5Cinq coquillages ? Oui, parce que ce livre met tout le monde de bonne humeur, cela se véri­fie pour tous les nouveaux lecteurs de La vengeance du Wombat. Comme notre biblio­thé­caire, je n’apprécie pas trop les livres sur les animaux mais Kenneth Cook a un talent de conteur extra­or­di­naire. C’est le deuxième conteur que j’ai décou­vert cette année : après le grand nord de Jorn Riel, voici le bush austra­lien. En 14 nouvelles, l’écrivain nous plonge au cœur de cette région d’Australie où les animaux sont plus agréables à regarde dans les repor­tages anima­liers que de très près. Je ne suis pas une très grande fan de nouvelles car je trouve diffi­cile de chan­ger d’histoires tous les trois ou quatre pages. Géné­ra­le­ment, il y en a toujours que j’aime moins.

Dans ce recueil, les quatorze sont passion­nantes. On finit par bien connaître les réac­tions de l’écrivain, il a vrai­ment l’art de se retrou­ver dans des situa­tions impos­sibles. Par exemple : accro­ché au ventre d’un kangou­rou qui a décidé de le tuer alors qu’il venait de le sauver ! On sait aussi qu’il ne résis­tera jamais à un verre ou une goulée d’alcool offert par des gens qui ne lui voudront pas toujours que du bien. On sait enfin que lorsqu’il nous décrit sa phobie abso­lue des requins, il va se trou­ver quelqu’un qui réus­sira à l’entraîner à la pêche du plus dange­reux des préda­teurs d’humains.

Les scènes dans les cafés sont inou­bliables et quelque peu terri­fiantes. Entre autre, lorsque tous les consom­ma­teurs sans se pani­quer le moindre du monde, se mettent à parier pour savoir si la grenade dégou­pillée qu’un des buveur tient dans sa main peut explo­ser ou non… Si vous aimez décou­vrir des contrées loin­taines, des animaux et des humains diffé­rents de vous, et surtout si vous aimez rire préci­pi­tez vous dans votre biblio­thèque préféré décou­vrir Kenneth Cook … si vous ne le connais­sez pas déjà.

Citations

De nos jours, le quokka est toute­fois consi­déré par tous comme étant inof­fen­sif, en raison de sa petite taille ; ce qui s’inscrit dans une longue série de grandes illu­sions qu’entretiennent les gens sur les marsu­piaux d’Australie. Comme la plupart sont petits, les gens ne les croient pas dange­reux. Quelle bévue !

Il n’y a rien d’étonnant à croi­ser un anthro­po­logue dans les coins recu­lés et arides du désert austra­lien. Ils sont partout. On estime que, dans l’outback, il y a plus d’anthropologues étudiant les Abori­gènes que d’Aborigènes.

On en parle

dans un de mes sites préfé­rés : link.

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