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Traduit de l’anglais (États-Unis) par Chris­tophe Magny.

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Je ne serais pas allée natu­rel­le­ment vers ce livre et j’aurais eu tort, que « Babe­lio » en soit remer­cié, cela m’a permis décou­vrir un livre inté­res­sant et de réflé­chir à un problème qui empoi­sonne l’humanité depuis plus de 60 ans. Tous ceux qui s’intéressent à Israël et à la Pales­tine, devraient lire ce livre. S’ils ont déjà des réponses toutes faites, ou bien s’ils sont, par avance, convain­cus par leur cause, ils n’apprendront rien, mais s’ils cherchent à comprendre, encore une fois, comme moi, ils verront que rien n’est simple dans ce conflit.

La maison au citron­nier n’est pas un roman, ce livre est né d’un docu­men­taire sur une maison à Ramla qu’une femme israé­lienne a ouverte aux enfants arabes de son pays afin d’en faire un lieu de paix. L’auteur suit le destin des deux familles, celle de Dalia juive bulgare échap­pée aux bour­reaux nazis, et celle de Bachir chas­sée de chez elle à cause de la nais­sance de l’état d’Israël. Il s’attache à respec­ter scru­pu­leu­se­ment le point de vue des deux parties et plonge son lecteur dans l’horreur inex­tri­cable de deux commu­nau­tés qui ne peuvent que s’exclure. Pour­tant, entre Bachir et Dalia , un lien fragile existe et peut-être un tout petit espoir. Très faible en effet : Bachir et sa famille ne compren­dront jamais pour­quoi ils ont dû partir de chez eux, et Dalia sait que si on auto­rise les Pales­ti­niens à reve­nir Israël n’existera plus.

Deux souf­frances terribles et l’amour d’une même terre peuvent-ils permettre de vivre ensemble ? Je ne sais pas, l’auteur non plus mais au moins, pour une fois, juifs et pales­ti­niens, sont réunis dans un même livre et rien que pour cela ce témoi­gnage est remar­quable.

Citations

(Début du livre)

La maison dépeinte dans cet ouvrage existe réel­le­ment, de même que le citron­nier qui se trouve dans sa cour… la maison aux deux histoires.

Les Israé­liens qui venaient dépo­ser ces gerbes hono­raient ce qu’ils appe­laient leur guerre d’indépendance ; Bachir appe­lait ce même événe­ment la « nakba », la catas­trophe.

Pour moi, Sion est l’expression d’un désir très ancien, un mot qui symbo­lise un refuge pour mon peuple, et notre expres­sion collec­tive ici. Pour lui, c’est un régime de terreur qu’il a le devoir de combattre, auquel il doit résis­ter par tous les moyens. Car pour lui, le sionisme est le règne de la terreur, et le terro­risme est donc une réponse adéquate !

Dalia haus­sait le ton : « Non, je ne peux pas combattre une erreur en en commet­tant une autre.Cela ne mène nulle part. »

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