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Traduc­tion Philippe Girau­don.

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L’été, j’aime bien lire des bons romans, un peu longs qui m’entraînent dans des univers diffé­rents du mien. Je n’aime pas trop les romans histo­riques, je traî­nais donc dans ma biblio­thèque préfé­rée (à Dinard) et la biblio­thé­caire, m’a proposé celui-ci, en me disant « ce n’est pas ton genre mais ça peut te plaire ». Elle a gagné, je m’y suis plon­gée et je n’en suis sortie que quatre jours plus tard.

C’est un roman pastiche des romans Victo­riens. Tout y est : les bas fonds de Londres, la richesse et la déca­dence de la noblesse anglaise, les histoires compli­quées d’héritage et l’enfant que l’immonde oncle croyait avoir assas­siné et qui réap­pa­raît. Et même le Happy End final. On a tous lu des histoires simi­laires dans son enfance ou adoles­cence.

Cela permet de soute­nir l’intérêt du lecteur , car l’histoire est touf­fue et souvent sordide , mais le côté nova­teur et passion­nant de ce roman, c’est la construc­tion de la person­na­lité de Rose Des circons­tances exep­tion­nelles ont obligé cet enfant puis adoles­cent à garder l’apparence d’une fille alors qu’il était un garçon. Et cela pendant 17 ans ! C’est très bien raconté, on s’attend toujours à une catas­trophe qui arri­vera fina­le­ment.

Les diffé­rents cadres où se passe l’action sont très impor­tants pour ce roman, j’ai vrai­ment cru que ce château était réel, il corres­pond à des images telle­ment clas­siques vues au cinéma ou dans des illus­tra­tions que, fina­le­ment, il existe bien dans l’imaginaire de chaque lecteur.

Il y a un passage où j’ai lâché prise, c’est lorsque le person­nage arrive en Turquie pour retrou­ver la source d’Hermaphrodite, j’ai alors lu en diago​nale​.Si cet été vous avez envie d’un roman ‚celui-là n’a d’autres ambi­tions que de vous embar­quer dans la fiction et dans vos souve­nirs de Dickens, en même temps il vous fera réflé­chir sur la construc­tion de la person­na­lité d « un être humain.

Citations

Après avoir porté le deuil de son époux – une année en noir, deux en gris puis encore deux en gris clair-, lady Loveall était passé direc­te­ment à celui de sa fille, puis à celui de sa sœur, avec qui elle était brouillée. Quand elle eut épuisé les ressources des autres, elle porta son propre deuil.

Sa mère ne s’intéressait pas aux enfants, et encore moins aux siens qu’à ceux des autres. Elle détes­tait les toucher….. À ses yeux, l’enfance n’était que l’état ennuyeux après lequel la conver­sa­tion deve­nait possible. Encore faut-il avouer que Lady Loveall avait plus besoin d’un muet admi­ra­teur que d’un inter­lo­cu­teur.

Toute réponse évidente est un mensonge.

Pour la première fois de ma vie, j’éprouvai un senti­ment qui me serait fami­lier à l’avenir : celui d’essayer en vain de convaincre une personne de la réalité d’un fait qu’elle ne pouvait pas comprendre.

On en parle

Lulu off the Bridge

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