Traduit de l’an­glais (Austra­lie) par Fran­çoise Rose.

Ce roman a le grand mérite de tenir la distance Saint-Malo/­Pa­ris. Il a, de plus, beau­coup plu à la petite souris jaune. Moins à moi, mais je suis toujours réti­cente aux histoires d’ani­maux et celle-là même si elle est très belle est parti­cu­liè­re­ment invrai­sem­blable. On peut aimer pour le dépay­se­ment afri­cain , pour l’amour des lions, et la beauté de notre planète qui est de moins en moins sauvage et de plus en plus tris­te­ment humaine. J’ap­pré­cie tous ces thèmes mais qu’une lionne veuille et sache sauver la vie d’une petite fille de 7 ans cela me semble tota­le­ment invrai­sem­blable. Autant que l’at­ta­che­ment subit et fort de la cher­cheuse quadra­gé­naire pour cette enfant. Le happy end n’est pas de trop, il est à l’image du livre « à l’eau de rose » de la savane. Et pour­tant, malgré tous ces défauts, l’au­teure a su m’emporter dans l’Afrique dure et superbe des grands espaces. Dans le genre « le lion » de Kessel est plus réaliste, peut être démodé, je ne sais pas, je ne l’ai relu depuis si long­temps. La souris jaune vous promet­tait une lecture d’été et je rajou­te­rai si vous aimez les lectures d’ado­les­cents défen­seurs de la planète.

Citations

Genre d’images qui créent un ailleurs

Quand le soleil attei­gnit l’ho­ri­zon, il se répan­dit sur la plaine. Angel retint son souffle. Majes­tueu­se­ment et immo­bile, la lionne se décou­pait sur le ciel nimbée d’une lumière dorée, telle une créa­ture de feu.

La psychologie de magazine féminin

Et si cela n’avait rien à voir avec son appa­rence ou son carac­tère ? Si c’était plutôt elle qui avait toujours choisi de vivre avec des gens qui l’aban­don­naient constam­ment ? Si elle avait incons­ciem­ment cher­ché à repro­duire la rela­tion qu’elle avait eue avec sa mère, traî­nant ce schéma derrière elle depuis des années, comme une malé­dic­tion ?

16 Thoughts on “La Lionne – Katherine SCHOLES

  1. LSJ on 25 août 2017 at 09:26 said:

    Oh, j’aime bien l’idée qu’elle t’ait accom­pa­gnée pour un voyage en train :) Je sais, que c’est complè­te­ment irréa­liste, bien sûr, mais moi j’avoue que ça ne m’a pas gêné du tout, j’ai plongé dans cette histoire au coeur de la savane… M’en­fin, trois coquillages, La Lionne ne s’en sort pas si mal, eh ! Bises, Luocine. La Souris Jaune.

  2. Pas tentée du tout… Heureu­se­ment, parce que j’ai plein plein de livres qui m’at­tendent !

  3. Pas de vraie tenta­tion chez toi aujourd’­hui, ma PAL te remer­cie :-)

    • je peux signer ton commen­taires des deux mains … j’aime tant quand les blogueuses n’aiment pas trop un roman cela me permet de ne rien noter et de leur faire confiance quand elles adorent

  4. Je reste­rai sur « le lion » de Kessel

  5. Toujours ton excellent critère ferro­viaire !
    J’ai lu un roman de cet auteur, assez « too much » en effet là aussi (mais l’Afrique, que veux-tu!)
    J’ai répondu à ton commen­taire récent, expli­quant que le foutraque était dans mon billet, pas dans le roman ^_​^

    • c’st l’avan­tage de ce roman il m’a fait quit­ter le TGV et rêver mais vrai­ment c’est pour ado imma­ture litté­rai­re­ment.

  6. J’aime tes histoires de distance à tenir pour tes livres… ^^

    • qui sait ? peut être il y aura un jour dans les gares des rayons romans :paris-bordeaux, saint-malo-paris.…
      celui là peut permettre de s’échap­per du train mais c’est bien tout !

  7. Virginie on 5 septembre 2017 at 13:24 said:

    « Pour ados imma­tures litté­rai­re­ment » !
    Eh bien, puisque je l’ai beau­coup aimé, nous dirons que malgré un diplôme de Maîtrise de lettres modernes, un mémoire sur Léonor Fini auquel on m’a attri­bué une mention très bien, et le métier de jour­na­liste que j’exerce depuis vingt ans, nous dirons que je suis une « ado imma­ture litté­rai­re­ment » :) N’ou­bliez pas qu’ai­mer un livre est aussi une ques­tion de plai­sir ! J’ap­pré­cie toujours plus qu’on dise « je n’ai pas aimé », plutôt que de « carac­té­ri­ser », estam­piller et juger. Ainsi soit-il ! :) Mais j’as­sume mes goûts. Et j’ajoute que j’ai aussi, l’un n’empêche pas l’autre, lu et beau­coup aimé Le Lion, de Joseph Kessel. Mais ces deux livres n’ont rien à voir l’un avec l’autre, et le propos de l’un n’a rien à voir avec l’autre. Amica­le­ment, Virgi­nie

  8. Pour­quoi te fâches-tu si fort… dans mon billet je ne jugeais pas ce roman qui m’a, il est vrai, beau­coup agacé. Mais dans mes réponses aux commen­taires je me laisse aller davan­tage. Cette histoire sans prendre l’al­lure d’une fable est tota­le­ment invrai­sem­blable et souvent pleine de clichés psycho­lo­giques. Je recon­nais à cette auteure un aspect posi­tif et je le souligne il sait nous empor­ter posi­ti­ve­ment en Afrique, grâce à des descrip­tions somp­tueuses. Et je suis certaine qu’il plaira à des adoles­cents .

  9. Virginie on 7 septembre 2017 at 13:06 said:

    Je ne me fâche pas, Luocine. Je m’élève contre la tenta­tion un peu facile d’es­tam­piller et de carac­té­ri­ser les lecteurs, plutôt que le livre… Peut-être pour ne pas s’in­clure dans une certaine caté­go­rie… Je me fiche que vous (je ne te vouvoie pas soudain !) aimiez ou pas ce livre, c’est notre droit à tous, le plus absolu ; ce qui me surprend… c’est que vous puis­siez estam­piller ses lecteurs ! C’est tout. Méfiance, à l’égard de cela… C’est tout ce que je voulais dire. Amitiés, Luocine. Virgi­nie

    • Fina­le­ment je suis entiè­re­ment d’ac­cord avec toi et je te féli­cite d’avoir gardé ton âme d’ado­les­cente bien plus mature qu’il n’y paraît. Alors merci pour ce bref débat très béné­fique .

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