Éditions Charleston, 266 pages, février 2026

 

J’ai conseillé l’achat de ce roman à la médiathèque de Dinard, car je pensais que les enseignants en activité ou retraités en aimeraient la lecture. Mon avis est beaucoup plus mitigé que celui que j’ai lu sur un blog. Cette autrice raconte son expérience de professeure des écoles, pour son premier poste elle remplace une enseignante qui a fait une tentative de suicide avant la rentrée. Elle se donne à fond pour faire son métier le mieux qu’elle peut, elle fait classe à des CE2 et CM1 et décrit gentiment le enfants. Elle vit une inspection comme un jugement à un tribunal sans pitié . Peu à peu elle abandonne ses envies de perfection et devient une professeure agréable pour ses élèves. Pour donner un peu de piquant à ce récit (bien plat) elle met en scène sa mère et sa manie d’infantiliser sa fille et une histoire d’amour .

Le seul moment de vérité se passe avant un séjour à la mer qu’elle a préparé avec sa classe, et ce jour là le rectorat l’appelle pour lui dire qu’elle doit changer d’école immédiatement. Cela sent le vécu : l’enseignante suicidaire est finalement démissionnaire, donc elle doit bien être remplacée mais pas par le même type de remplaçant. Elle, Lisbeth, pouvait remplacer une enseignante malade mais pas occuper un poste vacant, c’est une autre type de remplaçant qui doit avoir se poste.. Vous y comprenez quelque chose ? et les élèves qui sont à la moitié de leur année ? Les parents se mobiliseront et elle pourra finir son année !

J’espère que ce lire trouvera des lecteurs à ma médiathèque mais je regrette de l’avoir conseillé. Son seul mérite : il se lit très, très facilement.

Extraits.

Début du prologue.

 Jeudi 03 septembre 2009.
– Lily ? Tu es réveillée ?
– Oui, maman, je suis prête.
 Je jette un dernier coup d’œil à mon reflet dans le miroir, hésite encore une fois à échanger mon jean contre une jupe, renonce. C’est la rentrée des classes aujourd’hui, pas le concours pour intégrer la chorale de l’église.

Début

Podcast
2025
 « Bienvenue dans « Trouver sa voie », , le podcast, où l’on explore les instants qui transforment une carrière… et parfois une vie. Je suis Némora, et j’invite les personnes inspirantes à revenir sur une année clé, seul ou à tout prix un autre sens. 
Mon objectif ? Vous aider à comprendre qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais choix seulement vos choix à un moment donné de votre existence… »

Elle et sa mère .

 Bien évidemment, je n’aurais pas pu refuser d’héberger ma mère. Mais quand même … elle dort dans la pièce qui me sert de bureau, squatte mon minuscule salon avec ses pelotes de laine, et alors qu’elle est arrivée il y a peine deux semaines, j’ai plus l’impression de séjourner chez elle que de l’accueillir. C’est une personne de bonne compagnie, toujours d’humeur joviale, et j’adore lorsqu’on se retrouve quelques heures. Mais de là à vivre en colocation… Nos repères ont été biaisés. Résultats, elle s’ennuie, et moi, je perds un temps fou à chercher des objets que j’avais pourtant rangés à leur place. Et puis j’ai passé là d’être infantilisé, réveillée le matin et surveillée depuis la fenêtre.

L’école, tout le monde y est passé.

 Jamais, je ne pourrai juger un astrophysicien, parce que je ne connais tout bonnement pas ce métier. Or, tout le monde a une idée sur l’école pour y aller en tant qu’élève. Ensuite, on laisse ses enfants devant le portail et nos propres souvenirs se mélangent à ce qu’on devine. Sauf que, comme pour beaucoup d’endroits, on ne connaît jamais réellement les coulisses avant d’y être intégré.

Le vocabulaire de l’éducation nationale.

En 2009, j’étais T3, parce que c’était ma troisième année de PE, pour professeur des écoles. J’avais obtenu le CRPE, autrement dit le concours, et appris à l’IUFM, anciennement école normale et depuis devenue l’INSPE. 
-Tu veux dire que le jargon crée une dissonance ? – Je le pense. Des mots barbares désignent des concepts simples. Les acronymes doivent être la passion cachée de notre ministère, qui, en invente régulièrement de nouveau, histoire d’entraîner notre cerveau certainement. Le Dasen, l’IEN, les AP, le PPMS,, tous ces termes sont autant de pelles qui creusent le gouffre entre les enseignants et le reste du monde.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation