Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard.

Je suis ravie que le club de lecture ait renoué avec la tradi­tion de propo­ser une BD à chaque séance et à propos du thème de l’aventure, celles-ci étaient parti­cu­liè­re­ment bien choi­sies. Quelle femme cette Alexan­dra ! Je suis certaine que toutes les parti­ci­pantes du club vont l’adorer, vont-elles accep­ter de surmon­ter leurs réti­cences à propos des B.D ? Celles-ci le méri­te­raient, les auteurs se sont inspi­rés du livre de souve­nirs de sa dernière dame de compa­gnie Marie-Made­leine Peyron­net, pendant les dix dernières années de sa vie, Alexan­dra David-Neel a vécu en recluse dans sa villa nommée « Samten Dzong », à Digne.

Marie-Made­leine lui a servi de femme de chambre, de secré­taire, de dame de compa­gnie et de souffre douleur. Mais peu à peu des liens d’amitié se sont tissés entre les deux femmes, car Alexan­dra avait une person­na­lité hors du commun et géné­reuse à sa façon. Marie-Made­leine compren­dra assez vite que, lorsque sa « patronne » est désa­gréable c’est qu’elle souffre le martyre, son corps la trahit et elle qui aimait tant marcher restera clouée dans son fauteuil pendant dix ans. Seules les visites d’amis souvent de pres­ti­gieux intel­lec­tuels arri­ve­ront à lui redon­ner du tonus. Cette femme qui s’est dégui­sée en Tibé­taine pour aller à Lhassa capi­tale du Tibet inter­dite à tout étran­ger en passant par les montagnes de l’Himalaya , qui parle, lit et écrit un nombre de langues incroyables dont le tibé­tain, qui est consi­dé­rée comme une spécia­liste émérite de la reli­gion boud­histe, est enfer­mée entre quatre murs . Mais elle a accu­mulé tant et tant de souve­nirs que sa vie est encore très riche.

La B.D alterne sa vie au présent en mono­chrome avec Marie-Made­leine et ses souve­nirs très colo­rés lorsque rien ne l’arrêtait pour comprendre cette civi­li­sa­tion qui l’attirait tant : le boud­dhisme tibé­tain. Cette B.D m’a donné envie de relire cette auteure que j’ai lu il y a bien long­temps. Alexan­dra David.Neel donne du courage à toutes celles qui acceptent diffi­ci­le­ment les limites impo­sées par les conve­nances, pour les femmes de son époque le chemin était tout tracé et ne passait pas toujours par l’Himalaya !

Toutes et tous nous pouvons faire de cette phrase notre devise

Marche comme ton cœur te mène et selon le regard de tes yeux

20 Thoughts on “une vie avec ALEXANDRA DAVID-NEEL – Fred CAMPOY et Mathieu BLANCHOT, d’après le livre de Marie-Madeleine PEYRONNET

  1. Jamais lu cette grande voya­geuse… Il y en avait à Emmaus, j’ai hésité, et ils ont vite disparu !
    Bref, bonne idée de placer des BD dans le cadre du club de lecture

    • j’aime beau­coup mon club mais il faut dire que notre biblio­thé­caire est vrai­ment excel­lente. Pour Alexan­dra David-Neel j’étais persua­dée que tu l’avais lu, tu le feras certai­ne­ment un jour.

  2. la Bd doit être sympa, la vie de cette femme extra­or­di­naire EST extra­or­di­naire
    c’est une bonne idée de BD à offrir pour la faire connaitre je mets ça dans ma liste des cadeaux à venir

    • je l’ai offerte à une jeune fille, car je trouve que cette BD permet de comprendre la vieillesse et met en avant une femme que j’admire depuis toujours car elle a réussi à profi­ter de sa jeunesse au mieux qu’elle le pouvait. Et la BD est belle .

  3. J’ai lu « une pari­sienne à Lhassa » et je garde un grand souve­nir de ma visite de sa maison à Digne, avec Marie-Made­leine Peyron­net. Je me penche­rai volon­tiers sur la BD.

  4. Il y a long­temps que je voulais lire un livre sur Alexan­dra David-Neel. Très belle idée de mettre son histoire en avant à travers une BD ! Merci !

  5. Une BD chez toi, ce n’est pas tous les jours, je la note donc !

    • Non tu as raison, mais grâce à la blogo­sphère je m’y mets douce­ment. et j’ai une grande admi­ra­tion pour Alexandre David-Neel

  6. Elle n’a pas fait des photos ? J’ai rencon­tré son nom avec les récits des roman­ciers voya­geurs. Tu donnes envie, surtout que je ne lis pas assez de BD

  7. Une BD que j’ai déjà croi­sée mais je l’avais un peu oubliée, alors qu’elle pour­rait m’intéresser. Ton billet me la remet en mémoire.

  8. Freg on 18 mars 2018 at 22:06 said:

    Je fais partie d’une d’une géné­ra­tion qui n’a pas grandi avec les BD mais de temps en temps, je me laisse séduire. Je vais tenter.
    Alexan­dra David – Neel, une femme extra­or­di­naire !

  9. Tu me donnes très envie de décou­vrir une BD, j’en suis ravi !

    • Je t’en dois telle­ment des BD que j’offre ensuite , je crois que le top du top c’est « le grand méchant Renard » mais bien d’autres aussi . Celles-là ce que j’aime beau­coup c’est qu’on peut l’offrir aux gens âgés qui ont rêvé d’avoir une vie aven­tu­reuse ou aux jeunes qui croient avoir inventé l’aventure et les voyages. La vieillesse est bien vue et pas du tout « gnan­gnan » et cette BD dit surtout qu’il faut vivre ses rêves ne pas se lais­ser enfer­mer dans des préju­gés.

  10. LSJ on 19 mars 2018 at 20:40 said:

    Comme toi, j’ai beau­coup aimé cette BD. Avec sa décou­verte d’un person­nage aux prises avec ses souf­frances, la dévo­tion de son aide, ces souve­nirs d’un destin excep­tion­nels vrai­ment bien donnés à voir par le dessin et le texte. Une BD en deux tomes, si je me souviens bien, le tome 2 finit cette histoire très très bien docu­men­tée.

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