http://ecx.images-amazon.com/images/I/51U6JHlrvCL._SL500_AA300_.jpg

Traduit du norvé­gien par Hélène Hervieu et Eva Sauvegrain.

2
Si ce livre n’avait pas été au programme du club de lecture, donc choisi par ma biblio­thé­caire préfé­rée, j’aurais aban­donné à la page 50. Je n’en pouvais plus d’imaginer cette jeune femme boire des bières de plus en plus vite, en se dépê­chant pour faire la place au gin, au cognac au whisky…

Tant d’alcool pour faire comprendre qu’elle va mal très mal … du coup je suis allée faire un petit tour sur Babé­lio et j’ai vu que d’autres lectrices avaient aimé cette histoire alors je me suis accro­chée, bon c’est sûr c’est beau­coup, beau­coup trop long et trop alcoo­lisé. Mais il y a quelques bonnes remarques sur notre société des loisirs.

Les voyages, par exemple, et les touristes qui ne voient les paysages qu’ à travers leur appa­reil photo numé­rique sans oublier cette si noble cause : la défense des animaux sauvages. C’est un peu étrange de trou­ver des remarques judi­cieuses sur notre société dans un roman qui m’intéresse aussi peu.

La deuxième partie du livre, là où les expli­ca­tions sont données au mal être de Béa, va un peu plus vite. Pas de chance pour moi ! le roman prend alors l’allure d’un polar psycho­lo­gique, et je n’aime pas trop les polars.

Citations

Je me sens toujours mal à l’aise avec les Japo­nais et leurs sourires auto­ma­tiques qui semblent venir de je ne sais où, sans raison appa­rente . Comment font-ils quand ils sont vrai­ment heureux ?

Des gens qui en avaient assez de monter à dos de chameau en Egypte, de se prome­ner en gondole à Venise , ou d’écouter avec un mélange de peur et de jubi­la­tion , les sirènes de police devant Manhat­tan . Pour leurs amis un voyage comme ça devait être folle­ment exotique et valoir large­ment son prix exorbitant

Tout penaud Frikk regar­dait le phoque sur la plaque de glace, inca­pable de profi­ter du spec­tacle dans la mesure où il ne pouvait pas le photographier

Tant d’hommes ont été estam­pillés coura­geux, unique­ment parce que leur intel­li­gence était rudimentaire.

Elle avait envie de rencon­trer un ours blanc, mais il fallait qu’il soit inof­fen­sif. Rien ne devait être dange­reux, seule­ment extra­or­di­naire, exotique et surtout écolo­gi­que­ment correct….

On en parle

L’as tu lu 

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Traduit de l’américain par Sophie Aslanides.

2
Coup de cœur de mon club de lecture. Tous les blogs vous le diront ce livre commence par le pire cauche­mar de tous les parents : perdre des yeux quelques secondes un enfant et ne plus le retrou­ver. C’est pour cela que je l’ai lu et le début m’a beau­coup inté­res­sée et puis, le roman s’enlise dans une enquête à laquelle je n’ai abso­lu­ment pas cru.

Ensuite, contrai­re­ment aux lectrices du club et beau­coup de blogueuses qui ont adoré ce livre, je me suis beau­coup ennuyée à la lecture de ce roman que j’ai fini en diago­nale. Tout m’a semblé convenu et telle­ment prévi­sible ! Quant-aux consi­dé­ra­tions pseudo philo­so­phiques sur la mémoire, j’ai trouvé cela très, très lourd !

Mais si, comme moi, le sujet vous tente lisez la critique dans le blog « quar­tier livre  » cela vous convain­cra peut-être.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51HtXRQd0NL._SL500_AA300_.jpg http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg

2
Livre reçu dans la cadre de Masse critique de Babe­lio. Mon avis est très néga­tif et sans doute trop sévère, je n’apprécie que très peu la litté­ra­ture poli­cière, j’aurais dû me méfier. Quand des romans poli­ciers me plaisent, ils sont en géné­ral excel­lents. Pour celui-là, je pense qu’il s’agit d’un honnête polar qui, person­nel­le­ment, m’a beau­coup agacée.

Sans doute, pour donner un cadre parti­cu­lier et une ambiance inou­bliable, cela se passe sous les purges stali­niennes, pour la violence c’est garanti ! J’avais été surprise et j’avais appré­cié « Enfant 44 » de Tom Rob Smith. Voilà, un nouveau genre est né : le poli­cier vague­ment honnête du temps de Staline, à quand celui sous Pol-Pot ! ! !

Sinon, on a, à peu près, tous les ingré­dients, les coups, le sang , le sadisme, les larmes, les traitres, avec une petite dose de reli­gio­sité. Comme c’est en Russie, c’est plus énorme plus violent, plus déses­péré mais guère plus passion­nant. L’enquête autour d’une icône volée est très compli­quée et permet de décrire ce qui reste des croyances reli­gieuses en Union Sovié­tique et la corrup­tion des diri­geants, tout cela sans grand fonde­ment histo­rique (du moins si je me réfère à mes lectures sur le sujet).

J’ai lu atten­ti­ve­ment ce roman, car j’avais accepté d’en parler sur mon blog, je vais l’oublier très vite.

On en parle

Miss Alfie a l’air d’aimer.

2
Surtout ouvrez le lien à la fin de mon texte : quelqu’un a beau­coup aimé ce roman que je n’ai pas appré­cié. Mes lectures sont guidées par le club de lecture de ma biblio­thèque, en géné­ral, je vais de bonne surprise en bonnes surprise. Ce roman me tombe des mains, c’est pour cela que je trouve qu’il faut un autre avis que le mien. Je me suis accordé le droit que Daniel Pennac a donné à tous les lecteurs : ne pas finir un livre lorsqu’on s’ennuie.

Je l’ai survolé à partir de la page 100. Pour­tant l’histoire promet­tait de m’intéresser. Trois jeunes sœurs orphe­lines résistent au conseil de famille et décident de se débrouiller pour gagner leur vie, plutôt que vivre avec la tante Rosie qui ne leur veut pas du bien.

Je n’arrive pas à m’intéresser aux person­nages, ils appa­raissent comme une cari­ca­ture d’eux-mêmes. C’est visi­ble­ment le style de cet écri­vain, il ne veut pas révé­ler la profon­deur des person­nages ni expli­quer le pour­quoi de ce qui leur arrive. À force de mettre de la distance par tout, je me suis sentie peu à peu étran­gère, aux déboires et diffi­cul­tés de ces trois jeunes femmes, et la fin, l’intérêt de la troi­sième pour un pervers assas­sin a fini de me décourager.

J’abandonne.

On en parle

Et en bien : sur la route de Jostein.

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Traduit de l’an­glais améri­cain par Éric Chédaille, cadeau des éditions Chris­tian Bourgeois.

2
Tenir un blog, toutes celles qui le font savent à quel point c’est un plai­sir. Essen­tiel­le­ment, celui de pouvoir dire pour­quoi on appré­cie tel ou tel livre. Comme le monde des blogs est très vaste, nos avis se croisent et nous permettent d’affiner nos impres­sions. Il est un autre plai­sir, celui de rece­voir en cadeau un livre pour en faire la chro­nique. Les choses alors se compliquent ; a‑t-on le droit de criti­quer un cadeau ? Je dois d’abord dire merci aux éditions « Chris­tian Bour­geois » de m’avoir envoyé ce roman. Et je précise bien que je suis lectrice, non pas critique litté­raire. Toutes ces précau­tions prises, je dois dire que je n’ai qu’à moitié appré­cié ce roman.

Deux thèmes se croisent, un amour pour un trop beau pilote qui s’avère être un homme à femmes, et une épidé­mie mysté­rieuse qui coupe peu à peu l’Amérique des autres pays et des bases de sa propre civilisation.

Si vous voulez connaître toutes les peurs des Améri­cains ce roman vous éclairera

  • Peur d’être rejeté par le reste du monde.
  • Peur de ne pas être aimé.
  • Peur de ne plus avoir le confort du monde moderne.
  • Peur de la maladie.
  • Peur de la pollution.
  • Peur d’autrui…

Le thème du retour au monde primi­tif a été maintes fois traité, il n’y a rien d’original dans ce roman. Par contre, la décou­verte de la vraie person­na­lité de son bel amour aurait pu être un bon ressort si, dès le début, on ne devi­nait pas que ce bellâtre n’allait pas tenir ses promesses. D’abord, dans un roman améri­cain d’aujourd’hui, écrit par une femme les hommes ne peuvent pas avoir un beau rôle, ici c’est presqu’une cari­ca­ture : ils meurent, ils dispa­raissent, ils fuient !

Ce qui m’a le plus inté­res­sée, c’est la trans­for­ma­tion de l’adolescente révol­tée stupide en une vraie person­na­lité. Ce n’était peut-être pas la peine d’imaginer une épidé­mie de peste pour ce résul­tat. Je n’ai pas trouvé de blogs parlant de ce livre mais quelques sites, ils vantent l’écriture de cette écri­vaine, comme je ne l’ai pas lu en anglais c’est diffi­cile de juger. J’ai trouvé que ce roman était très lent, plat, sans montée réelle vers l’angoisse de la mort et que ce défaut n’était pas contre­ba­lancé par la pein­ture, critique ou posi­tive du quoti­dien d’une famille américaine.

C’est le prin­ci­pal reproche que je ferai : « En un monde parfait » décrit la vie de tous les jours à travers une passion puis d’une rupture amou­reuse, autour de ces person­nages rôde une terrible épidé­mie, mais on n’a jamais peur, tout finit par se solu­tion­ner. Il y a bien quelques morts, surtout des hommes, sans pour autant de montée dans l’angoisse. J’espère que d’autres lectrices vont me contre­dire. Bonne chance à ce roman !

Citations

D’une demoi­selle d’honneur elle possé­dait les jambes galbées, la taille de guêpe, les cheveux blonds retom­bant sur les épaules… Elle avait porté du satin vert et de la mous­se­line jaune et quelque chose de rose et d’empesé…

Certains des cyclistes arbo­raient le désor­mais fami­lier drapeau améri­cain frappé d’un gros X noir.

À présent, tout le monde haïs­sait, semblait-il les Etats-Unis. Ce pays qui avait, durant des dizaines d’années, saccagé l’environnement avec ses grosses voitures et ses inter­ven­tions armées, voulait main­te­nant étendre son épidé­mie au reste de la planète.

Traduit de l’Ita­lien Par Domi­nique Vittoz.

2
Livre étrange, je l’ai lu atten­ti­ve­ment et sans un réel plai­sir, j’attendais toujours qu’il se passe quelque chose d’autre. Dès le début la trame est donnée et tout se déroule sans surprise. Le mission­naire ira au bout de sa folie et construira un sanc­tuaire destiné au culte de la vierge, rien ne peut l’arrêter, il se prend pour un saint et les bigotes du village viennent de plus en plus nombreuses à ses prêches enflam­més. Les sœurs essaient par des trai­te­ments abomi­nables de garder les « chéru­bins » dans la pureté chré­tienne. Et en bas dans la vallée, dans un quar­tier appelé le chan­tier, des malfrats gagnent leur vie en faisant des actions malhon­nêtes, comme mettre le feu à des entre­prises pour éviter les ennuis avec le fisc.

Pour­quoi n’ai-je pas appré­cié davan­tage ce roman qui a reçu le prix Médi­cis étran­ger 2009 ? Sans doute parce que je n’ai pas réussi à comprendre le ton de l’auteur.(J’ai essayé d’en donner un aperçu dans la deuxième cita­tion) On ne sait pas trop si c’est une charge contre les bonnes œuvres de l’église, ou contre la société italienne qui contraint des enfants à deve­nir des bandits. Les deux sans doute, l’auteur reste absent et ne juge personne, et le lecteur doit se faire sa propre opinion. Il m’a manqué la connais­sance de l’Italie des années 60 savoir si ce que je lisais avait un fonde­ment socio­lo­gique ou était une pure inven­tion romanesque.

La seule chose qui m’a complè­te­ment saisi c’est le malheur des enfants aban­don­nés à la rue par des parents complè­te­ment dépas­sés par la misère mais qui est encore plus terrible quand ils sont livrés aux mains des bonnes sœurs sadiques.

Citations

S’il n’avait pas nourri une haine cordiale pour Dieu qui était du côté de ce curé, il serait sûre­ment entré un jour où l’autre dans l’église du Buon Cammino et aurait prié pour que le vieil Omero ne meure jamais.

Ses paroles vibrèrent dans ce grésille­ment – Le pasteur affamé dévora ses propres ouailles -, comme s’il appa­rais­sait en effet dans une vision – mais fut ensuite dévo­rer par ses propres chiens -, secouèrent les plantes, effrayèrent les papillons et se diluèrent à travers la campagne comme des lueurs incom­pré­hen­sibles qui pour­tant éveillent l’amour.

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2
Et zut ! J’avais telle­ment appré­cié Les pieds dans l’eau que j’ai même acheté celui-ci sans attendre mon tour de lecture. Mal m’en a pris. J’ai pesté tout le long de cette fable qui se veut drôle et l’est parfois. L’auteur n’évite aucun cliché lu dix fois sur notre époque :

Le foot­ball est sans doute l’un des derniers terrains où s’exprime un relent de nationalisme.

Le ressort du livre est vague­ment drôle : de Gaulle revient au pouvoir pour sauver une dernière fois la France. Un de Gaulle qui aurait évolué sur le plan des mœurs (il accepte l’homosexualité), mais pas des valeurs. Cette distance entre les années 50 et notre société permet de voir que la France a beau­coup changé, pas seule­ment en bien. Benoît Duteurtre a du talent pour saisir les travers de notre époque en parti­cu­lier l’uniformisation de toutes les socié­tés de la planète et la destruc­tion de l’environnement. La descrip­tion des abords des banlieues, les ronds points inter­dits aux piétons et déco­rés par des artistes « surpre­nants » m’a beau­coup plu. Il parle d’un héron aux pattes rouillées, je connais un pêcheur métal­lique et un paysage marin recons­ti­tué qui vaut le détour ! À quand la visite guidée des ronds-points ?

Si j’avais lu le début je ne l’aurais sûre­ment pas acheté : la défense de l’œuf mayon­naise, Beurk ! Pour­tant je suis d’accord avec lui, à force de tout règle­men­ter, les direc­tives euro­péennes semblent exis­ter pour empê­cher les diffé­rences entre les pays. La mayon­naise faite par un patron de bistrot n’aurait plus le droit d’exister. Je suppose que c’est vrai, mais même cet exemple me semble bizarre, car le cafe­tier dit qu’il n’a pas le droit de la garder. Et alors là surprise ! Je ne savais qu’une mayon­naise pouvait se garder plus d’une journée.

J’ai carré­ment trouvé stupide le passage où on montre des jeunes parlant comme leur texto ! C’est à peine amusant. Ce n’est pas parce qu’ils écrivent comme ça sur leur télé­phone portable qu’ils s’expriment de cette façon. Fina­le­ment, j’ai pesté mais je l’ai lu jusqu’au bout et main­te­nant je cherche quelqu’un à qui le donner∞ Quelqu’un qui pense que tout était mieux avant et que la France fout le camp.

Citations

D’un côté ? Paris n’avait jamais été aussi radieux ; de l’autre, cette mise en scène de la beauté, arpen­tée par une foule en casquettes Nike, entre­te­nait des rapports toujours plus loin­tains avec la ville radieuse qui m’avait fait rêver.

Il faut voir ce qu’est aux États-Unis, un morceau de brie congelé agré­menté de cacahuètes.

J’aurais dû me le rappe­ler : nos mala­dies ennuient ceux qui ne souffrent pas.

On en parle

En bien… évidem­ment : link (comme quoi je suis les conseils qu’on me donne !).

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2
Je pense que c’est mon dernier essai avec « Masse critique de Babe­lio ». C’est ma troi­sième parti­ci­pa­tion et pour l’instant je n’ai rien lu qui m’ait vrai­ment inté­ressé. Mais là c’est le pire… C’est d’un ennui mortel ce livre ! Je passe complè­te­ment à côté du grand auteur islan­dais mais tant pis, je ne vais pas jusqu’au bout, je rate « un requiem à la force tellu­rique. Il enfle et se déchire comme un long poème venu des ténèbres, » dixit Télé­rama, je m’ennuie trop. Et j’ai hâte de lire des critiques dans le monde des blogs. Il fait froid, la mer est terrible, on meurt tout le temps. Les person­nages ne pensent qu’à survivre et certains à lire, bien mal leur en prend car, alors, ils oublient qu’il fait froid et ils meurent ! !

Tout le monde n’a pas le talent d’Hemingway pour nous faire parta­ger la dureté de la mer et de la pêche. Le pensum était trop fort, je suis déso­lée pour Babe­lio mais là, ‚j’atteins mes limites. Bon courage aux futurs lecteurs. Je me demande aussi s’il n’y a pas un problème de traduc­tion, que veut dire par exemple.

« Juvé­niles jambes, feu qui flambe ».

J’ai relevé quelques cita­tions car on sent que ce roman se veut poétique et profond, et parfois ça marche.

Citations

Ainsi va-t-il constam­ment dans la vie, ceux qui ne sont pas assez forts sont obli­gés de nettoyer la merde des autres.Il avance d’un pas martelé, assuré dans la neige et dans la boue, les pieds au sec et les bottes en caou­tchouc sont certai­ne­ment la meilleure chose qu’ait engen­drée la grande puis­sance américaine

La mer vient inon­der les rêves de ceux qui sommeillent au large, leur conscience s’emplit de pois­sons et de cama­rades qui les saluent tris­te­ment avec des nageoires en guise de main.

Il est sain pour un être humain de se tenir, seul, au creux de la nuit, il s’unit alors au silence et ressent comme une conni­vence pour­tant suscep­tible de se chan­ger instan­ta­né­ment en une doulou­reuse solitude.

On en parle

En bien dans un blog que j’aime beau­coup … donc à vous de voir : link.

http://leslivresdegeorgesandetmoi.files.wordpress.com/2010/02/lagier-pierre-fais-de-beaux-reves.jpg?w=181&h=300

2
C’est livre gentil qui raconte une histoire gentille, mais qui ne m’a pas touchée. L’amour d’un grand-père pour son petit-fils est complè­te­ment convenu, un rêve comme le dit le titre. On ne peut s’accrocher à rien dans cette histoire, les lettres post-mortem ont déjà beau­coup servi dans la litté­ra­ture. Un passage du livre qui, peut-être, vous a fait sourire m’a fait penser à un texte que j’ai mis sur mon blog il y a quelques mois. Je regrette, aujourd’­hui, de ne pas avoir demandé à l’étu­diante d’où venait son inspiration.

L’amour du person­nage prin­ci­pal pour la libraire n’apporte pas grand-chose à l’in­trigue. Bref je me répète, je n’ai pas aimé du tout. Et pour­tant il avait été choisi comme coup de cœur par notre club ! Vrai­ment je ne sais pas pourquoi.

Citation

« Les mots, savez vous, servent parfois à se taire »

On en parle

link.

9782266194464Traduit de l’an­glais (USA) par Marianne Véron.

2
Les deux coquillages récom­pensent assez mal ce livre, que j’ai lu rapi­de­ment et (trop) faci­le­ment. Il est de la même veine que les livres de Kathe­rine Pancol, ni plus mais un peu moins. On se perd dans les person­nages, il y en a beau­coup, avec des noms complè­te­ment impro­bables, et cette multi­tude n’apporte pas grand-chose au roman. Comme tout le monde le dit, en parlant de ce livre ( c’est même écrit sur la quatrième de couver­ture) c’est un conte de fées.

Person­nel­le­ment, j’aime bien les contes et les belles histoires, c’est pour­quoi j’ai de la tendresse pour Fatima, mais l’intrigue ne tient pas, la descrip­tion des les senti­ments non plus. Le plus inté­res­sant c’est sans doute le regard des deux auteurs améri­cains sur la société fran­çaise, quand ils ne font pas dans la cari­ca­ture. Bref, un brin distrayant ce livre ne vous fati­guera pas…

En recher­chant un blog qui appor­te­rait un autre éclai­rage que le mien, j’ai décou­vert deux choses :

  • il y a une suite, où on voit Fatima vivre dans son bel appar­te­ment de l’ave­nue Victor Hugo, l’hé­ri­tage de la comtesse (rappe­lez-vous, elle a réussi à sauver le labra­dor de la consti­pa­tion, une si belle action valait bien un 200 mètres carré dans le XVIe !)
  • L’adap­ta­tion au cinéma est déjà signée. ( les deux auteurs sont scéna­ristes de profession)

Citations

Il arbo­rait un costume de poli­ti­cien, deux fois plus large aux épaules qu’il ne l’était réel­le­ment, ce petit bonhomme perdu dans un coffrage d’étoffe qui produi­sait le même effet de faus­seté sur son aspect physique qu’un toupet en eût produit sur son crane dégarni.

Et de surcroît, recon­nais­sons que ces gens, qui ne compre­naient rien à l’argent, aimaient se rassu­rer par de petites écono­mies minables…. Elle ouvrait son cour­rier à la vapeur pour pouvoir retour­ner les enve­loppes et s’en resservir…

Ce café était un refuge contre un monde en muta­tion. Aucun de ses habi­tués ne voulaient que ça change.