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London River et j’ai beaucoup aimé. L’intensité des rapports entre les deux personnages qui sont tous les deux à la recherche de leur enfant, est très bien filmée. Les acteurs sont tous les deux remarquables. On a tellement peur d’apprendre que ces deux jeunes amoureux ont été acteur des attentats que jusqu’à la fin, les parents et nous spectateur, on les ressent comme des victimes. Mais peut-être ont-ils été acteurs de ces crimes abominables ?

On en parle

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Film créé à partir de l’autobiographie de Howard Marks, héros de la contre-culture britannique. Issu des classes populaires du Nord de l’Angleterre, diplômé d’Oxford, il devient un des plus importants trafiquants de marijuana des années 70 et 80. Son popularité croissante, ses relations avec l’IRA et le MI6, ses voyages et couvertures multiples, ne l’empêchent pas de mener une vie de famille épanouie avec sa femme et ses quatre filles. Jusqu’à la chute… le plus grand trafiquant de marijuana des années 70 et 80. C’est un film à la gloire de la drogue qui permet une sexualité épanouie, d’avoir des idées intéressantes et l’argent facile.

Je ne peux pas dire que j’ai été très convaincue. J’ai bien aimé la façon dont l’IRA et ses militants apparaissent, bien loin de tout romantisme révolutionnaire, et aussi la description des pouvoirs et leurs liens avec les mafias de la drogue.

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Excellent, drôle et pathétique à la fois. La lutte des 187 ouvrières de l’usine Ford pour obtenir l’égalité des salaires entre les hommes et lesfemmes, est passionnante et très bien filmée. Le public était enthousiaste et je ne suis pas un grand devin quand je vous annonce déjà que ce film aura le prix du public. Petite réserve, pour ma part, je l’ai trouvé trop manichéen : les ouvrières sont formidables, les dirigeants de chez Ford de vraies crapules qui ne pensent qu’aux profits, les syndicalistes fourbes et prêts à toutes les compromissions. Je pense que si c’était aussi simple, ça se saurait. Mais ne boudons pas notre plaisir à propos d’un film qui fera, j’en suis certaine, l’unanimité du public. Certaines scènes sont étonnantes de vérité, et très drôles par exemple, lorsque les femmes se mettent à l’aise pour travailler dans des locaux surchauffés.

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festvalDocumentaire sur la vie de Jack Cardiff qui a tourné pour le cinéma du temps du muet et qui tourne encore en 2005. Sa vie est entièrement au service du cinéma, en particulier de la prise de vue. C’était absolument passionnant et donnait envie de revoir des films anciens dont il avait été chef opérateur, comme les chaussons rouges. Ce film avait bien sa place dans ce festival et la salle était pleine ce qui pour un documentaire est une sorte d’exploit.

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festvalC’est certainement le film le plus fort que nous ayons vu lors de ce festival. En plus la réalisatrice a animé un débat d’une qualité exceptionnelle. Comme elle nous l’a dit son film se comprend peu à peu, et lorsqu’on trouve une réponse, on est plongé devant d’autres découvertes. Elle nous donne toutes les clés pour comprendre et pourtant on ne les saisit pas immédiatement. Je retournerai voir ce film s’il passe en salle car je veux le revoir en sachant tout ce que je sais maintenant. Le sujet : une femme n’arrive ni à comprendre ni à aimer son fils qui a kidnappé un bébé pendant cinq jours.

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festvalJ’ai donc vu 17 films, 18 avec le pré-festival,je n’ai été déçue que par un film (et encore !) , je suis tout simplement Happy-Heureuse. Bon exemple du bienfait d’un festival. Brigitte et moi avions écarté ce film parce qu’on avait lu que c’était un film loufoque qui racontait les aventures de poseurs de bombes islamistes. Mais tout le monde nous en disait le plus grand bien. Alors, ce matin nous y sommes allées. C’est drôle, on a ri aux éclats et toute la salle riait, certaines scènes vont devenir des grands classiques du cinéma comique. Si vous avez un peu le moral en berne avec les jours qui raccourcissent, allez ! (Come on !) un petit coup de Four Lions et ça redémarre j’en suis certaine. Patrice, achète vite la cassette toutes tes amies vont mourir de rire devant ton « home cinéma » ! !

Un extrait d’une interview de Chris Morris

Morris a fait beaucoup de recherche sur le terrorisme et, à sa grande surprise, il est tombé sur des situations plutôt humoristiques. Il raconte par exemple l’histoire de ces jihadistes yéménites qui voulaient faire exploser un bateau de guerre américain à l’aide d’une embarcation chargée d’explosifs. À 3 heures du matin, ils se sont réunis sur le quai, ont mis leur bateau à l’eau, l’ont rempli d’explosifs et il a coulé.

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Traduit par Cécile Arnaud.

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L’intérêt de ce roman vient du style de cette auteure, et puisque je ne lis pas l’américain, du bon travail de la traductrice. L’histoire raconte, une fois encore, l’étroitesse d’esprit des petites villes de l’Amérique profonde, avant la deuxième guerre mondiale. Nous sommes dans les états du Sud donc confrontés au racisme ordinaire, insupportable aujourd’hui, mais tellement banal à l’époque dans ce pays là. On pense à Ne tirez pas sur l’oiseau Moqueur, car l’histoire nous est racontée à travers les regards d’enfants.

Une jeune femme, Vienna Daniels, belle et cultivée, élève seule deux enfants, son mari l’a abandonnée. Elle se fiche du conformisme social ambiant . Les petits notables « de province » lui feront payer cher son indépendance d’esprit. Tout le village ne fait pas bloc contre elle, la personnalité du médecin est très intéressante, aussi celle de son voisin amoureux transi qui protège au mieux sa trop belle voisine.

On rentre dans ce roman comme dans un film car les descriptions sont très précises, ne surchargent pas le roman bien au contraire, elles lui donnent une couleur particulière. Un vrai plaisir de lecture : dépaysement garanti.

Citations

Souviens-toi, être différent ne fait pas de vous quelqu’un de spécial, mais être spécial fait de vous quelqu’un de différent. J’espère que tu te joindras à mes prières pour que Vienna Daniels ne change jamais.

 

En plus, elle aimait les Nègres et elle fumait des cigarettes. Voilà ce qui arrive, disait-on, quand on lit trop de livres : Ca ramollit le cerveau, et Addison imaginait alors la texture spongieuse des champignons des bois ou des crackers détrempés. On racontait qu’elle possédait des milliers de livres.

 

Le fait d’être tous deux élevés dans le sud, d’avoir été élevés dans les souvenirs de la guerre de Sécession qui projetait son ombre noire sur deux générations pour imposer aux enfants de ses enfants le legs et la tradition de la perte

 

Elliot voulut savoir pourquoi les gens de couleurs ne projetaient pas d’ombres blanches puisque le sombres des blancs étaient noires

On en parle

Un de mes sites préférés : à sauts et à gambades et Le songe et les livres de Mélo.

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Il est des livres qui sont dans la veine de ceux d’Anne Gavalda, qui, sans être de grands livres, font du bien. Cette auteure fait partie de ce courant-là. Je n’avais pas trop aimé « la tête en friche » film tiré de son roman, mais j’imagine très bien maintenant le charme de son livre. Elle sait donner vie à des personnes que nous côtoyons sans les voir parce qu’ils n’ont pas la rage de vivre chevillée au corps. Elle sait décrire les ambiances de cafés dans les villes de province, où les mauvaises blagues, si possible au détriment des gens plus faibles, font office d’esprit.

Vivement L’Avenir cerne la personnalité de jeunes trentenaires qui n’arrivent pas à se trouver des projets de vie. La rencontre avec un handicapé qui lui, veut vivre de toutes ses forces, donnera du sens à leurs trop vagues projets. Le plaisir de lecture vient également du style de Marie-Sabine Roger, au plus près de la langue de tous les jours elle sait nous faire sourire et parfois trouver du charme à toutes ses expressions toutes faites. Les approximations de la langue de Marlène sentent le vécu.

Citations

Moi je peux plus le voir, il me pile l’humeur, j’en ai les nerfs qui sortent des gaines !

Marlène, elle a le vin récapitulatif.

Au bout d’un moment, sous la couche de fond de teint et les mèches blond platine aux racines châtain foncé, je ne vois plus qu’une vieille ado qui arrive un peu trop tard sur le quai de la gare, quand le train est parti. Elle est déjà rancie comme un vieux bout de lard. Elle a la quarantaine salement amochée. Elle est triste.

 

– Pourtant moi j’étais prête à tout, s’il fallait. Même l’incinération artificielle j’aurais pas été contre !
– L’insémination.
– J’étais pas contre non plus.

 

 

Lui, je l’aurais bien vu en homme politique : son obsession, c’est de laisser quelque chose après lui. Tant pis si c’est qu’un tas de merde.

 

 

Faites pas chier avec la bière ! C’est que de l’orge et du houblon, ça fait pas de mal, les céréales ! La vie est courte ? ! Je m’en branle ! Quand elle finira, on nous mettra où ça ? Hein ? En bière, justement ! Ben moi, au moins, je m’accoutume.

 

On en parle

Moi, Clara et les mots.

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Dans une salle archipleine, avec des amis chaleureux et conquis, j’ai vu ce film dont je n’avais encore lu aucune critique. L’effet « Festival du film britannique » a joué à plein, dommage pour « les petits mouchoirs ». J’explique : après 20 films tous plus forts les uns que les autres – je dis forts, pas bons – j’ai beaucoup de mal à rentrer de nouveau dans les « gentils films français ». En lien, je mets une critique officielle très élogieuse, qui permet de relativiser mon jugement.

Je me suis terriblement ennuyée et seule je sortais au bout d’une demi-heure. Pourtant les acteurs sont excellents et les paysages magnifiques, la dune du Pilat est très photogénique. Je crois que ça vient aussi de la façon de filmer, le mot qui me vient à la bouche c’est « convenu », après l’accident du meilleur pote de la petite bande, il n’y a plus jamais de surprise, on s’attend à toutes les péripéties et même à toutes les répliques. J’ai pu entendre dans cette salle que l’homosexualité faisait encore bien rire, je pensais qu’on avait changé d’époque ! Je crois, quand même, que toutes les critiques se plaisent à souligner que le personnage de l’ostréiculture moralisateur est peu crédible et un peu « cliché ».

Franchement la scène de moral autour de la table est pour moi insupportable et tellement banal , j’allais encore écrire « convenue ». L’authenticité du monde rural, les valeurs éternelles de l’homme qui travaille de ses mains, opposée aux nouveaux riches de la ville, c’est du déjà vu et revu non ? Pour Patrice qui m’a entraînée voir ce film, la seule scène qu’il enlèverait ou raccourcirait, c’est celle de l’enterrement, alors que, moi, j’ai trouvé très crédibles les pleurs de Marion Cotillard, un peu long certes mais pas plus que le reste.

On en parle

De façon tellement plus positive.

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 Traduit de l’américain par Isabelle D. Philippe.

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Avec quelle énergie j’ai demandé à lire ce livre, lors de notre première réunion du club de lecture. J’avais vraiment adoré le Livre d’Hanna. Quelle déception ! Il faut dire qu’il y a eu tellement de beaux et grands livres sur la guerre de Sécession. Un de plus, les pages sur l’esclavage sont insoutenables, mais trop convenues. Il reste que le sujet même du roman, comment un homme idéaliste et sincère réagit dans les tourmentes d’une guerre civile, est bien traité. Je suis toujours surprise de lire que la guerre de Sécession a fait plus de mort aux Etats-Unis que n’importe quel autre des guerres que les américains ont menées.Le docteur March aura bien du mal à garder son idéal et sa dignité dans un conflit où les coups les plus bas ont été permis. Cette lecture m’a donné également envie de relire le roman de Louisa May Alcott,les quatre filles du Docteur March qui reste un agréable souvenir de lecture de mon enfance.

Finalement je pense que c’est un livre très honnête, j’attendais beaucoup plus de cette auteure qui m’avait enchantée avec son précédent roman.

Citations

Le seul moyen de garder des esclaves honnêtes est de ne pas leur faire confiance

 

Guider le nègre sans excès de passion, tel est le défi chrétien. De cette manière, personne ne prend pour malice personnelle ce qui est simple exigence de gestion.

 

Qui peut-on qualifier de brave ? Celui qui ne connaît pas la peur ? S’il en est ainsi, la bravoure n’est que le terme poli pour désigner un esprit dénué de rationalité et d’imagination. Le brave, le vrai héros, tremble de peur, transpire, sent ses entrailles le trahir et, malgré cela, avance pour accomplir l’acte qu’il redoute.

On en parle

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