SONY DSCLu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard.

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Deux heures de lecture, pas plus, mais deux heures agréables et très drôles. C’est visi­ble­ment compli­qué de gran­dir avec deux parents sourds quand soi-même on entend très bien. Dans de très courts chapitres Véro­nique Poulain raconte son quoti­dien. Et si, comme moi, on ne connaît pas du tout ce monde là, c’est très instruc­tif. Est-ce qu’il y avait matière à un livre ? Je ne sais pas trop, disons… que je suis contente de ne pas avoir eu à l’acheter, mais que je ne regrette pas ma lecture. Je sais main­te­nant que les sourds sont très bruyants et que leurs enfants sont malheu­reux qu’on les remarque, surtout quand ils pètent trop fort dans un bus ! Pour moi qui ne suis pas spécia­liste, c’est un excellent livre pour les adoles­cents, cela permet de comprendre le handi­cap présenté sous une forme humo­ris­tique.

Il paraît que le film : « La famille Bélier » qui a été tourné à partir du livre connaît un cerain succès. J’imagine les éclats de rire à la scène du « prout » . Lire le billet de Dasola pour ne pas aller voir le film.

Citations

Les textos ont aidé la communication mais il reste quelques difficultés

Aussi habi­tuée que je sois au langage de ma mère, je ne comprends pas toujours ses textos. « oui café pas pu venir cause occupe dernière minute surprise invite. » Phrase limpide.

« Je ne sais pas Fran­çoise appelle plusieurs mon skype déjà. Pour ça. » Pour ça quoi ? Je laisse tomber.

Humour

Dans la langue de mes parents, il n’y a pas de méta­phores, pas d’articles, pas de conju­gai­sons, pas de proverbes, maximes, dictons, Pas de jeux de mots. Pas d’implicite.Pas de sous-enten­dus. Déjà qu’ils n’entendent pas, comment voulez vous qu’ils sous entendent.

On en parle

Un concert de louanges sur Babe­lio que je trouve un peu exces­sives, ce n’est quand même pas le livre du siècle.

8 Thoughts on “Les mots qu’on ne me dit pas – Véronique POULAIN

  1. Je ne sais pas si je lirais ce livre mais le monde des sourds est vrai­ment à part, je me souviens étudiante je travaillais régu­liè­re­ment dans un resto qui faisait des mariages, un mariage de deux personnes enten­dantes mais les deux familles sont sourdes muettes !! extra­or­di­naire comme expé­rience et pas du tout silen­cieux, je me souviens de leurs rires toni­truants, des portes claquées et d’un brou­haha perma­nent, cela m’a marqué

  2. C’est donc ce livre qui a donné lieu au film dont on parle tant en ce moment ? Je me sens toujours mal à l’aise avec ce genre d’écrit. Pour le lire, il faudrait qu’il me tombe dans les mains. L’humour aide à prendre du recul mais… il y a quelque chose qui me dérange là dedans.

    • Je suis entiè­re­ment d’accord, cela a un côté télé réalité, mais je suis sûre que cela a fait du bien à l’auteure de se libe­rer de ce passé

  3. Il n’y a pas de scène de prout dans le film !! Je l’ai vu, ne sachant pas qu’il était adapté d’un livre et j’ai passé un bon moment. C’est une petite comé­die hono­rable, mais pas la comé­die de l’année (foutue promo qui promet monts et merveilles à chaque film).

    • Alors, il corres­pond au livre qui n’est pas non plus le livre de l’année. Je pense que sa promo lui vient de la descrip­tion humo­ris­tique du handi­cap et aussi du fait que l’auteure est liée au monde des médias.

  4. J’ai lu une tonne d’avis sur ce livre sur ce livre et je ne suis toujours pas attiré…

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