
Éditions de l’olivier, 134 pages, août 2025
Lu dans le cadre du club de lecture de la médiathèque de Dinard.
À chaque fois que je lis un roman de cette autrice , j’écris la même phrase : un roman agréable à lire mais que j’oublierai assez vite , et c’est vraiment le cas. Cette auteure doit plaire à la bibliothécaire de la médiathèque car c’est dans ce cadre que j’ai déjà lu (et oublié) : le Remplaçant, Ce cœur changeant , Les bonnes intentions , Le château des rentiers .
Ce roman très court, est étonnant grâce à sa construction, sinon il serait totalement insignifiant comme la vie d’un petit village où il ne se passe pas grand chose. Il est écrit comme un morceau de musique avec un leitmotiv qui revient au début de chaque chapitre. Les liens entre les différents membres du villages sont des variations de ce thème. Le chef d’orchestre de l’harmonie respecte chacun des musicien et la partition est écrite par une jeune fille qui a été enfant dans ce village.
Comme dans toutes les communautés humaines, il y a des histoires d’amour, des jalousies , des gens rejetés car un peu différents, et un enfant insupportable qui met du désordre partout sauf quand il écoute de la musique car c’est lui qui a l’oreille absolue.
Je ne peux en dire plus car, déjà, le souvenir s’efface de ma mémoire .
Extraits.
Début.
Autour du bourg, il y a la nuit. Au centre, la mairie. Un bâtiment modeste ou juste proportion dont les fenêtres découpent des carrés orange dans la nuit indigo. Quelques décorations de Noël, loupiotes entrelacées dans les branches des micocouliers, oursons translucides éclairés de l’intérieur et lutin au bonnet rouge clignotant, ponctuent l’obscurité. Un chien aboie, puis deux. Un troisième répond. Et le silence se referme sur eux. La température baisse d’un degré. On passe sous zéro. L’herbe des talus s’enrobe de givre, les bruns se raidissent en émettant de minuscules craquements. Les insectes enterrés perçoivent le carillon des tiges que le gel fige au-dessus d’eux.
Le leitmotiv.
C’était un hiver lumineux et sec où rien ne semblait vouloir mourir. Les rosiers continuaient de porter des fleurs, plus chétives qu’au printemps, moins parfumés qu’en été, aux pétales décolorés et presque transparentes. Les framboisiers laissaient pendre leurs têtes rouges qui avaient l’air presque honteuses lorsque le dernier éclat du soleil allait les dénicher sous les feuilles. Les oiseaux lançaient leurs cris au cœur de la nuit sans craindre les éperviers, pas plus que les martres. Gorgées de la canicule passée, les mouches poursuivaient leur vol, insensibles au froid qui crispait pourtant la rosée du matin.

Elle est très appréciée dans ma médiathèque aussi. Je crois avoir lu un de ses romans, mais sans certitude… D’après ce que tu dis, il est possible que ce soit le cas et que ça ne m’ait tout simplement pas marquée !
Je ne peux vraiment pas recommander cette lecture, mais elle n’est pas désagréable.
J’ai bien aimé Le Château des Rentiers. J’ai écouté Agnès Desarthe sur FRance Musique dernièrement un matin. Si je trouve le roman à la médiathèque je le lirai. On n’est pas forcée de trouver toujours des pépites. Celui ci est court et conviendra très bien entre deux gros romans
et .. il est vrai que j’avais apprécié aussi « le château des rentiers » j’ai hâte de lire des avis contraires au mien je mettrai alors des liens sur mon billet.
J’ai beaucoup aimé, je reserve mon billet pour un challenge musique à venir chez Sunalee;..
je mettrai un lien vers ton billet dès que tu le fais paraître, j’aime quand nos avis divergent.
Ce n’est pas une autrice qui m’attire, je crois avoir lu un de ses livres il y a longtemps, mais je n’en suis pas sûre. Vu tout ce qui me tente, je ne me force pas.
C’est vraiment le problème et le plaisir de la blogosphère, on croise nos plaisirs et cela donne des tentations qui n’en finissent pas. Ma participation au club de la médiathèque me donne aussi des obligations de lectures avec des nouveautés qui ne sont pas toujours des succès mais j’aime beaucoup les discussions que nous avons sur nos lectures.
J’ai lu deux de ses romans, que j’ai plutôt bien aimés (La chance de leur vie et Dans la nuit brune), pourtant quand elle sort un nouveau livre, je ne m’y intéresse guère… C’est un peu comme toi, des lectures agréables mais pas marquantes : ce doit être ce que cherchent beaucoup de lecteurs, alors ?
Je trouve celui-ci vraiment plus faible que d’autres , mais toujours une plume qui rend la lecture facile.
Une auteure dont j’apprécie la plume, également. Le château des rentiers ne m’avait pas plu. Je tenterai peut-être de lire ce titre.
Keisha dit qu’elle a bien aimé. Moi je l’ai déjà complètement oublié.
Je suis comme Keisha, j’aime bien Agnès Desarthe. J’ai repéré ce livre pour le challenge musical de Sunalee… si je n’oublie pas, bien sûr ! ^_-
Donc, j’enrichirai mon billet d’avis sans doute discordants. J’aime cet idée.
Il y en a de ces livres qui font plaisir sur le moment et que l’on oublie vite une fois refermé. C’est déjà ça.
Oui c’est vrai cette auteure en fait partie pour moi, c’était une de mes motivations pour avoir créé ce blog retrouver dans la mémoire de Luocine des livres que j’oublierais sinon.
Bon, et bien pas très engageant ni motivant !On va dire « contournable », ce qui m’arrange bien !
J’imagine bien que ça arrange nos listes qui s’allongent sans fin.
Je suis désolée pour l’autrice mais je trouve ta critique à mourir de rire. Par son ton et par sa brièveté.
Mais ce livre connaît un certain succès donc c’est peut être moi qui passe à côté d’une auteure.