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Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard thème roman épistolaire.

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Ce n’est pas exac­te­ment un roman épis­to­laire, mais l’au­teure, Fanny Chia­rello, s’est amusée à écrire son roman, à travers des lettres, le jour­nal intime de Carlotta , des comptes rendus de police, des articles de presse, et pour finir de la pièce de théatre qui a été compo­sée à partir de la vie de cette cantatrice.

Que s’est il donc passé (qui m’a si peu inté­res­sée) ? Une canta­trice au sommet de sa gloire dispa­raît pendant 15 jours, puis revient. Le monde du spec­tacle ne lui pardon­nera jamais cette esca­pade. Je me demande à qui peut plaire ce roman ? Aux lectrices de la presse people, là où vous appre­nez tout sur les amours des chan­teuses, actrices et person­nel poli­tique ? Je ne le le crois pas parce que dans notre société où même notre président s’échappe du palais de l’Ely­sée en scoo­ter pour rejoindre sa nouvelle maîtresse, cette histoire doit sembler bien anodine.

Alors, ce roman peut-il plaire aux gens qui comme moi, n’ont aucun inté­rêt à ce genre d’anec­dotes et qui savent trop bien que cette presse peut terri­ble­ment nuire à la répu­ta­tion des personnes ? Si je peux me consi­dé­rer comme un bon exemple, ça ne m’in­té­resse pas du tout que cette femme ait eu besoin d’une aven­ture avec un portier de l’hô­tel pour exis­ter. Je ne vois donc, que les amateurs de puzzles pour s’y inté­res­ser puis­qu’il faut sauter d’un texte à l’autre pour recons­ti­tuer peu à peu toute cette pitoyable histoire. Bref ce livre n’est vrai­ment pas pour moi, je n’ai même pas eu envie de reco­pier, pour vous, le moindre passage.

Mais Mior avait aimé alors lisez son avis, cela permet de se faire une meilleure idée peut-être.

SONY DSCLu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard thème roman épistolaire.

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Le projet de Romain Slocombe : nous faire revivre les horreurs de la guerre à travers les lettres d’un jeune alle­mand membre du person­nel de l’am­bas­sade du Troi­sième Reich à Tokyo de 1942 à 1945. Il crée donc un Alle­mand « ordi­naire » Frie­drich Kess­ler ni trop Nazi ni résis­tant au nazisme, Frie­drich est sûr qu’Hit­ler est celui qui a redonné la fierté au peuple alle­mand et il ne voit pas que son pays court à sa perte. Il est, égale­ment, séduit par le Japon, son art, sa philo­so­phie. Il raconte ses éton­ne­ments, ses plai­sirs mais aussi ses doutes à sa sœur à travers des lettres très détaillées.

L’in­té­rêt du roman, c’est de vivre le quoti­dien des Japo­nais pendant la guerre, et de voir à quel point ce peuple suivait sans aucun recul, l’idéo­lo­gie induite par leur confiance dans leur empe­reur. On se rend compte en lisant ce roman, qu’il y avait plus de doutes sur le nazisme chez les Alle­mands que chez les Japo­nais sur leur supé­rio­rité et leur invin­ci­bi­lité. C’est vrai­ment horrible de se rendre compte de cela. Car si les bombar­de­ments sont une catas­trophe pour l’hu­ma­nité, on se demande si sans cela les Japo­nais auraient pu reve­nir à des compor­te­ments plus normaux. Les descrip­tions des bombar­de­ments sont d’une préci­sion abso­lu­ment terri­fiante, ce sont des passages diffi­ciles à lire.

J’ai préféré les petites histoires de la vie de tous les jours de ce peuple coura­geux qui relève la tête quelque soient les horreurs qu’ils subit. On sent bien que l’écri­vain aime cette civi­li­sa­tion, et a beau­coup d’es­time pour les Japo­nais (comme je le comprends), mais je pense que je n’au­rais pas eu la même estime pour les Japo­nais d’avant la guerre, ils se sont four­voyés dans un régime qui par bien des égards est pire que le nazisme car la popu­la­tion y adhé­rait plus effi­ca­ce­ment encore. Les massacres de Nankin sont une marque de honte sur cette civilisation.

Le seul reproche que je fasse à ce roman, c’est qu’à aucun moment on ne sent la réalité de la corres­pon­dance entre le frère et la sœur. L’écri­vain a choisi un arti­fice qui dessert son projet. Frie­drich Kess­ler est amené à nous racon­ter ce que lui dit sa sœur dans ses propres lettres. On a l’im­pres­sion qu’il fait les lettres et leurs réponses, cela pour nous racon­ter aussi les horreurs de Berlin sous les bombes. Bizarre !

Citations

De la difficulté de réécrire l’histoire : est-ce que les Nazis éprouvaient ce racisme anti-japonais ?

C’est une écla­tante insulte des Jaunes aux repré­sen­tants de la race aryenne, même si en l’occurrence il s’agis­sait du Reich.

Hélas ! les abris des habitants de Tokyo seront peu efficaces faces aux bombes incendiaires

Les asso­cia­tions de voisi­nage, enseignent un excellent abri dans les placards (les maisons en possèdent toutes de très grands et profonds, desti­nés à ranger la lite­rie) , capi­ton­nés à l’in­té­rieur par des mate­las. Tout cela dans des maisons de bois aux fenêtres et portes coulis­santes en papier. On peut, en effet, y attendre en toute tran­quillité les bombes incendiaires.

Anachronisme ?

Dans les grands maga­sins, le rayon d’équi­pe­ments de salles de bains ne propose plus que des bassines en matière plas­tique ou des baquets de bois.

SONY DSCTraduit de l’Ita­lien par Fran­çoise Brun. Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard thème roman épistolaire.

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La seule moti­va­tion qui m’a aidée à termi­ner ce roman, c’est l’en­vie que j’avais d’écrire sur Luocine pour me défou­ler un peu de l’en­nui que j’ai ressenti à cette lecture et d’ex­pri­mer tous mes agace­ments. L’idée de départ avait tout pour me plaire, une femme hérite d’une pape­te­rie et en fait une librai­rie-salon de thé et vend essen­tiel­le­ment des romans d’amour. Elle rencontre son amour de jeunesse Frede­rico et commence une rela­tion épis­to­laire avec lui. Non, je n’ai rien divul­gâ­ché, ce sont les premières pages du roman. Une longue, très longue série de lettres (400 pages qui m’ont semblé 800) pour faire éclore « l’AAAAAAA­mour qui ne connaît pas de lois » entre ces deux êtres alors que lui est marié et vit à New-York et elle à Milan. Lui, c’est un rasoir fini qui ne sait parler que d’ar­chi­tec­ture et la pauvre Emma, prénom trop célèbre en France pour les amours ratés, va devoir lire avec force détails la réno­va­tion de l’im­meuble Morgan à New-York. Malheu­reu­se­ment pour nous, elle reco­pie soigneu­se­ment ses lettres et nous en inflige la lecture. Un conseil si vous lisez quand même ce roman, vous pouvez sauter toutes les lettres signées Frede­rico, elles n’ont aucun inté­rêt. On a juste envie de lire un traité d’ar­chi­tec­ture sur le sujet.

Pour­quoi les cartes de Belle-Isle sur ma photo ? Parce que c’est là que nous deux amants vivront leur amour clan­des­tin. Et même l’évo­ca­tion de ce lieu que j’aime est raté. Les légendes sont ridi­cules, tout semble de paco­tille même les paysages de la côte sauvage. En lisant ce roman et en remar­quant sur la quatrième de couver­ture,  » Ce roman s’est placé dès sa paru­tion en Italie en tête des meilleures ventes » , je me suis souve­nue que Cino Del Duca était italien et avait inventé le concept de la presse du cœur. Ma seule conso­la­tion d’avoir lu ce roman jusqu’au bout, (en diago­nale à la fin il faut que je l’avoue), c’est que » la » Emma, elle va bien s’en­nuyer avec son amant si rasoir et si pleutre qu’il n’avait même pas été capable de lever l’in­ter­dit mater­nel quand il avait vingt ans, je peux le lui dire, il est seule­ment plus vieux mais il est tout aussi timoré.

Citations

Les livres en grande surface

J’ai visité plus de centres commer­ciaux en une semaine que dans toute ma vie, et plus je voyais de livres entas­sés les uns sur les autres entre des montagnes de couches-culottes et de tomates en conserve, plus j’étais convain­cue que les gens avaient besoin d’un endroit où pouvoir se rencon­trer et feuille­ter des livres sans ses sentir obli­gés d’acheter.

Une rupture efficace

Le mois dernier, Laura, sa psycho­thé­ra­pie analy­tique termi­née, est rentrée à la maison, a préparé le dîner et informé Camillo que leur mariage « finis­sait là ». Une minimaliste.

C’est ce que je vais faire avec son roman même si je ne suis pas libraire, mais je ne le relirai sûrement pas

Un des privi­lèges de la librai­rie, c’est qu’elle m’a libé­rée d’un complexe de culpa­bi­lité : celui de ne pas me souve­nir de tous les livres que j’ai lus ? J’ai oublié le début, la fin, l’his­toire entière de tas de livres, ce qui me permet d’en relire certains comme si c’était la première fois.

20160113_110627Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard, thème : roman épistolaire.

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Quoi de plus agréable qu’une petite virée dans les beaux paysages du vignoble fran­çais ? Un bon roman pour se distraire, s’amu­ser, sourire, s’émou­voir et même être prise par le suspens. Un roman écrit à deux et qui réus­sit ce tour de force d’annoncer dès la troi­sième ligne l’ob­jet qui résou­drait l’énigme du roman :

Rentrant de voyage ce samedi, je trouve dans ma boîte aux lettres cette volu­mi­neuse enve­loppe, portant votre adresse au dos. »

Bien sûr, je ne vais rien divul­gâ­cher, une fois n’est pas coutume ce serait vrai­ment dommage, mais vous l’avez deviné, Pierre Marie Sotto à qui est destiné cette enve­loppe n’ou­vrira pas cette lettre et corres­pon­dra avec Adeline Parme­lan. Tous deux vont peu à peu apprendre à se connaître et dévoi­ler une partie de leur inti­mité. C’est souvent très drôle et j’ima­gine bien le plai­sir des deux écri­vains à écrire un tel roman. On voit aussi notre société prendre vie tout au long de ce roman : les familles recom­po­sées, la célé­brité, les rencontres d’un soir, le deuil mais pour une fois ce n’est pas tragique.

J’ai aimé la lectrice qui veut abso­lu­ment avoir une rela­tion sexuelle avec notre écri­vain, il aurait aimé nous faire croire qu’il a été prati­que­ment violé, heureu­se­ment, il a l’hon­nê­teté de nous faire lire le mail de la meilleure amie de cette lectrice au fort tempé­ra­ment , disons que si l’al­cool a égaré son juge­ment, il a quand même été plus que consen­tant. J’ai adoré aussi le point de vue mascu­lin (le copain de toujours de notre écri­vain) sur cette femme. Bref comme je ne veux pas encou­rir la colère des anti-divul­gâ­cheurs, je ne vous fais part que des anec­dotes qui m’ont beau­coup amusée…

PS. : lisez la cita­tion, vous compren­drez pour­quoi je termine par ces trois points de suspension,(totalement incon­grus) ! – on a le droit aux paren­thèses et au point d’exclamation-

lire le billet de Krol (qui à mon avis divul­gâche plus que moi)

Citations

Citation dédiée à ceux et celles qui détestent qu’on les appelle « minou »

Ma seconde femme. Je ne me rappelle plus pour­quoi je l’ai épou­sée, mais je sais très bien pour­quoi je l’ai quit­tée. Partout où je me sentais bien (librai­ries, soirées avec des amis) elle me disait : « on y va ‚Minou ? » J’ai tenu 8 ans.

Les points de suspensions

Ces obsé­dés des points de suspen­sion semblent vous dire : ah,si on me lais­sait faire, vous verriez cette superbe descrip­tion que je vous bros­se­rais là, et ce dialogue percu­tant, et cette analyse brillante. J’ai tout ça au bout des doigts, mais bon je me retiens. Pour cette fois ! On a envie de leur suggé­rer à l’oreille : lais­sez-vous donc aller,mon vieux ‚ne muse­lez plus ainsi ce génie qu’on devine en vous et qui demande qu’à nous explo­ser à la gueule. Lâchez ‑vous et le monde de la litté­ra­ture en sera sous le choc , je vous le garantis.

Calmer une correspondante qui prend trop vite la mouche

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Coup de cœur au club de lecture de la média­thèque de Dinard.

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Il n’y a pas que les lectrices du club qui ont été touchées par ce très court roman épis­to­laire, Jérôme, Aifelle chez qui je l’avais déjà remar­qué, partagent leurs avis. Je l’ai égale­ment beau­coup appré­cié. Il s’agit d’un texte qui se lit en une heure ou deux mais qui trotte dans votre tête pendant beau­coup, beau­coup plus long­temps. Puis­qu’il se lit vite on peut s’appesantir sur chaque mot et sur ceux qu’on ne peut pas pronon­cer telle­ment l’hor­reur est parfois au delà des mots.

Prenez, par exemple, ce texte qui sert d’introduction :

1991. L’Ar­mée popu­laire yougo­slave, soute­nue par les forces para­mi­li­taires, enva­hit la Croa­tie pour mettre fin à sa volonté de séces­sion. Les combats font des milliers de victimes. Des villes et des villages subissent de lourds dommages.

Ce genre de phrases, on les lit souvent, on est choqué puis on oublie. « Les combats », « les victimes » « les dommages » : ce ne sont que des mots, des mots ordi­naires et sans beau­coup de contenu, des mots « normaux » puis­qu’il s’agit de guerre. Antoine Choplin et Hubert Minga­relli, vont grâce à la corres­pon­dance de deux hommes qui ont parti­cipé à cette guerre nous la rendre dans toute son horreur à partir d’un seul fait qui n’est somme toute qu’un détail aux yeux de l’His­toire. Leurs lettres commencent alors qu’ils se sont revus après les événe­ments qui les ont telle­ment marqués l’un et l’autre, on ne sait pas combien de temps s’est écoulé depuis qu’ils sont reve­nus à la vie civile, Pavle en Argen­tine et Jovan à Belgrade.. En revanche, on sait qu’un certain Brani­mir , n’est plus qu’un souve­nir pour eux. Les lettres sont échan­gées d’abord sur un ton banal et puis peu à peu la tension monte jusqu’à la chute finale. Pavle et Joan, ne pour­ront jamais vivre comme si la guerre était derrière eux. Elle est en eux main­te­nant , et pour toujours.

La guerre c’est donc ça : pous­ser trois copains qui aiment rire et faire des projets d’éle­vage de lapins à commettre les pires atrocités ?

Citations

La fin du roman

Je vais aller m’as­seoir au bord de la rivière et vous serrer dans mes bras, toi autant que Brani­mir. Je vais regar­der passer l’eau et attendre. Demain je mettrai en marche ma scie à ruban et je regar­de­rai les planches défi­ler. Le soir j’irai boire avec Herman, le contre­maître. Je boirai comme un cochon et tous les deux nous aurons les larmes aux yeux. Un jour, toi et Brani­mir me manque­rez à nouveau.

Un jour je t’écrirai.


Traduit de l’an­glais ( États Unis ) par Aline Azoulais.
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Je ne sais pas pour­quoi, j’ai tardé à mettre sur mon blog ce livre qui a ravi mon été. J’en ai tant parlé autour de moi et son succès est tel, que je peux imagi­ner que tout le monde l’a lu. C’est un petit bijou , un vrai plai­sir de lecture. (Merci Michèle de me l’avoir conseillé). Dans ce un roman épis­to­laire, on suit les amours de la narra­trice, Juliet Asthon, et ses démê­lés avec le monde de l’édition. Cette femme a vécu la guerre à Londres et va se passion­ner pour Guer­ne­sey et une certaine Eliza­beth. Le livre nous permet de décou­vrir l’occupation alle­mande à Guer­ne­sey, je pense que peu de lecteurs connais­saient la souf­france des habi­tants de cette île.C’est un très bon roman. Un petit bémol : la dernière lettre et le happy-end. Le charme du livre tient au fait que chaque lettre révèle une person­na­lité diffé­rente. Certains person­nages sont très émou­vants et traversent de véri­tables tragé­dies, d’autres nous font sourire à cause de leur étroi­tesse d’es­prit. Pour l’ins­tant, tous ceux qui ont lu ce roman l’ont apprécié.

On en parle

De très nombreux sites en parlent, en voici un au hasard avec un juge­ment un peu moins posi­tif que le mien : http://​sybilline​.canal​blog​.com/​a​r​c​h​i​v​e​s​/​s​c​h​a​f​f​e​r​_​m​a​r​y​_​a​n​n​_​_​e​t​_​b​a​r​r​o​w​s​_​a​n​n​i​e​_​/​i​n​d​e​x​.​h​tml