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Pendant ma lecture d’Irving Yalom » et Nietzsche a pleuré  » , j’étais un peu gênée de ne pas bien connaître la pensée de ce philo­sophe tant loué par certains, si décrié par d’autres. Je l’ai dit dans ma chro­nique, j’ai toujours été rebu­tée par son style que je trouve gran­di­lo­quent et décla­ma­toire. Je suis tombée à la biblio­thèque sur ce petit fasci­cule et je le recom­mande chau­de­ment à tous ceux et toutes celles qui comme moi n’ont pas réussi à lire ce philo­sophe et puis aussi a ceux et celles qui l’ont oublié. En soixante pages dans une langue claire et acces­sible par tous , même pour les non-philo­sophes comme moi , il résume la pensée de Nietzsche. Et surprise, je suis complè­te­ment sous le charme.

Comment ne pas s’intéresser à quelqu’un qui a écrit :

Non ! Non. Ce n’est pas la pensée qui est triste, mais notre refus de vivre qui est triste. Non, ce n’est pas la pensée qui est trop haute pour nous, c’est nous qui sommes tombés trop bas pour penser. Arrê­tons de nous plaindre et de consi­dé­rer la vie comme une mala­die.

Je n’avais pas imaginé, à quel point ce philo­sophe met l’amour de la vie au premier plan. C’est une pensée qui rend libre et heureux. Toutes ses idées qui me faisaient peur : le sur-homme , le rejet des faibles, je les avais visi­ble­ment mal comprises. Il prône la liberté de pensée et l’anti-conformisme ce qui m’intéresse au plus haut point. Je ne reli­rai pas Nietzsche, toujours à cause de son style, mais je comprends main­te­nant l’importance et l’intérêt de ce philo­sophe. Merci aux blogueuses qui m’ont aidée a chan­ger d’avis. Et je me promets de relire le roman d’Irving Yalom.

Citations

(atten­tion ce ne sont pas des phrases de Nietzsche mais de Bertarnd Vergély qui cherche à nous le faire comprendre)

Résumé du gai savoir

Soyons heureux, soyons dans le bonheur, soyons heureux d’être heureux en lais­sant le bonheur nous enva­hir. Lais­sons nous vivre, lais­sons-nous penser par le bonheur, alors, pour la première fois, nous connaî­trons une pensée. Une vraie pensée. Car il n’existe comme pensée que des pensées heureuses. 

La honte et l’amour

La honte est créa­trice de fausse morale, et, par la même de fausse vie. Car une chose est d’être vertueux par amour , une autre est de l’être par honte, Nietzsche n’a pas voulu d’une vertu prove­nant de la honte. Il a rêvé d’une vertu prove­nant de l’amour, l’amour étant, en défi­ni­tive, la vertu même.

Optimisme et tragique

Aussi para­doxal que cela puisse paraître, l’optimisme anni­hile les forces humaines, alors que le tragique les stimule. Nietzsche a voulu que les hommes puissent retrou­ver leur force. Un tragique joyeux, qui dit : rien n’est donné une fois pour toutes. Donc tout est possible si on le veut.

La critique de l’état et de tout groupe social

Le fort est, chez Nietzsche, une indi­vi­dua­lité supé­rieure qui ne cherche pas à domi­ner les autres, ce qui serait un signe de faiblesse. Au contraire, le fort, fonda­men­ta­le­ment, recherche la soli­tude de l’esprit, la distance, le quant-à-soi. Souvent, en effet, ce qu’on appelle la société n’est qu’un rassem­ble­ment fondé sur la faiblesse . On a peur de penser par soi-même . On suit ce que les autres pensent. On se rassemble avec eux et l’ont dit du mal de ceux qui n’entrent pas dans le moule du confor­misme collec­tif.

La vie est tragique

Pour heureuse qu’elle soit, toute solu­tion est tragique car elle met fin a quelque chose. Le bonheur qu’apporte une solu­tion est insé­pa­rable du tragique de cette même solu­tion. On ne le comprend pas toujours. On voudrait qu’il y ait des solu­tions qui n’achèvent rien. Résul­tat : en refu­sant le tragique lié a toute solu­tion, on se coupe du bonheur apporté par la solu­tion elle même.

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