http://ecx.images-amazon.com/images/I/41RDT%2BjsmML._SL500_AA300_.jpg

Traduit du russe par Elena Balzamo.

4
Merci à Domi­nique qui tient « à Sauts et à Gambades  », c’est grâce à son article très élogieux que je me suis procuré et lu ce petit livre. Il est écrit par un dissi­dent russe, il paraît en 1976 en Israël mais il est inter­dit en Union Sovié­tique. Il a pour sujet la résis­tance face à la barba­rie, le nazisme, bien sûr, mais les auto­ri­tés sovié­tiques ne s’y sont pas trom­pés, il n’y a pas de si grands diffé­rences entre le nazisme et le commu­nisme, ce livre a été inter­dit dans son pays.

Le problème posé est simple : Qui doit s’opposer à l’injustice d’une dicta­ture ? Pour­quoi, quand, comment, et la ques­tion annexe est ce que ça sert à quelque chose ? Tous les faits qui sont racon­tés sont dans notre mémoire histo­rique à propos de la seconde guerre mondiale, ils concernent soit la Pologne soit les Etats du Nord en parti­cu­lier le Dane­mark. L’auteur a choisi un état fictif gouverné par un roi qui finira par coudre sur sa poitrine l’étoile juive.

Etait-ce utile ? Autant ? Moins ? Plus ? que le fougueux comman­dant de la garde royale qui, sabre au clair, a foncé contre les mitraillettes alle­mandes, lais­sant sur la place, devant le palais, la garde royale entiè­re­ment déci­mée , ne retar­dant que de quelques minutes l’entrée de l’armée alle­mande.

On retrouve dans ce petit livre l’humour distan­cié des dissi­dents russes, c’est un des charmes du livre. Je fais une réserve sur ce roman et je ne parle­rai pas de chef d’œuvre. Certes, si je l’avais lu à l’époque mon avis aurait été complè­te­ment diffé­rent, aujourd’hui on a beau­coup lu sur le sujet, le problème posé est toujours passion­nant, en revanche la forme sous laquelle il est traité n’apporte aucun éclai­rage nouveau en tout cas pour moi (mais je dois dire que j’ai déjà beau­coup lu sur cette période, et ce sujet).

Je pense que c’est un livre à lire dans les classes de première et seconde pour faire réflé­chir au tota­li­ta­risme et à la résis­tance les jeunes géné­ra­tions.

Citations

Efficacité de la conquête

En trois heures, la campagne fut ache­vée, et les bombar­diers qui survo­laient le royaume n’avaient pas épuisé leurs réserves de combus­tible. 

L’occupation

Cepen­dant, respec­tueux de l’autorité, les cita­dins éprou­vaient une confiance instinc­tive à l’égard de ce nouveau pouvoir. Un certain laps de temps sera néces­saire avant que l’idée qu’un ordre puisse n’être que le masque du crime se fraie un chemin dans leurs braves têtes à l’esprit étroit. 

L’héroïsme

Avant que les soldats eussent atteint la grille, le portail en fer forgé s’ouvrit, et l’escadron, sabres au clair et heaumes ruti­lants, se rua sur les visi­teurs. La surprise fit recu­ler les Alle­mands. La voiture du fondé de pouvoir fit marche arrière. les enva­his­seurs furent scan­da­li­sés

L’honneur

L’honneur ? Que voulait dire ce mot. Semblable à certains phéno­mènes optiques, le sens en fuyait dès que la raison tentait de le cerner. L’honneur n’avait qu’une seule signi­fi­ca­tion : le devoir envers soi-même 

L’humour (un exemple il y a beaucoup d’humour dans ce roman)

…(on) entama l’hymne natio­nal : « Seigneur, sauvez notre roi, nous-mêmes et nos champs ! ». Et nos maisons ! Et nos parterres de fleurs autour des petites fontaines ! Et nos comptes en banques ! Et la brume de nos mers ! Et nos ministres chauves ! Et nos….

On en parle

à saut et à gambades.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation