Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thè­que de Dinard.

Avec ce simple coquillage, je résume complè­te­ment ce que je pense de ce livre. Rien ou pres­que, des person­na­ges dans la cari­ca­ture la plus totale, une histoire à dormir debout et une morale bien sauve : « il faut être atten­tif aux vieilles person­nes même quand elles ronchon­nent ». Un vieux Monsieur Brun risque de se retrou­ver en maison de retraite parce que sa concierge Madame Suarez (n’allez surtout pas penser que c’est une charge contre les femmes de ménage portu­gaise, elle est mariée à un Portu­gais, mais elle est bien fran­çaise !) cette femme donc ne le supporte pas et avec l’aide de Marion, fille de monsieur Brun, elle essaie de se débar­ras­ser de ce loca­taire et de son chien. Il y a aussi une petite Juliette qui est une enfant de 9 ans hyper débrouillarde et qui aidera, le vieux Monsieur Brun à sortir de prison pour que le happy-​end soit total. Tout le temps de cette lecture, je pestais en pensant aux bons livres que je n’ai pas le temps de lire ! Je pense que des adoles­cents pour­raient s’amuser à cette lecture si tant est que les vieux grin­cheux et déca­tis les inté­res­sent.

J’ai plai­sir à vous recom­man­der un avis tota­le­ment opposé au mien : « Livres et Bonheur  »

Citations

un petit sourire trouvé dans ce livre

« CHIEUSE » n’est pas dans le diction­naire. C’est la meilleure ! Il faudra qu’on m’explique pour­quoi on y met que servent jamais ! Est-​ce qu’on se sert de « chiffe » ou de « chiton » ? C’est peut-​être mon diction­naire qui est trop vieux. 1993. Les chieu­ses exis­taient déjà, non ?

Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thè­que de Dinard Thème roman et pein­ture.

Ce livre m’est vrai­ment tombé des mains, il m’a aussi rendue triste et mise en colère. Tombé des mains, lors du fasti­dieux rappel des 16 ans de procé­dure pour régler la succes­sion du pein­tre. Triste, que l’auteur cher­che à mettre en lumière ce que de leur vivant, Pierre et Marthe ont préféré taire. Mise en colère, car le roman n’apporte rien à la compré­hen­sion de l’œuvre de Pierre Bonnard. On ne sait pas grand chose sur cette Marthe épouse de Bonnard, ni lui ni elle n’ont voulu dévoi­ler les secrets de la vie de cette femme. Pour­quoi dian­tre, faut-​il aller remuer les rares pistes dévoi­lant l’origine de Marthe qu’il a peinte si souvent pour lais­ser à la posté­rité de très beaux nus, trou­blants sensuels et souvent très éroti­ques. Pour­quoi racon­ter les 16 ans de procès de la succes­sion de Pierre Bonnard ? Est ce que cela rend plus présent l’œuvre de ce pein­tre ? Bien sûr que non, cette enquête ne mène à pas grand chose sinon à se dire qu’ils ont voulu tous les deux préser­ver leur inti­mité et ne dévoi­ler que ce qui se voit sur de magni­fi­ques tableaux.

Citation

Voilà tout ce que l’on sait sur Marthe

La jeune femme se mire dans les miroirs de la maison, dans les yeux de Pierre, sur les toiles. Elle met son corps au service de son amant, autant dire de l’art.

20160726_102602Traduit de l’anglais (États-​Unis) par Jean-​Luc Pinin­gre

1Cet été, j’ai ressenti un fort besoin de retrou­ver un monde sans violence à travers mes lectu­res. J’ai pensé que cette Miss Alabama et ses petits secrets allaient me détour­ner de mon pessi­misme concer­nant l’humanité et en parti­cu­lier la cruauté des fous qui tuent au nom d’Allah. Quand j’ai commencé, j’ai cru avoir trouvé un déri­va­tif à ma peine : le début est amusant, cette femme parfaite, trop sans doute, et qui a tout contrôlé dans sa vie, décide de se suici­der car elle ne supporte plus de vivre à Birmin­gham dans l’état de l’Alabama au milieu de gens qui la déçoi­vent. Seule­ment voilà, alors que tout est très bien plani­fié sa collè­gue Brenda une femme noire sympa­thi­que et légè­re­ment obèse, lui impose d’aller voir un spec­ta­cle de Derviches-​Tourneurs. Maggie qui ne sait pas dire non recule son funeste projet d’une semaine. Durant ces quel­ques jours, nous allons peu à peu connaî­tre son entou­rage et à travers sa vie, les diffi­cul­tés d’une ville comme Birmin­gham. Comme nous sommes avec des agents immo­bi­liers, on suit au plus près les trans­for­ma­tions des centres villes améri­cains et leur déser­ti­fi­ca­tion au profit de banlieues très anony­mes.

Les person­na­ges sont sympa­thi­ques sauf la très méchante Babs Bingin­ton. Se mêlent à l’histoire contem­po­raine, celles des siècles passés où a été construite une belle demeure que Maggie fera tout pour sauver des grif­fes des promo­teurs. Et bien, malgré toute ma bonne volonté et l’envie de lire un roman amusant je me suis très forte­ment ennuyée au point de tour­ner les pages de plus en plus rapi­de­ment. J’avais l’impression d’être dans une mauvaise série où tous les person­na­ges sont des cari­ca­tu­res d’eux-mêmes.

Est-​ce que tout simple­ment ce livre est tombé à un mauvais moment ? je ne sais pas. Mais je n’ai cru à aucune histoire et surtout pas au happy end, tant pis pour les anti-​divulgâcheuses, non, Maggie ne se suici­dera pas, non, la belle maison ne sera pas détruite par les méchants promo­teurs et oui, Maggie sera fina­le­ment heureuse, et non, je ne vous dirai pas comment (j’ai trop peur de perdre mes lecteurs et lectri­ces) !

Portrait de Maggie (Miss Alabama)

De toute a vie, elle ne s’était jamais mise en colère, or c’était la deuxième fois, ce mois-​ci. Était-​ce une méno­pause tardive ? Le retour du refoulé de l’agent immo­bi­lier ? Quoi qu’il en soit Maggie se dit qu’elle ferait mieux de se calmer.

Une diatribe contre les vedettes d’aujourd’hui

Aujourd’hui, les vedet­tes défen­dent toutes une cause. Et que je te cours le monde, que je te fais ami-​ami avec les dicta­teurs, que je te crache sur l’Amérique. Ce qui ne les empê­chent pas d’empocher l’argent qu’elles y gagnent . Je trouve qu’elles feraient mieux de fermer leurs gran­des bouches et de simple­ment jouer la comé­die.

- Les deux à la fois, c’est un peu compli­qué, remar­qua Brenda en riant.

20160429_091450Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard. Traduit de l’allemand par Corrinna Gepner.

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J’ai déci­dé­ment du mal avec l’humour alle­mand même si c’est un peu simpliste de ma part de caté­go­ri­ser comme ça un roman. Disons que je n’ai pas aimé et pire, je n’ai abso­lu­ment pas compris la néces­sité dans laquelle s’est trouvé l’auteur d’écrire un tel roman. Ma lecture a cepen­dant bien commencé et puis est deve­nue un véri­ta­ble pensum ! J’ai appré­cié au début que l’auteur s’amuse avec les déci­sions les plus absur­des du régime nazi concer­nant les juifs. Je ne sais pas si c’est vrai (je n’en avais jamais entendu parler aupa­ra­vant), mais les juifs auraient été obli­gés de chan­ger leurs prénoms pour faire « plus » juifs, peu importe que ce soit vrai ou pas, on est dans la cari­ca­ture et cela permet de saisir l’absurdité de l’antisémitisme nazi.

Puis nous partons à Holly­wood, où le chien de la famille devien­dra une vedette célè­bre. Et là, ma puni­tion a commencé. Je n’ai rien trouvé de drôle, j’avais beau penser à la quatrième de couver­ture qui me promet­tait d’être entraî­née dans « un texte irré­sis­ti­ble­ment pica­res­que », m’assurant que Jona­than Crown me ferait « revi­si­ter l’histoire avec humour et sensi­bi­lité », je restais sur la touche, tour­nant la pages avec un ennui profond. Ce chien magi­que qui joue l’agent secret auprès d’Hitler a su conqué­rir l’esprit de certains lecteurs si j’en juge sur les criti­ques dans Babe­lio, je n’arrive pas bien à compren­dre pour­quoi. Sauf à me répé­ter cette phrase un peu absurde : « les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas ». Juste­ment, si, j’aimerais en discu­ter.

Citation

Remarque qui m’a fait sourire (c’était au début du roman)

Lilien­cron s’intéresse à ce qui est micro­sco­pi­que. Dans son insti­tut il étudie les rela­tions entre les planc­tons arcti­que et antarc­ti­que.

« Tout ce qui fait plus de quatre millième de milli­mè­tre m’ennuie », aime-​t-​il à dire.

C’est ainsi qu’il justi­fie son désin­té­rêt pour Adolf Hitler. ou pour la poli­ti­que. Ou pour l’avenir. « Trop grand, tout ça », décrète-​t-​il.

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Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thè­que de Dinard thème roman épis­to­laire.

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Ce n’est pas exac­te­ment un roman épis­to­laire, mais l’auteure, Fanny Chia­rello, s’est amusée à écrire son roman, à travers des lettres, le jour­nal intime de Carlotta , des comp­tes rendus de police, des arti­cles de presse, et pour finir de la pièce de théa­tre qui a été compo­sée à partir de la vie de cette canta­trice.

Que s’est il donc passé (qui m’a si peu inté­res­sée) ? Une canta­trice au sommet de sa gloire dispa­raît pendant 15 jours, puis revient. Le monde du spec­ta­cle ne lui pardon­nera jamais cette esca­pade. Je me demande à qui peut plaire ce roman ? Aux lectri­ces de la presse people, là où vous appre­nez tout sur les amours des chan­teu­ses, actri­ces et person­nel poli­ti­que ? Je ne le le crois pas parce que dans notre société où même notre prési­dent s’échappe du palais de l’Elysée en scoo­ter pour rejoin­dre sa nouvelle maîtresse, cette histoire doit sembler bien anodine.

Alors, ce roman peut-​il plaire aux gens qui comme moi, n’ont aucun inté­rêt à ce genre d’anecdotes et qui savent trop bien que cette presse peut terri­ble­ment nuire à la répu­ta­tion des person­nes ? Si je peux me consi­dé­rer comme un bon exem­ple, ça ne m’intéresse pas du tout que cette femme ait eu besoin d’une aven­ture avec un portier de l’hôtel pour exis­ter. Je ne vois donc, que les amateurs de puzz­les pour s’y inté­res­ser puisqu’il faut sauter d’un texte à l’autre pour recons­ti­tuer peu à peu toute cette pitoya­ble histoire. Bref ce livre n’est vrai­ment pas pour moi, je n’ai même pas eu envie de reco­pier, pour vous, le moin­dre passage.

Mais Mior avait aimé alors lisez son avis, cela permet de se faire une meilleure idée peut-​être.

SONY DSCLu dans le cadre du club de lecture de la média­thè­que de Dinard thème « no-​sport ».

À lire si, et unique­ment si…

  • Daesh a disparu de la planète.
  • les musul­mans accep­tent d’interpréter le Coran et font dispa­raî­tre toute allu­sion à la violence et à la soumis­sion de la femme.
  • toutes les femmes peuvent s’habiller et vivre comme elles veulent.
  • la laïcité convient à tout le monde.
  • les dangers de pollu­tion sont derrière nous.
  • vos amours sont au beau fixe.
  • vos enfants sont heureux et épanouis.
  • votre santé est excel­lente
  • votre métier vous apporte toutes les satis­fac­tions possi­bles
  • le prin­temps est là avec du soleil et des fleurs dans tous les jardins.
  • vos fins de mois sont confor­ta­bles.
  • vous avez un moral du tonnerre.

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Alors, vous vous dites, et pour­quoi pas un petit coup de cafard, une bonne tris­tesse bien de chez nous, dans des quar­tiers sans âme, avec un pauvre gars qui à part pelo­ter sa sœur et cogner comme un malade sur tous ceux qui se mettent un tant soit peu au travers de sa route ; vous avez trouvé votre homme, Olivier Adam sait écrire cela à la perfec­tion, prévoyez vos mouchoirs et allez-​y. J’oubliais notre boxeur, il a un métier ? Ben oui , il est … fossoyeur.

Citation

Genre de situation qui se termine par un pugilat

- T’aurais pu t’habiller
Je suis pas à poil que je sache
– Fais pas le con, Antoine, t’aurais pu enfi­ler un costume.
– J’en ai qu’un et c’est pour les enter­re­ments.
– T’as vrai­ment une gueule de déterré.
– Et toi t’as vrai­ment une gueule de con.

J’ai dit ça je n’aurais pas dû, c’était sorti tout seul, je n’aurais pas dû mais je le pensais au fond. Mon frère avait vrai­ment une tête de con et on n’y pouvait rien.

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Traduit de l’anglais (Austra­lie) par Valé­rie Malfoy. Livre reçu grâce à Babe­lio et les éditions Albin Michel dans le cadre de Masse Criti­que.Livres contre critiques

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Babe­lio précise que l’on reste libre de ses criti­ques même si ce livre est un cadeau, je n’ai, hélas, rien trouvé d’intéressant dans ce roman. L’histoire d’abord, ce jeune garçon, Tom, rencon­tre une bande de margi­naux qu’il fréquente plutôt que de s’inscrire à l’université. Il semble unique­ment préoc­cupé par l’effort qu’il doit faire pour se faire accep­ter par la bande d’artistes ratés. Aucun person­nage n’a le moin­dre inté­rêt, entre drogue, alcool et larcins divers, ils vont voler dans un musée un tableau de Picasso « la femme qui pleure ». Pour ma photo, je n’avais que le portrait de Gertrude Stein chez moi. Il y a, d’ailleurs, une Gertrude dans l’histoire qui ne vit que pour la drogue. Pour s’enrichir la petite bande a prévu de reven­dre des copies du tableau. C’est là sans doute que devrait naître le suspens ?

Le style de l’auteur est si plat ! On passe d’un dialo­gue à l’autre sans jamais se sentir concerné par l’histoire ; qu’il s’agisse de meur­tre, ou de revente d’un tableau célè­bre, ou ce qui semble agacé le plus Tom, la présence d’une petite fille parfai­te­ment mal élevée, tout est dit de la même façon. Les person­na­ges sont vides et on ne comprend vrai­ment pas pour­quoi Tom leur trouve le moin­dre inté­rêt. Son histoire d’amour est tota­le­ment conve­nue et la fin sans surprise. Bref que dire : méfiez-​vous surtout des quatrième de couver­ture où l’on peut lire :

Dans ce roman d’apprentissage au suspense psycho­lo­gi­que capti­vant, l’auteur de « la Mauvaise Pente » et des « Affli­gés » réus­sit un saisis­sant portrait d’une jeunesse excen­tri­que au seuil de l’âge adulte, face aux illu­sions et aux décep­tions qui l’accompagnent. 

SONY DSCTraduit de l’Italien par Fran­çoise Brun. Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thè­que de Dinard thème roman épis­to­laire.

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La seule moti­va­tion qui m’a aidée à termi­ner ce roman, c’est l’envie que j’avais d’écrire sur Luocine pour me défou­ler un peu de l’ennui que j’ai ressenti à cette lecture et d’exprimer tous mes agace­ments. L’idée de départ avait tout pour me plaire, une femme hérite d’une pape­te­rie et en fait une librairie-​salon de thé et vend essen­tiel­le­ment des romans d’amour. Elle rencon­tre son amour de jeunesse Frede­rico et commence une rela­tion épis­to­laire avec lui. Non, je n’ai rien divul­gâ­ché, ce sont les premiè­res pages du roman. Une longue, très longue série de lettres (400 pages qui m’ont semblé 800) pour faire éclore « l’AAAAAAAmour qui ne connaît pas de lois » entre ces deux êtres alors que lui est marié et vit à New-​York et elle à Milan. Lui, c’est un rasoir fini qui ne sait parler que d’architecture et la pauvre Emma, prénom trop célè­bre en France pour les amours ratés, va devoir lire avec force détails la réno­va­tion de l’immeuble Morgan à New-​York. Malheu­reu­se­ment pour nous, elle reco­pie soigneu­se­ment ses lettres et nous en inflige la lecture. Un conseil si vous lisez quand même ce roman, vous pouvez sauter toutes les lettres signées Frede­rico, elles n’ont aucun inté­rêt. On a juste envie de lire un traité d’architecture sur le sujet.

Pour­quoi les cartes de Belle-​Isle sur ma photo ? Parce que c’est là que nous deux amants vivront leur amour clan­des­tin. Et même l’évocation de ce lieu que j’aime est raté. Les légen­des sont ridi­cu­les, tout semble de paco­tille même les paysa­ges de la côte sauvage. En lisant ce roman et en remar­quant sur la quatrième de couver­ture,  » Ce roman s’est placé dès sa paru­tion en Italie en tête des meilleu­res ventes » , je me suis souve­nue que Cino Del Duca était italien et avait inventé le concept de la presse du cœur. Ma seule conso­la­tion d’avoir lu ce roman jusqu’au bout, (en diago­nale à la fin il faut que je l’avoue), c’est que » la » Emma, elle va bien s’ennuyer avec son amant si rasoir et si pleu­tre qu’il n’avait même pas été capa­ble de lever l’interdit mater­nel quand il avait vingt ans, je peux le lui dire, il est seule­ment plus vieux mais il est tout aussi timoré.

Citations

Les livres en grande surface

J’ai visité plus de centres commer­ciaux en une semaine que dans toute ma vie, et plus je voyais de livres entas­sés les uns sur les autres entre des monta­gnes de couches-​culottes et de toma­tes en conserve, plus j’étais convain­cue que les gens avaient besoin d’un endroit où pouvoir se rencon­trer et feuille­ter des livres sans ses sentir obli­gés d’acheter.

Une rupture efficace

Le mois dernier, Laura, sa psycho­thé­ra­pie analy­ti­que termi­née, est rentrée à la maison, a préparé le dîner et informé Camillo que leur mariage « finis­sait là ». Une mini­ma­liste.

C’est ce que je vais faire avec son roman même si je ne suis pas libraire, mais je ne le relirai sûrement pas

Un des privi­lè­ges de la librai­rie, c’est qu’elle m’a libé­rée d’un complexe de culpa­bi­lité : celui de ne pas me souve­nir de tous les livres que j’ai lus ? J’ai oublié le début, la fin, l’histoire entière de tas de livres, ce qui me permet d’en relire certains comme si c’était la première fois.

1Des excu­ses. Je dois des excu­ses à Babe­lio, à Jean-​Didier Urbain et aux lecteurs de Luocine… J’ai reçu ce livre dans le cadre de « masse criti­que » et cela vaut dire que j’ai coché la case disant que je voulais bien en faire une criti­que mais voilà :

  • Je n’ai pas le souve­nir d’avoir coché cette case.
  • Si je l’ai fait c’est par erreur, et j’en suis fort capa­ble.
  • Babe­lio s’est peut être trompé de cases ?

Bref cet essai ne corres­pon­dait à aucune de mes atten­tes de lectrice , mais pouvait tout à fait me plaire car j’adore les surpri­ses. Manque de chance, je m’y ennuie à mourir depuis 15 jours.

J’ai relu le début 10 fois , j’ai fait le test de la page 50. Vous connais­sez ? Toujours lire 50 pages avant de se faire une idée sur un livre. Rien toujours rien.

J’ai lu la conclu­sion… Rien.

Je l’ai ouvert au milieu… Rien !

Cet essai m’accroche pas du tout, je n’ai en réalité pas envie d’apprendre pour­quoi en un siècle on est passé de la culture de l’ombre à celle du soleil. Mais je ne veux pas parler de ce livre que je n’arrive pas à lire , ce ne serait pas juste pour cet auteur ni pour Babe­lio qui offre aux blogs la chance de décou­vrir des livres très variés.

Je n’en tire qu’une leçon, je ferai très atten­tion à la prochaine édition de « masse criti­que ». Je peux cepen­dant affir­mer que Jean Didier Urbain ne m’a pas redonné le goût de la lecture un peu flageo­lant ces derniers temps. Pour les bains de mer ça va mieux grâce au soleil, juste­ment, qui réchauffe en ce moment les côtes breton­nes.

Et voici quelqu’un qui a aimé : Miriam ‚malgré les répé­ti­tions , je suis d’accord pour les répé­ti­tions !

Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thè­que.

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J’ai deux motifs de satis­fac­tion :

  • D’abord, à cause de la couver­ture, un lecteur choi­sira, peut-​être ce livre en pensant lire une œuvre éroti­que… Et… Il tombera sur Bruno Kerjen et ses mastur­ba­tions au télé­phone !
  • Mais surtout, j’imagine l’horreur pour Nina Bouraoui , d’être restée le temps de l’écriture à peau­fi­ner un être aussi nul et qui ne vit que pour la raideur de son sexe !

Je ne sais pas pour­quoi mais cette idée me faisait du bien , tandis que je me morfon­dais à la lecture de son roman. Devient-​on méchante quand un livre vous déplaît tota­le­ment ?

Voilà, j’ai tout dit ou pres­que, une écri­vaine a créé un person­nage degré zéro de l’humanité, et m’a horri­pi­lée pendant tout le temps de la lecture. En plus, ce livre four­mille de détails inexacts qui évidem­ment vont agacer les malouins (je m’en fiche, je suis dinar­daise !). Nina Bouraoui est née à Rennes donc, elle connaît la région, et de toute façon elle peut regar­der une carte ! Comment son person­nage peut-​il voir la Vilaine dans le train de Paris à Saint-​Malo ? Pour­quoi situer Rothé­neuf à 10 kilo­mè­tres dans les terres ? Pour­quoi garer une voiture porte Saint-​Vincent, en pensant qu’elle est proche de la sortie de la gare ? …

Un livre de plus , qui veut décrire le cafard ambiant des hommes qui ratent leur vie ? Bien sûr, pour donner une couleur « socié­tale » il y a Supe­lec, cette entre­prise qui va délo­ca­li­ser, mais son person­nage, Bruno Kerjen, est si vide qu’il ne peut en rien, nous appren­dre quoi que ce se soit sur les diffi­cul­tés des gens qui subis­sent ces délo­ca­li­sa­tions. Sa seule action a été de se raser la tête ! D’ailleurs, ça suffit pour le faire virer …non, j’exagère ! Mais pas tant que ça.

En ces temps, où il pleut un jour sur deux , je ne recom­mande pas cette lecture.

Citations

Sa vie à Saint-​Malo cadre d’une tristesse infinie

la vie n’était pas un cadeau mais pas toujours un fardeau pour certains, mais ceux-​là, il ne les connais­sait pas ; la vie manquait d’horizon, de promesse, elle était brutale comme toutes les pier­res grises qui tenaient les maisons de la rue de son enfance que seuls les horten­sias colo­raient.

Photo pour véri­fi­ca­tion , c’est bien de ce Saint-​Malo là dont il s’agit :

le manque d’horizon :

L’érotisme du personnage

Ses épau­les avaient durci grâce aux exer­ci­ces de Maurice tout comme sa queue qui se réveillait elle aussi:Marlène devait être dans le coin.

On en parle

On en dit du bien dans la presse ; dans les blogs, je n’ai pas encore trouvé de billet concer­nant ce roman.