20160113_110627Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard, thème : roman épis­to­laire.

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Quoi de plus agréable qu’une petite virée dans les beaux paysages du vignoble fran­çais ? Un bon roman pour se distraire, s’amuser, sourire, s’émouvoir et même être prise par le suspens. Un roman écrit à deux et qui réus­sit ce tour de force d’annoncer dès la troi­sième ligne l’objet qui résou­drait l’énigme du roman :

Rentrant de voyage ce samedi, je trouve dans ma boîte aux lettres cette volu­mi­neuse enve­loppe, portant votre adresse au dos. »

Bien sûr, je ne vais rien divul­gâ­cher, une fois n’est pas coutume ce serait vrai­ment dommage, mais vous l’avez deviné, Pierre Marie Sotto à qui est destiné cette enve­loppe n’ouvrira pas cette lettre et corres­pon­dra avec Adeline Parme­lan. Tous deux vont peu à peu apprendre à se connaître et dévoi­ler une partie de leur inti­mité. C’est souvent très drôle et j’imagine bien le plai­sir des deux écri­vains à écrire un tel roman. On voit aussi notre société prendre vie tout au long de ce roman : les familles recom­po­sées, la célé­brité, les rencontres d’un soir, le deuil mais pour une fois ce n’est pas tragique.

J’ai aimé la lectrice qui veut abso­lu­ment avoir une rela­tion sexuelle avec notre écri­vain, il aurait aimé nous faire croire qu’il a été prati­que­ment violé, heureu­se­ment, il a l’honnêteté de nous faire lire le mail de la meilleure amie de cette lectrice au fort tempé­ra­ment , disons que si l’alcool a égaré son juge­ment, il a quand même été plus que consen­tant. J’ai adoré aussi le point de vue mascu­lin (le copain de toujours de notre écri­vain) sur cette femme. Bref comme je ne veux pas encou­rir la colère des anti-divul­gâ­cheurs, je ne vous fais part que des anec­dotes qui m’ont beau­coup amusée…

PS. : lisez la cita­tion, vous compren­drez pour­quoi je termine par ces trois points de suspension,(totalement incon­grus) ! – on a le droit aux paren­thèses et au point d’exclamation-

lire le billet de Krol (qui à mon avis divul­gâche plus que moi)

Citations

Citation dédiée à ceux et celles qui détestent qu’on les appelle « minou »

Ma seconde femme. Je ne me rappelle plus pour­quoi je l’ai épou­sée, mais je sais très bien pour­quoi je l’ai quit­tée. Partout où je me sentais bien (librai­ries, soirées avec des amis) elle me disait : « on y va ‚Minou ? » J’ai tenu 8 ans.

Les points de suspensions

Ces obsé­dés des points de suspen­sion semblent vous dire : ah,si on me lais­sait faire, vous verriez cette superbe descrip­tion que je vous bros­se­rais là, et ce dialogue percu­tant, et cette analyse brillante. J’ai tout ça au bout des doigts, mais bon je me retiens. Pour cette fois ! On a envie de leur suggé­rer à l’oreille : lais­sez-vous donc aller,mon vieux ‚ne muse­lez plus ainsi ce génie qu’on devine en vous et qui demande qu’à nous explo­ser à la gueule. Lâchez -vous et le monde de la litté­ra­ture en sera sous le choc , je vous le garan­tis.

Calmer une correspondante qui prend trop vite la mouche

23 Thoughts on “Et je danse aussi – Anne-Laure BONDOUX – Jean-Claude MOURLEVAT

  1. Contente que tu aies appré­cié ! J’adore ces deux auteurs jeunesse qui s’essaient à la litté­ra­ture géné­rale. J’ai tout lu de Jean-Claude Mour­le­vat, j’ai travaillé avec lui dans une classe de CM 2. Il est adorable ! Ce roman à deux voix donne la pêche !

    • J’ai écrit ce billet avec ma tablette et j’ai alors du mal à mettre des liens mais une fois chez moi je vais le faire grâce aux commen­taires. Et tu as remar­qué que je n’ai rien divul­gâ­ché !

  2. Oh mais oui, je l’avais noté et j’oubliais ! Je vais voir s’il est (enfin) dispo­nible à la bibli !

  3. J’étais tenté au départ, certains avis m’avaient refroi­dit mais tu relances mon inté­rêt.

    • je ne vois pas trop ce qui peut déplaire dans ce roman . Ce n’est pas préten­tieux et en plus c’est plus profond qu’il n’y paraît en première lecture

  4. Je l’emprunterai aussi à la biblio­thèque, sans urgence, mais il a l’air très sympa­thique ce livre à deux plumes.

    • Voilà , très sympa­thique et je peux dire qu’il a eu un succès fou dans ma média­thèque. Il met de bonne humeur ! c’est impor­tant.

  5. Je divul­gâche, moi ???? Tu ne serais pas un peu de mauvaise foi, là ? ;)

    • Et qui parle d’Eva et de ce qu’elle a fait ? On ne l’apprendra qu’à la moitié du roman . Perso ça ne me gêne pas du tout , mais je sais que certaines lecrices de Luocine s’agaceraient d’apprendre qu’Eva n’a pas donné de nouvelles à ses enfants. Je fais de la gymnas­tique mentale pour ne plus racon­ter alors que j’adore ça. …raconter(et aussi qu’on me raconte).

  6. Si je comprends bien à noter dans la liste des lectures pour les jours moroses ?

  7. Je pense que je vais l’emprunter à la biblio­thèque , j’ai lu plusieurs critiques qui m’ont refroi­die, mais j’aime beau­coup ta façon de présen­ter le livre !

    • Je n’avais pas lu de mauvaises critiques dans les blogs, je ne vois pas bien ce qu’on peut repro­cher à ce livre qui n’a comme préten­tion que nous distraire un moment, il le fait avec intel­li­gence et élégance.

  8. Deux auteurs que j’aime beau­coup en jeunesse et que j’ai eu la chance de rencon­trer. Moins enthou­siaste que toi sur ce livre mais un bon moment de lecture.

  9. Très drôle, merci beau­coup pour les cita­tions notam­ment celle des points de suspen­sion. La photo a-t-elle été prise à Dinard ? :-)

  10. j’avais beau­coup aimé ! C’est frais, joli, vivant. Moi qui ne suis pas une adepte des « feel good », j’ai aimé +++ !

    • Je comprends « feel good » je me demande quel mot nos amis québé­cois trou­ve­raient pour expri­mer ça . Je propse, les livres qui font du bien, et ce livre en fait partie.

  11. J’ai beau­coup aimé ce roman-doudou ! Un très bon souve­nir de lecture…!

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