Édition Calmann Levy, août 2021, 343 pages

Lu dans le cadre du club de lecture de la médiathèque de Dinard.

 

Le thème de notre club était l’aristocratie, donc, ce roman avait toute sa place : le baron de Testacceca , descendant d’une famille haute en couleur des Corbières, est propriétaire d’un château fort. Mais rien ne va bien dans cette famille de ce baron colérique qui fait facilement le coup de poing avec des gens du village qui se vengeront. Diane, la mère fait tout ce qu’elle peut pour maîtriser son diable de mari, et tenir à flots le peu de finances de cette famille, ensemble ils ont deux enfants Clémence une bricoleuse de génie et Pierre qui adore sa soeur et qui est un peu étrange .

L’auteur évoque cette région avec ses légendes et ses merveilleux paysages, on sent qu’il connaît et aime les Corbières. Léon essaie de faire du vin pour gagner de quoi réparer son château, mais la famille va être expropriée car leur château est classé et ils sont incapables de l’entretenir. Le maire est un malhonnête et leur vole une parcelle pour en faire un lotissement alors que celle-ci était classée inconstructible, mais par une entourloupe, il arrive en quelques jours à acheter le terrain et à le classer en zone à urbaniser. C’est peu crédible mais peu importe, cela permet à l’auteur d’imaginer une guerre entre les gens du château et les malhonnêtes du village.

Je pensais au début que cette histoire allait me plaire, mais je m’y suis beaucoup ennuyée, je ne me suis intéressée à aucun des personnages , sans être antipathiques ils ne m’ont pas semblé incarné . Je pense que ce récit manque d’humour ou de réalisme. On est entre deux eaux, le personnage du père, Léon , qui adore les bagarres aurait gagné à être drôle. L’histoire tourne au drame et à la tragédie sans que je ressente la moindre tristesse . Bref je suis passée à côte de ce roman dont j’ai aimé cependant les descriptions d’une nature si belle : les Corbières.

Voici l billet de Sylire , avis qui rejoint un peu le mien

J’avais oublié que j’avais lui un livre qui m’avait bouleversée « Avant la longue flamme rouge »

Extraits

Début.

 Pierre passe sous l’aine, et enfonce le couteau au renflement du croupion dont il tient écartés les bords caoutchouteux. Il y a encore quelques heures, ce perdreau volait dans la campagne à la recherche d’une femelle avec qui partager son nid de paille et de boue beurrée. La chair cède. Les vaisseaux s’entortillent autour de la lame. Les entrailles apparaissent : le foie couleur guimauve, le cœur dans un liquide délié, la graisse cireuse, l’intestin, la vessie aux reflets grenadine. Pierre extirpe ensuite les poumons qui ont l’air chacun d’être le cœur d’un animal plus grand et, surtout moins mort.

Le vin des Corbières .

Non pas un de ces reglingards qu’on vous sert sur du pain noir avec un pot de mayonnaise, ni une de ces piquette tellement chargée en levure qu’elles ont moins un goût de raisin que de banana split aux champignons ; pas plus qu’une de ces imitations prétentieuse de médoc, à la sapidité d’écharde, fabriquée en trouillard des copeaux de chêne et du sucre pommade.

J’aime bien cette baronne.

La baronne Mahault, qui entreprit de mener une attaque pour détruire le Panthéon, en 1788, sous prétexte qu’elle le trouvait trop laid (« un téton de truies sur un coffre en or »)

Remarque exacte.

 Depuis dix ans, d’un bout à l’autre du département, les centres-villes se vident, tandis que leurs alentours se remplissent de maisons identiques, de rond-points bizarroïdes et de lampadaires.

12 Thoughts on “Les contreforts – Guillaume SIRE

  1. Il me semblait avoir lu de bons avis sur ce roman à sa sortie, mais si tu t’es ennuyée, le thème de l’aristocratie ne m’intéressant pas beaucoup , je ne note rien.

    • mais lors de notre réunion du club deux membres l’ont défendu avec passion, je n’ai rien dit car j’avais complètement oublié qu e e l’avais lu : c’est dire si cette lecture m’a marquée !

  2. Je pense que ces querelles de donjon, si l’on peut dire, ne m’auraient pas passionnée, d’autant que je n’aime pas du tout le style des extraits que tu as choisis. Je comprends pourquoi un peu d’humour aurait été bienvenu !

  3. Tu as quand même attribué 3 coquillages à ce livre… peut-être pour les descriptions de paysages ?

  4. Eh bien je vais rester sur mon intention de lire Avant la longue flamme rouge, qui m’attend sur mes étagères depuis un moment…

  5. Ha mince, je comptais bien le lire ce titre tellement j’avais adoré Avant la longue flamme rouge !

    • Je me suis ennuyée et le sujet n’a vraiment rien à voir avec le précédent roman , tellement rien n’a voir que je n’avais pas dans un premier temps fait le rapprochement.

  6. Je n’ai pas été vraiment emballée par ce livre tout en étant touchée par le destin des enfants.
    Je te mets le lien vers mon billet :
    http://sylire.over-blog.com/2021/08/les-contreforts-guillaume-sire-rentree-aout-2021.html

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation