Éditions Fleuve Noir, 386 pages, octobre 2012

 

Ce n’est pas l’intelligence qui fait la valeur d’un homme, c’est la façon dont il l’emploie.

 

J’ai parfois besoin de penser à des choses agréables et oublier les soucis du monde, et malheureusement dans les romans policiers les meurtres m’angoissent et je ne suis pas fan du suspens. J’avais tellement ri à « Demain j’arrête » que j’ai pris ce roman à la médiathèque, je suis à peu près sure de l’avoir déjà lu. J’ai beaucoup moins ri, mais c’est très sympa et surtout les gentils gagnent (comme dans la vie, non ?). Un entrepreneur britannique est dépressif, car sa femme est morte et il ne voit plus sa fille. Son meilleur ami, pour lui remonter le moral lui trouve une place de majordome dans une belle propriété en France. Il nomme comme directeur à sa place la secrétaire dont il a compris sa valeur alors que les jeunes loups qui sortent des écoles sont à son avis juste bons à délocaliser et licencier.

Dans le domaine , peu à peu, Andrew Black sous le truchement d’un majordome, va retrouver le goût de vie en aidant tous les gens qui vivent dans cette propriété. La cuisinière qui sous un caractère brutale cache un grand talent de chef et un grand cœur. L’homme à tout faire qui vit dans le parc et qui va se révéler un allié pour Andrew et il va s’ouvrir à l’amour. La petite femme de ménage qui après un grand chagrin d’amour surmontera ses difficultés. Et le grand projet d’Andrew : c’est de redonner le sens de la vie à Nathalie la propriétaire du domaine. Andrew va réparer toutes ces âmes brisées et la sienne aussi. Car Nathalie se faisait avoir par des escrocs et est en train de perdre toute sa fortune.

L’humour vient de l’opposition de la culture britannique et française .

C’est un bon roman et cela se lit facilement, une bonne distraction et ce que je lui ai demandé de me faire oublier que dans le vrai monde ce sont plutôt les méchants qui gagnent !

Extraits

Début.

 Il faisait nuit un peu froid. Au cœur de Londres, devant l’hôtel Savoy, sous la verrière, un homme d’un certain âge vêtu d’un smoking faisait les cent pas en consultant fébrilement son téléphone portable. L’organisateur de la soirée qui se déroulait dans le grand salon, sortit du hall et s’approcha, laissant échapper par la porte tambour le son des cuivres de l’orchestre qui jouait du Cole Porter.

Ça n’a pas dû bien fonctionner.

 « Venant du type qui a essayé de se déguiser en sa propre mère pour aller excuser son fils chez le proviseur, je m’attends au pire…. »

Des dialogues plein d’humour.

(Andrew doit apprendre les math à enfant rebelle à l’école )
– Je vais avoir plus de mal avec les maths…Je ne me vois pas remplacer « deux » par Pikachu et « multiplié » par Iron Man.
– Dommage, ce serait plus amusant. T’imagines ? Grominet divisé par Scoubidou et multiplié par la petite souris !
– En parlant de petites souris, ne mentionne même pas l’animal devant Odile, c’est la crise cardiaque assurée et tu te retrouveras banni comme aux pires heures.
– Juste pour un mot ? Mais comment faisait-elle quand elle perdait une dent ?
– Je ne vois pas le rapport.
– Quand tu etais jeunot, et que tu perdais une dent de lait chez toi, on ne la mettait pas sous l’oreiller pour que la petite souris la prenne et te laisse une pièce à la place ?
– Chez nous, c’est la fée des dents qui s’occupe de ça.
– C’est pourri.
– Pourquoi une fée ferait-elle moins bien qu’un rongeur ? Nous, on ne tient pas à ce que des vecteurs de maladies infectieuses rampent sous l’oreiller de nos enfants pendant qu’ils dorment.
– Parce que vous y croyez sérieusement, vous, à la petite fée qui volette comme une gourde la nuit pour ramasser les chicots ? Vous en avez déjà vu beaucoup, avec leurs petites ailes et leur sourire niais ? N’oubliez pas de lui laisser la fenêtre de la chambre ouverte, à votre fait des dentiers, sinon vous allez la retrouver éclatée sur le carreau.
– En attendant, ta petite souris a dû laisser des crottes, la peste ou le choléra sous l’oreiller d’Odile, parce qu’elle est en état de choc dès qu’elle envoie une.
Magnier prenait la discussion très au sérieux et Black ne pouvait pas s’empêcher d’en jouer. Le régisseur n’avait plus aucun recul sur ces propos.
– Parce que bien sûr, vos fées ne font jamais caca.
– Pas sous l’oreiller des enfants, ou alors de ceux qui sont très méchants.

 

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