Éditions Liana Levi, 279 pages, mai 2012

Traduit de l’anglais (États- Unis) par Adélaïde Pralon

Cet auteur est déjà sur Luocine pour un livre que j’avais adoré : « Cité de la poussière rouge » et j’avais déjà essayé un de ses romans policiers  : « Mort d’une héroïne rouge« . J’ai voulu retenter avec celui-ci.
J’ai retrouvé ici l’inspecteur Chen embarqué dans une sombre affaire de corruption autour de l’immobilier à Shangaï. En 2012, déjà, En Chine les petits malin utilisaient l’espace Cyber pour mener des attaques. mais ils peuvent eux-mêmes être manipulés par plus forts qu’eux. Donc l’inspecteur Chen aura beaucoup de mal à savoir qui est derrière, le suicide ou l’assassinat de Zhou le potentat du parti en charge de l’urbanisme à Shangaï. J’ai eu beaucoup de mal à finir ce roman et à m’y retrouver parmi les personnages. Mais en revanche, on apprend beaucoup sur la difficulté de se loger à Shangaï. Ce roman écrit en 2012, montre le début de la puissance des hackers chinois, mais depuis le pouvoir a repris les choses en main et je pense que ce n’est plus du tout un lieu de contestation du pouvoir.

Je suis mauvaise juge de la qualité d’une enquête policière, on a vraiment du mal à comprendre pourquoi ce policier particulièrement intelligent et au fait de toutes les manœuvres des ultra corrompus du Parti Communiste Chinois, laisse une jeune femme l’aider dans son enquête. C’est vraiment bizarre, et tellement confus. Et je déteste aussi toutes les réflexions où le policier semble comprendre quelque chose mais qui finalement lui échappe.

La seule chose qui m’a intéressée c’est ce qu’on apprend de l’horreur de ce régime où les injustices sont flagrantes et les différences sociales énormes.

Extraits.

Début.

 L’inspecteur principal de la police criminelle Chen Cao assistait à une conférence à l’Union des écrivains de Shanghai. Les sourcils froncés, il opinait du chef, comme pour battre la mesure du discours de l’orateur.
 » L’énigme chinoise, qu’est-ce que c’est ? Eh bien, prenons par exemple cette formule politique en vogue : le socialisme à la chinoise. Voila un terme générique qui englobe tout ce qu’il y a d’énigmatique dans notre beau pays : socialiste ou communiste dans les journaux du Parti, mais capitaliste dans la pratique, un capitalisme de copinage, primaire, matérialiste au dernier degré. Et féodale aussi, si l’on en juge d’après les enfants des hauts dignitaires, petit prince héritier destiné à devenir dirigeant à leur tour, en légitime successeur du régime à partie unique.
 » Les machines de propagande du Parti on beau tourner à plein régime, la société chinoise est aujourd’hui moralement, idéologiquement et éthiquement en panne, mais elle continue pourtant d’avancer, encore et toujours, comme le lapin dans les publicités pour les piles. »

La Chine des jeunes.

 Dans une émission de téléréalité où les candidats parlent de leur vision du mariage, une jeune femme lance sa devise : elle préfère pleurer dans une BMW plutôt que rire sur un vélo.

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