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Traduit de l’anglais par Rita BARISSE-VERCORS

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Je suis toujours dans mes range­ments de biblio­thèque … Je n’avance pas beau­coup, il faut dire que j’ai une fâcheuse tendance à relire mes livres préfé­rés. Comment se fait-il que celui-là ne soit pas déjà sur mon blog ?

J’ai rare­ment autant ri à la lecture d’un livre. Si vous êtes un bon conteur vous saurez animer vos soirées avec les histoires d’Edouard père d’Ernest qui finira mangé par son fils effec­ti­ve­ment ! Person­nel­le­ment, je n’y arrive pas car je ris trop pour expli­quer pour­quoi ça me fait autant rire, heureu­se­ment il y a souvent quelqu’un qui connaît et qui peut finir mon histoire.

Nous sommes pendant la préhis­toire et nous vivons en direct la domes­ti­ca­tion du feu, bien loin des livres savants ou terribles (je pense à la guerre du feu par exemple) sur le même sujet, Roy Lewis a donné à ses person­nages une langue moderne et des atti­tudes contem­po­raines, le tout rend son roman abso­lu­ment irré­sis­tible. Il faut, aussi, souli­gner que ce livre permet de se faire une idée assez exacte des néces­si­tés de l’évolution de la race humaine. La misère physique et morale dans laquelle est plon­gée la tribu au début de leur aven­ture est bien rendue, sans le feu l’homme est la proie de tous les préda­teurs et ils sont nombreux !

Person­nel­le­ment j’ai un petit faible pour l’oncle Vania, l’écolo de service qui refuse le progrès surtout le feu, et encore plus son usage pour griller la viande, mais qui vient expo­ser ses théo­ries de vie en harmo­nie avec la nature en profi­tant de la chaleur du foyer et en dégus­tant les meilleurs morceaux de viande grillée. J’ai adoré égale­ment la conquête amou­reuse d’Ernest et les ruses de Griselda pour lui faire croire qu’il était bien le mâle domi­nant.

Je ne sais pas s’il y a encore des gens qui n’ont pas lu ce livre, préci­pi­tez-vous une soirée de bonne humeur assu­rée !

Citations

Back to the trees ! clama-t-il en cri de rallie­ment. Retour aux arbres !

Malgré ce qu’il avait dit Oncle Vania revint nombre de fois répé­ter ses exhor­ta­tions contre le feu- quoique de préfé­rence, je le remar­quai, par les soirées froides ou pluvieuses.

J’ai fini par atteindre la Pales­tine. C’était en pleine bagarre.
- Entre qui ?
- Entre immi­grant d’Afrique et Néan­der­tha­liens.
- Pas assez de gibier ? demanda père
– Que si ! tout abonde dans ce pays, il pisse le lait et le miel. Mais il y a quelque chose dans l’air qui vous rend agres­sif. Ils se battaient et s’appariaient. Drôle de jeu.

- C’est plus ou moins la même chose, dit père. Mais faut surveiller ça : en plein pléis­to­cène, des singes velus qui se croisent en Pales­tine avec des singes pelés, savoir ce que ça va donner ?
- Des prophètes barbus vivant de miel et de saute­relles, m’aventurai-je à dire
- N’essaie pas de faire de l’esprit ce n’est pas ton genre grom­mela père.

On en parle

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