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Traduit de l’an­glais (États-Unis) par Chris­tiane et David ELLIS

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Quel bonheur ! Il fait partie des livres qui m’ont fait écla­ter de rire et aussi rager de ne pas lire l’an­glais. Quand je vois le titre en fran­çais, j’ai des doutes sur la qualité de la traduc­tion. (Mais les traduc­teurs n « y sont peut-être pour rien !). Allez peu importe, je ne boude pas mon plai­sir et je recom­mande chaleu­reu­se­ment les chro­niques de Bill Bryson à tous ceux et celles qui ont besoin de se détendre et de s’amu­ser.

Je pense que si son humour fonc­tionne si bien, c’est que Bill (quand vous aurez lu ses chro­niques, vous saurez pour­quoi je l’ap­pelle Bill !) n’est jamais méchant et se moque aussi de lui même. Le ton se fait grave parfois sur les travers de ce grand pays qui craint beau­coup plus le tabac passif que les armes à feu, surtout quand les liber­tés sont grave­ment mena­cées par un soucis d’ef­fi­ca­cité. La plupart des chro­niques sont légères et amusantes même si nos cousins d’Amérique sont deve­nus un peu fous, ils restent des gens avec qui on aime bien vivre. Je cite quelques passages mais j’au­rais bien, parfois, reco­pié la chro­nique entière.

Quel talent, je me préci­pite sur les autres livres de cet auteur !

Citations

Pour tous ceux et toutes celles qui ont tendance à confondre les prénoms

Depuis long­temps les Améri­cains se sont rendu compte qu’on pouvait mieux rete­nir un numéro en se fiant aux lettres plutôt qu’aux chiffres . Dans ma ville natale de Des Moines, par exemple, si vous voulez connaître l’heure – ou appe­ler l’hor­loge parlante comme vous le dites si joli­ment- le numéro offi­ciel est 246 56 46, un numéro dont personne ne peut se souve­nir, natu­rel­le­ment. Mais si vous compo­sez BIG JOHN, vous obte­nez le même résul­tat et tout le monde peut le mémo­ri­ser sauf, curieu­se­ment, ma mère, qui a toujours eu une mémoire assez approxi­ma­tive en ce qui concerne les prénoms et qui se retrouve géné­ra­le­ment en train de deman­der l’heure à de parfaits incon­nus réveillés en sursaut à des heures indues.

Les spots publicitaires

Dans une autre pub, on voit un gars au bowling-les hommes sont presque toujours au bowling dans les spots- se mettre à grima­cer après avoir raté son coup et murmu­rer à son parte­naire :
- encore ces sacrées hémor­roïdes !
Comme par miracle , son copain a un tube de crème dans sa poche. Pas dans son sac de sport ni dans sa boite à gants de sa voiture, mais sur lui, dans sa poche de chemise, d’où il peut le sortir en moins de deux pour offrir sa tour­née. Extra­or­di­naire !

Les présidents américains

Désor­mais le but est de rendre hommage d’un seul coup à tous les prési­dents des États-Unis , qu’ils aient été bons ou mauvais . Je trouve plutôt sympa de tirer de l’ou­bli les prési­dents les plus obscurs , en parti­cu­lier des gens comme Grover Cleve­land, qui, dit-on , avait l’ha­bi­tude inté­res­sante de se soula­ger par la fenêtre de son bureau ou Zachary Taylor, qui n’a jamais voté de sa vie, pas même pour lui.

L « absurde

Dans le même genre, j’ai lu que les fabri­cants d’or­di­na­teurs envi­sa­geaient de réécrire certains messages tels que « frap­per la touche de votre choix » parce que de nombreux utili­sa­teurs les appellent pour signa­ler qu’il n’existe pas de touche « de votre choix » sur leur clavier.

Les devises des états sont souvent inscrites sur les plaques d’immatriculation

Le New Hamp­shire possède la devise la plus dingue , quelque chose de très étrange et martial : » vivre libre ou mourir » . Vous direz sans doute que je prends les choses trop à la lettre mais, fran­che­ment , je n’aime pas rouler en affir­mant noir sur blanc souhai­ter trépas­ser si on ne me laisse pas faire ce que je veux . Je préfé­re­rais quelque chose de plus vague et de moins défi­ni­tif , du style » vivre libre ou bouder », ou même « Vivre libre si ça ne vous dérange pas merci beau­coup »

Les Américains et la marche à pied

L’autre jour. Une de nos amies s’est plainte de la diffi­culté à trou­ver une place de parking devant notre gymnase local. Elle s’y rend plusieurs fois par semaine pour utili­ser leur step­peur . La salle de sports est à 6 minutes à pied de chez elle. Je lui ai demandé pour­quoi elle n’y allait pas à pied juste­ment , rédui­sant ainsi de six minutes son exer­cice sur le step­peur . Elle m’a regardé comme si j’étais un débile mental avant de m expli­quer : « mais j’ai un programme infor­ma­tisé . Mon step­peur enre­gistre la distance et la vitesse : ça me permet de modi­fier le niveau de diffi­culté. »
Effec­ti­ve­ment , je dois admettre que la nature comporte de graves lacunes à cet égard.

La police américaine

Meilleure encore, à mon avis est l’his­toire de ces shérifs adjoints de Milwau­kee envoyés à l’aé­ro­port de pour entraî­ner des chiens à la chasse aux explo­sifs. Les poli­ciers ont caché un paquet de deux kilos et demi de vrais explo­sifs quelque part dans l’aé­ro­port. Et puis – j’adore ce détail- ils ont oublié où. Inutile de vous dire que les chiens n’ont rien trouvé. Cela s’est passé il y a quatre mois et ils cherchent toujours. C’est la deuxième fois que les services du shérif de Milwau­kee réus­sissent à perdre des explo­sifs dans un aéro­port.

L’humour sur le risque

Un jour il y a quelques années de cela, mon frère s’est arrêté pour ache­ter un billet de lote­rie (chance de gagner : 1 sur 12 millions) et a repris le volant sans atta­cher sa cein­ture (chance d’avoir un acci­dent grave dans l’an­née : 1 sur 40). Quand je lui ai fait remar­quer l’ab­sur­dité de son compor­te­ment, il m’a regardé avant de me lancer
- Et quelles sont les chances , à ton avis, pour que je te dépose à huit kilo­mètres de chez toi ?
Depuis , je garde mes commen­taires pour moi. C’est moins risqué.

La sécurité en avion

Dans toute l’his­toire de la navi­ga­tion aérienne , pas une seule vie humaine n’a été sauvée par une distri­bu­tion de gilets de sauve­tage. Ce qui me fascine tout parti­cu­liè­re­ment, c’est le petit sifflet qui équipe chaque gilet. Je me vois tout à fait en train de plon­ger vers l’océan à 2000 kilo­mètres à l’heure en me disant : heureu­se­ment, Dieu soit loué, j’ai mon petit sifflet !

Fait divers

Au Texas , un voleur poten­tiel s’est masqué pour pouvoir braquer une épice­rie. Mais il a oublié d’ôter le badge de sa poche de chemise, ce qui a permis à douze personnes de rele­ver son nom, son prénom et l’iden­tité de son employeur.

Son père, un peu radin

Mon père a été la dernière personne du Middle West à instal­ler un clima­ti­seur. » C’est contre nature » disait-il. De toute façon , tout ce qui coûtait plus de tente dollars lui semblait toujours » contre nature ».

Les ordinateurs

Et puis j’ai fini par comprendre qu’un ordi­na­teur était une machine stupide capable de faire des choses incroya­ble­ment intel­li­gentes tandis qu’un infor­ma­ti­cien était un être incroya­ble­ment intel­li­gent capable de choses incroya­ble­ment stupides , et que la rencontre des deux formait un couple parfait mais poten­tiel­le­ment dange­reux.

On en parle

Dasola à qui je dois ce livre et que je remer­cie du fond du cœur et Keisha comme Domi­nique me l’a suggéré.

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