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Moment abso­lu­ment déli­cieux mais ambi­guë : la première année de retraite après une vie active bien remplie. L’auteur Fanny Ches­nel, malgré sa petite tren­taine, a su croquer ce moment si parti­cu­lier. Sa jeunesse a entraîné son roman dans une histoire d’amour torride, peu crédible, qui m’a un peu gênée et puis fina­le­ment j’ai telle­ment bien ri que je me suis dit pour­quoi pas ?

Caro­line part à la retraite, avec comme cadeau de la part de ses filles, un abon­ne­ment au club du « Nouvel âge », club qui permet aux retrai­tés de prati­quer toutes sortes d’activités. Chacune des acti­vi­tés est l’occasion d’un moment d’humour et de tendresse vis-à-vis des personnes oisives qui jouent à s’occuper.

La séance d’œnologie où tout le groupe finit bien éméché est très drôle, la marche où les quelques hommes comparent leur maté­riel High Tech m’a fait penser à mon acti­vité du mercredi, la séance de pote­rie m’a fait sourire. Mais j’ai vrai­ment éclaté de rire quand Caro­line se méprend sur le contenu de la petite boîte de bonbons à la violette. Elle envoie son trop jeune amant dans le maga­sin spécia­lisé en bonbons de qualité pour trou­ver les dites petites boites alors qu’il y avait stocké un para­dis plus arti­fi­ciel. Le quipro­quo est bien raconté : la gêne du vendeur et de Julien son amant, sa propre naïveté et son obsti­na­tion à bien faire !

Tout ce que l’auteur a saisi des diffé­rences de géné­ra­tions est amusant, comme cette jeune esthé­ti­cienne qui lors d’une séance d’épilation dit très fort dans le salon : « Je vous dégage l’anus, ou on reste sur quelque chose de plus sobre ? ». Comme l’a dit une femme du club de lecture de Dinard, c’est un roman qui vous fait écla­ter de rire. C’est rare, rien que pour cela lisez-le cet été et offrez-le à toutes les femmes qui partent à la retraite.

Je ne suis pas sure qu’il fasse autant rire les jeunes géné­ra­tions (Je parie qu’on tirera un mauvais film à la fran­çaise de ce livre).

Citations

Un bon retraité est un retraité en bonne santé. La plupart d’entre nous portent des montres High Tech- cadeau de Noël de leurs enfants en mal d’idées origi­nales proba­ble­ment – qui mesurent leur poids, leurs dépenses calo­riques, leur vitesse, et qui font même GPS.

À présent, je vais finir mon ouvrage et essayer de trou­ver ça mignon. C’est le mot que tout le monde employait d’ailleurs quand je me bala­dais avec les colliers de nouilles que les filles me confec­tion­naient. Le fait maison n’est pas noté pareil, tout est dans l’intention. Au nom de toutes les croûtes qu’elles m’ont offertes, je reven­dique le droit à la vengeance. Tiens, je vais de ce pas leur confec­tion­ner à chacune un joli petit paquet et hop : une coupelle apéro en terre cuite et un cendrier informe. Qu’elles s’estiment heureuses encore. Si j’étais vrai­ment méchante, je soudoie­rai Sylvianne pour qu’elle leur lègue son amphore !

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Cunei­page

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