enfants et petits-enfants seule­ment pres­se­raient l’huile, mettant de côté pour l’hiver ou l’année suivante des vivres qu’il mourait d’envie de manger tout de suite. Le stress de la culture fut lourd de consé­quences. Ce fut le fonde­ment de systèmes poli­tiques et sociaux de grande ampleur. Tris­te­ment, les paysans dili­gents ne connais­saient quasi­ment jamais la sécu­rité écono­mique dont ils rêvaient en se tuant au travail. Partout surgirent des souve­rains et des élites qui se nour­rirent du surplus des paysans

Richesse et révolutions

Et si aucun accord n’est trouvé, le conflit se propage – même si les entre­pôts regorgent de vivres. Les pénu­ries alimen­taires ne sont pas à l’origine de la plupart des guerres et des révo­lu­tions de l’histoire. Ce sont des avocats aisés qui ont été le fer de lance de la Révo­lu­tion fran­çaise, non pas des paysans famé­liques. La Répu­blique romaine attei­gnit le faîte de sa puis­sance au premier siècle avant notre ère, quand des flottes char­gées de trésors de toute la Médi­ter­ra­née enri­chirent les Romains au-delà des rêves les plus fous de leurs ancêtres. Or, c’est à ce moment d’abondance maxi­male que l’ordre poli­tique romain s’effondra .

L’importance de la religion

De toutes les acti­vi­tés humaines collec­tives, la violence est la plus diffi­cile à orga­ni­ser. Dire qu’un ordre social se main­tient à la force des armes soulève aussi­tôt une ques­tion : qu’est-ce qui main­tient l’ordre mili­taire ? Il est impos­sible d’organiser une armée unique­ment par la coer­ci­tion. Il faut au moins qu’une partie des comman­dants et des soldats croient à quelque chose : Dieu, l’honneur,

Les septiques

Le philo­sophe grec Diogène, fonda­teur de l’école cynique, logeait dans un tonneau. Un jour qu’Alexandre le Grand lui rendit visite, Diogène se prélas­sait au soleil. Alexandre voulut savoir s’il pouvait faire quelque chose pour lui, et le Cynique lui répon­dit : « Oui, en effet. Ôte-toi de mon soleil ! » Voilà pour­quoi les cyniques ne bâtissent pas d’empire, et pour­quoi un ordre imagi­naire ne saurait être main­tenu que si de grandes sections de la popu­la­tion – notam­ment, de l’élite et des forces de sécu­rité – y croient vrai­ment. Le chris­tia­nisme n’aurait pas duré deux mille ans si la majo­rité des évêques et des prêtres n’avaient pas cru au Christ

les femmes et les travaux de force

Beau­coup de femmes courent plus vite et soulèvent des poids plus lourds que beau­coup d’hommes. Secundo, et c’est des plus problé­ma­tiques pour cette théo­rie, les femmes ont été tout au long de l’histoire exclues surtout des tâches qui exigent peu d’effort physique (prêtrise, droit, poli­tique) et ont dû assu­mer de nombreux travaux manuels rudes aux champs, dans les arti­sa­nats et à la maison.

L’expérience communiste

L’expérience la plus ambi­tieuse et la plus célèbre de ce genre fut menée en Union sovié­tique : ce fut un échec lamen­table. En pratique, le prin­cipe du « chacun travaillait suivant ses capa­ci­tés et rece­vait suivant ses besoins » se trans­forma en « chacun travaillait aussi peu que possible pour rece­voir le plus possible »

La monnaie

La monnaie est donc un moyen d’échange univer­sel qui permet aux gens de conver­tir presque tout en presque tout. Le soldat démo­bi­lisé peut délais­ser la force muscu­laire pour se muscler la cervelle en utili­sant sa solde afin de payer ses droits d’inscription en fac. La terre peut se conver­tir en loyauté quand un baron vend des biens pour entre­te­nir sa suite. La santé peut se conver­tir en justice quand un méde­cin se sert de ses hono­raires pour recou­rir aux services d’un avocat – ou soudoyer un juge. Il est même possible de trans­for­mer le sexe en salut : ainsi les putains du xve siècle, quand elles couchaient avec des hommes pour de l’argent qu’elles utili­saient ensuite pour ache­ter des indul­gences à l’Église catho­lique.

Des chré­tiens et des musul­mans qui ne sauraient s’entendre sur des croyances reli­gieuses pour­raient néan­moins s’accorder sur une croyance moné­taire parce que, si la reli­gion nous demande de croire à quelque chose, la monnaie nous demande de croire que d’autres croient à quelque chose

L’importance de la religion

De nos jours, la reli­gion est souvent consi­dé­rée comme une source de discri­mi­na­tion, de désac­cord et de désunion. En vérité, pour­tant, elle a été le troi­sième grand unifi­ca­teur de l’humanité avec la monnaie et les empires. Les ordres sociaux et les hiérar­chies étant toujours imagi­naires, tous sont fragiles, et le sont d’autant plus que la société est vaste.

Reste que si l’on addi­tionne les victimes de toutes ces persé­cu­tions, il appa­raît qu’en trois siècles les Romains poly­théistes ne tuèrent pas plus de quelques milliers de chrétiens[1]. À titre de compa­rai­son, au fil des quinze siècles suivants, les chré­tiens massa­crèrent les chré­tiens par millions pour défendre des inter­pré­ta­tions légè­re­ment diffé­rentes d’une reli­gion d’amour et de compas­sion.

Lors du massacre de la Saint-Barthé­lemy, entre 5 000 et 10 000 protes­tants trou­vèrent la mort en moins de vingt­quatre heures. Quand le pape apprit la nouvelle à Rome, sa joie fut telle qu’il orga­nisa des prières de liesse pour célé­brer l’occasion et char­gea Gior­gio Vasari de faire une fresque du massacre dans une salle du Vati­can (aujourd’hui inac­ces­sible aux visiteurs[2]). Plus de chré­tiens moururent de la main d’autres chré­tiens au cours de ces vingt-quatre heures que sous l’Empire romain poly­théiste tout au long de son exis­tence.

La révolution scientifique

La Révo­lu­tion scien­ti­fique a été non pas une révo­lu­tion du savoir, mais avant tout une révo­lu­tion de l’ignorance. La grande décou­verte qui l’a lancée a été que les hommes ne connaissent pas les réponses à leurs ques­tions les plus impor­tantes. Les tradi­tions prémo­dernes du savoir comme l’islam, le chris­tia­nisme, le boud­dhisme et le confu­cia­nisme affir­maient que l’on savait déjà tout ce qu’il était impor­tant de savoir du monde.

Mortalité enfantine

la reine Elea­nor eut seize enfants entre 1255 et 1284 : 1. Fille anonyme née en 1255, morte à la nais­sance. 2. Cathe­rine, morte à 1 ou 3 ans. 3. Joan, morte à 6 mois. 4. John, mort à 5 ans. 5. Henry, mort à 6 ans. 6. Elea­nor, morte à 29 ans. 7. Fille anonyme morte à 5 mois. 8. Joan, morte à 35 ans. 9. Alphonso, mort à 10 ans. 10. Marga­ret, morte à 58 ans. 11. Beren­ge­ria, morte à 2 ans. 12. Fille anonyme morte peu après la nais­sance. 13. Mary, morte à 53 ans. 14. Fils anonyme mort peu après la nais­sance. 15. Eliza­beth, morte à 34 ans. 16. Édouard. Le plus jeune, Édouard, fut le premier des garçons à survivre aux dange­reuses années de l’enfance

L’horreur du monde moderne

Pire encore fut le destin des indi­gènes de Tasma­nie. Ayant survécu à 10 000 ans de splen­dide isole­ment, ils furent tous élimi­nés : un siècle après l’arrivée de Cook, hommes, femmes et enfants avaient disparu jusqu’au dernier. Les colons euro­péens commen­cèrent par les refou­ler des parties les plus riches de l’île, puis, convoi­tant même les parties déser­tiques restantes, ils les traquèrent et les tuèrent systé­ma­ti­que­ment

Une blague (drôle)

Un jour qu’ils s’entraînaient, les astro­nautes tombèrent sur un vieil indi­gène améri­cain. L’homme leur demanda ce qu’ils fabri­quaient là. Ils répon­dirent qu’ils faisaient partie d’une expé­di­tion de recherche qui allait bien­tôt partir explo­rer la Lune. Quand le vieil homme enten­dit cela, il resta quelques instants silen­cieux, puis demanda aux astro­nautes s’ils pouvaient lui faire une faveur. « Que voulez-vous ? – Eh bien, fit le vieux, les gens de ma tribu croient que les esprits saints vivent sur la Lune. Je me deman­dais si vous pouviez leur trans­mettre un message impor­tant de la part des miens. – Et quel est le message ? » deman­dèrent lesas­tro­nautes. L’homme marmonna quelque chose dans son langage tribal, puis demanda aux astro­nautes de le répé­ter jusqu’à ce qu’ils l’aient parfai­te­ment mémo­risé. « Mais qu’est-ce que ça veut dire ? – Je ne peux pas vous le dire. C’est un secret que seuls sont auto­ri­sés à savoir notre tribu et les esprits de la Lune. » De retour à leur base, les astro­nautes ne ména­gèrent pas leurs efforts pour trou­ver quelqu’un qui sût parler la langue de la tribu et le prièrent de traduire le message secret. Quand ils répé­tèrent ce qu’ils avaient appris par cœur, le traduc­teur partit d’un grand éclat de rire. Lorsqu’il eut retrouvé son calme, les astro­nautes lui deman­dèrent ce que ça voulait dire. L’homme expli­qua. Ce qu’ils avaient si méti­cu­leu­se­ment mémo­risé voulait dire : « Ne croyez pas un seul mot de ce qu’ils vous racontent. Ils sont venus voler vos terres. »

L’esclavage

Dix millions d’esclaves afri­cains, dont près de 70 % pour les plan­ta­tions de canne à sucre. Les condi­tions de travail étaient abomi­nables. La plupart avaient une vie brève et misé­rable. Des millions d’autres moururent au cours des guerres menées pour les captu­rer ou au cours du long voyage du cœur de l’Afrique aux côtes de l’Amérique. Tout cela pour que les Euro­péens sucrent leur thé et mangent des bonbons… et que les magnats du sucre empochent d’énormes profits

Le consumérisme

L’obésité est une double victoire pour le consu­mé­risme. Au lieu de manger peu, ce qui provo­que­rait une réces­sion écono­mique, les gens mangent trop puis achètent des produits diété­tiques – contri­buant ainsi double­ment à la crois­sance écono­mique.

Le temps

En 1784 commença à opérer en Grande-Bretagne un service de voitures avec des horaires publics : ceux-ci n’indiquaient que l’heure de départ, pas celle d’arrivée. En ce temps-là, chaque ville ou chaque bourg avait son heure locale, laquelle pouvait diffé­rer de celle de Londres d’une bonne demi-heure. Quand il était midi à Londres, il pouvait être 12 h 20 à Liver­pool et 11 h 50 à Canter­bury. Comme il n’y avait ni télé­phones, ni radio, ni télé­vi­sion, et pas de trains rapides, qui pouvait savoir, et qui s’en souciait[2] ? 

L’importance de l’état

L’État prête aussi une atten­tion plus soute­nue aux rela­tions fami­liales, surtout entre parents et enfants. Les parents sont obli­gés d’envoyer leurs enfants à l’école. L’État peut prendre des mesures contre les parents parti­cu­liè­re­ment abusifs ou violents. Au besoin, il peut même les jeter en prison ou placer leurs enfants dans des familles nour­ri­cières. Il n’y a pas si long­temps, l’idée que l’État doive empê­cher les parents de battre ou d’humilier leur progé­ni­ture eût été balayée d’un revers de main comme une idée ridi­cule et inap­pli­cable. Dans la plupart des socié­tés, l’autorité paren­tale est sacrée.

Abécédaire des auteurs

Ackroyd (Peter) (Trois frères 23 mais 2015.)

Adam (Olivier) (le Cœur Régu­lier 22 septembre 2010) (Poids léger 24 mars 2016)

Adams (Richard) (Water­ship Down 30 septembre 2016)

Adiga (Aravind) (Le Tigre Blanc 22 mai 2010)

Alan­gui­lan (Gerry) (Elmer 5 décembre 2014)

Alcoba (Laura) (le bleu des abeilles 11 mai 2017)

Alexie (Sher­man) (le premier qui pleure a perdu 27 juillet 2009)

Alexie­vitch (Svet­lana) (La fin de l’homme rouge 18 janvier 2014)

Al Khamissi (Khaled) (Taxi 14 mai 2011)

Alliot (David) (Céline, idées reçues sur un auteur sulfu­reux 2 août 2011)

Amadou Amal (Djaili) (Wallaande, l’art de parta­ger un mari 3 mai 2015)

Ambjørn­sen (Ingvar) (Potes pour la vie 22 décembre 2014, Elling 28 janvier 2015)

Antoine (Amélie) (Quand on n’a que l’amour 31 juillet 2017)

Appe­feld (Aharon) (L’histoire d’une vie 22 juillet 2010)

Appeyri (Yann) (Farrago 15 août 2009)

Arditi (Metin) (Loin des Bras ; 19 novembre 2009) (Prince d’orchestre 30 octobre 2012) (L’enfant qui mesu­rait le monde 10 août 2017)

Arnaud (Emma­nuel) (Le théo­rème de Kropst 12 février 2012)

Aslam (Nadeem) (Le jardin de l’aveugle 30 septembre 2013)

Assou­line (Pierre) (Les invi­tés 27 aout 2009, Le portrait 27 aout 2009)

Atkin­son (Kate) (Dans les coulisses du musées 24 janvier 2010) (Une vie après l’autre 25 juillet 2016)

Aubry (Gwenaëlle) (Personne 24 décembre 2009)

Azze­dine (Saphia) (Mon père est femme de ménage 7 novembre 2011)

B

Ba (Omar) (je suis venu, j’ai vu, je n’y crois plus 27 juillet 2009)

Badel (Ronan) ( loup gris  1 septembre 2017)

Bake­well (Sarah) (Comment Vivre 30 mars 2015)

Baltas­sat (Jean-Daniel) (Le Divan de Staline 8 septembre 2013)

Banks (Russell) (Un Membre perma­nent de la Famille 20 mars 2015)

Barbery (Muriel) (L’élégance du Héris­son 25 août 2009)

Baron (Cécile) (Le Louvre inso­lent 6 juin 2016)

Barrows (Annie) (Le cercle de mangeurs d’épluchures de patates 27 août 2009)

Barry (Sébas­tian) (Le testa­ment caché 27 octobre 2009)

Bartol (Vladi­mir) (Alamut 9 aout 2015)

Bass (Olivier) (La musique des Kergue­len 17 janvier 2012)

Bauchau (Henry) (L’enfant bleu 27 juillet 2009)

Baudouin (Jacques) (Petit Mao 23 avril 2010)

Baus­sant (Philippe) (Le roi se lève aussi 27 juillet 2009)

Bave­rez (Nico­las) (après le déluge 22 octobre 2009)

Beins­tin­gel (Thierry) (Ils désertent 16 octobre 2014)

Bello (Antoine) (Les funam­bules 24 novembre 2009) (Ada 12 décembre 2016)

Bena­meur (Jeanne) (Les Insur­rec­tions Singu­lières 12 novembre 2012)

Bena­quista (Tonino) (Homo Erec­tus 14 mai 2011) (Roma­nesque 7 novembre 2016)

Benke­moun (Brigitte) (Albert le Magni­fique 12 janvier 2017)

Bennett (Alan) (La dame à la Camion­nette 3 juin 2014)

Bentoumi (Farid) (Good Luck Algé­ria 4 mars 2016)

Besson (Philippe) (Retour parmi les hommes 14 avril 2011)

Bernard (Michel) (Les Forêts de Ravel 18 mai 2015) (Deux remords de Claude Monet 23 septembre 2016)

Bertin (Charles) (la petite dame en son jardin de Bruges 22 juillet 2012)

Berton (Benja­min) (La Chambre à Remon­ter le Temps 2 décembre 2011)

Beuglet (Nico­las) (Le Cri 19 juin 2017)

Birgis­son (Berg­sveinn) (La lettre à Helga 16 octobre 2013)

Bihel (Frédé­ric)( Exauce-nous 27 juillet 2009)

Bizouerne (Gilles) (Loup gris 1 septembre 2017)( Pierre et la sorcière 1 septembre 2017)

Bizot (Véro­nique) (Mon couron­ne­ment 22 mai 2010) ( Un avenir 18 novembre 2011)

Blake (Stépha­nie) ( Caca boudin 2 février 2017)

Blank (Sébas­tien) (L’un et l’autre 24 janvier 2010)

Bleys (Olivier) (Le fantôme de la Tour Eiffel 28 juillet 2015)

Blon­del (Jean-Philippe) (Au Rebond 27 octobre 2007) (G229 24 mai 2017) (Juke box 24 mai 2017)

Blun­dell (Judy) (Ce que j’ai vu et pour­quoi j’ai menti 15 août 2012)

Bois­ro­bert (Anouk) (Dans la forêt du Pares­seux 2 février 2017)

Boltansky (Chris­tophe) (La cache 3 décembre 2015))

Bombar­dier (Denise) (une enfance à l’eau bénite 4 janvier 2014)

Boncenne (Colombe) (Comme Neige 30 mai 2016)

Bondoux (Anne-Laure) (le Temps des Miracles 27 juillet 2009) (Pépites 11 janvier 2016) (Et je danse Aussi 28 janvier 2016)

Bonnet (Laurent) ( Bordeaux, Carnet de Voyage 19 octobre 2012)

Bose (Buddha­deva) (la fille de nos rêves 21 janvier 2012)

Bouraoui (Nina)( Stan­dard 7 février 2014)

Bour­bon Parme (de) (Amélie) (Le secret de l’Empereur 29 mai 2017)

Bour­deaut (Olivier) (En atten­dant Bojangles 18 avril 2016)

Bour­geau (Vincent) (Au Secours Sortez moi de là 2 février 2017)

Boyd (William) (L’attente de l’Aube 21 août 2013)(Orages Ordi­naires 22 juin 2012)

Boyden (Joseph) (Le chemin des âmes 27 août 2009) (Les saisons de la soli­tude 24 septembre 2009)

Bragde (Anna B.)(Zona Frigida 14 novembre 2014)

Bredin (Jean-Denis) (L’affaire 19 juin 2015)

Brink (André) (Une saison blanche et sèche 24 janvier 2014)

Brocas Sophie (le cercle des femmes 29 mars 2016)

Brooks (Géral­dine) (Le livre d’Hanna 10 novembre 2009) (la soli­tude du docteur March 29 septembre 2010)

Bryson (Bill) (Ameri­can rigo­los 22 août 2012) (Motel Blues 12 septembre 2012) (une histoire de tout ou presque 28 septembre 2012) (Shakes­peare anti­bio­gra­phie 5 janvier 2013) (Nos voisins du dessous 18 janvier 2013) (Une Histoire du monde sans sortir de chez moi 19 juillet 2014)

Burton (Jessie) (Minia­tu­riste 16 juin 2015)(Les filles au lion 21 septembre 2017)

C

Calvetti (Paola) ( L’Amour est à la lettre A 8 février 2016)

Capus (Alex) (Le faus­saire, l’espionne et le faiseur de bombes 7 septembre 2015)

Carerre (Emma­nuel) (D’autres vies que la mienne 16 septembre 2006) (Un Roman Russe 22 mars 2017)

Carlain (Noé) (les nouveaux dino­saures 13 novembre 2011)

Carle­ton (Jetta) (Les fleurs de Lune 24 décembre 2009) mars

)assidy (Anne) (Inno­cents 24 novembre 2009)

Cathrine (Arnaud)(Edvar Munch L’enfant terrible de la pein­ture 23 avril 2010)

Cauuet (Paul)( Les vieux four­neaux tome 1 15 décembre 2014)

Cayre (Hanne­lore) (La Daronne 28 août 2017)

Céline (Louis-Ferdi­nand) (Voyage au Bout de la Nuit 14 aout 2011)

Cendres (Axl) (la drôle de vie de Bibow Bradwley 19 décembre 2013)

Cestac (Florence) (Un amour exem­plaire 8 octobre 2015)

Ceylan (Nuri Bilge) (Il était une fois l’Anatolie , 28 janvier 2012)

Chalen­don (Sorj) (Retour à Killy­begs 17 novembre 2011) (Le quatrième mur 26 novembre 2013) (Profes­sion du père 13 février 2017) (Le jour d’avant 9 novembre 2017)

Chang (Kang Myoung) ( Parce que je déteste la Corée 10 décembre 2017)

Chast (Roz) (Est ce qu’on peut parler d’autre chose, 7 mars 2016)

Châte­let (Noëlle) (Au Pays des Vermeilles 26 novembre 2009)

Chau­veau (Sophie) (Noce de Char­bon 1 février 2014)

Charles (Maryse et Jean-Fran­çois) (Far Away 10 octobre 2012)

Ches­nel (Fanny) (Une jeune fille au cheveux blancs 14 juin 2011)

Ches­not (Chris­tian) (Qatar : le sacret du coffre fort 19 mai 2014)

Cheva­lier (Tracy) (Prodi­gieuses Créa­tures , 14 aout 2011) (Le Réci­tal des Anges 13 janvier 2015)

Chia­rello (Fanny) (Une faiblesse de Carlotta Delmont 14 avril 2016)

Chirousse (Myriam) (Miel et Vin 15 avril 2010)

Choplin (Antoine) (L’incendie 13 mars 2015)

Chou­kri (Moham­med) (Le pain nu 8 mai 2017)

Cipolla (Carlo M.) (les lois de la stupi­dité humaine 7 mai 2012)

Clarke (Brock) (guide des incen­diaires des maisons d’écrivains 23 novembre 2009)

Clau­del Philippe (Tous les soleil film 14 avril 2011) (L’arbre au pays Toraja 21 avril 2016)

Clemen­ceau (Fran­çois) (Vivre avec les Améri­cains 24 janvier 2010)

Clement (Jenni­fer) (Prières pour celles qui furent volées 9 mars 2015)

Cloa­rec (Fran­çoise) (L’indolente le mystère de Marthe Bonnard 19 janver 2017)

Coe (Jona­than) (La pluie avant qu’elle ne tombe 23 avril 2010) (expo 58 6 avril 2014)

Cohen Hadria (Victor) (les trois saisons de la rage 3 décembre 2011)

Coher (Sylvain) (Nord Nord Ouest 10 avril 2015)

Coman (Caro­lyn)( Céleste et la banque des rêves 25 janvier 2013)

Commengé (Béatrice) (Le Paris de Modiano 14 août 2017)

Confiant (Raphaël) (Rue des Syriens 6 mars 2017)

Conroy (Pat) ( Le Prince des Marées 4 avril 2016) ( la mort de Santini 14 septembre 2017)

Constan­tine (Barbara) (Tom petit Tom tout petit Homme Tom 24 février 2010)

Cook (Eileen) (Ne dites pas à ma mère .. 5 juilet 2012)

Cook (Kenneth) (à coups redou­blés 23 avril 2010) (la vengeance du Wombat 23 avril 2010) ( Le Koala Tueur 22 Mai 2010)

Cordier (Daniel) (Alias Cara­calla 25 décembre 2009)

Cossery (Albert) (Mendiants et Orgueilleux 5 mais 2016)

Court­ney Sulli­van (Julie) (Maine 14 aout 2014)

Crown (Jona­than) (Sirius 13 juin 2016)

Curiol (Céline) (Les vieux ne pleurent jamais 7 avril 2016)

Cush­man (Karen) (Le livre de Cathe­rine 24 février 2010)

Czapski (Joseph) (Proust contre la déchéance 5 juin 2017)

D

Damas (Gene­viève) (Si tu passes la rivière 25 avril 2015)

Daoud (Kamel) (Meur­sault Contre-Enquête 4 novembre 2014)

David (Michel) (Un bonheur si fragile 11 juin 2015)

David­sen (Leif) (à la recherche d’Hemingway 24 juin 2010)

Davo­deau (Etienne) (Le chien qui louche et les Igno­rants 21 septembre 2014)

Davri­chewy (Kéthé­vane) (Les Sépa­rées 4 avril 2012) (Quatre Murs 15 mars 2014) (La mer noire 14 avril 2017)

Deghelt (Frédé­rique) (La grand mère de Jade 14 janvier 2011)

Dela­court (Grégoire) (la liste de mes envies 4 janvier 2013)

Dela­motte (Isabelle) (le roman de Jeanne à l’ombre de Zola 24 novembre 2009)

Dele­croix (Vincent) (La chaus­sure sur le toit 27 août 2009)

Delisle (Guy) (Les Chro­niques de Jéru­sa­lem 5 février 2012)

De Luca (Erri) (le jour d’avant le bonheur 23 février 2012) (le tort du soldat 18 aout 2014)

De Vigan (Delphine) (No et moi 27 août 2009)

Depestre (René) (Hadriana dans tous mes rêves 20 février 2010)

Desarthe (Agnès) (Le Rempla­çant 20 août 2009) (Ce cœur chan­geant 29 février 2016)

Despentes (Virgine) (Apoca­lypse Bébé 21 novembre 2010)

Destre­mau (Yolaine) (White noise 24 février 201)

Detam­bel (Régine) ( Trois ex 17 mai 2017 )

D’Halluin (Bruno) (L’égaré de Lisbonne 3 aout 2015) (Jon l’Islandais 2 novembre 2015)

Dicker (Joël) (La Vérité sur l’affaire Harry Quebert 1 décembre 2009)

Didier­laurent (Jean-Paul) Le liseur du 6H27 26 décembre 2016)

Dilies (Abélard tome 1 et 2, 11 juillet 2016)

Dongala (Emma­nuel) (Photo de groupe au bord du fleuve 14 juin 2011)

Donner (Chris) (Mes débuts dans l’art 20 novembre 2014)

Douglas (Louise) (Nos mensonges 10 décembre 2014)

Dowd (Siob­han) (L’étonnante dispa­ri­tion de mon cousin Salim 2 octobre 2009)

Doyle (Roddy) (The Commint­ments 25 octobre 2017)

Drey­fus (Pauline) (Ce sont des choses qui arrivent 18 décembre 2014)

Dryansky (Joanne et Gerry) (L’extraordinaire histoire de Fatima Mansour 22 mai 2010)

Dudek (Arnaud) (Une plage au pôle nord 8 mai 2015)

Duenas (Maria) ( L’espionne de Tanger 3 octobre 2016)

Dugain (Marc) (L’insomnie des étoiles 14 février 2011)

Dune­ton (Claude) (Rires d’hommes entre deux pluies 16 novembre 2011)

Dupont-Monod (Clara) ( le roi disait que j’étais le diable 25 février 2015)

Duro­selle (Jean-Baptiste) (La grande guerre des Fran­çais 19141918 30 mai 2012)

Duroy (Lionel) (Le chagrin 15 septembre 2011)

Duteurtre (Benoît) (Les pieds dans l’eau 27 juiller 2009) (Le Retour du Géné­ral 22 mai 2010) (l’Ordinateur du Para­dis 8 décembre 2014) (Livre pour adulte 21 août 2017)

E

El Aswany (Alaa) (L’immeuble Yacou­bian 14 avril 2011)

Éliard (Astrid) (Danser 19 août 2017)

Ellis (Mary Relindes) (Wiscon­sin 5 octobre 2015)

Eltcha­ni­noff (Michel) (Dans la tête de Vladi­mir Poutine 22 juin 2015)

Eper­noux (Fran­çois d ») (Le réveil du Cœur 4 avril 2014)

Ernaux (Annie) (L’autre Fille 14 avril 2011) (Une Femme 17 décembre 2015)

Esqui­vel (Laura) (Choco­lat amer 25 mai 2010)

Etkind (Efim) (La traduc­trice 11 janvier 2014)

F

Fabcaro (Zaï Zaï Zaï Zaï 22 février 2016)

Fadelle (Joseph) (le prix à payer 25 mai 2013)

Fargues (Nico­las) (La ligne de cour­toi­sie 3 avril 2012)

Faye (Eric) (Éclipses japo­naises 20 février 2017)

Fermine (Maxence) (Neige 19 novembre 2012)

Fernan­dez (Domi­nique) (Ramon 27 aout 2006)

Ferrante (Elena) (l’amie prodi­gieuse 4 juillet 2016)

Ferrari (Jérôme) (le Sermon sur la chute de Rome 30 août 2013)

Ferrier (Fran­çois) (Le Louvre inso­lent 6 juin 2016)

Filhol (Elisa­beth) (La Centrale 24 février 2010)

Finn (Anne) (Le tyran domes­tique 14 janvier 2011)

Flagg (Fanny) (Miss Alabama et ses petits secrets 29 août 2016)

Flau­bert (Gustave) (Madame Bovary  7 janvier 2016)

Foen­ki­nos (David) (La déli­ca­tesse 26 novembre 2009) (Nos sépa­ra­tions 23 avril 2010) (Les souve­nirs 15 octobre 2011) (Char­lotte 5 janvier 2015)

Fonta­nel (Sophie) (Gran­dir 14 janvier 2011)

Fotto­rino (Eric)( Chevro­tine 15 octobre 2014) (Korsa­kov 13 février 2015)

Fourest (Caro­line) (Libres de le dire 23 avril 2010)

Four­nel (Paul) (La liseuse 22 mars 2012)

Four­nier (Jean-louis) (Veuf 14 avril 2012) (Ma mère du Nord 10 mars 2013) (Mon Autopsie 20 octobre 2017)

Fran­ces­chi (Patrice) (Première personne du singu­lier 11 octobre 2016)

Freche (Emilie) (Chou­kette 23 avril 2010)

Fren­kel (Fran­çoise) (Rien où poser sa tête 28 avril 2016)

Fryd­man (Régine) (J’avais huit ans dans le ghetto de Varso­vie 11 octobre 2013)

G

Gagnon (Pierre) (Mon vieux et moi 21 novembre 2010)

Gaiman (Neil) (Pour­quoi notre futur dépend des biblio­thèques et de notre imagi­na­tion 25 janvier 2016)

Gambe­rini (Gabrielle) (Far-Away 10 octobre 2012)

Gardam( Jane) (Le Maître des Appa­rences 7 décembre 2015)

Garde (Fran­çois) (L’effroi 6 février 2017)

Garnier (Pascal) (Le grand loin 12 janvier 2014)

Gardere (Michel) (mille milliards de pas 15 décembre 2013)

Garrigue (Roland) (Pierre et la sorcière 1 septembre 2017)

Gary (Romain) (la promesse de l’aube 25 mai 2012)

Gaus­sel (Alain) (Les quatre loups 1 septembre 2017)

Gauz (Debout-Payé 10 novembre 2014)

Germain (Sylvie) (Chan­son des mal-aimants 24 décembre 2009)

Gestern (Hélène) (Eux sur la photo 12 juillet 2012)

Ghosh (Amitav) (Le pays des marées 27 juillet 2009)

Gilbert (Muriel) (Au bonheur des Fautes 29 Avril 2017)

Gior­dano (Paolo) (La soli­tude des nombres premiers 27 octobre 2009)

Glas­furd (Guine­vere) (les mots entre mes mains 27 février 2017)

Goby (Valen­tine) (Kinder Zimmer 24 mars 2014)

Goddar Jones (Holly) (Kentu­cky Song 5 novembre 2015)

Goudi­neau (Chris­tian) (le procès de Valé­rius Atti­cus 2 octobre 2012)

Gran (Iegor) (L’écologie en bas de chez moi 14 avril 2011) (Ipso facto 9 janvier 2017)

Green­blatt (Stephen) (Quatro­cento 24 novembre 2014)

Grim­bert (Philippe) (La mauvaise rencontre 4 février 2015)

Grind­ley( Sally) (Chht 2 février 2017)

Gudule (Anne Duguël) (L’amour en chaus­settes 26 novembre 2009)

Guégan (Gérard) (Qui dira les souf­frances d’Aragon 13 mai 2015)

Guenas­sia (Jean-Michel) (Le club des incor­ri­gibles opti­mistes 27 octobre 2009) (la vie rêvée d’Ernesto « G » 16 novembre 2012) (La valse des arbres et du ciel 16 janvier 2017)

Guez (Olivier) ( La dispa­ri­tion de Josef Mengele 3 novembre 2017)

Guezen­nec (Xavier) (Une éton­nante consul­ta­tion 3 avril 2015)

Guinot (Valé­rie) (Azilis l’épée de la liberté 24 janvier 2010)

H

Haddon (Mark) (Le bizarre inci­dent du chien pendant la nuit 23 janvier 2015)

Hahn (Cyril) (Dehors les monstres 1 septembre 2017)

Halter (Marek) (L’inconnu de Biro­bid­jan 25 août 2013)

Haenel (Yannick) (Jan Karski 24 janvier 2010)

Haff­ner (Sebas­tian) (L’histoire d’un Alle­mand 22 juillet 2010)

Hansen (Thor­kild) ( La mort en Arabie Heureuse 19 septembre 2016)

Harari (Yuval Noah) ( Sapiens. Une brève histoire de l’humanité 10 juillet 2017) (Homo Deus une brève histoire de l’avenir 27 octobre 2017)

Harbach (Chad) (L’art du jeu 28 août 2013)

Harding (Thomas) (Hanns et Rudolf 14 février 2014)

Harris (Robert) (D 20 janvier 2015)

Harri­son (Jim)( Les jeux de la nuit 21 novembre 2010)

Haruf (Kent) (Nos âmes la nuit 5 décembre 2016)

Haushof­fer (Marlene) (Le mur invi­sible 20 août 2012)

Hautière (Abélard tome 1 et 2, 11 juillet 2016)

Hawes (James) (Pour le meilleur et pour l’empire 19 décembre 2016)

Heaber­lin (Julia) (Ainsi fleu­rit le mal 30 janvier 2017)

Heyns (Michiel) (Jours d’enfance 22 septembre 2010)

Hislop (Victo­ria) (l’île des oubliés 7 septembre 2013)

Hoff­mann (Stéphane) (Les autos tampon­neuses 25 juillet 2013)

Hofman (Gene­viève) (Histoire de pains , un simple mélange de farine et d’eau 9 novembre 2015 )

Hogan (Ruth) (Le gardien des choses perdues 1 juin 2017)

Hooper (Mary) (la messa­gère de l’au-delà 27 juillet 2009)

Hope (Anna) (Le Chagrin des Vivants 28 novembre 2016)

Hornby (Nick) (Funny Girl 1° février 2016)

Hornby (Gill) (Tous en chœur 5 décembre 2017)

Houel­le­becq (Michel) (La carte et le terri­toire 21 novembre 2010)

Hubell (Sue) (Une année à la campagne 27 juillet 2009)

Hugue­nin (Cécile) (Alzhei­mer mon amour 14 août 2011)

Humbert (Fabrice) ( L’origine de la violence 14 janvier 2011) (La fortune de Sila 22 novembre 2012)

Hunt (Laird) (Neve­rhome 2016)

Hust­vet (Siri) (Un été sans les hommes 11 novembre 2011)

Huxley (Aldous) (Tour du monde d’un scep­tique 28 decembre 2013)

I

Indri­da­son (Arna­dur) (Le duel 12 mars 2014)

Isaac­son (Walter) (Steve Jobs 6 mars 2013)

Ishi­guro (Kazuo) (Auprès de moi toujours 22 septembre 2010)

J

Jacob (Fabienne) (les séances 26 janvier 2017)

Jamie (Kath­leen) (Dans l’œil du faucon 16 juillet 2015)

Jani­kovszky (Eva) (Moi si j’étais Grand 6 novembre 2011)

Jans­son (Tove) (Le livre d’un été 25 juillet 2014)

Jarry (Isabelle) (Magique aujourd’hui) 31 décembre 2015

Jenni (Alexis) (L’art fran­çais de la guerre 8 mai 2012)

Jensen (Cars­ten) (Nous les noyés 15 septembre 2011)

Jeru­salmy (Raphaël) (Sauver Mozart 14 octobre 2013)

John­son(M Doro­thy) ( Quand toi et moi étions jeunes, White­fish 3 mars 2016)

Jonas­son (Jonas) (le vieux qui ne voulait pas fêter son anni­ver­saire 15 novembre 2001)

Jonquet (Thierry) (Le bal des Débris 15 février 2011)

Josse (Gaëlle) (Le dernier gardien d’Ellis Island 16 mars 2016)

Juhel (Fabienne) (Les oubliés de la Lande 11 février 2013)

K

Kacha­chi (Inaam) (Disper­sés 23 mai 2016)

Kaddour (Hédi) (Savoir vivre 22 mai 2010)

Kalda (Katrina) (Arith­mé­tique des Dieux 28 août 2014)

Kalman Stefans­son (Jon) (Entre ciel et terre 22 mai 2010)

Kapus­cinski (Ryszard) (Ébène aven­tures afri­caines 23 juillet 2012)

Kashua (Sayed) (La deuxième personne 18 mars 2012)

Kasi­schke (Laura) (En un monde parfait 21 novembre 2010)

Kasmai (Sorour) (un jour avant la fin du monde 29 octobre 2015)

Keegan (Claire) (les trois lumières 14 juin 2011)

Keran­gal (Maylis de) (Répa­rer les vivants 30 mars 2014)

Keret (Etgar) (Sept années de bonheur 28 décembre 2015)

Kerr (Philip) (La trilo­gie berli­noise 2 juillet 2010)

Khaza­nov (Boris) (L’heure du Roi 2 janvier 2011)

King­slo­ver (Barbara) (L’arbre aux hari­cots 14 décembre 2015)

Klem­pe­rer (Victor) (LTI la langue du III° Reich 3 octobre 2017)

Koch (Herman) (le dîner 5 décembre 2011)

Koest­ler Arthur (Des voleurs dans la nuit 1 août 2017)

Konate (Moussa) (L’empreinte du Renard 24 avril 2016)

Krapu (Solja) (Hors-Service 16 juin 2017

Krauss (Nicole) (L’histoire de l’amour 11 octobre 2017)

Kuhl­mann (Marie) (les frères Amish 22 janvier 2014)

L

Lafer­riere (Dany) (L’énigme du retour 4 octobre 2009) (Tout bouge autour de moi 14 juin 2011) (Chro­nique de la dérive douce 7 janvier 2014)

Lafon (Marie-Hélène) (L’annonce 26 novembre 2009) (Joseph 30 octobre 2014)

Lafon (Lola) (La petite commu­niste qui ne souriait jamais 21 février 2015)

Lagier (Pierre) (Fais de beaux rêves 22 mai 2010)

Lamb (Wally) (la puis­sance des vain­cus 18 novembre 2017)

)ansens (Lori) (Un si joli visage 27 janvier 2012)

Larsen (Reif) (L’extravagant voyage du jeune et prodi­gieux TS Spivet 28 avril 2012)

Larson (Erik) (Dans le Jardin de la Bête 1 décembre 2013)

Lars­son (Björn) (Le rêve du philo­logue 14 mai 2011)

Lars­son (Stieg) (Millé­nium 1 2 et 3 7 juillet 2012)

Laurens (Camille) (Celle que vous croyez 11 avril 2016)

Le Callet (Blan­dine) (La balade de Lila K 14 février 2011)

Lee (Harper) (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur 24 janvier 2010)

Legar­di­nier (Gilles) (Demain j’arrête 29 janvier 2012)

Le Huche (Magali) (Paco et l’orchestre, Paco et la fanfare 31 août 2015) (Paco et Mozart 2 février 2017)

Lemaitre (Pierre) (Au revoir là-haut 26 novembre 2015)

Leon (Donna) (De sang et d’Ebène 24 novembre 2009)

Leprince (Pierre-Yves) (Les enquêtes de Monsieur Proust 28 novembre 2014)

Leroy (Gilles) (Zola Jack­son 22 mai 2010)

Le Tellier (Hervé) (Assez parlé d’amour 23 avril 2010)

Levi (Mario) (Istan­bul était un conte 14 mai 2011)

Levine (A – James) (Bingo’s Run 5 mars 2015)

Levi­son (Iain) ( Une canaille et demie, 5 septembre 2012) (Ils savent tout de vous,  14 janvier 2016)

Levi-Strauss (Monique) (Une enfance dans la gueule du loup 11 septembre 2014)

Levy (Didier) (Mordi­cus 1 septembre 2017)

Lewis (Roy) (Pour­quoi j’ai mangé mon père 14 février 2011)

Lewy­cka (Marina) (Les adhé­sifs dans le monde moderne 14 juin 2011)

Leys L (Dans l’enfer des foyers 4 juin 2015)

Li (Chi) (Les senti­nelles des blés 6 octobre 2014)

Ligier (Chris­tian) (Il se mit à courir le long du rivage 23 avril 2010)

Littell (Robert) (L’Hirondelle avant l’orage 27 août 2009)

Louis (Édouard) (En finir avec Eddie Belle­gueule 11 avril 2014)

Lupano (Wilfrid) (Les vieux four­neaux 15 décembre 2014)

M

Maban­ckou (Alain) (Black Bazar 27 août 2009)

Maison­neuve (Emma­nuelle) (Dans les branches 12 mai 2016)

Majda­lani ( Charif) (Villa des femmes 31 mars 2016)

Mak (Geert) (Voyage d’un Euro­péen à travers le XX ième siècle 27 juin 2009)

Makine (Andreï) (Le livre des brèves amours éter­nelles 26 mai 2012) (La vie d’un homme inconnu 27 aout 2009)

Makyo (Pierre Four­nier) (Exauce-nous 27 Juillet 2009)

Mala­parte (Curzio) (Le compa­gnon de voyage 9 décembre 2013)

Malbru­not (Georges) (Qatar les secrets du coffre-fort 19 mai 2014)

Manda­ni­pour (Shah­riar) (En censu­rant un roman d’amour iranien 8 novembre 2011)

Mankell (Henning) (Les chaus­sures italiennes 14 février 2011)

Manook (Ian) (Yerul­delg­ger 9 janvier 2015)

Marai (Sandor) (Méta­mor­phoses d’un mariage 27 juillet 2009) (Les Braises 27 août 2009)

Marchand (Gilles) (Une bouche sans personne 2 mars 2017)

Margo­tin (Philippe) (Los Angeles, la ville, ses mythes, ses stars 24 décembre 2009)

Marias (Javier) (Demain dans la bataille pense à moi 24 septembre 2015)

Marone (Lorenzo) (la tenta­tion d’être heureux 12 septembre 2016)

Mars (Kettly) (Aux fron­tières de la soif 22 février 2013)

Marsh (Willa) (Le jour­nal secret d’Amy Wingate 14 janvier 2011)

Marti­nez (Carole) (le cœur cousu 27 août 2009)(Du domaine des murmures 17 janvier 2012 (la terre qui penche 10 décembre 2015)

Maspero (Fran­çois) (L’ombre d’une photo­graphe : Gerda Taro 18 avril 2013)

Matthews (Owen) (Les enfants de Staline 24 décembre 2009)

Mazetti (Kata­rina) (Le mec de la tombe d’à côté 22 juillet 2009)

Mcbride (Regina) (La nature de l’air et de l’eau 24 décembre 2009)

Mcafee (Anna­lena) (Le doux parfum de scan­dale 4 avril 2014)

Mccar­thy (Cormac) (La route 27 juillet 2009)

Mc Ewan (Ian) (Solaire 27 juin 2016)

McGrath (Paula) (Géné­ra­tion 6 mais 2017)

Melan­dri (Fran­cesca) (Eva dort 22 juillet 2014) (Plus haut que la mer 28 septembre 2015)

Ménau­dière (Guille­mette de Vallon de la) (J’aurais préféré m’appeler Dupont 2 octobre 2014)

Meyer (Philipp) ( Le Fils 24 juillet 2017)

Mezriche (Ben) (La revanche d’un soli­taire -créa­tion de Face­book- 14 mai 2011)

Minau­dier (Jean-Pierre) (Poésie du Géron­dif 11 octobre 2014)

Minière (Isabelle) (La règle d’or 22 avril 2015)

Mizu­baya­shi (Akira) (Une langue venue d’ailleurs 9 août 2013)

Modan (Rutu) (La Propriété 15 novembre 2014)

Moore (Edward Kelsey) (Les suprêmes 27 octobre 2014)

Montas­ser (Thomas) (Une année parti­cu­lière 16 février 2017)

Montero (Rosa) (Le terri­toire des barbares 6 avril 2013) (Le roi trans­parent 28 mai 2013) (La folle du logis 24 avril 2017) (L’idée ridi­cule de ne jamais te revoir 13 juillet 2017)

Morand (Paul) (Fouquet ou le soleil offus­qué 26 novembre 2009)

Moresco (Anto­nio) (La petite lumière 16 novembre 2015)

Mory (Chris­tophe) (Décon­nexions 22 mai 2010)

Mosby (Kathe­rine) (Sanc­tuaires ardents 21 octobre 2010)

Mour­le­vat (Jean-Claude) (Et je danse Aussi 28 janvier 2016)

Moutot (Michel) (Ciel d’Acier 8 août 2016)

Mowat (Farley) (Fleur de passion 16 janvier 2013)

Mo Yan (le veau et le coureur de fond 2 décembre 2014)

Moyes (Jojo) (Avant toi 25 janvier 2013)

Muir (John) ( Souve­nirs d’enfance et de jeunesse 7 septembre 2017)

Muka­songa (Scho­las­tique) (Cœur Tambour 20 juin 2016)

Mulisch (Harry) (La décou­verte du ciel 1 décembre 2011)

Munoz Rengel (Juan Jacinto) (Le tueur hypo­con­driaque 23 mars 2013)

Munro (Alice) (Fugi­tives 2 août 2014)

Murail (Marie-Aude) (Charles Dickens 27 août 2009) (Sauveur et fils 7 septembre 2016)

N

Nasreen (Taslima) (Libre de le dire 23 avril 2010)

Nie Jun (les contes de la ruelle 2 mai 2016)

Nob (Mamette 21 janvier 2016)

Nordin (Magnus) (La prin­cesse et l’assassin 22 mai 2010)

Novion (Marie) (Mordi­cus 1 septembre 2017)

O

Oberlé (Gérard) (Mémoire de Marc Antoine Muret 27 octobre 209)

O’Brien (Dan) (Les bisons de Brocken Heart 26 novembre 2009)

O’farrel (Maggie) (L’étrange dispa­ri­tion d’Esme Lennox 21 novembre 2010)

Ogawa (Yoko) (Les formules préfé­rées du profes­seur 15 mai 2013)

Oksa­nen (Sofi) (Purge 22 septembre 2010) (Norma 20 mai 2017)

O’Nan (Stewart) (Les joueurs 18 juillet 2014)

Ossor­guine (Mikhail) (le gardien des livres 30 novembre 2017)

Otsuka (Julie) (Certaine n’avaient jamais vu la mer 23 novembre 2012)

Ovaldé (Véro­nique) (Ce que je sais de Vera Candida 27 octobre 2009)

Ozouf (Mona) (Compo­si­tion fran­çaise 24 septembre 2009)

P

Paasi­linna (Arto)( La douce Empoi­son­neuse 25 mars 2017)

Page (Alain) (L’écume des nuits 24 novembre 2009)

Pange (Pauline De) (Comment j’ai vu 1900 13 septembre 2013)

Pari­sis (Jean-Jacques) (Les aimants 24 novembre 2009)

Pedrosa (Cyril) (Portugal 5 mars 2013)

Pennac (Daniel) (Un amour exem­plaire8 octobre 2015)

Perez-Reverte (Arturo) (Le peintre des batailles 2 avril 2011)

Perret (Delphine) (Björn six histoires d’ours 2 février 2017)

Perri­gnon (Judith) (Les faibles et les forts 29 novembre 2013)

Petit (Xavier-Laurent) (Be Safe 14 novembre 2009)

Petter­son (Per) (Je refuse 1 mars 2015)

Pinfold Levi ( La légende du Chien noir 2 février 2017)

Pinhas-Delpuech (Rosie) (Anna -une histoire fran­çaise-  24 octobre 2016) (L’angoisse d’Abraham 20 avril 2017)

Pivot (Bernard) (Oui, mais quelle est la ques­tion 11 décembre 2013)

Plan­ta­ge­net (Anne) (trois jours à Oran 6 avril 2017)

Porter (Max) (La douleur porte un costume de plumes 16 mai 2016)

Posa­das (Carmen) (Le Ruban rouge 22 juillet 2010)

Potok (Chaïm) (L’élu 14 mai 2011)

Poulain (Cathe­rine) (Le grand Marin 23 février 2017)

Poulain (Véro­nique) (Les mots qu’on ne me dit pas 20 décembre 2014)

Poulin (Jacques) (Volks­wa­gen blues 13 octobre 2014)

Pour­chet (Maria) (Rome en un jour 3 novembre 2013)

Powell (Marga­ret) (Les tribu­la­tions d’une cuisi­nière anglaise 15 août 2016)

Powers (Charles T.) (En mémoire de la forêt 25 janvier 2012)

Powers (Richard) (Le temps où nous chan­tions 8 septembre 2009)

Proust (Marcel) (le Temps Retrouvé 24 août 2015))

Pym (Barbara) (Adam et Cassan­dra 15 février 2016)

Q

Quint (Michel) (En dépit des étoiles 10 mars 2013)

R

Raba­gliati (Michel) (Paul à Québec)

Raufast (Pierre) (La frac­tale des ravio­lis21 septembre 2015) (La Variante Chilienne 7 juillet 2016)

Rama­dier (Cédric) (Au secours Sortez moi de là 2 février 2017)

Ravey (Yves) (La fille de mon meilleur ami 22 octobre 2015)

Recondo (Leonor de) (Rêves oubliés 7 juin 2012)

Rein­hardt (Eric) (L’amour et les forêts 12 décembre 2014)

Rémond (Alain) (Chaque jour est un adieu 27 mars 2017)

Renner (Benja­min) (Le grand méchant Renard 11 février 2015)

Rich­mond (Michelle) (L’année brouillard 14 juin 2011)

Révay (Thérésa) ( La vie ne danse qu’un instant 8 avril 2017)

Riel (Jorn) (Un curé d’enfer et autres racon­tars 24 janvier 2010) (Le naufrage de la Vesle Mari et autres racon­tars 24 janvier 2010)

Rigaud Louis (Dans la forêt du pares­seux 2 février 2017)

Rivière (Tiphaine) (Carnet de thèse 4 juillet 2015)

Rob Smith (Tom) (Enfant 44 24 décembre 2009) (Kolyma 24 février 2010) (La ferme 23 octobre 2014)

Robic (Sylvie) (Los Angeles la ville, ses mythes, ses stars 24 décembre 2009)

Roca (Paco) (Rides 14 juin 2011)

Rostain (Michel) (L’étoile et la vieille 14 mars 2013)

Roger (Marie-Sabine) (Vive­ment l’avenir 21 octobre 2010)

Rollin (Olivier) (Le météo­ro­logue 17 février 2015)

Roth (Philip) (La Tâche 27 octobre 2009) (Le complot contre l’Amérique 20 avril 2015)

Roy (Gabrielle) (La petite poule d’eau 7 décembre 2013)

Rufin (Jean-Chris­tophe) (Immor­telle randon­née 24 octobre 2013) (Le grand cœur 7 aout 2012) (Rouge Brésil 4 novembre 2013)

Ruiz Zafon (Carlos) (L’ombre du vent 22 septembre 2010)

Rumiz (Paolo) (Aux fron­tières de l’Europe 16 décembre 2012) (L’ombre d’Hannibal 19 octobre 2015)

Russo (Richard)b(Le déclin de l’empire Whiting 9 février 2014)

Ryan (Frank) (Virus et Homme un destin commun 20 novembre 2011)

Ryan (William) (Le royaume des voleurs 14 avril 2011)

S

Safier (David) (Maudit Karma 27 juillet 2009)

Salatko (Alexis) (Horo­witz et mon père 27 août 2009)

Salaün (Lionel) (Le retour de Jim Lamar 11 décembre 2012)

Sansal (Boua­lem) (2084 la fin du monde 21 juillet 2017)

Saucier (Joce­lyne) (Il pleu­vait des oiseaux 11 mars 2014)

Savage (Thomas) (le pouvoir du chien 17 mars 2016)

Schi­rach (Ferdi­nand von) (L’affaire Collini 28 septembre 2014 )

Schmidt (Eric-Emma­nuel) (Les dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus  14 octobre 2012)

Scholes (Kathe­rine) ( La lionne 25 août 2017)

Schwarz-Bart (André) (L’étoile du matin 26 novembre 2009)

Seetha­ler (Robert) (Le tabac Tres­niek 29 mai 2015)

Seksik (Laurent) (le cas Einstein5 décembre 2013) (l’exercice de la méde­cine 26 octobre 2016) (Romain Gary s’en va-t-en guerre 22 juin 2017)

Sénanque (Antoine) (l’ami de jeunesse 30 novembre 2015)

Seskis (Tina) (Partir 12 novembre 2015)

Sfarr (Joann) (Comment tu parles de ton père 31 octobre 2016)

Shaf­fer (Mary Ann) (Le cercle de mangeurs d’épluchures de patates 27 août 2009)

Sheers (Owen) (J’ai vu un homme 22 aout 2016)

Shep­per­son (Rob) (Céleste et la banque de rêves 25 janvier 2013)

Shima­zaki (Aki) (Le poids des secrets 31 décembre 2012)

Shoe­man (Karel) (Cette vie 9 mai 2013)

Shri­ver (Lionel) (Double fautes 14 janvier 2011)

Shteyn­gart (Gary) (Super triste histoire d’amour 17 février 2012)

Sigaut (Marion) (La marche rouge des enfants perdus de l’hôpital géné­ral 10 juillet 2009)

Simeon (Jean-Pierre) (Lettre à la femme aimée au sujet de la mort 5 septembre 2009) (Aïe un poète 14 février 2011)

Simsion (Graeme) (Le théo­rème du Homard 14 novembre 2016)

Sinoué (Gilbert) (Le livre de Saphir 27 juillet 2009) (L’enfant de Bruges 23 avril 2010)

Sizun (Marie) (La femme de l’Allemand 27 août 2009)

Skes­lien Charles (Janet) (Les fian­cés d’Odessa 1 juillet 2013)

Slocombe (Romain) (Un été au Kansai 21 mars 2016)

Slocum (Joshua) (Le voyage du Liber­dade 4 mars 2013)

Smith (Tom Rob) (Enfant 44 24 décembre 2009) (Kolyma 24 février 2010) (La ferme 23 octobre 2014)

Sollo­goub (Tania) (Au pays des pierres de lune 15 novembre 2011)

Solo­mons (Nata­sha) (Jack Rosen­blum rêve en anglais 14 août 2011) (le manoir de Tyne­ford 21 mai 2014)

Soumy ( Jean-Guy) (Le Congrès 5 mars 2016)

Spie­gel­man (Art) (Maus 19 octobre 2013)

Stace (Wesley) (L’infortunée 14 juin 2011)

Sted­man (M.L) (Une vie entre deux océans 17 mars 2015)

Stegner (Wallace) (la montagne en sucre 9 mai 2016) (En lieu sûr 1 août 2016)

Sten­dhal (Henri Beyle) (Le rouge et le noir 2 janvier 2013)

Stockett (Kathryn) (La couleur des senti­ments 21 novembre 2010)

Stork (Fran­cesco X.) (Le Monde de Marcello 14 janvier 2011)

Stra­dal (J. Ryan) (Les cuisines du grand Midwest 27 septembre 2017)

Strady (Sophie) (Dans la forêt du pares­seux 2 février 2017)

Sulli­van (Court­ney J) (Maine 14 aout 2014)

Suter (Martin) (Le temps, Le temps 12 decembre 2013) (Le cuisi­nier 22 juillet 2010)

Swift (Graham) (Le dimanche des mères 24 novembre 2017)

T

Tabuc­chi (Anto­nio) ( Pereira prétend , un témoi­gnage 18 juillet 2016)

Tani­zaki (Juni­chirô) (l’éloge de l’ombre 27 aout 2009)

Tardieu (Laurence) (Un temps fou 13 septembre 2009)

Taylor (Alex) (Bouche bée toute ouïe , 22 mai 2010)

Tearne (Roma) (Le Nageur 23 novembre 2015)

Theroux (Marcel) (Au nord du monde 10 juillet 2015)

Thomas (Chan­tal) (Le testa­ment d’Olympe 14 avril 2011) (Souve­nirs de la marée basse 15 novembre 2017)

Thomas (David) (La patience des buffles sous la pluie 20 octobre 2012)

Thuy (Kim) (Ru 24 février 2010) (Man 21 juin 2013)

Tjong-Khing (Thé) (La course au gâteau 27 août 2009)

Tolan (Sandy) (La maison du citron­nier 14 mai 2011)

Tong Cuong (Valé­rie) (Par amour 8 juin 2017)

Tour­neur (Michelle) (Cris­tal noir 7 février 2015)

Trem­blay (Michel) (La traver­sée du conti­nent 9 janvier 2014)

Trol­lope (Joanna) (A parts égales 22 juillet 2015)

Trouillot (Lyonel) (Yanva­lou pour Char­lie 23 avril 2013)

Truc (Olivier) (Le dernier Lapon 24 janvier 2013)

Truong (Jean-Michel) (Eter­nity Express 22 juillet 2010)

Tudo­ret (Patrick) (L’homme qui fuyait le Nobel 23 janvier 2017)

Tuil (Karine) (L’invention de nos vies 5 avril 2014)

U

Uras(Michaël) (Aux petits mots les grands remèdes 21 novembre 2016)

Urbain (Didier) (Au Soleil Nais­sance de la Médi­ter­ra­née Esti­vale 23 juin 2014)

Utton (Peter) (Chht 2 février 2017)

V

Vacca (Paul) (La petite cloche au son grêle 24 novembre 2009)

Vallejo (Fran­çois) (Les sœurs Brelan 21 novembre 2011)

Valognes (Auré­lie) (Mémé dans les orties 12 mars 2017)

Vann (David) (Aqua­rium 3 avril 2017)

Vasquez (Juan Gabriel) (Le bruit des chos mars es qui tombent 20 janvier 2013)

Venet Emma­nuel (Marcher droit tour­ner en rond 5 janvier 2017) (Petit précis de méde­cine imagi­naire 5 janvier 2017)

Vergély (Bertrand) (Nietzsche ou la passion de la vie 17 juillet 2012)

Vernant (Jean-Pierre) (L’Univers, les dieux, les hommes 14 février 2011)

Verno­chet (Bernard) (Gran­ville pas à pas 25 mars 2013)

Vero­nesi (Sandro) (Terrain Vague 22 mai 2010)

Verplancke (Klaas) (Les nouveaux Dino­saures 13 novembre 2011)

Visdei (Anca) (L’exil 24 février 2010) (Anouilh un auteur incon­so­lable et gai 14 janvier 2011)

Volko­vitch (Michel) (Blabla carnets d’un traduc­teur 11 septembre 2014)

Von Arnim (Eliza­beth) (Avril enchanté 14 juin 2011)

Vuillard (Eric) (14 juillet 17 octobre 2016)

W

Watson (Mark) (Eleven 13 avril 2014)

Weber (Anne) (Tous mes vœux 15 janvier 2010)

Weil (Sylvie) (Le Mazal d’Elvina 2 mai 2010)

Werth (Nico­las) (L’île aux canni­bales 28 juin 2015)

Williams (Robert) (Luke et Jon 19 novembre 2015)

Willocks (Tim) (La reli­gion 6 mai 2014)

Winter­son (Jeanette) (Pour­quoi être heureux quand on peut être normal 11 octobre 2013)

Womers­ley (Chris) (La compa­gnie des Artistes 13 mars 2013)

X

Xinran (Xin Ran) (Baguettes chinoises 24 février 2010)

Y

Yalom (Irvin D.) (Mensonges sur un divan 12 juin 2012) (Et Nietzsche a pleuré 6 juillet 2012) (Le problème Spinoza 28 juillet 2012) (Créa­tures d’un jour 14 septembre 2014)

Yousaf­zai (Malala) (Moi Malala 30 avril 2015)

Yoshi­mura (Akira) (Le convoi de l’eau 16 octobre 2012)

Z

Zenatti (Valé­rie) (Les âmes sœurs 24 février 2010)

Zevin (Gabrielle) (Je ne sais plus pour­quoi je t’aime 24 décembre 2009)

Zola (Émile) (Le Ventre de Paris 17 août 2015)

)usak (Markus) (La voleuse des livres  26 novembre 2009) novembre

Traduit de l’anglais (États-Unis ) par William Olivier Desmond.

3
Toujours au programme du club de lecture, en géné­ral j’évite les romans poli­ciers. Je sais qu’ils sont bien choi­sis, mais ce n’est pas ma lecture préfé­rée. J’ai lu sans déplai­sir celui-là et j’ai été inté­res­sée par la descrip­tion de Venise, loin des clichés habi­tuels Venise dans ce roman, est une ville grise, humide et froide.

Un meurtre d’un vendeur à la sauvette, à Venise permet de comprendre le monde des émigrés afri­cains. C’est triste et sûre­ment proche de la réalité On se surprend à déses­pé­rer de notre monde ! L’écrivaine est améri­caine, elle n’est pas tendre pour ses compa­triotes. J’ai appré­cié, égale­ment, la façon dont elle parle de l’incohérence de l’adolescente qui dit du meurtre (au grand scan­dale de sa mère). « C’est seule­ment un vu comprà (un noir) » et qui pour­tant n’est pas aussi raciste que le pense sa mère.

J’ai aimé la descrip­tion de la nour­ri­ture en Italie. Et fina­le­ment avec tout ça j’ai voulu connaître le dénoue­ment qui est aussi abomi­nable que la réalité de l’Angola. Pauvre Afrique !

Citations

Ils ne pouvaient être qu’américains. Les cheveux blancs tous les deux, ils donnaient l’impression d’avoir échangé leurs vête­ments. La femme était habillée d’une chemise écos­saise en flanelle et d’épais panta­lon de laine, tandis que l’homme avait enfilé un chan­dail rose à col en V, des panta­lons et des chaus­sures de tennis blanches. Ils avaient appa­rem­ment sinon le même coif­feur, du moins la même coupe de cheveux. On avait envie de que ceux de la femme étaient juste un peu moins courts.

Il se deman­dait si le senti­men­ta­lisme de quatre sous de la télé­vi­sion et du cinéma n’avait pas provo­qué, dans cette géné­ra­tion, une sorte de choc insu­li­nique qui étouf­fait en eux toute possi­bi­lité d’éprouver de l’empathie vis-à-vis des peu ragou­tantes victimes de la vie réelle.

De même, une fois qu’une infor­ma­tion était stockée dans un ordi­na­teur, on avait l’impression que rien ne pouvait la suppri­mer, sinon la destruc­tion maté­rielle complète du disque dur.

On en parle

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