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Traduit du suédois par Caro­line Berg

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Je le dis tout de suite à la petite Souris Jaune (voire le lien à la fin de l’article) dont j’apprécie beau­coup les critiques d’habitude, je suis comme Clara ( idem pour le lien) j’ai adoré. J’ai ri, et puis, ça m’a fait un bien fou de revi­si­ter certains drames de notre histoire à travers les aven­tures si peu probables d’un génie suédois de l’explosif en tout genre (tiens tiens, Monsieur Nobel … serait-ce une tradi­tion dans votre froid pays !).

On ne s’ennuie jamais dans cette aven­ture, on suit avec plai­sir la fuite des bras « pas si cassés » que ça, de la bande du cente­naire qui arri­ve­ront à se défaire et des malfrats et de la police, tout en conser­vant un énorme magot permet­tant à tout ce petit monde de finir leurs jours sous le chaud soleil de Bali. Aupa­ra­vant, nous connaî­trons les cent ans d’une vie agitée, où toutes les crapules (Staline, Mao, John­son, Kim Il-sun…) ayant bien contri­bués au malheur de l’humanité auront eu affaire à Allan Karl­son qui veut bien discu­ter de tout sauf de poli­tique car il n’y connaît rien.

Le moment où en Iran il se retrouve avec un pasteur britan­nique qui essaie de conver­tir les Iraniens à l’anglicanisme m’a fait mourir de rire. Je te l’accorde Petite Souris Jaune, ce n’est pas un humour très fin, et toi qui aimes les belles enquêtes poli­cières tu as dû être déçu par le peu de pers­pi­ca­cité du poli­cier suédois de base. Comme moi je m’ennuie à la lecture des polars , la cari­ca­ture de la logique de l’enquête poli­cière m’a bien fait rire.

Je devais être dans de bonnes dispo­si­tions, mais je persiste à recom­man­der ce roman à tous ceux et toutes celles qui veulent s’amuser sans préten­tion et allez, je le recon­nais à ceux et celles qui aiment le rire un peu gras, la bière et l’alcool fort !

Citations

Il fuyait sa propre fête d’anniversaire, et c’est aussi une chose qu’on fait rare­ment à cet âge-là, prin­ci­pa­le­ment parce qu’il n’est pas fréquent d’arriver jusque là.

Le cente­naire se mit en route sur ses chaus­son-pisse (on les appelle comme ça parce que les hommes d’un certain âge ont du mal à faire pipi plus loin que les bouts de leurs chaus­sons).

Il avait travaillé comme commis dans une ferme battu quoti­dien­ne­ment par son père qui le consi­dé­rait comme un bon à rien. L’année des ses vingt-cinq ans, un cancer emporta sa mère, ce qui lui fit de la peine. Peu après, son père se noya dans l’étang en essayant de sauver une génisse. L’événement affecta Julius car il aimait bien la génisse.

Alan trou­vait incom­pré­hen­sible que les gens aient eu envie de s’entretuer au XVIIe siècle. S’ils avaient patienté un peu, ils seraient morts de toute manière.

Trois heures plus tard, les deux hommes se donnaient du Harry et du Allan, ce qui en dit long sur ce que deux bouteilles d’alcool sont capables de faire pour le rappro­che­ment entre les peuples.

On peut dire ce qu’on veut de la cuisine fran­çaise, mais une chose est sûre : on a beau vider son assiette, on n’est pas rassa­sié.

La première déci­sion prise par Gorbat­chev, le petit jeune qui avait pris la barre, avait été de lancer une campagne contre la consom­ma­tion exces­sive de vodka dans le pays. Ce n’était pas comme ça qu’on sédui­sait les masses, n’importe quel imbé­cile était capable de le comprendre.

Il fut accueilli par sœur Alice, qui avec un sourire aimable lui fit perdre toute sa joie de vivre en quelques minutes simple­ment en lui faisant part du règle­ment inté­rieur : inter­dic­tion de fumer, inter­dic­tion de boire de l’alcool et inter­dic­tion de regar­der la télé­vi­sion après 23 heures. Elle précisa que le petit déjeu­ner était servi à 6h45 en semaine et une heure plus tard les jours fériés. Le déjeu­ner à 11h15, le goûter à 15h15 et le dîner à 18h15. Tout pension­naire arri­vant après ces heures s’exposait à être privé de repas.

-Est- ce qu’on peut aller chier quand on veut ? demanda Allan

On en parle

néga­tif : La souris jaune, posi­tif : Clara et les mots

2 Thoughts on “Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire – Jonas JONASSON

  1. Jonas on 11 juin 2015 at 21:35 said:

    Bonjour,
    D’abord réti­cent, l’auteur a le même prénom que moi.
    En réalité c’est l’inverse, vu qu’il est né en 61 et moi 6 ans après.

    Et le titre… Un peu long. Et je n’aime pas non plus fêter mon anni­ver­saire, je suis expat et j’ai un peu le mal du pays, ça peut expli­quer le phéno­mène.

    Fina­le­ment, on m’en a telle­ment dit du bien que je l’ai acheté.
    Ouvert il y a moins d’une semaine, j’arrive à la fin et je dois dire que je suis ravi.

    Ce livre et les aven­tures qu’il contient sont pour moi une véri­table récréa­tion.

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