Fierté française

Pour ceux qui l’auraient un peu oublié, le béton précon­traint figure au nombre des fier­tés fran­çaises, avec le roma­née-conti, la cathé­drale de Chartes, le N°5 de Chanel et bien d’autres. 


Merci Keisha, qui a été la première à me donner envie de lire ce livre, depuis j’ai lu d’autres avis tout aussi élogieux sur ce « roman » qui mérite plus le titre de « docu­men­taire », à mon avis. J’ai écouté Laurence Cossé parler de son livre, elle explique qu’elle voit ce monu­ment comme l’expression de la tragé­die de son archi­tecte : Johann Otto von Spre­ckel­sen. Celui-ci a démis­sionné de ce projet en 1986 lorsque le gouver­ne­ment de Jacques Chirac renonce au « Carre­four Inter­na­tio­nal de la Commu­ni­ca­tion » et il meurt quelques mois plus tard en exigeant que son nom ne soit pas asso­cié à la « grande Arche ». Mais aupa­ra­vant, il avait négo­cié des royal­ties sur toutes les photos prises de la grande Arche, et c’est d’ailleurs le seul lien que sa veuve gardera avec la France : les royal­ties !

L’auteure est très critique aussi pour le monde poli­tique mais curieu­se­ment dans les entre­tiens, elle en veut plus à la droite (Juppé et Chirac) qu’à Mitter­rand. Or en lisant ce livre, on est abasourdi par la façon dont ce président a dépensé l’argent de la France. C’est peu de dire qu’il n’avait aucun soucis d’économie et que le fait du prince a coûté très cher aux fran­çais et pas toujours pour de bonnes raisons. Comme cette volonté de ne pas trai­ter le marbre qu’il faut aujourd’hui rempla­cer. Laurence Cossé critique la droite de ne pas savoir su donner vie « au Carre­four Inter­na­tio­nal de Commu­ni­ca­tion » mais personne ne savait quoi mettre derrière ce nom ronflant. La lecture de l’article de Libé­ra­tion explique bien les enjeux poli­tiques de ce projet. Il est vrai que chaque gouver­ne­ment avait son idée pour occu­per cet espace et que ce n’est pas la plus mauvaise des idées qui a été rete­nue. Seule­ment voilà Spre­ckel­sen (qui touchera quand même ces 10 pour cent d’un bâti­ment qui coûtera trois milliards sept), n’avait pas derrière lui un bureau d’études capable de mener ce projet à son terme et si, deux noms peuvent être ratta­chés à ce bâti­ment c’est celui de Paul Andreu qui fera tout pour que ce bâti­ment se construise malgré les énormes défis archi­tec­tu­raux et les magouilles poli­tiques et Robert Lion direc­teur de la caisse et des dépôts et consi­gna­tion qui a trouvé les budgets pour finan­cer la construc­tion.

Le problème majeur de ce bâti­ment ce n’est pas tant les prouesses tech­niques auxquelles il a fallu faire face que le fait que personne n’ait pu lui donner une affec­ta­tion qui permette aux communs des mortels de venir le visi­ter. Il s’inscrit à tout jamais dans une belle pers­pec­tive pari­sienne et même si son entre­tien est compli­qué à cause des choix esthé­tiques de l’architecte danois il reste un monu­ment qui a de l’allure. Encore aujourd’hui, l’affectation de la grande Arche n’est pas défi­nie mais on peut de nouveau monter sur son toit et appa­rem­ment s’y restau­rer. Laurence Cossé vous entraî­nera dans cette aven­ture avec un talent éton­nant, moi qui suis peu tech­nique j’ai lu avec grand inté­rêt ce qu’elle dit sur les diffi­cul­tés des maître d’ouvrages. J’ai soupiré avec elle, quand elle avoue avoir souf­fert en cher­chant à rendre clairs les problèmes archi­tec­tu­raux , mais elle a réussi son pari : on comprend très bien ce qu’elle explique. Comme elle, je vous conseille l’article de Wiki­pé­dia, c’est beau­coup moins inté­res­sant que son roman mais cela permet de suivre les diffé­rentes péri­pé­ties de la construc­tion jusqu’à aujourd’hui..

Citations

Le début de Mitterrand

Il y avait une ambiance extra­or­di­naire, de foi d’espoir… inima­gi­nable aujourd’hui. On baignait dans l’illusion lyrique, tous les fantasmes de la gauche au cœur. N’ayant jamais été au pouvoir, à part de rares excep­tions, les nouveaux diri­geants pensaient qu’il y avait énor­mé­ment à distri­buer.

Les absurdités des musées et bibliothèques

Ces films et les quelques livres sur Spre­ckel­sen se trouvent à la biblio­thèque de la Cité de l’Architecture, au Troca­déro. Un endroit lumi­neux, mais où il faut éviter de se rendre en juillet et en août. Car, si la cité est ouverte ces mois-là, la biblio­thèque est fermée. Sans doute les auto­ri­tés font-elles l’hypothèse que ceux qui s’intéressent à l’architecture ont le dos fati­gué et doivent aller s’allonger deux bons mois sur la plage. 
C’est pour­tant là une biblio­thèque idéale, il serait heureux de pouvoir s’y poser une heure ou deux en été : un aqua­rium calme et blanc en plein Paris, des milliers de livres, des milliers d’articles, des ordi­na­teurs, vingt lecteur jeunes et du genre le plus sérieux et dix biblio­thé­caires aux petits soins.

Gabegie d’état

Il y a des pratiques un peu diffi­cile à comprendre dans l’urbanisme, en France. Par exemple d’un candi­dat puisse gagner un concours, ou une consul­ta­tion, et que jamais ensuite son projet ne soit construit. Cela s’est pour­tant fait cent fois. Souvent c’est poli­tique.…

Ce que l’on ne dit pas au contri­buable, c’est que l’on fait accep­ter l’arbitraire à l’architecte évincé en le dédom­ma­geant. Toutes les maquettes de projet écar­tés qui s’entassent dans les réserves des musée de l’architecture valent chacune leur poids d’or.

Les Danois et nous

Il portait ces préven­tions en lui depuis long­temps, avec tous les Danois. Nous avons du mal à le croire, nous autres fran­çais qui nous croyons ratio­na­listes, orga­ni­sés et pour tout dire très intel­li­gents, mais aux yeux de beau­coup de nos voisins nous sommes des passion­nels, des idéo­logues, des phra­seurs, des agités, des indi­vi­dua­listes, enfin des gens peu sûrs.
Le plus triste c’est que la réalité a donné raison à Spre­ckel­sen et à ses craintes. Dans les derniers moments de sa vie, trois ans plus tard, dans le film de Tscher­nia-, il parle sans rancoeur mais il a des mots défi­ni­tifs sur le peu de sens du contrat en France, sur les remises en cause inces­santes des choix collec­tifs, sur la violence des affron­te­ments entre camps poli­tiques. Et là, il parle d’expérience.

Les débuts de l’informatique

Spre­ckel­sen n’a jamais touché un ordi­na­teur mais ADP commence à en être équipé. La période est unique dans l’histoire. On est à cheval sur deux ères. Les quan­ti­tés docu­ments ont été dessi­nés à la main sur papier. Après les avoir numé­risé, il faut les faire viser par les auteurs puis obte­nir l’approbation des archi­tecte en chef. À vouloir conci­lier les deux systèmes, certains se demande si on ne perd pas plus de temps qu’on en gagne. À l’époque, à l’observatoire de Meudon, un vieil astro­nome qui se méfie de l’informatique refait tous les calculs de l’ordinateur, de la façon dont tu as toujours fait.

PARLONS CHIFFRES

Un point n’est pas conflic­tuel -et d’ailleurs jamais évoqué dans la litté­ra­ture sur les grands travaux-, les archi­tectes sont très bien payés. Inge Reit­zel en sourit : » Nous étions voisins des Spre­ckel­sen, à côté de Copen­hague. Dans l’été 1985, allant chez eux, nous avons vu deux Jaguar devant la maison. »

Rien là d’exceptionnel. Pei pour le Louvre, Ott et Bick pour la Bastille, Tschumi et Fain­sil­ber pour la Vilette, Cheme­tov pour Bercy, tous les archi­tectes des grands travaux touchent les hono­raires d’usage, quelque dix pour cent du total du coût de la construc­tion. La moder­ni­sa­tion du Louvre attein­dra plus de six milliards de francs, la grande biblio­thèque huit milliards, l’Opéra Bastille trois milliards, la Cité de la Musique un milliard trois , l’Arche trois milliards sept. Cela fait pour chacun des archi­tectes, » une bonne pincée », comme dit Andreu.
Spre­ckel­sen est parti­cu­liè­re­ment bien traité quand on sait que son travail n’est pas compa­rable à ce que produit Pei, par exemple. Le second a dans sa manche un grand bureau d’études et va très loin dans le détail. Les entre­prises qui construisent sous sa gouverne n’ont qu’à exécu­ter ses plans. Le premier à quelques colla­bo­ra­teurs pour la circons­tance, et la qualité du travail tech­nique indis­pen­sable à son projet est sous la respon­sa­bi­lité d’Andreu. « Je ne sais pas comment Spre­ckel­sen s’était débrouillé pour obte­nir des hono­raires pareils », se demande encore Dauge qui, aussi­tôt, esquisse une hypo­thèse : « Il avait l’appui du président «.
Sur un autre chapitre de son contrat, Spre­ckel­sen a été bien conseillé aussi. Il a obtenu l’exclusivité des droits sur l’image. On aura besoin de son auto­ri­sa­tion pour repro­duire l’Arche et, qu’on l’ait ou non demandé, tous les droits de repro­duc­tion lui revien­dront. Il ne se publiera pas une carte postale qu’il n’ait droit à une rede­vance.
En théo­rie, rien de nouveau. Cela fait plus d’un siècle que les archi­tectes se sont vu recon­naître ce droit dérivé de la propriété artis­tique. Dans les années 80, cepen­dant, la plupart en sont restés à la concep­tion selon laquelle ce qui appar­tient à la rue, à la ville ou au paysage appar­tient à tout le monde, et ne demande pas de droits sur l’image de leurs œuvres. Spre­ckel­sen en demande. Il en demande.l’exclusivité. 
Quand ses confrères décou­vri­ront de quoi il retourne, ils commen­ce­ront par s’offusquer, puis ils s’y mettront à leur tour. Il y a souvent plus à gagner aujourd’hui à vendre les images que ses œuvres mêmes. Un archi­tecte comme Pei touche des millions sur les photos de ses ouvrages archi­tec­tu­raux. Les peintres et les sculp­teurs ne sont pas en reste. Buren s’en est fait une spécia­lité. Jusqu’aux proprié­taires de sites natu­rels, qui ont pensé être fondés à préle­ver leur dîme sur des photos publi­ci­taires où figu­raient leurs terres – en vain, quant à eux.

Des aspects techniques

Les fonda­tion n’en sont pas , du moins au sens clas­sique. L » Arche n’est pas ancrée en profon­deur comme usuel­le­ment les immeubles et les tours, elle repose sur des pilliers. Ce n’est pas le premier édifice fondé de la sorte, les ponts le sont souvent, quelques centrales nucléaires, et Paul Andreu a eu recours au procédé de l’aérogare de Roissy. Mais on n’a jamais vu cela dans le bâti­ment. Le toit n’a pas grand-chose d’un toit puisque c’est un palais suspendu d’un hectare posé sur deux immeubles aux extré­mi­tés. La cage à ascen­seurs externe sera le plus grand ouvrage en acier inoxy­dable jamais assem­blé, les dômes en altu­glas qui coif­fe­ront les ascen­seurs les plus spacieux jamais réali­sés. …tout est excep­tion­nel, on va donc devoir inno­ver beau­coup. Ainsi, on emploie pour la première dans ces propor­tions un hyper­bé­ton, deux fois plus résis­tant que le béton ordi­naire mais beau­coup plus fluide, et diffi­cile à manier.
Ça n’a l’air de rien pour le béotien, mais quand Andreu écrit « person­nel­le­ment je n’avais jamais utilisé ce béton à haute résis­tance » , c’est un peu comme si un comman­dant de sous-marin décla­rait au moment de plon­ger qu’il est curieux de décou­vrir un nouveau système de ballast. 

Les fêtes de la mitterandie

Dans l’après-midi de semaine 14 juillet , le quin­zième sommet des sept pays les plus riches du monde s’est ouvert au Louvre où Fran­çois Mitter­rand a inau­guré cette fois la petite pyra­mide et l’immense sous-sol signé Peu. Le lende­main le 15, les chefs d’État, leurs suites et la presse du monde entier se trans­portent en haut de l’Arche. 
Le faste du moment et inima­gi­nable aujourd’hui en France. Un des grands espaces carrés du toit a été trans­formé en salle de confé­rence ronde par l’architecte et le musi­cien Franck Hammou­tène. Chacun des meuble de ce Saint des saints, dessiné pour la circons­tance, ne servira qu’à cette unique occa­sion, y compris la table-monu­ment de verre et de granit, ronde, elle aussi, comme il se doit,et si vaste, avec ses sept mètres vingt de diamètre, qu’il a fallu la monter en pièces déta­chées en héli­co­ptère. Quelques Rodin, Minet et Picasso ont été prêtée par les musées natio­naux pour égayer la pièce. Dans les autres salles du toit, Andrée Putman à installé des lieux de repos dont elle a conçu le mobi­lier lui aussi éphé­mère au sens litté­ral, une salle à manger, un bar en demi cercle, autant de salons que de délé­ga­tions, stric­te­ment iden­tiques à part les couleurs, « taupe, ivoire, cigogne, camel », d’une bana­lité parfaite et donc propres à éviter tout inci­dent diplo­ma­tique. 
Tout cela sera démonté dans les jours suivants. Grosse rentrée en vue pour le Mobi­lier natio­nal.

Les mesquineries des politiques

Habi­le­ment, le concours est ouvert aux seuls archi­tecte fran­çais. Très ouvert : une esquisse seule est requise, et le règle­ment est léger. Le président Mitter­rand se dit favo­rable au projet d’une tour de bureau, lui dont ce n’est pour­tant pas le genre. Une seule expli­ca­tion : c’est que Michel Rocard, son premier ministre et le vieil adver­saire à gauche, s’oppose pour sa part à de nouveaux immeubles de bureaux à la Défense. 

29 Thoughts on “La grande Arche – Laurence COSSE

  1. Avais-tu lu le livre de Moutot qui parle aussi d’archi à New-York ? JE note celui-là, ton billet fait vrai­ment envie ! Si l’aspect tech­nique est abor­dable, je pour­rais le lire ( j’avais vu les maisons Perret, au Havre), c’est un domaine passion­nant mais je n’ai pas eu beau­coup de temps pour l’explorer jusqu’à présent.

    • oui et j’ai beau­coup aimé , mais il s’agit d’un roman avec une intrigue roma­nesque, ici on est plus dans le docu­men­taire.

  2. Merci pour ton article, je vais aller lire la page wiki­pe­dia…

  3. Un livre qui ne me tentait guère mais tu le présentes d’une telle manière que je me lais­se­rais peut-être tentée s’il se trouve à la média­thèque.

  4. J’ai énor­mé­ment aimé cette lecture, et pour­tant m’intéresser à la construc­tion d’un monu­ment, ce n’était pas gagné. Les dessous poli­tiques sont passion­nants. On peut se deman­der comment aurait évolué le chan­tier si Miter­rand était resté au pouvoir.

    • Il était au pouvoir mais en coha­bi­ta­tion. Je crois qu’aucune dépense ne l’aurait arrêté. Comme toi ce livre m’a passion­née et pour­tant je ne suis pas tech­nique pour deux sous. On ne peut que souli­gner le talent de Laurence Cossé.

  5. J’ai un grand plai­sir à lire ta chro­nique pour plusieurs raisons : la première est de voir 5 étoiles en face de ce livre, ça me fait plai­sir de voir ton enthou­siasme commu­ni­ca­tif ! La seconde, c’est que, moi aussi, j’ai beau­coup aimé ce livre telle­ment intel­li­gent, et ambi­tieux dans sa rédac­tion, inté­grant les aspects poli­tiques, archi­tec­tu­raux… La troi­sième est que ce billet se distingue des autres que j’ai pu lire sur ce livre, en évoquant le côté dispen­dieux du septen­nat de Mitter­rand, et en l’étayant par des extraits probants. Merci !

    • Merci pour ces compli­ments, je sais que j’ai lu beau­coup de critiques posi­tives de ce livre et il mérite large­ment tout le bien qu’on en dit. C’est vrai que Mitte­rand avait peu de consi­dé­ra­tion pour l’argent public mais une idée certaine de sa gran­deur. Seule­ment la droite ne s’est pas hono­rée en torpillant une partie du projet. Et Laurence Cossé dans tous ses inter­views en veut plus à la droite qu’à Mitte­rand.

  6. bizar­re­ment ce livre ne m’attire pas du tout, j’ai l’impression à force de le voir sur le net de l’avoir déjà lu
    mais je te fais confiance il appa­rait que c’est passion­nant, peut être un jour me lais­se­rai je séduire

    • On ne peut jamais tout lire. En plus quand on regarde les blogs on est toujours tenté alors si celui-ci ne t’attire pas, laisse tomber tu trou­ve­ras sûre­ment ton bonheur ailleurs. Mais c’est vrai qu’il est très bien .

  7. Ah je l’ai lu il y a un bout, je l’ai prêté avec succès à deux personnes, et je suis ravie de tes 5 coquillages!!!

    • Tu parlais d’une épopée, je suis bien d’accord,on peut le voir aussi comme un drame.Tous les puis­sants de l’époque étaient réunis, soit pour que ce monu­ment abou­tisse, soit pour le couler. Du coup, on peut le lire comme tous les excès des pouvoirs sans contre-pouvoirs effi­caces. Tout est déli­rant dans ce projet. Et pour­tant l’arche est là et elle est belle même si elle ne sert à rien et qu’il a fallu refaire sa façade moins de 20 ans après.

  8. Moi aussi, j’ai été souf­flée par la qualité de ce docu­men­taire, qui se lit comme un roman passion­nant. Si au début le person­nage de l’architecte avait toute ma sympa­thie, on se rend compte rapi­de­ment qu’il agit aussi par orgueil … Les sommes englou­ties dans ce projet sont effec­ti­ve­ment à faire pâlir le contri­buable, et pour­tant, l’auteure arrive à faire passer la pilule …

    • Je suis entiè­re­ment d’accord. Ce livre pour­rait être insup­por­table telle­ment les égo des uns et des autres ne sont fina­le­ment payés que par le contri­buable fran­çais. Mais il reste passion­nant à lire grâce au talent de cette auteure.

  9. Il me tente et je devrais le trou­ver faci­le­ment en biblio­thèque ou en poche. (on dit bien que les poches, « ça ne compte pas » dans la PAL ?) ;-)

    • Tu me fais rire et si on résu­mait toutes les fois où on a le droit d’acheter un livre :
      – s’il paraît en livre de poche.
      – si on part en train et qu’on passe devant une librai­rie .
      – si nos amis blogueurs et amies blogueuses font des billets élogieux sur un livre qui n’est pas en média­thèque.
      – si on est sur une liste d’attente d’au moins 3 personnes en média­thèque.
      – si on est trop triste un soir de pluie.
      Et je pense que parfois on a aucune autre raison qu’une forte envie de lire un bon roman. Qu’en penses Tu ?

  10. Il est au fond de ma LAL, tu me le remets en mémoire

  11. Cinq coquillages c’est toujours très tentant mais le sujet ne m’attire telle­ment pas…

    • Je réponds la même chose qu’à Domi­nique , il faut en prendre son parti : ON NE PEUT PAS TOUT LIRE ! et puis une autre chose avec les livres ce qu’il y a de bien c’est qu’ils sont toujours là , donc si un jour pour une raison ou pour une autre, tu veux savoir comment l’état dépense les impôts de ses contri­buables, comment construire un beau monu­ment qui ne sert à rien, comment un archi­tecte Danois et son épouse sont deve­nus immen­sé­ment riches grâce aux fran­çais tout en n’aimant pas du tout ce pays, et fina­le­ment comment on peut construire dans des condi­tions très diffi­ciles, (seule­ment deux morts parmi les ouvriers, un chez les archi­tectes puisque l’on peut penser que le déses­poir a tué Spre­ckel­sen aucun chez les poli­tiques)… alors tu te souvien­dras de ce livre !

  12. Freg on 18 mars 2018 at 22:01 said:

    Merci pour la décou­verte, je l’ai acheté, lu et c’est passion­nant.
    Pendant long­temps j’ai orga­nisé pour mes élèves des voyages à Paris et le troi­sième jour, il y avait souvent la grande Arche. C’était beau­coup moins gênant
    de voir des élèves avachis sous le « nuage » que dans une salle du Louvre.

    • Je suis contente de faire parta­ger ce coup de cœur,moi je trouve que des élèves avachis devant le radeau de la méduse « ça le fait » non ?

  13. Freg on 19 mars 2018 at 22:20 said:

    Pas trop non car des confé­ren­ciers géniaux, la grande Arche pour les commen­taires c’était moi !

    • Je partage votre décep­tion mais c’est toujours compli­qué les sorties scolaires. Fina­le­ment on ne peut jamais savoir ce que mes jeunes en retiennent ne pas en faire c’est dommage.

  14. Les extraits propo­sés et le sujet me dési­gnent ce livre pour bien­tôt. Merci Luocine.

    • les extraits me permettent de mieux garder le souve­nir des livres, plus il y a d’extraits et plus le livre m’a inté­res­sée. Car souvent je n’ai pas le temps de tout noter.

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