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Dans le cadre du Club de lecture. Un livre qui va émou­voir toutes les lectrices et tous les lecteurs. Allons-nous aban­don­ner le support papier pour le support élec­tro­nique ? Au-delà de ce problème tech­nique, Paul Four­nel nous parle de notre époque avec un humour bien­fai­sant. Le monde des éditeurs et des auteurs est peint sans méchan­ceté mais avec un regard précis. La langue est belle et savou­reuse, on se sent complice de son person­nage prin­ci­pal qui ayant fait de son métier « la lecture » avoue ne jamais avoir eu le temps de lire.

C’est évidem­ment le livre que toutes le blogueuses doivent lire, car c’est le monde que nous fréquen­tons, même si nous n’avons pas le pouvoir d’éditer un manus­crit, nous avons celui, parfois , de faire le succès d’un livre un peu oublié par les critiques offi­cielles.

J’espère que la réponse à sa question finale

Lorsque j’aurai terminé la lecture du dernier mot de la dernière phrase du dernier livre, je tour­ne­rai la dernière page et je déci­de­rai seul si la vie devant moi vaut encore la peine d’être lue.

Sera un grand OUI.

Citations

Je n’ai pas non plus un grand goût pour la campagne

J’ai horreur de la campagne. C’est pour cette raison que j’y vais tous les week-ends. Pour lire et faire mes infarc­tus en terrain hostile, dans un méchant silence noir.

L’éloge de l’artichaut et avec quel talent !

L’ar­ti­chaut est un légume de soli­tude, diffi­cile à manger en face de quelqu’un, divin lorsqu’ on est seul. Un légume médi­ta­tif, réservé aux brico­leurs et aux gour­mets. D’abord du dur, du charnu, puis, peu à peu, du plus mou, du plus fin, du moins vert. Un subtil dégradé jusqu’au beige du foin qu’un dernier chapeau pointu de feuilles violettes dévoile. La vinai­grette qui renou­velle son goût au fil des chan­ge­ments de texture. Un parcours que l’on rythme à sa guise. Rien ne presse dans l’artichaut…

Comme quoi, tout le monde fait des fautes, même les écrivains !

J’éteins mon portable, dégaine le texte, essuie l’hu­mi­dité de la première page et branche mon œil correc­teur. Je suis décidé à faire le tri entre les « er », les « ez » et le « é », la nouvelle épidé­mie des parti­cipes et je lutte­rai jusqu’au soir.

Le petit commerce rural

Le boucher me prévient qu’il me donne de la poire unique­ment parce que c’est moi. Il préfé­re­rait de loin me four­guer un de ses rôtis four­rés à l’emmenthal et au perlim­pin­pin , alignés comme des mili­taires dans sa banque froide avec des mous­taches au persil. En parant mon morceau, il me donne toute les nouvelles du village qui tiennent même répé­tées deux fois, en cinq petites minutes. 

Humour

Par esprit de farce et de soli­da­rité j’ai pris chez mon boulan­ger des petits pains aux céréales ronds et je vais présen­ter des steaks dedans à la façon des « biftecks à la mode de Hambourg » , comme on écri­vait dans les premières traduc­tions de polars améri­cains chaque fois qu’un « hambur­ger » tombait sous la plume d’un traduc­teur.

On en parle

Page après pageEn lisant en écri­vant et une critique sur Babe­lio de quelqu’un qui n’a pas de blog.

E‑H

E

El Aswany (Alaa) (L’im­meuble Yacou­bian 14 avril 2011)

Éliard (Astrid) (Danser 19 août 2017)

Ellis (Mary Relindes) (Wiscon­sin 5 octobre 2015)

Eltcha­ni­noff (Michel) (Dans la tête de Vladi­mir Poutine 22 juin 2015)

Enia (Davide) (La loi de la mer 15 juillet 2019)

Epenoux (Fran­çois d ») (Le réveil du Cœur 4 avril 2014)( Le presque 7 juillet 2018)

Ernaux (Annie) (L’autre Fille 14 avril 2011) (Une Femme 17 décembre 2015)

Esqui­vel (Laura) (Choco­lat amer 25 mai 2010)

Etkind (Efim) (La traduc­trice 11 janvier 2014)

F

Fabcaro (Zaï Zaï Zaï Zaï 22 février 2016) (Et si l’amour c’était d’aimer 29 mai 2018)(Formica 12 février 2020)

Fadelle (Joseph) (le prix à payer 25 mai 2013)

Fante (John) (Mon chien stupide 22 juillet 2019

Fargues (Nico­las) (La ligne de cour­toi­sie 3 avril 2012)

Faye (Eric) (Éclipses japo­naises 20 février 2017)

Fellowes (Julian)(Passé Impar­fait 13 janvier 2020) (Snobs 30 mars 2020)

Fermine (Maxence) (Neige 19 novembre 2012)

Fernan­dez (Domi­nique) (Ramon 27 aout 2006)

Ferney (Alice) (Les Bour­geois 25 février 2019)

Ferrante (Elena) (l’amie prodi­gieuse 4 juillet 2016)

Ferrari (Jérôme) (le Sermon sur la chute de Rome 30 août 2013)

Ferrier (Fran­çois) (Le Louvre inso­lent 6 juin 2016)

Filhol (Elisa­beth) (La Centrale 24 février 2010)

Finn (Anne) (Le tyran domes­tique 14 janvier 2011)

Flagg (Fanny) (Miss Alabama et ses petits secrets 29 août 2016)

Flau­bert (Gustave) (Madame Bovary  7 janvier 2016)

Foen­ki­nos (David) (La déli­ca­tesse 26 novembre 2009) (Nos sépa­ra­tions 23 avril 2010) (Les souve­nirs 15 octobre 2011) (Char­lotte 5 janvier 2015)

Fonta­nel (Sophie) (Gran­dir 14 janvier 2011)

Fotto­rino (Eric)( Chevro­tine 15 octobre 2014) (Korsa­kov 13 février 2015)

Fourest (Caro­line) (Libres de le dire 23 avril 2010)

Four­nel (Paul) (La liseuse 22 mars 2012)

Four­nier (Jean-louis) (Veuf 14 avril 2012) (Ma mère du Nord 10 mars 2013) (Mon Autopsie 20 octobre 2017)

Fran­ces­chi (Patrice) (Première personne du singu­lier 11 octobre 2016)

Freche (Emilie) (Chou­kette 23 avril 2010)

Fromm (Pete) (Mon Désir le plus Ardent 17 décembre 2019)

G

Gagnon (Pierre) (Mon vieux et moi 21 novembre 2010)

Goddard Robert (La Croi­sière Charn­wood 4 décembre 2019)

Grebe (Camilla) (Le Jour­nal de ma Dispa­ri­tion 11 février 2019)

Grif­fin (Anne) (Toute une Vie et Un Soir 6 avril 2020)

Grum­berg (Jean-Claude) (La plus précieuse des marchan­dises 24 février 2020)

Guene (Faïza) (Millé­nium Blues 27 Mai 2019)

mai

H

Heis­bourg (Fran­çois) (Cet étrange nazi qui sauva mon père 26 août 2019)

Hert­mans (Stefan) (Guerre et téré­ben­thine 9 décembre 2019)

Hill (Nathan) (Les Fantômes du Vieux Pays 20 novembre 2018)

Honey­man (Gail) (Elea­nor va très bien 31 octobre 2018)

Houel­le­beck Michel (Plate­forme 9 septembre 2019)

Houston (Nancy) (Lèvres de Pierre 3 décembre 2018)