C’est le fantastique anglais. C’est un peu long et bizarre mais très bien filmé. Je me suis un peu perdue dans cette histoire pourtant pleine d’humanité. Je dois avouer que je me suis un peu endormie. Nous avons rencontré les acteurs dans Dinard , ils étaient très sympathiques.
Excellent film, comme les anglais savent si bien les faire. Venant d’ un milieu populaire un jeune garçon s’initie à la danse et à la musique « Soul » et à l’amour. Les personnages sont crédibles et l’histoire bien racontée. Un bon moment de cinéma.
Film extraordinaire tout en finesse sur les rapports entre des amis autour d’un couple vieillissant et qui s’aiment encore. C’est tellement peu filmé des gens qui s’aiment ! Nous avons eu la chance d’entendre une actrice qui un rôle très important nous expliquer comment Mike Leigh concevait son travail, c’était vraiment très intéressant. Le traducteur, qui a, également, mis les sous-titres a fait une remarque très intéressante. Il était étonné que des gens si gentils n’aident finalement pas tant que ça les autres, et qu’un certain mal de vivre se dégage de ce film , au-delà d’une première impression de bonheur total. Le personnage de l’amie excitée et encombrante est très touchant.
Beau film sur une femme alcoolique qui avait arrêté de boire, mais qui replonge brutalement sans que l’on sache bien pourquoi. L’actrice joue très bien ainsi que l’acteur qui joue son fils désespéré de la voir replonger dans l’alcool. Brigitte avec qui je regarde tous les films est beaucoup plus sévère que moi sur ce film. Pour elle le sujet de l’alcoolisme n’est pas traité, et le film est superficiel.
Les funérailles en Ecosse, ce n’est pas triste et ça finit souvent en bagarre. Trois frères et une sœur handicapée sont confrontés à la mort de leur mère, au lieu de s’unir, ils réagiront chacun différemment mais tous dans l’excès. Peter Mullan nous a présenté son film, il nous a appris qu’il était autobiographique, il l’a écrit après la mort de sa mère. Il nous a dit également, qu’il n’avait jamais reconnu au cinéma, la force des sentiments qui l’habitaient ce jour là. C’est un premier film, et je l’ai trouvé excessif et répétitif , mais très intéressant et je ne me suis pas du tout ennuyée.
Il en fallait un et bien ce sera celui là ! Franchement je n’ai pas aimé du tout et Brigitte non plus. La violence des jeunes délinquants anglais on l’a, déjà, beaucoup vue au cinéma et ce film ne rajoute rien à une liste trop longue. Le petit détail, il était un bon élève et alors ? Rien. Sa mère est complètement effacée son père alcoolique au dernier degré, il suivra donc les traces de son frère le caïd du coin. Dommage de finir la soirée ainsi et pour Peter Mullan qui est vraiment sympathique.
Très bon moment de cinéma, Peter Mullan est l’acteur principal de cette histoire d’un homme qui traverse la manche à la nage. Il cherche ainsi à retrouver sa fierté d’homme alors que le chantier naval où il travaillait a fermé. Il cherche aussi à faire le deuil d’un enfant mort noyé. C’est un beau film sur les relations d’amitié entre des hommes blackboulés par une vie marquée par le chômage. Un film sympathique agréable à regarder.
Il s’agit d’un huis-clos, huit personnes sont dans une salle. Une seule d’entre elle sera retenue pour un poste prestigieux. Les règles sont simples il faut répondre à la seule question posée. Mais quelle est la question ? Les candidats vont faire preuve de bassesse de cruauté de ruse et parfois de courage et de compassion. C’est évidemment, le seul personnage qui a des qualités positives qui obtiendra le poste. Je n’ai pas été passionnée par ce film, c’est un peu un grand classique du thriller psychologique, mais c’est bien fait et bien joué. C’est tiré d’une pièce de théâtre et je pense que je l’aurais préféré au théâtre.
Voilà également un exemple d’un film pour lequel la rumeur du festival a parfaitement fonctionné. Il n’est passé que le premier jour et aujourd’hui en film surprise. Il raconte l’enfance de John Lennon, c’est très bien joué et très intéressant. Les personnalités sont complexes. Enfin, on voit une Angleterre un peu plus heureuse et subtile que le monde noir de la violence alcoolique ou de la drogue. Son enfance n’a pas été toute rose, mais on n’est pas dans le sordide et c’est très agréable ! Ce film est diffusé en France surtout ne le ratez pas.
The Corner a été crée par les réalisateurs de The Wire. C’est une série absolument extraordinaire dans les deux sens du mot, elle sort complètement de l’ordinaire, et, est passionnante. D’une certaine façon c’est plus fort que The Wire , c’est moins romanesque et plus concentré. Les réalisateurs ont voulu faire comprendre ce qu’était la vie des drogués au « coins des rues » et aussi, leur vie de famille, quand ils en ont une. On est bien loin de la vision habituelle du « bon et du méchant ». Le plus sympathique des personnages, est celui qui ne sortira pas de la drogue, j’ai même pensé que sa gentillesse et son attention aux autres ne l’aidaient pas dans ce combat trop inégal.
Nous sommes donc plongés au milieu du quartier de Baltimore plus ou moins abandonné aux dealers et aux drogués, la recherche et la vente des produits qui permettent à chacun de fuir le réel, occupe tout le temps des personnages. Au milieu de cette jungle, une femme qui essaie de donner une enfance à des petits et que tout le monde respecte. Le bonus final, montre les vrais personnages qui ont inspirés les réalisateurs. C’est très intéressant et touchant. On y croise aussi certains acteurs qui auront des rôles importants dans The Wire.
Entre reportage et fiction, tous ceux et celles qui s’intéressent au monde contemporain ne pourront qu’être passionnés par cette série.