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Traduit du Suédois parAnna Gibson.

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Petite baisse dans l’écri­ture du blog. Il faut dire que c’est la pleine saison de la confi­ture d’orange amère, ça occupe bien ! Et puis, une tornade brico­leuse et néan­moins sympa­thique, est venue instal­ler une biblio­thèque dans le coin salon. Alors là… Je sais que vous allez être nombreuses à me comprendre, comment ranger des livres sans en relire quelques pages, donc il faut beau­coup, beau­coup de temps. J’avais décidé de faire un tri, j’ai effec­ti­ve­ment jeté un ouvrage des années 60 sur la « Zen-atti­tude » de toute façon, je n’ai jamais réussi à respi­rer par le ventre avant d’aller à la poste, avant d’ouvrir mon relevé de comptes, avant d’aller à la mairie –où tout autre démarche admi­nis­tra­tive- expli­quer pour la dixième fois mon chan­ge­ment de nom,

- Ah oui, vous êtes divor­cée, c’est pour ça ! (ton compa­tis­sant et voix assez forte pour que tout le bureau entende)
- Oui c’est pour ça ! (ma voix, éner­vée un max ! sous enten­dant : avec le nombre de divorces en France, cela a dû vous arri­ver plus d’une fois non ?)

Bref, « la zen atti­tude » ne m’ayant jamais été d’aucun secours dans la vie, j’ai jeté ce livre mais c’est bien le seul ! J’ar­rête les range­ments pour vous parler d’un roman que j’ai beau­coup aimé, Les Chaus­sures italiennes d’Hen­ning MANKELL. Une courte anec­dote à propos de ce livre. Je l’avais apporté pour le lire dans mon TGV préféré : Paris/­Saint-Malo. Il était sur ma tablette et il a fourni l’occasion d’un échange chaleu­reux entre trois passion­nées de lecture. Les deux autres lectrices étaient des « fan » de Henning Mankel et de ses romans poli­ciers. Elles avaient toutes les deux entendu parler de ce roman et brûlaient d’envie de le lire, j’ai beau­coup aimé notre conver­sa­tion sur le plai­sir des livres.

Cette histoire m’a inté­res­sée tout de suite, un homme dispa­raît de la vie de sa compagne sans donner aucune expli­ca­tion. Je trouve cette fuite est d’une violence incroyable pour la personne aban­don­née, c’est un beau sujet de roman je me deman­dais ce que l’auteur allait en faire.(genre « Je descends cher­cher des ciga­rettes » et il ne revient jamais ! !).

La force du roman, vient de ce qu’il n’y a aucun person­nage entiè­re­ment posi­tif, et surtout pas le person­nage prin­ci­pal. L’atmosphère des pays du nord est très bien rendue, on suit les diffi­cul­tés de Fredrick Welin pour retrou­ver un peu de confiance dans la vie et dans les autres. Lui qui a passé sa vie à fuir ses respon­sa­bi­li­tés, il doit faire face à son destin et essaie tant bien que mal de se racheter.

Ce livre est prenant tant pour l’atmosphère et les descrip­tions des paysages du grand nord, que par l’analyse la diffi­culté des êtres humains à vivre en harmo­nie, J’ai été très émue et complè­te­ment prise par ce récit. Je ne sais pas si je lirai les romans poli­ciers du même auteur mais j’imagine faci­le­ment qu’ils doivent être très bien.

Citations

Je me sens toujours plus seul quand il fait froid.

Il est aussi facile de perde à l’intérieur de soi que sur les chemins des bois ou dans les rues des villes

Il n’y a pas de gens normaux. C’est une fausse image du monde, une idée que les poli­tiques veulent nous faire avaler. L’idée que nous ferions partie d’une masse infi­nie de gens ordi­naires, qui n’ont ni la possi­bi­lité ni la volonté d’affirmer leur diffé­rence. Le citoyen lambda, l’homme de la rue, tout ça – c’est du flan. Ça n’existe pas.

Là tout à coup, sur la jetée, j’ai fondu en larmes. Chacune de mes portes inté­rieures battait au vent, et ce vent, me semblait-il, ne cessait de gagner en puissance.

La mort ne me fait pas peur. Ce que je n’aime pas, c’est l’idée que je vais devoir rester morte si longtemps.

On en parle

livrogne(parce que j’ai bien aimé le nom de son blog) et toujours à sauts et à gambades.

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