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Je pense que c’est mon dernier essai avec « Masse critique de Babe­lio ». C’est ma troi­sième parti­ci­pa­tion et pour l’instant je n’ai rien lu qui m’ait vrai­ment inté­ressé. Mais là c’est le pire… C’est d’un ennui mortel ce livre ! Je passe complè­te­ment à côté du grand auteur islan­dais mais tant pis, je ne vais pas jusqu’au bout, je rate « un requiem à la force tellu­rique. Il enfle et se déchire comme un long poème venu des ténèbres, » dixit Télé­rama, je m’ennuie trop. Et j’ai hâte de lire des critiques dans le monde des blogs. Il fait froid, la mer est terrible, on meurt tout le temps. Les person­nages ne pensent qu’à survivre et certains à lire, bien mal leur en prend car, alors, ils oublient qu’il fait froid et ils meurent ! !

Tout le monde n’a pas le talent d’Hemingway pour nous faire parta­ger la dureté de la mer et de la pêche. Le pensum était trop fort, je suis déso­lée pour Babe­lio mais là, ‚j’atteins mes limites. Bon courage aux futurs lecteurs. Je me demande aussi s’il n’y a pas un problème de traduc­tion, que veut dire par exemple.

« Juvé­niles jambes, feu qui flambe ».

J’ai relevé quelques cita­tions car on sent que ce roman se veut poétique et profond, et parfois ça marche.

Citations

Ainsi va-t-il constam­ment dans la vie, ceux qui ne sont pas assez forts sont obli­gés de nettoyer la merde des autres.Il avance d’un pas martelé, assuré dans la neige et dans la boue, les pieds au sec et les bottes en caou­tchouc sont certai­ne­ment la meilleure chose qu’ait engen­drée la grande puis­sance américaine

La mer vient inon­der les rêves de ceux qui sommeillent au large, leur conscience s’emplit de pois­sons et de cama­rades qui les saluent tris­te­ment avec des nageoires en guise de main.

Il est sain pour un être humain de se tenir, seul, au creux de la nuit, il s’unit alors au silence et ressent comme une conni­vence pour­tant suscep­tible de se chan­ger instan­ta­né­ment en une doulou­reuse solitude.

On en parle

En bien dans un blog que j’aime beau­coup … donc à vous de voir : link.

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4Chau­de­ment recom­mandé par ma libraire de Dinard, je m’attendais à un grand plai­sir de lecture. Je n’ai pas été déçue et je mets sans hési­ter ce livre dans mes préfé­rences. Il faut dire que je lui dois déjà la décou­verte de Tonino Bena­quista, à ma libraire. On ne remer­ciera jamais assez les personnes qui vous font décou­vrir un nouvel univers romanesque.

Ce livre est une pure merveille et s’il n’a pas ses cinq coquillages c’est pour un détail qui ne regarde que moi. Madame Jack­son insti­tu­trice à la retraite, femme très âgée, a failli se lais­ser mourir, noyée dans sa maison inon­dée à cause des digues qui ont rompu, parce qu’elle n’a pas voulu aban­don­ner son chien. Moi qui vis dans une ville avec des mémés à chiens , je suis deve­nue into­lé­rante ( mais ai-je vrai­ment jamais supporté les crottes de chien sur les trottoirs ? ? ?)

Tout cela nous éloigne d’un livre superbe, on suit les pensées pas toujours cohé­rentes de cette femme qui a adoré son fils, mais a refusé son homo­sexua­lité. Nous sommes en 2005 dans le Delta du Missis­sippi , l’ou­ra­gan Katrina va détruire, en parti­cu­lier, les quar­tiers habi­tés par les noirs de la Nouvelle-Orléans.Une grande partie du siècle défile devant nos yeux avec l’angoisse que Zola n’arrive pas à survivre à la catas­trophe qui englou­tit peu à peu son quartier.

Son amour pour son fils est très beau,c’est une mère abusive mais elle est touchante dans ses excès. Le person­nage du mari et son amour pour celui qui a construit cette maison qui résis­tera à l’ouragan est très inté­res­sant égale­ment. L’intérêt du livre, c’est ce voyage dans sa mémoire, donc dans la mémoire des états du sud des Etats-Unis et de voir que malgré tout son affec­tion mater­nelle, elle a pu se trom­per à ce point sur son fils, elle l’a rejeté quand, par amour, il a refusé les postes pres­ti­gieux et surtout elle n’a pas pu suppor­ter qu’il soit amou­reux d’un homme et de plus d’un homme blanc. Son passé explique en partie son refus mais pas seulement.

Dans les cita­tions, je mets un petit passage sur le chien, c’est rare que dans un livre on dise que les chiens pètent dans la vraie vie, ils le font souvent surtout les labra­dors et ça sent très mauvais. Fran­che­ment, j’exagère le livre se veut grave poétique et profon­dé­ment humain et je vous ennuie avec son chien …

Citations

Lady (c’est le chien) m’a regar­dée de son air sans-y-croire ….. elle a reculé d’entre les genoux du collègue, puis elle a quitté le salon en pétant discrètement.

On pour­rait se tris­ser…. sauf qu’on ne quitte pas cette ville. On y est né, on y a souf­fert à peu près tout ce qu’une créa­ture du Seigneur peut encais­ser, et on y reste.

De même que je n’étais pas d’accord pour les réunions Tupper­ware, pas d’accord pour les réunions Avon, je n’ai pas joué le jeu du window treat­ment où les dames du quar­tier riva­li­saient par fenêtres et frou­frous interposés.

Il ne faut pas grand-chose pour se faire détes­ter dans ce pays où tout le monde aime son prochain, comme il est ordonné par la constitution.

Et puis … quelle faveur, quel sursis deman­der au Ciel ? Le ciel, c’est juste ce qui nous tombe sur la gueule.

On en parle

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9782266194464Traduit de l’an­glais (USA) par Marianne Véron.

2
Les deux coquillages récom­pensent assez mal ce livre, que j’ai lu rapi­de­ment et (trop) faci­le­ment. Il est de la même veine que les livres de Kathe­rine Pancol, ni plus mais un peu moins. On se perd dans les person­nages, il y en a beau­coup, avec des noms complè­te­ment impro­bables, et cette multi­tude n’apporte pas grand-chose au roman. Comme tout le monde le dit, en parlant de ce livre ( c’est même écrit sur la quatrième de couver­ture) c’est un conte de fées.

Person­nel­le­ment, j’aime bien les contes et les belles histoires, c’est pour­quoi j’ai de la tendresse pour Fatima, mais l’intrigue ne tient pas, la descrip­tion des les senti­ments non plus. Le plus inté­res­sant c’est sans doute le regard des deux auteurs améri­cains sur la société fran­çaise, quand ils ne font pas dans la cari­ca­ture. Bref, un brin distrayant ce livre ne vous fati­guera pas…

En recher­chant un blog qui appor­te­rait un autre éclai­rage que le mien, j’ai décou­vert deux choses :

  • il y a une suite, où on voit Fatima vivre dans son bel appar­te­ment de l’ave­nue Victor Hugo, l’hé­ri­tage de la comtesse (rappe­lez-vous, elle a réussi à sauver le labra­dor de la consti­pa­tion, une si belle action valait bien un 200 mètres carré dans le XVIe !)
  • L’adap­ta­tion au cinéma est déjà signée. ( les deux auteurs sont scéna­ristes de profession)

Citations

Il arbo­rait un costume de poli­ti­cien, deux fois plus large aux épaules qu’il ne l’était réel­le­ment, ce petit bonhomme perdu dans un coffrage d’étoffe qui produi­sait le même effet de faus­seté sur son aspect physique qu’un toupet en eût produit sur son crane dégarni.

Et de surcroît, recon­nais­sons que ces gens, qui ne compre­naient rien à l’argent, aimaient se rassu­rer par de petites écono­mies minables…. Elle ouvrait son cour­rier à la vapeur pour pouvoir retour­ner les enve­loppes et s’en resservir…

Ce café était un refuge contre un monde en muta­tion. Aucun de ses habi­tués ne voulaient que ça change.

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Roman construit comme une partie de domi­nos, de domi­nos abkhazes. (J’ai dû recher­cher où était L’Abkhazie, je ne suis pas certaine que je connais­sais ce pays, l’article de Wiki­pé­dia ne parle pas du jeu de domi­nos ! !) On sent dans ce roman, un auteur passionné des mots et des jeux avec le langage. J’écoute souvent les « papous dans la tête » sur France culture à laquelle il parti­cipe, c’est une émis­sion qui me fait sourire. Comme son livre. Il est agréable à lire, beau­coup de remarques assez justes sur notre société, une grande bien­veillance pour les êtres humains en géné­ral et les femmes en parti­cu­lier. Et surtout un grand plai­sir à jouer avec la langue fran­çaise qui donne tout le charme à ce roman

Des amours qui commencent, d’autres qui se finissent ce n’est que la vie en quelque sorte, une vie dans un monde pari­sien de la grande bour­geoi­sie pari­sienne où l’argent n’est vrai­ment pas un problème.

Citations

Parfois quand un inconnu indis­cret vient à le ques­tion­ner sur sa vie – un taxi, un coif­feur de province, un voisin de train – Yves s’invente un métier, se fabrique une vie, dans l’impunité de l’anonymat ….Le temps d’une course place d’Ita­lie – rue Mont­martre, il devient l’un des spécia­listes euro­péens de la cryp­to­biose des tardigrades.

– De la quoi des quoi ? dit le taxi

– De la cryp­to­biose des tardi­grades. Les tardi­grades sont de tout petits animaux pas plus gros qu’une tête d’épingle. Ils sont capables d’ex­pul­ser toute l’eau de leur corps pour résis­ter à des tempé­ra­tures extrêmes dans l’An­tarc­tique : c’est cela, la cryp­to­biose. Dans cet état, ils peuvent survivre des années, parfois des siècles. Je les étudie depuis vingt-deux ans maintenant.

- On vous paye pour ça avec nos impôts ? Demande le taxi inquiet.

On remar­quera que la liai­son se fait entre corps et étran­gers, s’il y en a qu’un-un coré­tran­ger -, mais se fait en z s’il y en a plusieurs –des corzé­tran­gers. Allez expli­quer ça à un étranger. 

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C’est avec une grande tris­tesse que j’ai lu ce livre, par ailleurs excellent. Je savais bien que la Chine maoïste ne corres­pon­dait en rien à mes croyances de jeunesse, mais « Petit Mao » va plus loin, il détruit dans une machine à broyer les moindres illu­sions tous les mythes maoïstes. En plus de l’horreur qui s’est abat­tue sur les lettrés de cette grande civi­li­sa­tion, il y a la douleur person­nelle d’avoir prêté une oreille posi­tive à toute cette propa­gande. Comment croire que tuer tous les oiseaux de Chine, pouvait aider à résoudre la famine ! ! Comment croire que les textes des siècles anciens étaient droi­tiers et qu’il fallait tous les brûler, comment croire qu’il fallait humi­lier, jusqu’à la mort, l’intelligence.Le roman est bien imaginé, un enfant construit sa vie sur le désir de retrou­ver sa mère qui a été la première femme de Mao. Il est confié à un couple commu­niste et lettré. Cela permet à l’auteur de décrire les tragé­dies de la Chine commu­niste d’un point de vue origi­nal. Comme souvent dans ce genre de livre qui remet en cause les choix poli­tiques d’un pays, je préfère l’écriture de ceux qui ont eu à en souf­frir. Les Chinois sont nombreux à écrire je rappel­le­rai juste la force et l’hu­mour de « Balzac et la petite tailleuse Chinoise » de Dai Siji.

Citation

– Tu hésites parce que ce porc est ton père ? aboya un garde à mes oreilles.

La meute se déchaîna.

- Nos pères ne sont rien ! S’ils trompent le Parti, les fils ont le devoir de les élimi­ner. Nous sommes les fils de la révo­lu­tion, pas ceux de nos pères ! Frappe-le !

- Mort aux pères ! hurlèrent-ils.

Et ils m’obli­gèrent à gueu­ler avec eux.

- Mort au père, criai-je.

Comment auraient-ils deviné que mon cri s’adres­sait non à l’homme que je véné­rais et qui souf­frait sous leurs tortures, mais à celui qui en était l’ins­ti­ga­teur, Mao Zedung lui-même ? Déri­soire et invi­sible victoire.

Seul Wang Yi comprit la vérité de cet hallali.

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Je ne veux pas être trop injuste avec ce roman qui m’a quand même beau­coup déçue. J’avais beau­coup aimé La Déli­ca­tesse. L’his­toire d’amour entre Fritz et Anna n’a pas réussi à me passion­ner, la descrip­tion à la fois des person­nages et des milieux m’a semblé proche de la cari­ca­ture. Je n’ai pas retrouvé la verve humo­ris­tique qui m’avait tant plu dans le précé­dent roman de cet auteur. Mais je ne veux pas être injuste car il m’a permis de passer une nuit d’in­som­nie beau­coup plus agréable que si j’avais zappé devant les repor­tages anima­liers de la télé.

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Une femme qui préfère se faire appe­ler Chou­quette que mamie (ou grand-mère), qui lutte de toutes ses forces pour garder un mari qui ne l’aime plus. La vie à Saint-Tropez où l’alcool et la drogue occupent une grand partie du temps. L’horreur des femmes de 60 ans qui veulent encore passer des soirées dans le vent.

Beurk de beurk, ce n’est vrai­ment pas drôle d’avoir peur de vieillir à ce point et d’être plongé dans des histoires abomi­na­ble­ment tristes. L’auteur a ce talent de dire les choses bruta­le­ment un peu dans le style de certaines jour­na­listes de Elle. Emilie Frèche décrit bien en le cari­ca­tu­rant peut-être un peu, le monde people où doit vivre une si petite partie de la popu­la­tion fran­çaise. Ce n’est pas mon monde et je n’ai guère envie d’en faire partie,Les soirées sur yachts saint-tropé­ziens sont à vomir (et pas seule­ment dans le sens méta­pho­rique !). Le déses­poir de Cathe­rine Alias Chou­quette me touche assez peu, elle repré­sente un peu tout ce que j’espère ne jamais être.

Le livre se lit très rapi­de­ment comme un grand article d’un hebdo­ma­daire d’été.

Citations

Elle s’ima­gine parler au télé­phone avec sa fille !

« Il faut que tu te réveilles, Adèle, mamie Nova, c’est terminé ! Oui, je me fais sauter ! Oui, je prends mon pied ! J’ai soixante balais et je mouille encore le fond de ma petite culotte, si tu veux tout savoir ! »

3Nouveauté au club de lecture, nous gardons deux mois de suite un thème, et c’est le deuxième mois pour la litté­ra­ture haïtienne. Autant « Hadriana dans tous mes rêves » de René Depestre, ne corres­pond pas du tout à mes goûts autant « Yanva­lou pour Char­lie » m’a touchée. On se perd un peu dans le récit et je n’ai pas accro­ché de bout en bout d’où seule­ment trois coquillages. La présence des jeunes garçons haïtiens aban­don­nés à la misère de la rue est vrai­ment émou­vante. Le person­nage du prêtre qui est impuis­sant face à l’extrême pauvreté et la dureté de la société haïtienne malgré sa géné­ro­sité est touchant.

J’ai été intri­guée par l’histoire des prénoms qui font « campagne » et qu’il faut abso­lu­ment chan­ger pour réus­sir sa vie en ville. C’est assez amusant car le prénom que le person­nage prin­ci­pal s’est choisi : Mathu­rin, fait, pour moi, plus campagne que Dieu­tor son vrai prénom. L’écriture souvent poétique, se fait poignante en restant très pudique quand elle décrit la misère abso­lue des petits enfants à l’orphelinat.

Citations

La première fois que j’ai croisé la mort, un cyclone nous mena­çait. Le vent soule­vait déjà les tôles et le ciel versait sur nos têtes toutes ses réserves d’eau.

C’est vrai que Dieu­tor, ça va pas avec « monsieur » ni « maître ». C’est comme si on mettait un smoking à une vache.

Vu que nos géni­teurs nous ont aban­don­nés, je suppose que les gens nous consi­dèrent comme des mira­cu­lés et se féli­citent au nom de la société, d’avoir parti­cipé au miracle collec­tif, même quand ils n’ont rien fait pour nous. Ça doit être pareil pour les réfu­giés, quand ils arrivent dans un pays et qu’on leur ouvre la fron­tière. Quand on est le fils de personne ou qu’on a plus de pays, faut toujours s’excuser de se trou­ver là où on se trouve ou tout simple­ment d’être en vie.

Le père Edmond n’a que ses mots dans la bouche : Humi­lité, droi­ture, les quali­tés avec lesquelles bâtir une vie de tous les jours qui n’emmerde pas les autres …. On avait choisi, pour sortir du nombre, des métiers qui passent à la télé …Gino a dit avia­teur, Fili­dor domp­teur de lion. Moi j’ai dit guitare classique.

Pour eux non plus c’est pas tout beau comme dans la Bible. Eux, ils ont pas de Messie volon­taire du Bon Dieu, pour mourir à leur place.

On en parle

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On est loin de l’humour de La vengeance du wombat du même auteur. Dans ce court roman (109 pages) Kenneth Cook nous fait décou­vrir l’horreur d’une soirée alcoo­li­sée en Austra­lie. Il se donne la peine de remon­ter la chaîne des respon­sa­bi­li­tés qui a abouti à la mort d’une femme. C’est horrible et cela ne donne pas envie d’aller boire une bière un samedi soir dans les bars austra­liens. La descrip­tion très précise des actions d’une rare violence est prenante et on est abso­lu­ment écœuré par tant de bêtises. Le passage sur la façon de tuer les bœufs à coups de merlin est à peu près insoutenable.

On est dans le sordide, je ne sais pas si la lecture de ce roman aide­rait les gens à ne pas se livrer à des beuve­ries, sinon je recom­man­de­rai ce livre à tous ceux pour qui font la fête en frisant le coma éthy­lique. La bonne personne est accu­sée de meurtre mais peut-être pas pour le bon meurtre. Car fina­le­ment ce soir là, dans cet endroit là, il y a eu un viol, la mort d’un jeune complè­te­ment ivre au volant de sa voiture, une tenta­tive de meurtre digne d’un film d’hor­reur et fina­le­ment la mort d’une femme.

Citations

John Verdon, instru­ment d’une société qui avait besoin de viande tout en refu­sant de tuer, alla se doucher de très mauvaise humeur. Dans la mesure où son travail lui procu­rait du plai­sir – sans parler de son salaire –, il était lui aussi un artiste. Les exécu­tions défec­tueuses le démo­ra­li­saient plus qu’il n’aurait plus l’exprimer.

Verdon avait souri en sentant l’élan du marteau et, pour la première fois depuis plus d’un an, le plai­sir de tuer qui lui descen­dait dans les reins.

Le jeune se mit sur pied avec diffi­culté, à peine conscient de son entou­rage, le taux d’alcool dans son sang proche du niveau fatal….. Son corps se soumit alors à l’instinct du ving­tième siècle qui offre à un homme inca­pable de tenir debout la faculté de conduire une voiture.

Malheu­reu­se­ment, cet instinct n’améliorait guère sa vision, surtout à la vitesse de cent quarante kilo­mètres à l’heure qu’il avait atteinte peu après avoir quitté l’hôtel.

C’est ainsi qu’il s’encastra dans un semi-remorque, dont le plateau lui arra­cha le crâne au niveau du nez.

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3
Deuxième livre de Sinoué et toujours aussi peu convain­cue ! J’ai quand même été inté­res­sée les descrip­tions du travail sur la pein­ture au 15° siècle. Mais la conspi­ra­tion poli­cière et reli­gieuse autour de l’in­ven­teur de la pein­ture à l’huile : Jan Van Eyck, m’a prodi­gieu­se­ment ennuyée. Déci­dé­ment, je n’aime pas les romans poli­ciers historiques !

Les person­nages vont être victimes d’une double conspi­ra­tion. La puis­sance terrestre veut retrou­ver une carte permet­tant de navi­guer afin de rappor­ter des matières précieuses dans les caisses royales. La puis­sance reli­gieuse veut inter­dire tout ce qui permet­tra de repro­duire l’art et les idées. Si on imagine bien le choc de l’im­pri­me­rie pour la reli­gion , c’est un tout petit peu plus diffi­cile à croire que tant d’in­no­cents aient payé de leur vie le secret de .…. la pein­ture à l’huile ! !

Sur Wikipédia le détail d’un tableau

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e6/Ghent_Altarpiece_D_-_Nature.jpg/300px-Ghent_Altarpiece_D_-_Nature.jpgOn en parle

Il est plus appré­cié sur ce site : link.