20161115_181631Traduit de l’anglais par Olivier DEPARIS.

3Roman très « British » prêté par ma voisine qui adore nos « grands voisins », en me le lais­sant elle m’a dit : « Il faut lire ce roman pour comprendre le Brexit ». Pendant toute la lecture je me suis demandé pour­quoi elle m’avait dit cela, en vérité je ne le sais toujours pas, mais je peux assu­rer que c’est une plon­gée au cœur de la société britan­nique et le moins qu’on puisse dire, c’est que malgré l’aspect saty­rique et l’humour de l’auteur ce n’est guère réjouis­sant. La trame narra­tive suit de destin d’un certain Brian Marley, profes­seur d’anglais langue étran­gère dans une école pour étran­gers comme il y en a tant à Londres.

Divorcé et père d’un jeune enfant, sa vie est morose malgré sa rencontre avec la jeune étudiante Consuela dont il est amou­reux, alors pour s’enrichir de 2 millions de livres, il accepte de partir en Papoua­sie, Nouvelle Guinée au milieu de la jungle et être le survi­vant d’une aven­ture filmée par une équipe de la BBC animant une émis­sion dite de » télé-réalité » . Alors que l’avant dernier candi­dat, au bord de la folie, doit être évacué et que Brian est donc en passe de deve­nir million­naire, un acci­dent d’hélicoptère le laisse seul dans une île déserte couverte d’une jungle très hostile à la présence humaine. La descrip­tion de l’équipe des jeux télé­vi­sés est hélas trop proche de la réalité, leur envie de faire de l’audience n’est frei­née par aucune consi­dé­ra­tion humaine. Sommes-nous loin de la réalité ? même la mort d’un candi­dat n’a pas empê­ché un jeu télé­visé de reprendre, et des héli­co­ptères qui s’écrasent lors d’une émis­sion de télé-réalité cela me rappelle quelque chose.… Mais contre toute attente Brian va survivre, parce que cette île n’est pas vierge , il doit sa survie à un groupe d’Anglais victime d’un acci­dent d’avion dans les années 50.

Ensemble ils vont réus­sir à rejoindre leur chère Patrie : le Royaume Uni . James Hawes peut ainsi mener une charge au vitriol contre les anima­teurs de Télé-réalité , rien de bien neuf mais c’est bien raconté. Mais comme nous nous retrou­vons avec des Anglais typiques nous avons aussi le droit à une charge, non moins sévère, contre la soi disant gran­deur de l’empire britan­nique colo­nia­liste. Entre la vulga­rité de ceux qui gagnent de l’argent trop faci­le­ment et qui passent leur temps à mépri­ser la pauvreté et le retour aux valeurs tradi­tion­nelles de la grande Bretagne portées par un parti conser­va­teur le pauvre Brian Marley a peu de chance de trou­ver un quel­conque bonheur surtout qu’il n’arrive pas à choi­sir entre sa mère, Consuela et George la jeune femme qu’il a rame­née de son île.

Roman qui brasse donc des aspects fort désa­gréables de notre société mais qui est un peu touffu et je dois avouer que j’en ai accé­léré la lecture quand ils sont reve­nus en Angle­terre. Je savais qu’on ne pouvait pas s’attendre à ce que ce pauvre Bob Marley réus­sisse enfin à prendre sa vie en mains. Pour mener à bien sa satyre, l’auteur a besoin d’un person­nage un peu creux que les événe­ments vont ballot­ter à leur guise et qui a souvent le don de m’ennuyer.

Citations

La télé-réalité

Ils (les concur­rents) avaient tous finis par être évacués dans un état d’effondrement mental et physique total (de grands moments de télé­vi­sion !)

Vision de l’Europe vu de la Grande Bretagne

Les Alle­mands aiment les Irlan­dais parce que c’est le seul pays qui ne ressort pas les vieux dossiers qui fâchent à chaque fois que les Alle­mands en ont marre de tout payer ; quant aux Fran­çais, ils aiment les Irlan­dais parce qu’ils pensent qu’aimer les Irlan­dais nous dérange, nous.

Humour à propos de Noël vu du mois de janvier

Noël, à présent, n’est plus qu’une méchante ombre sur la balance de la salle de bains et sur l’encours de la carte de crédit.

Réaction émotive anglaise

- Ah !
– Ah ! comme tu dis. La seule vraie réac­tion anglaise face à n’importe quelle émotion.

Les Anglais vus par un général vénézuélien

Il savait que les Anglais se compor­taient comme des Anglais parce qu’ils se l’imposaient et qu’au fond d’eux c’étaient des fous furieux qui n’aspiraient qu’à terro­ri­ser la planète. Avant de deve­nir des Anglais, ils avaient été des pirates et des barbares. A présent, c’étaient des pirates et des barbares bien élevés et en costume de laine.

La célébrité et la télévision

Tous les gens impor­tants passent à la télé, et les gens finissent par croire que ça marche aussi dans l’autre sens, que si on passe à la télé, c’est qu’on est quelqu’un d’important.

20 Thoughts on “Pour le meilleur et pour l’empire – James HAWES

  1. Même si tu sembles avoir trouvé certains passages ennueyeux à cause du person­nage, je note ce roman pour son humour et pour l’aspect socié­tal

  2. le début m’a beau­coup plu c’est le retour en Grande Bretagne que j’ai moins aimé. Le dernier tiers du roman.

  3. mmouais, pas vrai­ment embal­lée … ce roman n’a pas l’air d’apporter du neuf, et comme je peine à la lecture en ce moment, je vais passer !

    • c’est sûr que ce n’est pas ce genre de livres qui dyna­mise … au contraire il utilise les forces du lecteurs pour le forcer à voir une certaine réalité

  4. Pour­quoi pas, s’il croise ma route, mais je n’en ferai pas une prio­rité.

  5. Je tente­rais bien, tiens (c’est bien trop british pour que je résiste)

  6. si tu cherches du british, c’est 100100 garanti

  7. J’aime les romans british mais j’ai tant de choses à lire ! Et avec Noël ça va être pire !

  8. c’est bien Noël non ? beau­coup de lectures en vue !

  9. Je ne suis pas assez fan de nos amis anglais pour me lancer dans une telle lecture, surtout si tu as lu en diago­nale par moments.

  10. je les aime plutôt bien les british, à cause du thé évidem­ment et de leurs auteurs mais bon là ma liste à lire est longue comme .….….….….……ça alors

  11. Tu as en tout cas bien choisi les extraits, qui sont vrai­ment drôles ou laissent matière à penser

    • tu vises assez juste dans ta remarque, plus j’y pense plus je me dis qu’il décrit pas si mal la Grande-Bretagne actuelle, quelque part entre la télé réalité et les valeurs colo­niales, existe-t-il de la place pour une nation qui réflé­chit sur elle -même. (Merci pour l’appréciation des cita­tions)

  12. moi je passe… et avec soula­ge­ment, j’ose l’avouer !

    • Je comprends , moi aussi je suis parfois en over­dose de solli­ci­ta­tions et quand je sens la blogueuse douteuse ( ça rime!) Je passe avec grand plai­sir.

  13. Pas sûre de lire ce roman-là mais je note l’auteur. Les cita­tions sont quand même tentantes.

    • Il y a de très bonnes remarques dans ce roman et une critique assez juste de la société britan­nique. Mais je me suis lassée de ce roman vers la fin.

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