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Je ne me suis accro­chée à ce livre que parce qu’une amie du club, Virgi­nie, m’en avait dit le plus grand bien. Je n’ai pas un grand goût pour la science fiction et au début tout m’a semblé confus dans cette histoire. Je supplie tous les lecteurs aussi impa­tients que moi de s’accrocher un peu, ils ne seront pas déçus. D’ailleurs ce livre a reçu un coup de cœur au club de la biblio­thèque de Dinard hier soir. Mon texte sera donc le résumé de ce qui s’est dit à notre réunion.

Première remarque, nous avons toutes salué le talent de cet écri­vain qui a su chan­ger complè­te­ment d’atmosphère après son succès avec « la pièce montée ». Comme nous sommes des lectrices assi­dues, nous repro­chons aux auteurs à succès d’écrire toujours un peu le même roman. Blan­dine Le Callet a quitté l’analyse sarcas­tique des phéno­mènes de société pour entrer dans la fiction et par la même nous faire comprendre les disfonc­tion­ne­ments d’un monde trop policé et trop protégé.

Nous avons souli­gné l’originalité de la construc­tion du roman, la société qui est décrite ne nous est pas expli­quée, petit nous compre­nons que ce n’est pas tout à fait la réalité, même si cela s’en approche. On doit faire l’effort de ne comprendre que peu à peu le monde qui nous est dévoilé. Person­nel­le­ment, ce qui m’a le plus touché c’est le combat de Lila pour vivre en rusant tout le temps avec ceux qui veulent « son bien ». Lila a survécu à des violences physiques et morales, elle ne peut plus avoir confiance dans les adultes. Son seul but c’est de retrou­ver sa mère, celle qui l’a fait souf­frir, mais, elle en est certaine l’a aussi aimée. Je trouve que sa lutte de tous les instants est très proche de tous les enfants ou adoles­cents qui sont murés dans une souf­france psycho­lo­gique morti­fère.

La fin du roman a déçu une lectrice, et en l’écoutant je me suis rendu compte que je n’y avais pas atta­ché beau­coup d’importance, mais qu’il est vrai qu’on ne sait pas très bien comment se termine cette histoire. En reli­sant la fin tran­quille­ment chez moi, j’ai compris que je n’avais pas accepté la fin , mais qu’hélas il y en a bien une !

Il me reste à parler de l’aspect « science fiction », des êtres hybrides ni homme ni robot, de la surveillance par vidéo de tous les faits et gestes de chacun, de la zone seul endroit où cet ordre n’existe pas. Tout cela donne une atmo­sphère parti­cu­lière, on recon­naît notre société qui attire les jeunes des mondes pauvres et en guerre, mais les exclut aussi impi­toya­ble­ment pour mieux se proté­ger et vivre en vase clos. C’est bien notre monde, un tout petit plus exagéré, ce petit rien qui nous permet de réflé­chir à ce que nous voulons comme société pour demain.

Citations

Quand je suis arri­vée dans le Centre, je n’étais ni bien grande, ni bien grosse, ni en très bon état. Ils ont tout de suite cher­ché à me faire manger. Me faire manger, c’était leur obses­sion, mais c’était trop infect. Chaque fois qu’ils essayaient, je détour­nais la tête en serrant les mâchoires.

Mais surtout, je pensais que mes mots possé­daient un pouvoir : celui de vous proté­ger. Tant que quelqu’un vous parle, quelque part, vous écrit, vous ne pouvez pas mourir. Vous êtes encore au monde.

On en parle

Je connais ce blog depuis peu de temps, je le trouve très agréable à lire, pour­tant il ne partage pas mon opinion sur ce livre Livrogne.

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