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Traduit du néer­lan­dais par Isabelle Rosse­lin parti­ci­pa­tion de Philippe Noble

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Je suis toujours sensible aux avis person­nels des libraires, souvent rédi­gés à la main, dépas­sant de la couver­ture du livre, je les lis toujours et j’achète souvent l’ouvrage recom­mandé par eux. Sortant de la cité des sciences, pour faire plai­sir à mon petit fils de 4 ans nous sommes allés choi­sir des livres à « la librai­rie du Parc ». Bon choix de livres d’enfants et bon moment avec Victor qui, hélas, ne voulait que des livres avec les Simp­son …

Ce roman était chau­de­ment recom­mandé et les deux libraires étaient très enthou­siastes. C’est un gros livre de plus de 1000 pages, mais qui se lisent très bien. Les person­nages sont pétris d’érudition reli­gieuse, et nous entraîne dans les méandres des secrets des textes anciens. Pour tenir le lecteur en haleine, les person­nages sont mêlés à la vie du 20e siècle et on suit sans déplai­sir les tour­ments des aven­tures amou­reuses et poli­tiques de Max Délius dont l’origine Juive et Nazie ressemble à celle de l’auteur et d’Onno Quist érudit et fils d’une grande famille calvi­niste. J’ai essayé de dire d’abord tout ce qui m’a plu, mais le prin­ci­pal compli­ment c’est que je n’ai pas aban­donné la lecture et que je n’ai pas trouvé ce roman trop long.

Mais, (parce qu’il y a un Mais) certaines choses m’ont carré­ment horri­pi­lée. D’abord aucun person­nage n’est vrai­ment crédible, ils sont comme des cari­ca­tures de person­na­li­tés, mais petit à petit je suis rentrée dans le style de cet auteur. J’ai fran­che­ment été déçue par le dénoue­ment, pour arri­ver à tenir tous les fils de l’histoire quelque peu mouve­men­tée, le person­nage prin­ci­pal découvre que son fils n’est peut-être pas de lui, en remar­quant les yeux d’une incon­nue croi­sée à Jéru­sa­lem qui pour­rait être la mère de Max son seul ami !

Je ne dévoile pas grand-chose en vous disant cela car il y a bien d’autres invrai­sem­blances mais le pire, à mon avis, c’est l’intervention divine en direct, et oui Dieu nous parle et Harry Muslich n’est que son inter­prète. Sans donner du poids au côté mystique du roman, cela lui enlève de l’intérêt car si Dieu s’en mêle alors tout est possible et l’écrivain n’a plus besoin de soigner la vrai­sem­blance.

Je crains en disant tout cela de vous donner peu envie de lire les 1139 pages de « la décou­verte du ciel » ce serait dommage, car je vous le redis je ne me suis pas ennuyée et j’ai décou­vert beau­coup, beau­coup d’aspects que je ne connais­sais pas à propos des reli­gions.

Citations

Il ne faut jamais rien dire a une femme, elle en fera toujours mauvais usage pour mieux te comprendre.

Toi, en tout cas, tu es tota­le­ment inapte a la poli­tique, parce qu’il faut être né dans une famille nombreuse. Le métier s’apprend dans cette lutte sans merci entre frères et sœurs. Si l’on n’a pas fait cet appren­tis­sage de l’intrigue, du mensonge et de l’intimidation, on n’arrivera jamais à rien.

En prenant la virgi­nité d’une femme, on occu­pait dans sa voie une place compa­rable seule­ment à celle du méde­cin qui l’avait mise au monde, ou de qui l’assisterait sur son lit de mort

Je ne sais pas comment le monde est fait, mais peut-être est-ce la ma force. D’après moi le monde – du moins sur terre- est une gigan­tesque pagaille impro­vi­sée, qui pour des raisons inex­pli­cables conti­nue plus ou moins de fonc­tion­ner.

Mais il savait aussi qu’on oubliait faci­le­ment un simple secré­taire d’état, ou même ministre, on conti­nuait a en tirer gloire, soi et sa famille, pour l’éternité. Mais a part cela, d’ordinaire, plus personne dans le public n’en savait rien. Et peut-être etait-ce bien ainsi, comme tout se répé­tait toujours, la poli­tique serait abso­lu­ment impos­sible sans la mauvaise mémoire de l’humanité.

On en parle

Mous­ta­fette

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