5
J’ai lu plusieurs fois ce roman et je viens de le relire pour le mettre dans mon blog , avec toujours le même plai­sir. J’avais dans la tête la phrase de ma sœur : « à travers les livres j’élargis ma connais­sance du monde et des gens ». Farrago corres­pond exac­te­ment à cette attente. On y croise une foule de person­nages pris dans des turbu­lences tragiques et comiques à la fois. On sent que l’écrivain a aimé tous ses person­nages et qu’il a la tête pleine d’histoires de notre époque. Si on ne s’y perd pas, c’est grâce à Homer Idle­wilde, vaga­bond à la recherche de son destin. Le tout se passe dans une Amérique profonde, avec des margi­naux haut en couleur que l’on n’est pas près d’oublier.

Citations

Je pars moi-même à la recherche du shérif, ce qui d’une simpli­cité enfan­tine, le shérif étant de loin, dans toute la commu­nauté, l’individu le plus facile à pister.

Duke, dont les ancêtres esclaves se sont tués au travail dans les champs de coton avant d’être libé­rés et de venir se tuer au travail dans l’arrière-pays cali­for­nien et dans les mines de Tuske­gee Heights

La misère, j’ai pensé, c’est que les gens n’arrivent pas à racon­ter l’histoire de leurs misères.

Je souhaite avoir un destin, j’ai murmuré. Je souhaite vivre une histoire qui fasse de ma vie un destin.

Sur toutes les plages du monde, il y a un galet que tu choi­si­ras de ramas­ser parmi tous les autres, et sur tous les quais de gare du monde il y a un voya­geur que tu choi­si­ras de voir dans la foule des visages.

De même les gens sont inca­pables de racon­ter une histoire s’ils ne disposent pas d’une chute heureuse ou malheu­reuse …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation