Éditions Gallimard, 206 pages, juin 2025

Lu dans le cadre du club de lecture de la médiathèque de Dinard.

 

Je suis vraiment désolée pour ce roman qui a certainement de grandes qualités, mais que je n’ai absolument pas su apprécier. Il y a, quand même, une qualité que je peux mettre en avant, l’auteur parle bien du Périgord une région qu’il a aimé décrire mais aussi, en souligner l’aspect très rude et violent de ses habitants.

Sinon, le mélange de trois temporalités, m’a complètement perdue et fortement agacée. Dans le désordre , il y a une maman Clémence qui fuit des violences conjugales avec son fils qui lui disparaît brutalement. Il y a aussi Guilhem qui aime Marion au point de lui faire découvrir une grotte ornée de fresques, et Fabien et sa fille qui par hasard redécouvrent cette grotte.

Ces trois histoires vont se relier dans une atmosphère confuse, aucun personnage ne semble maître de son destin. J’ai vraiment beaucoup de mal avec le genre de personnages au milieu d’une grotte qui savent leur survie en jeu et qui prennent toujours les décisions les plus risquées mues par une force qui leur vient dont on ne sait où.
Bref, je vois sur Babelio que ce roman a eu des critiques très positives et je lis souvent cette phrase dans les avis :  » ce roman permet de se connecter avec la nature » , et bien voilà je n’ai pas su me connecter ni avec la nature ni même avec le style de l’auteur qui pourtant fait l’unanimité.

Le jour où je rédige ce billet Violette fait paraitre le sien, voici donc un avis totalement opposé au mien.

Extraits.

Début.

 La maison se fondait parfaitement dans le paysage. Ses murs en pierres sèches, sa toiture en lauze et ses volets en chêne étaient l’agencement discret de ce qu’on retrouvait autour à l’état naturel. Même le lierre courait sur ses façades, comme sur les arbres, avoisinants. 
 Clémence observait l’habitation depuis le fond de la combe. Il lui suffisait de poser les yeux ailleurs quelques secondes pour que la construction disparaisse dans le relief. Elle et son fils auraient pu traverser le vallon sans jamais l’apercevoir. C’était exactement ce qu’il leur fallait.

Franchement, c’est quoi la sensualité d’un tunnel ?

 À travers la poussière soulevée par les impacts et les éboulements consécutifs, on distinguait les formes sensuelles d’un tunnel qui s’enfonçait dans les ténèbres..

20 Thoughts on “Quitter la vallée – Renaud de CHAUMARAY

  1. Je comprends parfaitement ton bémol, j’ai besoin que les personnages et le contexte soient crédibles pour accrocher à un roman…

  2. Effectivement le billet de Violette me l’avait fait repérer, sans urgence, car j’ai eu quelques bémols à propos de son roman précédent : Mille hivers… il ne semble pas incontournable.

  3. La différence d’appréciation entre Violette et toi est flagrante ! Comme je lui disais, j’aime tellement cette région que je suis prête à le lire pour voir ce qu’il en dit. Je peux tenter sans risque, une de mes bibliothèques l’a.

    • je fais un effort pour me souvenir de ce roman, je me souviens que j’ai bien aimé la façon dont l’auteur décrit la nature, mais je n’ai cru à aucun personnage . Je suis parfois prise par un besoin de logique qui est certainement gênante pour me laisser embarquer dans un roman, la femme qui fuit un mari tellement violent qu’elle s’isole dans une campagne loin de tout lien avec le monde repart sans que le lecteur sache si son problème est résolu, son mari hyperviolent disparaît du récit et le fil narratif se dissout.

  4. C’était une lecture qui me tentait, mais je n’en ferai pas une priorité.

  5. C’est intéressant de voir vos avis si différents ! Et ton dernier extrait me fait rire !

    • A toi non plus la sensualité des tunnels ne t’évoque pas grand chose ? quand je note comme ça des phrases qui m’agacent un peu c’est que je n’accroche pas à la lecture du roman.

  6. :) Oui, tu sais que j’ai adoré ! Les tunnels couverts de dessins pariétaux, ce n’était pas ça? Les roches qui suintent, ah si, ça peut être sensuel :))

  7. Et bien, la douche !!!
    Effectivement, suite au billet de Violette, j’ai provoqué l’acquisition de ce roman par la bib de ST Lu. Je le lirai tout de même sans doute, histoire de voir si la connection avec la nature se fait tout de même !

  8. keisha on 9 décembre 2025 at 13:14 said:

    Jusqu’ici j’hésitais, je l’ai feuilleté en bibli (d’autres tentations) là je crois que je fais arrêter! Merci à toi ^_^

  9. malgré l’avis de Violette, je ne suis pas trop tentée, surtout avec ce que tu dis de la confusion, des personnages auxquels tu n’as pas cru… j’ai suffisamment à lire pour m’abstenir de noter celui-ci.

    • Il a son public ce roman , je voulais te dire quelque chose de plus personnel , je n’arrive pas à m’abonner à ton blog donc je ne le regarde que quand tu viens sur le mien, si tu peux m’aider ce serait sympa.

  10. ça arrive de passer à côté d’une lecture, et c’est ce que j’aime aussi, qu’on n’ai pas tous le même avis.

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