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Merci, un grand merci, à Evelyne, notre biblio­thé­caire, elle sait choi­sir des livres qui font du bien. Celui-là vous fera rire quelles que soient vos convic­tions sur le réchauf­fe­ment clima­tique ( : le RC). Et vous amènera, aussi, à réflé­chir. À force de rece­voir des idées, plus ou moins vraies, vantant la bonne cause écolo, on oublie de réflé­chir par soi-même : voilà le thème de ce livre.

Iegor Gran, a un talent fou, pour croquer les travers des bien-pensants mouton­niers. Mais qu’on ne s’y trompe pas, il n’est pas là pour créer un parti de mili­tants anti-écolo, il veut réflé­chir et s’amuser du consen­sus de la peur qui réunit Yann Arthus-Bertrand, Fran­çois-Henri Pinault, Luc Besson et ses voisins qui trient avec ardeur leurs poubelles !

Surtout ne ratez pas ses notes en bas de page, d’ailleurs vous ne pour­rez pas, elles sont parfois plus longues que le texte, elles sont toujours passion­nantes et souvent très drôles. J’ai bien ri quand son dentiste lui assène des argu­ments alors qu’il a la bouche grande ouverte et qu’il ne peut, évidem­ment, pas répondre. Qui n’a pas déjà vécu une telle situa­tion ?

Comme lui, j’ai bien du mal à croire au sérieux de la candi­da­ture de Nico­las Hulot à la prési­dence de la Répu­blique (excu­sez le du peu ! !), et j’aimerais avoir son talent pour en rire. (En réalité je trouve ça plutôt triste). Ce petit livre décrit aussi l’évolution de ses rapports avec son meilleur ami, Vincent, convaincu du RC (réchauf­fe­ment clima­tique), et, le dîner où l » on évite tous les sujets qui fâchent est très bien raconté et telle­ment vrai !

Je crois que ce livre fait un bien fou, comme toutes les réflexions qui vont à contre courant elles nous apportent un vent frais qui nous permet de mieux respi­rer, et quand en plus l’auteur nous fait rire, alors on se sent soudain heureux : content de faire partie de cette huma­nité là, celle qui ose rire de tout et se ques­tion­ner sur nos compor­te­ments mêmes ceux qui nous semblent les plus ordi­naires .

Citations

Un marchand de soupe a mis son pied dans mon pas-de-porte. On veut m’imposer quelque chose. Une inquié­tude, comme un réflexe, moi qui suis né dans un pays de l’Est. On aime­rait bien penser à ma place.

(En note)

Rappe­lons que dans une vie anté­rieure, Yann Arthus-Bertrand a été pendant dix ans photo­graphe-repor­ter du Paris-Dakar ? Éton­nante conver­sion. Les voies du gazole sont impé­né­trables.

Son papier-toilette ressemble à un jour­nal de l’Est, il est gris et n’absorbe pas ? (Mesdames, évitez les toilettes de Vincent !) Il aime à penser que, quand il se torche le derrière, aucun arbre n’est lésé dans l’affaire.

Un peu d’humilité la science ! Cou couche panier ! Peut-être faudrait-il déjà qu’elle se mette d’accord sur l’existence ou non du point G, avant de s’attaquer à ces choses autre­ment plus obscures.

La cinquan­taine… c’est l’âge où les grenouilles de béni­tier se noient défi­ni­ti­ve­ment, où les komso­mols tournent appa­rat­chik, où les femmes se mettent à manger des graines- l e premier stade de la vieu­co­ni­sa­tion.

Et une petite dernière pour la route et quelqu’un que je connais…

Le mari est toujours fautif, vingt-quatre heures sur vingt quatre, il est coupable au sens méta­phy­sique, il porte sur ses épaules un péché origi­nel. C’est aussi ce qui fait l’intérêt d’avoir un mari, ce pour­quoi la femme le tolère, dans sa grande clair­voyance. 

Il m’arrive de rumi­ner ce genre de pensées non dénuées de tendre miso­gy­nie.

On en parle

Le Pandé­mium litté­raire.

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