Livre étrange qui procure un grand plai­sir de lecture. Comme l’annonce la quatrième de couver­ture la descrip­tion de l’embarquement du pur-sang dans un avion cargo est épous­tou­flante. Il y a d’autres moments comme ça dans le livre. Plus en douceur : le plai­sir des corps nus dans la mer. La tragé­die : la folie du feu… J’ai du mal à comprendre pour­quoi les deux femmes s’appellent Marie et pour­quoi il parle tout le long du roman de Jean-Chris­tophe de G. alors qu’il s’appelle Jean-Baptiste. J’ai adoré l’humour de l’écrivain. Le passage où Marie recherche son passe­port alors qu’il ne leur reste que quelques minutes avant l’embarquement est à mourir de rire. Et telle­ment vrai ! La logique au roma­nesque n’est pas évidente mais je ne pense pas que cela puisse gêner le lecteur.

C’est un beau roman d’amour.

Citations

Marie compen­sait toujours ses retards par une brusque accé­lé­ra­tion finale dans une hâte osten­ta­toire et une préci­pi­ta­tion de façade, à des rendez-vous où elle avait souvent plus d’une heure de retard.

Marie ne fermait jamais rien, ni les fenêtres ni les tiroirs. C’était tuant même les livres, elle ne les fermait pas, elle les retour­nait, ouverts, à côté d’elle sur la table de nuit quand elle inter­rom­pait sa lecture (je fais ça aussi !)

C’était un horaire inflexible, un horaire japonais

On parlait de la robe des chevaux .Est-ce que c’était le même mot en anglais ? A dress ? Jean-Chris­tophe lui dit que non, en anglais on disait a coat, un manteau à cause du climat, lui expli­qua-t-il en souriant, en France les chevaux peuvent se conten­ter d’une robe en Angle­terre ils ont besoin d’un manteau (et d’un para­pluie natu­rel­le­ment ajouté-t-il avec flegme).

Je plai­sais, peut-être pas aux femmes en géné­ral, mais à chaque femme en parti­cu­lier… Chacune d’elles étaient en fait persua­dée que ces quali­tés invi­sibles, qu’elles avaient déce­lées en moi, échap­paient à tout autre qu’elle-même, alors qu’elles étaient en réalité très nombreuses à être ainsi les seules à appré­cier mes quali­tés secrètes et à tomber sous le charme. Mais il est vrai que ces quali­tés secrètes ne sautaient pas aux yeux, et que, à force de nuances et de subti­li­tés, mon charme pouvait passer pour terne et mon humour pour éteint, tant l’excès de finesse finit par confi­ner à la fadeur.

On en parle

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