Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard

J’aurais tant voulu aimer ce roman, ! Tout le long de la lecture cette phrase tour­nait en boucle : « Les meilleures inten­tions ne suffisent pas à faire un bon livre. » J’ai aimé les idées de départ, cette jeune femme intro­ver­tie, Alice, qui trouve sa vie ratée car elle ne trouve pas de poste pour ensei­gner dans une univer­sité après une thèse en socio­lo­gie. Elle se réfu­gie dans la maison de sa grand-mère dans un petit village de la Meuse. Et là, trouve par hasard de quoi s’occuper en animant des ateliers d’écriture dans deux maisons de retraite et avec des enfants de l’école. Ensuite, l’auteure imagine une cascade de coïn­ci­dences que j’ai eu bien du mal à accep­ter. Lucien a bien connu la grand-mère d’Alice la narra­trice , Margue­rite qu’il confond avec elle, Georges dans un texte émou­vant fait revivre le souve­nir de Manon la résis­tante qu’il n’a vu qu’une fois mais dont il est tombé éper­du­ment amou­reux. Élisa­beth, dans la maison de retraite éloi­gnée de quelques kilo­mètres, racon­tera la même histoire ; Et ? oui, oui, vous avez deviné : ils se marièrent à 90 ans. Chloé la pétu­lante ergo­thé­ra­peute ne voit pas que Julien, l’animateur est fou amou­reux d’elle, et ? oui, oui, ils fini­ront dans les bras l’un de l’autre . Et notre Alice retrou­vera-t-elle son Antoine ? Je vous laisse la décou­verte (si vous n’avez pas deviné la fin, vous n’êtes pas doué !) et aussi l’enquête des vieilles dames qui de Vérone à Boston en passant par Paris remuent ciel et terre pour redon­ner à Alice sa joie de vivre.

Ce roman n’était vrai­ment pas pour moi et pour­tant je l’ai commencé avec les meilleures inten­tions du monde. Je connais bien les personnes qui vieillissent en maison de retraite, j’apprécie beau­coup les ateliers d’écriture et enfin ce livre était au programme de mon club de lecture. Trois bonnes raisons qui n’ont pas suffit à faire de cette lecture un bon moment. Je pense qu’il pourra faire l’objet d’une adap­ta­tion au cinéma pour une comé­die « à la fran­çaise » , j’imagine très bien la bande annonce et la pauvreté du film qui déce­vra un public allé­ché par les bonnes idées de départ.

Citations

L’internet

Il était loin, le temps où elle disser­tait avec ses copines de fac sur le grand méchant commerce en ligne qui allait manger tout cru les petits commerces de proxi­mité. Alice en avait fini avec les grandes envo­lées indi­gnées. Quand on vivait au fin fond de la Lorraine, on était bien content de recou­rir au site marchand qui peuplent le Web. « Inter­net comme outil de compen­sa­tion cultu­relle de la déser­ti­fi­ca­tion rurale ».

6 Thoughts on “L’atelier des Souvenirs -Annie IDOUX-THIVET

  1. keisha on 19 novembre 2018 at 08:44 said:

    Tu as raison, au départ ça m’a l’air sympa­thique, mais ça n’a pas suffi…

  2. Tu ne donnes pas vrai­ment envie de se lancer ;-)

  3. un roman qui est tombé de mes mains hélas car comme toi le thème m’avait semblé sympa­thique et ce genre de roman un peu frian­dise fait du bien de temps à autre mais là il est d’un vide abys­sal

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