Traduit de l’an­glais (des États-Unis) par Hélène Hinfray.
Avant propos de Mario Pasa.

3Si je cite l’au­teur de l’avant propos , c’est qu’il raconte si bien à la fois ce livre et la person­na­lité de son auteur. C’est suffi­sam­ment rare pour être souli­gné. Il a bien de la chance , Mario Pasa de connaître Bill Bryson, on sent, en effet, sa sympa­thie pour un auteur hors du commun. Bill Bryson est un bouli­mique de connais­sance et il sait les trans­mettre. Le projet de ce livre, c’est donc à partir de sa maison , un ancien pres­by­tère britan­nique, retrou­ver l’his­toire du monde.

On apprend donc beau­coup, sinon tout, sur les briques, le fer, l’acier,le télé­phone, les toilettes, la propreté , les mala­dies, la condi­tion ouvrière… On y croise des noms très connus : Eiffel, Darwin, Thomas More , Jeffer­son… et des noms beau­coup moins connus fort injus­te­ment. J’ai été , encore une fois, très éton­née de voir combien il est diffi­cile de faire accep­ter les progrès en méde­cine. Deux exemples :

  • le scor­but , plusieurs personnes avaient fait la rela­tion avec l’ali­men­ta­tion privée de produit frais sur les navires partant pour de longs mois. Mais il y avait toujours quel­qu’un pour nier l’évi­dence et les pauvres marins conti­nuaient à mourir, alors qu’il suffi­sait de les nour­rir diffé­rem­ment.
  • La fièvre puer­pé­rale , très vite on s’est rendu compte que la propreté des mains et des instru­ments des chirur­giens avait un rapport avec la morta­lité des femmes , mais avant que ces messieurs acceptent de se laver les mains avant de s’oc­cu­per d’une partu­riente , il a fallu tant de morts.

Évidem­ment avec Bryson on ne s’en­nuie jamais et on s’amuse beau­coup quand on ne se révolte pas. Encore une fois, on voit que a condi­tion ouvrière du début de l’ère indus­trielle est parti­cu­liè­re­ment horrible surtout pour les plus faibles : les femmes et les enfants.

J’ai deux petites réti­cences , mais qui n’ont abso­lu­ment pas enta­ché mon plai­sir.

  • J’ai eu parfois une impres­sion de redite , avec son livre , « une histoire de tout ou presque » et d’autres livres que j’ai lus , en parti­cu­lier sur la condi­tion ouvrière du XIX° siècle .
  • Le rapport de ce qu’il raconte avec les pièces de la maison est, le plus souvent, tiré par les cheveux.

Citations

Je pourrai recopier tant de passages.… je n’en choisis qu’un

De toutes façon, le chris­tia­nisme a toujours été curieu­se­ment mal à l’aise avec la propreté, et la tradi­tion a très tôt assi­milé sain­teté et saleté. Quand Saint Thomas Becket rendit l’âme en 1170, ceux qui firent sa toilette notèrent en termes appro­ba­teurs que ses sous-vête­ments « grouillaient de vermine ». Au Moyen Age, faire le vœu de ne jamais se laver était un moyen quasi infaillible de s’as­su­rer une gloire éter­nelle . Beau­coup de gens, par exemple, faisaient à pied le pèle­ri­nage d’An­gle­terre en Terre sainte, mais un certain moine Godric, qui l’ef­fec­tua sans se débar­bouiller une seule fois, ne pouvait que deve­nir saint Godric- c’était couru d’avance.

On en parle

Je n’ai pas encore lu de billets sur ce livre mais cela ne saurait tarder, je mettrai alors un lien

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