kinderzimmer-1393211-616x0Auteure repé­rée sur les blogs.

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J’ai un peu oublié les blogs qui m’ont conduite à ache­ter ce livre. Je suis très diffi­cile sur ce sujet : les camps d’extermination nazis. Toute œuvre histo­rique me mobi­lise immé­dia­te­ment et parfois aussi des romans sur le nazisme , comme le roman de Rafaël Jeru­salmy (Sauver Mozart). Valen­tin Goby a décidé de trai­ter un sujet parti­cu­liè­re­ment déli­cat : quelques enfants nés dans les camps de concen­tra­tion ont survécu aux terribles condi­tions de leur nais­sance.

Nous suivons la mémoire doulou­reuse d’une vieille femme, Mila. Jeune, elle a été dépor­tée à Ravens­brück , elle accepte de parler devant des élèves fran­çais. Bien sûr, nous sommes dans l’horreur abso­lue et on sent que l’auteur met toute ses quali­tés de sensi­bi­lité pour bâtir une histoire qu’elle puisse nous racon­ter. J’ai lu ce roman depuis au moins quatre semaines et je n’arrive pas à écrire mon billet. Étant donné l’horreur du sujet , est-ce que j’ai le droit d’écrire que je n’ai pas été touchée ? Je suis contente de voir que ce livre trouve son public, car le monde ne doit jamais oublier vers quoi mène le tota­li­ta­risme et à quel point l’humanité a en souf­fert. Je cherche à comprendre mes propres réac­tions, je pense avoir un respect absolu pour tout effort de mémoire donc pour les témoi­gnages , mais s’il s’agit de créer une œuvre roma­nesque je trouve que si l’auteur joue unique­ment sur notre sensi­bi­lité je trouve cela trop facile.

Déso­lée pour cet auteur et ce roman.

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