Les éditions de Minuit, 281 pages, septembre 2009

Lu dans le cadre du club de lecture de la médiathèque de Dinard.

Quelle bonne idée d’avoir mis ce roman, au club de lecture dans le thème Algérie. Bonne idée, car Laurent Mauvignier est vraiment un auteur remarquable, et que ce soit lui qui parle de la guerre d’Algérie, on sait qu’il donnera la parole à tous ceux qui en sont revenus et que l’on n’a jamais écoutés. J’ai fait une place à part en 2025 à « La maison vide » et si j’avais eu des réserves pour « Histoires de la nuit » son talent d’écrivain n’était pas du tout en cause.

Laurent Mauvignier sait entraîner son lecteur dans la compréhension de personnages complètement abimés par la vie, bien sûr on pourrait juger très vite ce Bernard alcoolique, violent rejeté par le village et sa famille, sauf une sœur qui est la seule à éprouver des sentiments pour lui. Il faudra au moins deux cent pages, pour soulever peu à peu les drames qui ont entraîné cet homme dans une vie de misère. Il ne faut pas à s’attendre, à un personnage simple, tant de choses ont été violentes pour lui. Le récit commence par l’anniversaire de la sœur de Bernard, Solange, il arrive avec un cadeau un bijou d’une valeur étonnante, la seule question que tout le monde se pose : Mais où a-t-il trouvé l’argent ? Très vite tout va déraper, et Bernard va gâcher la fête du village, il se retrouve au poste car il a agressé une famille d’origine algérienne en tenant des propos racistes

Tout est raconté par un observateur qui va suivre ce récit d’un ton neutre un peu étonnant qui m’a déroutée. La première souffrance se passe lors de la mort en couche de sa très jeune sœur, que Bernard traite de salope, il reviendra sur son attitude et regrettera ses propos. Le lecteur attend d’arriver en Algérie, car on comprend que c’est là que se situe les clés pour comprendre ce pauvre Bernard pris dans une horreur qui le dépasse complètement. À travers ce récit, on retrouve la douleur des appelés en Algérie, qui n’ont pas compris ce qu’ils faisaient dans ce pays. Là où l’auteur vise juste , c’est dans la description de la génération des appelés, ces hommes étaient enfants pendant l’occupation allemande, et ils se souvenaient des horreurs des nazis, le comportement de l’armée française ressemble fortement à celle des Allemands. Bernard a vécu toutes les horreurs que rien ni personne (même sa femme Mireille) ne pourra effacer, et ça se termine donc par la journée d’anniversaire où tout a débordé.

Ce roman est aussi une charge du milieu rural, le portrait de la mère de Bernard est terrible, une famille sans tendresse, qui n’a certainement pas pu aider cet homme mais face aux horreurs de la guerre tout cela a bien peu d’importance. Je trouve un peu lourde et facile cette charge du milieu rural, la cupidité de sa mère est inimaginable : elle s’approprie l’argent qu’il a gagné au loto car il est encore mineur quand et il part faire son service militaire en Algérie et cela le rend furieux.

Ce roman est un peu confus, mais est ce que l’on peut être simple lorsque des hommes sont pris dans une telle tragédie, ces appelés ont été sacrifiés par toute une classe politique (le parti socialiste était alors au pouvoir) qui n’a vraiment rien compris à la volonté d’indépendance de ce pays.

Extraits .

 

Début.

 Il était plus d’une heure moins le quart de l’après-midi, et il a été surpris que tous les regards ne lui tombent pas dessus, qu’on ne montre pas d’étonnement parce que lui aussi, avait fait des efforts qu’il portait une veste et un pantalon assortis, une chemise blanche, et l’une de ces cravates en Skaï, comme il s’en faisait il y a vingt ans, et qu’on trouve encore dans les solderies.

Les premiers Algériens dans le village.

 C’était la première fois qu’on voyait des étrangers ici. Et ce qu’on n’avait pas imaginé, avait été cette petite minute d’étonnement pour tous ceux-là , nos femmes, parents, amis qui, des années auparavant nous avait attendus pendant des mois et avaient lu nos lettres, vu nos photos et qui se demandait bien, eux, quelle tête, ils avaient en vrai de l’autre côté de la mer.
 Oui, les premiers jours, les premiers mois, cette drôle de découverte est de curiosité.
 Et puis, pour nous autres, ça avait été comme de revoir surgir des morts ou des ombres comme elles savent, parfois revenir la nuit, même si on ne le raconte pas, on le sait bien, tous, à voir les autres, les anciens d’Algérie et leur façon de ne pas en parler, de ça comme du reste. On a parlé de tout et de rien, de la bourriche anuelle, de la loterie organisée du prochain banquet et du méchoui. Parce que tous les ans, on en faisait un méchoui. 
Mais, pas un mot sur Chefraoui quand il avait débarqué avec toute sa petite famille, pas même pour se demander d’où il venait, plutôt Kabyle ou quoi, rien, on n’a pas demandé. On aurait pu. Et même parler avec lui, on aurait pu dire. 
Ah, oui, je connais par là, c’est beau par là.

Le soldat est pris d’un doute.

 Après lorsqu’on se retrouve au camp de regroupement, il faut marcher dans le camp, il faut inspecter, et Bernard aujourd’hui regarde les gens, et il se demande ce qu’on ferait aussi, nous autres, dans les hameaux de la Migne si des soldats étaient venus tout raser, tout briser, nous empêcher de cultiver, de travailler.
Il imagine.
 Tous ces gens sans travail qu’on viendrait parquer dans un centre de regroupement. Il imagine et se demandent si eux aussi feraient comme les hommes dans le camp, à étendre à même le sol des bassines en plastique en prétendant se faire comme ça épicier, avec deux ou trous bassines à vendre, ou chauffeurs pour simplement avoir un permis en poche et pas même de voiture, ou menuisier, pourquoi pas, avoir dans une boîte de chicorées des vieux clous rouillés, est-ce que cela suffirait pour supporter l’humiliation de ne pas avoir de travail est-ce que les hommes qu’il connaît supporteraient l’éloignement de leurs récoltes et les barbelés autour de leurs enfants ? 
On voit des hommes en djellaba de laine qui restent assis sans parler pendant des heures.

Style particulier de Mauvignier.

 On ne sait pas ce qu’on doit penser. Ou bien est-ce qu’on sait déjà ? Peut-être que si. Si déjà. On le sait. Est-ce qu’on sait ? C’est seulement plus tard qu’on se dit qu’on savait déjà à ce moment-là et que simplement on n’ osait pas se se dire. 
Oui, c’est ça.

 

Éditions de Minuit, 744 pages, septembre 2025

Ce roman (cadeau de ma sœur, un grand merci) a reçu de multiples récompenses, dont le prix Goncourt 2025. Vous en avez donc, tous et toutes entendu parler, Keisha a déjà écrit un billet et bien d’autres sont à venir, j’en suis certaine, voici celui d’Athalie puis celui de Sandrine. J’avais déjà croisé cet auteur avec un livre que j’avais trouvé remarquablement bien écrit mais dont la fin m’avait découragée tant elle était violente : Histoire de la nuit.

Surtout, que l’idée de lire un énième roman familial ne vous fasse pas peur, si certes, sa famille est bien le point d’origine de son écriture, Laurent Mauvignier va tellement au delà du genre. La maison vide, héritage familial mais dans laquelle la fratrie actuelle n’a aucun souvenir, sert de fil narratif au roman . Deux drames connus ont bouleversé cette famille : La grand-mère Marguerite effacée de toutes les mémoires et qui a été tondue à la libération, et le suicide du père du narrateur. La seule femmes dont on célèbre la mémoire est Marie-Ernestine à qui le superbe piano de la maison vide était destiné. Du côté des hommes, il y a d’abord Firmin l’arrière-arrière grand père qui a conforté la richesse de la famille Proust, autour du hameau ajoutant au domaine familial, fermes, maisons à louer, bois et une scierie, puis Jules « héros » de la guerre 14/18 , héros entre guillemets car il semblerait que son exploit soit surtout une légende, en tout cas, c’est lui qui aurait dû remplacer Florentin Cabanel, le professeur de piano, dans le cœur de Marie-Ernestine, il n’est que le père de Marguerite, et enfin, Arsène, le mari de Marguerite qui lui fera deux enfants avant d’être prisonnier en Allemagne, une fille et le père de l’auteur.

Tout le drame se joue là : Marie-Ernestine aurait voulu connaître une vie différente où la musique aurait joué un rôle important, mais elle a dû se contenter de Jules qui meurt très vite, lui laissant une petite Marguerite, elle n’arrive pas à aimer la fille de Jules ni même à s’intéresser à cette enfant. Elle s’enferme pour passer des heures sur son piano en interdisant à sa fille de venir l’écouter. Cela va être pour l’auteur l’occasion d’écrire une scène d’une rare violence où tout se mêle : l’humiliation, la force d’un soldat nazi, et la déchéance de la fille qui annonce, ainsi, son sort à la libération.

Mais que serait cette histoire sans le projet de l’auteur ? Créer pour lui, sans doute, mais surtout pour nous, des personnages qui finissent par exister à force de nuances dans l’analyse psychologique de chacun d’entre eux. Il est vrai que l’on ne saura pas si la scène est réelle, la scène pendant laquelle le marbre de la fameuse commode dans laquelle il se désespère au début de ne pas trouver la croix de la légion d’honneur de son arrière- grand-père, aurait été brisée, mais peu importe, cette scène et les personnages sont présents dans notre imaginaire, comme les passages plus célèbres de la littérature : la colère de Grandet contre Eugénie qui a donné ses louis d’or à son cousin, le suicide de Madame Bovary, et tant de scènes que l’on pourrait piocher dans « la recherche du temps perdu » .

Pour le style, vous l’avez certainement entendu plus d’une fois, ces longues phrases font penser à celles de Proust. Je pense que dès qu’un auteur n’écrit pas dans un style lapidaire du 20° et 21° siècle on pense à Proust, pour moi il a surtout un style très personnel qui lui appartient. Et cela, il le met au service de son expression littéraire.

Je viens d’une famille où les femmes ont toujours pris leur destin en main et cela depuis au moins quatre générations, je trouve que j’ai beaucoup de chance. Je pensais cela en lisant ce roman qui a été un réel choc et une fois refermé, je n’ai eu qu’une envie le relire pour retourner dans les méandres de ces vies gâchées par le poids des convenances sociales et le poids des deux guerres tellement bien racontées. Quand la grande Histoire traverse des familles dont l’équilibre était plutôt dans l’apparence que dans de réelles valeurs, tout peut voler en éclats. J’espère que vous n’aurez peur ni de la catégorie « roman familial », ni des longues phrases, ni des 744 pages, et que comme moi vous lirez avec passion ce roman totalement atypique : de la très grande littérature.

Extraits

Début

Fouillé – j’ai fouillé partout où j’étais pour ainsi dire, sûr de la retrouver les yeux fermés ; j’ai fouillé partout où j’étais certain qu’elle se cachait, puis dans les endroits où j’étais convaincu que je ne la trouverai pas mais où je me suis raconté qu’elle aurait pu échouer par je ne sais quel coup de hasard, me doutant bien qu’il était impossible qu’elle y soit, sans que personne l’y ait mise – et depuis quand aurait-elle atterri là ?.

La femme effacée.

 D’elle, il n’y avait rien parmi les écrins, les dentelles, les bijoux. Rien -absolument. Et c’est de ce rien que paradoxalement sa présence a fini par s’imposer avec une force presque plus aveuglante que celle, pourtant puissante, mais auréolée de la douceur des vieilleries de brocantes, surlignée par ses objets de mon arrière-grand-mère, Marie Ernestine. Ses babioles à elle, Marie Ernestine, dominent tout dans le tiroir de la commode et laissent comme dans une alcôve qui lui était réservée depuis toujours, un peu de place à ce petit-fils que sans nul doute elle la beaucoup aimé et beaucoup plaint, mon père.

La femme de Firmin.

 Sa femme, l’ombre, préposée aux confitures ou aux chaussettes à repriser, baissait les yeux, et acquiesçait à la parole d’évangile de son époux, mais elle savait tirer profit de l’obscurité dans laquelle chacun avait l’habitude de la tenir. Enfermés pour mieux construire, silencieuse et industrieuse, en véritable fourmi obstinée, son espace de liberté – un réduit, comme on dit des pièces minuscules même sans fenêtres ni perspectives-, mais un espace réel, concentré sur sa nécessité, espace dans lequel elle savait rire sous cape des prétentions de son mari, sachant l’infléchir sur certaines de ces décisions avec une telle abnégation que c’est à elle que revenait le mot final dont, son mari, en bon ventriloque se croyait l’auteur.

Marie Ernestine trahie par sa tante.

 Elle essaie de saisir ce qui vient de se dire avec la grand’tante, essaie de concentrer en deux ou trois moments significatifs l’intégralité de ce qu’elle vient de vivre, mais toujours, elle finit par conclure que la vieille dame n’est une hypocrite qui n’a jamais cru en elle, comme elle ne le prétendait que par vanité et pour s’attirer les bonnes grâces de monsieur Cabanel, lui dont maintenant elle n’avait même pas semblé se souvenir. Quand Marie-Ernestine lui avait rappelé qu’elle et lui avait soutenu ensemble son talent, ses dons, Caroline n’avait répondu qu’avec un geste d’agacement et d’incrédulité, comme si elle n’avait pas aimé qu’on lui rappelle un désagrément -un simple, inconfort plutôt- et avait évacué la question d’un simple. 
Un autre biscuit ?
 sans y prêter plus d’attention, comme si le professeur de piano n’avait été qu’une illusion dont la vieille dame était revenue et dont elle avait fait le deuil.

La trahison du professeur de piano.

 Il l’accompagne jusqu’au coupé et dit que peut-être tout est mieux comme ça, parce que, vous savez, c’est tellement dur la musique, le piano, tellement dur, tout ça, ça rend tellement seul de se pencher tous les jours sur ses touches, vous avez la vie devant vous et la vie c’est le plus important, l’art, vous savez, tout le monde en rêve mais personne ne veut payer le prix pour cet enfer ; votre père vous a peut-être sauvée d’un choix, dont vous ne mesurez peut-être jamais combien il vous aurait coûté peut être que vous devriez le remercier – et Marie Ernestine dit
OUI, sans doute oui 
et soudai. elle le regarde et
 Je suis heureuse de voir que votre épouse va mieux, c’est bien.
(Et la fin du chapitre)
 Alors qu’on entend le coupé qui démarre, le cheval qui s’éloigne, elle ne voit pas, elle ne le sait pas et ne le saura jamais, mais Florentin Cabanel se retrouve seul avec lui-même et c’est lui, sans doute, qui mesure davantage le choix qu’il vient de faire et qui comprend aussi combien ce choix, probablement, il le regrettera toute sa vie.

Le poids des secrets .

 Il faut peut-être préciser : cette histoire là, c’est l’ombre pâle de l’atavisme qu’on m’a dressé comme portrait de famille depuis l’enfance, et surtout depuis le suicide de mon père. Ce qui m’occupe l’esprit, ici, c’est comment ces histoires qui ont été obstinément tues ont pu traverser l’opacité du silence qu’on a voulu dresser entre elles et moi, pour arriver à se déposer dans ces lignes qui me donnent l’impression de les avoir menées à bon port et de pouvoir m’en libérer.
.
 Car des secrets se répandent en nous comme s’ils avaient été énoncés depuis toujours par ceux-là mêmes qui précisément font d’eux des secrets. Ce n’est pas que ces derniers se trahissent et disent sans s’en rendre compte ce qu’ils veulent taire, non, c’est qu’ils ne sont pas seuls : ils ont des amis, des voisins, de la famille, des gens comme des ombres qu’ils ont chargés du devoir de dire, l’air de rien, ce qu’eux font profession de taire. Et c’est ainsi qu’un siècle plus tard, les rumeurs virevoltent encore dans les plis des rideaux, derrière les fenêtres des voisins, qui accumulent vos secrets de famille et savent les colporter aux générations à qui l’on voulait les taire, comme le pollen se transporte dans l’air, essaimant au plus loin de son lieu d’origine.

Destin d’une femme sans homme.

 Ce que veut dire, une vie sans homme, c’est dans le regard fiévreux des hommes qu’une femme seule l’apprend. Une femme seule ne sera jamais qu’une proie sur laquelle chaque homme aura le droit de se jeter quand bon lui semble ; les filles seules ne deviennent jamais des femmes, non, ce sont des « filles », elles finissent tôt ou tard dans le lit d’hommes, qui n’auront pas un regard pour elle une fois qu’ils auront obtenu, le pire de ce qu’une femme peut se résoudre à donner, car ces hommes sont des vauriens qui quittent leur foyer le temps d’une heure ou deux à la tombée de la nuit, pour s’encanailler chez ces filles perdues, qui sont la honte parmi la honte des femmes ; ces hommes mariés et pères de famille s’en retournent, leur bestialité assouvie, chez eux, l’air sournois, puant l’eau de Cologne et les droits froissés, le liqueur de porto, de genièvre, et ils ne se retournent pas pour consoler la fille seule qu’ils laissent derrière eux, trop contents d’avoir posé sur un bout de table, trois misérables sous pour mieux revenir un de ces soirs, entre chien et loup, quand ils savent que les vieilles ne seront plus derrière leurs rideaux pour observer leur petit manège.

Passage que j’ai apprécié nous sommes le 17 avril 1913.

 C’est le portrait de son père,
disent-elles toutes les deux, le répétant deux ou trois fois, comme si c’était la plus belle nouvelle du monde. Marie Ernestine scrute la peau rougeâtre et les yeux gonflés de l’enfant ; elle pense à la souffrance de l’accouchement, à Jules et à sa joie, elle pense qu’en effet, le bébé lui ressemble à lui ; elle regarde l’enfant avec une dureté qui la surprend elle-même – maintenant la guerre peut commencer.

Différence entre les hommes et les femmes.

 Bien sûr, on avait aussi beaucoup blâmé, monsieur Claude, mais davantage pour sa faiblesse, d’avoir cédé à la perversion de Paulette que pour sa responsabilité dans l’affaire, parce que comme tous les hommes, il avait été facile de le détourner du droit chemin, il était une victime des deux « petites salopes », car bien que mieux née que Paulette, Marguerite était une pimbêche depuis tellement longtemps qu’on avait pu enfin trouver une prise pour démontrer combien elle était mauvaise – ça se voyait, je ne disais rien mais, à son âge, cette suffisance qu’elle a toujours eue, ma fille me le disait, à l’école, elle n’avait pas d’amies, et prenait tout le monde de haut – quelle honte pour une famille si bien.
 Bien sûr, personne n’avait pensé à se souvenir que Marguerite était à peine sortie de l’enfance quand ça avait commencé ; personne ne s’était soucié de son âge, de ce que monsieur Claude avait été son patron et qu’il avait été celui de Paulette, qu’il avait eu du pouvoir sur elle deux, non, personne n’a songé à y redire. C’était elle, venue de sa famille de vauriens, puis c’était Marguerite, la pimbêche en train de mal tourner – monsieur Claude est un homme et les hommes sont des enfants n’importe quelle catin les retourne et cette pauvre madame Claude qui travaille tout le jour dans sa boutique n’a rien vu, pensez-vous, on fait confiance.et voilà qu’on héberge le loup et quand il est trop tard, le troupeau a été décimé, et le loup s’est enfui depuis longtemps.

Page 618, je lis cela et je me dis, Bravo monsieur l’écrivain.

C’est parce que je ne sais rien ou presque rien de mon histoire familiale, que j’ai besoin d’en écrire une sur mesure, à partir de faits vérifiés, de gens ayant existé, mais dans les histoires sont tellement lacunaires et impossibles à reconstituer qu’il faut leur créer un monde, dans lequel, même fictif, ils auront chacun eu une existence. C’est cette réalité qui se dessine qui deviendra la seule, même si elle est fausse, car la réalité vécue s’est dissoute et n’a aucune raison de nous revenir ; le récit que j’en fais est comme une ombre déformée trahissant la présence d’une histoire dont je capte seulement l’écho, la vibration dans l’image tremblante d’une fiction et d’un roman possible.

 

Édition

Édition de minuit

 

Quel talent cet écrivain et quel pensum de lire un tel roman avec si peu de moyens de supporter la violence. Vers les trois quart du roman je me suis rendu compte que j’en voulais à l’écrivain de décrire avec autant de minutie des faits qui me dégoûtent au plus haut point. Je pense que dans le genre glauque et violent, je préfère les récits rapides qui me permettent de ne pas passer quinze jours avec la peur d’ouvrir encore le roman et savoir que l’on s’enfoncera encore un peu plus dans l’ignominie.

Je ne peux pas avoir un avis objectif sur ce livre, je suis certaine que Laurent Mauvignier écrit de façon remarquable mais pourquoi a-t-il pris ce plaisir à détruire tous les personnages dont il avait patiemment construit la vie pendant la moitié du roman. Il prendra encore autant de temps pour les détruire à petit feu pendant l’autre moitié. Le roman se centre sur une nuit qui au lieu d’être l’anniversaire d’une jeune femme, Marion , maman d’Ida, épouse d’un paysan Patrice et voisine de Christine artiste peintre, sera une nuit de massacre organisé par ceux qui avaient tellement abîmé sa vie d’adolescente : trois frères violents et prêts à tout pour détruire le début d’un bonheur si fragile.

Six cent trente quatre pages pour essayer de comprendre pourquoi quand la vie a mal commencé il est vraiment impossible d’avoir droit au bonheur et pourtant ça a failli réussir. Mais la fatalité , le destin, la malchance, la poisse ce sont vraiment des tentacules d’une pieuvre dont on ne peut se débarrasser qu’en visant la tête, encore faut-il pouvoir l’atteindre !

Un roman qui tient pour son écriture si particulière qui m’a enchantée pendant les trois cents premières pages, et qui n’a pas suffit à me faire supporter la description du drame final.

Citations

Village déserté

Voilà aucun ne resterait, il n’y avait de toute façon rien à foutre à la Bassée, c’est vrai, mais entre d’avoir rien à y foutre et n’en avoir rien à foutre il y avait une nuance que personne ne semblait voir, car personne ne voulait la voir. 

Les lettres anonymes

(Et longueur des phrases j’ai coupé au 2/3 .)

Les lettres anonymes, ils ont beau ironiser, oui, ou jouer la connivence en se disant que c’est malheureusement peut-être une spécialité française, il faudrait voir, toutes les histoires pendant la seconde guerre mondiale, une spécialité campagnarde au même titre que les rillettes et le foie gras dans certaines régions, une détestable tradition, assez pitoyable et heureusement souvent sans conséquence, mais qu’on ne peut pour autant pas prendre à la légère, explique le gendarme comme il l’avait expliqué la dernière fois, avec fatalisme et un peu de lassitude ou de consternation, car, répétait-il, derrière les lettres anonymes il y a presque toujours des aigris et des jaloux, des envieux, qui n’ont rien d’autre à faire que de ressasser leur bile et croit s’en décharger en insultant un ennemi plus ou moins fictif, en l’invectivant, en le menaçant, en crachant sur lui une haine recuite par l’intermédiaire d’une feuille de papier ;

Façon de distiller le suspens procédé un peu répétitif .

Pour l’instant, elle ignore les bruits, n’en n’est pas encore à les surprendre un peu partout autour d’elle, comme elle va le faire dans quelques minutes.
Pour l’instant, elle ne prête aucune attention à ces froissements, ces souffles ou ces pas qu’elle commencera à percevoir seulement quand elle aura fini d’installer sur sa table de cuisine les ingrédients et les ustensiles dont elle va avoir besoin.
Pour l’instant, donc, elle ne fait pas attention aux bruits de l’extérieur, ni au fait que son chien n’est toujours pas revenu auprès d’elle. 

Usine fermée.

Car oui, il arrive qu’on soit soulagé de la fermeture d’une usine, comme celle-ci où on a fabriqué pendant plus de quarante ans des plaques ondulées en fibro-ciment pour les bâtiments agricoles et des raccords de tuyauterie, mais surtout des cancers et, pour ceux qui n’en sont pas morts, des dépressions liées à la peur de l’amiante, de vivre avec cette saloperie en soi.

 

Mes vœux pour 2026

et mon bilan 2025 

Que 2026, nous réunissent pour des lectures plaisantes, intéressantes, touchantes ; émouvantes, enrichissantes, convaincantes, surprenantes, passionnantes …. !

Voici un bilan positif de l’année 2025, 102 livres lus , voici d’abord ceux auxquels j’ai attribué 4 coquillages :

Jacaranda Gaël FAY

Le bastion des larmes – Abdellah Taïa

Ilaria Gabriella Zalapi

L’œil de la perdrix Christian Astolfi 

Les deux tilleuls Francis Grembert

L’heure des prédateurs – Guiliano Da Empoli

Un jeu sans fin Richard POWERS

Un Kibboutz en Corrèze – Jean-Luc Aubarbier

Pleurer au supermarché – Michelle Zauner

Les enfants d’Asperger – Edith Sheffer

Une femme aimée – Andreï Makine

Mohawk – Richard Russo

L’affaire de la rue Transnonain – Jérôme Chantreau

Tiré de faits irréels – Tonino Benaquista

Les nuits de la laitue Vanessa Barbara

L’étourdissement – Joël Egloff

Mater Dolorosa – Jurica Pavic

Nourrices – Séverine Cressan

Nous sommes faits d’orage – Marie Charrel

Il pleut sur la Parade – Lucy Anne Belgy

 

 

Et voici mes coups de cœur, les livres que je ne veux pas oublier auxquels j’ai attribué 5 coquillages :

 

Au-delà du mur : Histoire de la RDA Katja Hoyer

Pompéi : la magie des ruines Gabriel Zuchtriegel

Paradise Garden Elena Fisher

Brandebourg Julie Zeh

La nuit au cœur Nathacha Appanah

Les stripteaseuses ont toujours besoin de conseils juridiques. – Ian Levison

La saga des émigrants Vilhelm Moberg

le rêve du pêcheur Hemley Boum

L’effondrement – Édouard Louis

Les enfants de Sainte Marguerite – Ante Tomic

Deux filles nues – Luz (et c’est une BD)

Cherche mari désespérément – Ghada Abdel Aal

Éden – Audur Ava Olafsdottir

 « Vous êtes l’amour malheureux du Führer » Jean-Noël ORENG

L’inconnu du portrait – Camille de Peretti

 

Parfois l’homme – Sébastien Bailly

Quatre jours sans ma mère – Ramses Kefi

Le Turquetto – Metin Arditi

Mon père ce tueur – Thierry Crouzet

La colline qui travaille – Philippe Manevy

Prisonnier du rêve écarlate – Andreï Makine

Ces féroces soldats – Joël Egloff

Indomptables – Bruno Doucey

Les Fleuves du Ciel – Elif Shafak

Une odeur de gingembre – Oswald Wynd

Eclaircie – Carys Davies

 

et le coup de cœur absolu !

La maison vide – Laurent Mauvignier

I-M

I-M

I

Idoux-Thivet (Annie) (L’Atelier des Souvenirs 19 novembre 2018)

Incardonna (Joseph) (Stella  5 juin 2025) (Le monde est fatigué 19 mars 2026)

Indridason (Arnadur) (le duel 12 mars 2014)

 

J

Jablonka (Yvan) (En Camping-Car 5 juin 2019)

Jacques (Paula) (L’héritage de la Tante Carlotta 5 avril 2021)

Jancar (Drago) (Et l’Amour aussi a Besoin de Repos 20 juillet 2018)

Jean (Michel) (Tioka, Ke (montréal) 4 février 2024) (Kukum 21 octobre 2024) (Atuk 16 février 2026)

Jeffroy (Géraldine) (Un Été à l’Islette 20 janvier 2020)

Jiyung (Kim) (Les petits plats de notre grand-mère 2 octobre 2026)

Jerusalmy (Raphaël) (Sauver Mozart 14 octobre 2013) (La rose de Saragosse 24 octobre 2018)

Jolly (Gaëlle) (En quête de liberté -BD- 12 novembre 2025)

Joncour (Serge) (L’idole 22 avril 2024) (l’écrivain national 31 juillet 2024)

Jones (Tayari) (Un mariage américain 17 juin 2021)

Josse (Gaëlle) (le Dernier Gardien d’Ellis Island 16 mars 2017) (Une longue impatience 1 mars 2021) (Les Heures Silencieuses 2 mars 2021)

Jousselin (Edouard) (Les cormorans 7 aout 2020)

 

 

K décembre

Kadish (Rachel) (De Sang et d’Encre 14 septembre 2020)

Kafka (Cynthia) (Les hirondelles ne font pas le printemps 21 septembre 2024)

Kamali (Marja) )(La librairie de Téhéran 20 mars 2023)

Kapllani (Gazmend) (Le pays des pas perdus 10 août 2020) (La dernière page 19 aout 2026)

Karinthy (Ferenc) ( Épépé 5 mai 2025)

Kasisschke (Laura (En un monde parfait 21 novembre 2010)

Kassimova-Moisset (Maria) (Rhapsodie Balkanique 23 octobre 2023)

Kästner (Erich) (Émile et les détectives 21 nombre 2022)

Katouh (Zoulfa) (Tant que fleuriront les citronniers 11 septembre 2023)

Kauffmann (Jean-Paul) ( L’accident 13 juillet 2026)

Kawamura(Genki) (N’oublie pas les fleurs 7 mars 2022)

Keane (Molly) (Et la vague les emporta 3 mais 2024)

Keegan (Claire) (Les trois lumières 14 juin 2011)

Kefi (Ramses) (Quatre jours sans ma mère 8 septembre 2025)

Kennedy (Margaret) (Le festin 26 aout 2024)

Keret (Etgar)( 7 années de bonheur 28 décembre 2015)

Kerjan (Jean-François) (La naissance du sentiment 26 novembre 2020)

Kern (Étienne) (Les Envolés 7 janvier 2022)

Kerr (Philip) (La trilogie berlinoise 2 juin février 2010) (L’offrande grecque 3 janvier 2022)

Kersaudy (François) (La liste de Kersten 8 février 2023)

Khabushani (Khashayar.J ) ( American Boys 27 mars 2025)

Khadra (Yasmina) (Les vertueux 8 mai 2023)

Khazanov (Boris) (L’Heure du Roi 2 janvier 2011)

Kingslover (Barbara) (Des vies à découvert 15 avril 2021) (Les yeux dans les arbres 28 mai 2026)

Kitson (Mick)(Manuel de Survie à l’Usage des Jeunes Filles 29 octobre 2018)

Kourkov( Andreï) ( Le Pingouin 15 février 2021) (Les abeilles grises 3 janvier 2023) (L’oreille de Kiev 6 mars 2023)

Katouh (Zoula) ( Tant que fleuriront les citronniers 11 septembre 2023)

Krasznahokaik (Laszlo) (Le dernier loup 4 mai 2025)

Kross Jaan (le fou du tzar le 7 mai 2026)

Krüger (Horst) (Un bon Allemand 13 juillet 2020)

Küper (Wolf) (un million de minutes 30 décembre 2019)

 

L

Labayle Denis (Nouvelles sur ordonnances 16 septembre 2019)

Labuzan (Niels) (Ivoire 2 avril 2019)

Lacasse( Marie-Eve) ( Les manquants 27 février 2023)

Lafon (André) (L’élève Gilles 14 décembre 201

Lafon (Lola) (La petite communiste qui ne souriait jamais 21 février 2015)

Lafon (Marie-Hélène) (L’annonce 26 novembre 2009) (Joseph 30 octobre 2014)(Histoire du fils 8 avril 2021) (Hors Champs 11 avril 2026)

Lafore (Romane) ( La confession 30 décembre 2024)

Laget (Thierry) (Proust Prix Goncourt Une émeute littéraire 17 octobre 2024)

Lahens (Yannick) (Passagères de la nuit 4 juin 2026)

Lalami( Laila)(Les Autres Américains 27 mai 2021)

Lalo (Oscar) (La race des orphelins 2 aout 2024)

Lalumière (Jean-Claude) (L’invention de l’histoire 22 mai 2023) (La campagne de France 12 juin 2023)

Lambert Emmanuelle (Le garçon de mon père 10mars 2022)

Lanchester (John) (Chers voisins 4 octobre 2021)

Lançon Philippe( Le Lambeau 12 juillet 2021)

Lane (Emilie) (Folcoche 7 septembre 2026)

Lane (Harriet) (Le beau monde 31 mai 2021)

La Rochefoucauld (de) Louis-Henri (Château de sable 10 décembre 2021) (le Club des Vieux Garçons 3 juin 2024) (L’amour moderne 14 mars 2025)

Larson Erik (Dans le jardin de la bête 1 décembre 2013)

Laurain (Antoine) (Les caprices d’un astre 10 juin 2022)

Lavoie (Marie-Renée) (La Petite et le Vieux 24 juin 2019)

Laxness (Hallidor) (les annales de Brekkukot 16 juin 2023)

Le Bihan (Sylvie) ( Les Sacrifiés 24 mars 2025)

Le Clerc (Xavier) ( Un homme sans titre 18 septembre 2023)

LEE (Min-Jin) (Pachinko 1 octobre 2021)

LEE(Mirinae) (Les 8 vies d’une mangeuse de terre 30 avril 2026)

Lefteri (Christy) (Les oiseaux chanteurs 7 avril 2022) (L’apiculteur d’Alep 23 février 2023) (Le livre du feu 24 mai 2024)

Legardinier ( Gilles) ( Demain j’arrête 29 janvier 2012) (Complètement cramé 11 juin 2026) (Mardi soir 19 heures 15 juin 2026)

Le Goff (Jean-Pierre) (La France d’Hier  ( 15 octobre 2018)

Lemaitre (Pierre) (Au revoir Là haut 26 novembre 2015)

Le Moal (Margot et Jean) (Bretzel et Beurre salé 18 mai 2024)

Lentéric (Jean-Baptiste) (Herr Gable 11 février 2022)

Lenz (Siegfried) (La leçon d’allemand 8 novembre 2021)

Leo (Maxim) (Histoire d’un Allemand 15 juin 2020)

Le Tellier (Hervé) (Assez parlé d’amour 23 aout 2010)(Toutes les familles heureuses 26 décembre 2017) (Anomalie 16 aout 2021) (Le Nom sur le Mur 22 juillet 2024)

Levison(Iain) (Une canaille et demie 5 septembre 2012) (Un voisin trop discret 26 novembre 2021) (Les stripteaseuses ont toujours besoin de conseils juridiques 13 février 2025)

Lewycka (Marina) (Des adhésifs dans le monde moderne 14 juin 2011)

Lindstrom (Merethe) (Quelques jours dans l’histoire du silence 26 juin 2023)

Louis Edouard (En finir avec Eddy Bellegueule 11 avril 2014) (qui a tué mon père 28 mars 2022) (L’effondrement 20 janvier 2025)

Luca (de) (Laetitia) ( L’amour et autres mensonges 15 mai 2025)

Lurie (Allison) (La ville de nulle part 23 février 2021)

Lustgarten (Anders) (Trois enterrements 12 janvier  2027)

Luz (Deux filles nues 10 mars 2024)

Lynch (Paul) (La neige noire 31 octobre 2024)

M

Mabanckou (Alain) (Black Bazar 27 aout 2009) (Le coq solitaire 11 mars 2021)

Macrae Burnet (Graeme) (L’Étrange Disparition d’Adèle Bedeau 17 juin 2019)

Madjidi (Maryam) (Marx et la poupée 1 décembre 2022)

Manevy (Philippe) ( La colline qui travaille 28 juillet 2025)

Magee (Michael) (Retour à Belfast 9 décembre 2024)

Majdalani (Charif) (Villa des femmes 31 mars 2016) (L’empereur à pied 17 septembre 2018) (Des vies possibles 19 août 2019) (Le nom des rois 12 février 2026)

Makine Andreï (La vie d’un homme inconnu 27 août 2009) (Le Livre des Brèves Amours Éternelles 26 mai 2012) (L’Archipel d’une Autre Vie 4 septembre 2018) (La femme qui attendait 17 avril 2024) (Une femme aimée 26 juin 2025) (Prisonnier du rêve écarlate 30 juin 2025)

Mandanipour (Shahriar) (En censurant un roman d’amour iranien 8 novembre 2011)

Mankell (Henning) (Les chaussures Italiennes 14 février 2011)

Manook (Ian) (Yeruldelgger 9 janvier 2015) (Minjung 6 avril 2026)

Marashi (Nasim) (L’automne est la dernière saison 19 septembre 2024)

March (William) (La compagnie K le 24 avril 2023)

Marchand (Gilles) ( Une bouche sans personne 2 mars 2017)) (Le soldat désaccordé 17 juillet 2024)

Maroger (Isabelle) (Lebensborn 23 septembre 2024)

Martin-Chauffier (Gille) (Le dernier Tribun 23 mai 2022)

Marzano (Michela) (Mon nom est sans mémoire 3 juillet 2023)

Mas (Victoria) (Le Bal des Folles 9 mars 2020) (l’orpheline du temple 14 aout 2025)

Mascaro (Alain) (Avant que le monde ne se ferme 31 mars 2022)

Mathieu (Nicolas) (Leurs enfants après eux 31 octobre 2022) (Conemara 30 novembre 2023)

Mathieu (Tristan) (1800 la main sanglante 4 septembre 2023)

Mauvignier (Laurent) (Histoires de la nuit 9 septembre 2021) (La maison vide 18 décembre 2025) (Les Hommes 9 mars 2025)

Malye (Julia) (Louisiane 29 avril 2024)

Mazetti (Katarina) (Le mec de la tombe d’à coté 22 juillet 2009) (Ma vie de pingouin 6 juillet 2017)

McCann (Colum) (les saisons de la nuit 32 juin 2023) (Apeirogon 29 aout 2022) (Danseur 16 février 2023)

McCarten Anthony (Devenir Zéro 30 mars 2026)

McEwan (Ian) (Solaire 27 juin 2016) ( Amsterdam 2 octobre 4 septembre 2021)(Opération Sweet Tooth 04 décembre 2023)

McKenna (Oisin) (Lundi c’est loin 29 juin 2026)

Mehran (Marsha) (Une Soupe à la Grenade 10 janvier 2022)

Melandri Francesca (Eva dort 22 juin 2014) (Plus haut que la mer 28 septembre 2015) ( Tous, sauf moi 10 juillet 2023)

Mélois (Clémentine) (Alors, c’est bien. 21 décembre 2024)

Message (Vincent) (Maître et Possesseurs 22 octobre 2018) décembre

Meyer (Philipp) (Le fils 24 juillet 2017) (American Rust 12 septembre 2022)

Michau (Marion) (Valsez Regrets 4 juillet 2022))

Michelis (Denis) (Encore une journée divine 29 octobre 2021)

Miller (Madeline ) ( Le Chant d’Achille 24 aout 2023)

Milovanoff(Jean-Pierre) (Le maître des paons 13 mai 2021)

Minard (Céline) ( Le Grand Jeu 23 avril 2019)

Minaudier (Jean-Pierre) (La poésie du Gérondif 11 octobre 2014)

Minoui (Delphine) (Bajden 25 novembre 2024)

Mizubayashi (Akira) (Une langue venue d’ailleurs 9 avril 2013) (Âme brisée 19 avril 2021) (Suite Inoubliable 7 mars 2024) (La forêt de flammes et d’ombres 23 octobre 2025)

Moberg (Vilhelm)(La femme d’un seul homme le 20 juillet 2021) (La saga des émigrants tome 1 et 2) (La saga des émigrants tome 3et 4) (La saga des émigrants tome 5 et 6) (La saga des émigrants tome 7 et 8)

Molina (Antonio Munoz) (Tes pas dans l’escalier 31 mars 2024)

Monnier (Alain) (Tout va pour le mieux 12 octobre 2023)

Montaigne (Thimothée) (1629, L’effroyable histoire des naufragés du Jakarta 9 juin 2025)

Montaigu (de) (Thibault) (Cœur 27 décembre 2024)

 Montero (Rosa) (Le roi transparent 28 mai 2013) (Le territoire des barbares 6 avril 2013) (La folle du logis 24 avril 2017) (L’idée ridicule de ne jamais te revoir 13 avril 2017) (La bonne chance 17 février 2022)

Moore (Edward Kelsey) (les Suprêmes 27 octobre 2017)

Moriarty (Liane) (Petits secrets grands mensonges 24 mars 2021)

Morvandiau (Le taureau par les cornes 3 février 2021)

Moutot (Michel) (Ciel d’acier 8 avril 2016)(Route One 16 mai 2022)

Mukherjee (Abir) ( L’attaque du Calcutta-Darjeeling 22 novembre 2021)

Mulisch (Harry) (La Découverte du Ciel 1 décembre 2011) (L’Attentat 29 avril 2019)

Munoz Molina (Antonio) (Tes pas dans l’escalier 31 mars 2024)

Murail (Marie-Aude) (Charles Dickens 27 avril 2009) (Sauveur et fis saison 1 7 septembre 2016) (saison 2 12 juin 2017) ( saison 5 10 décembre 2020)

Murat (Laure) (Proust Roman familial 29 janvier 2024)

Mukherjee (Abir) (L’attaque du Calcutta Darjelling 22 novembre 2021)

Mytting Lars (Les cloches jumelles 24 juillet 2023)