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C’est le deuxième recueil que je lis de Kenneth Cook, il ressemble beau­coup à La vengeance du Wombat. L’effet de surprise est donc moins fort.
Je me suis, de nouveau, bien amusée, je conseille cet auteur à tous les gens moroses. Au-delà de son humour caus­tique, qui est tourné autant vers lui que vers les habi­tants de l’Australie, on devine une profonde connais­sance de son pays loin des clichés habi­tuels. Non, la nature n’est pas toujours hospi­ta­lière. Et le bush peut s’avérer mortel. (Hélas, Kenneth Cook a été victime d’une crise cardiaque trop loin de tout point de secours.)

Non, les animaux, même mignons ne sont pas tous gentils. Et les koalas sont visi­ble­ment plus agréables en photos et en peluche que de près, en vrai ils sont très désa­gréables et très dange­reux quand on doit les tenir dans les bras, même si on ne cher­chait qu’à leur offrir un lieu de vie plus agréable. Non, les espèces proté­gées ne sont pas recon­nais­santes aux hommes de ne plus les tuer. Et un croco­dile reste un terrible préda­teur. Les Abori­gènes, ne sont pas de bons sauvages, pleins de bonnes inten­tions. Ils vivent dans un pays hostile, avec peu de confort, ils sont sales et cherchent si possible à rouler le touriste de passage.

Si Kenneth Cook peut dire tout cela et bien d’autres choses encore, c’est qu’il utilise le ton du conteur d’histoires. Je me demande si quelqu’un a mis ses histoires en scène, il y a vrai­ment tous les ingré­dients d’un excellent spec­tacle de conteurs. J’ai aimé les quinze nouvelles, mais ma préfé­rée c’est La vie sexuelle des croco­diles, non pas pour ce que j’ai appris de la sexua­lité de ces animaux ( tout se passe sous l’eau !) mais j’ai trouvé irré­sis­tible le rapport entre le scien­ti­fique qui s’émerveille devant les beaux spéci­mens de croco­diles et l’auteur mort de peur qui ne pense qu’à sauver sa vie.(Comme je le comprends !)

Citations

Roger, passionné de croco­diles, déplo­raient qu’ils aient été long­temps chas­sés sans répit pour leur cuir…..leur nombre était en augmen­ta­tion, tout comme la fréquence des attaques sur le bétail et sur les abori­gènes.

- Et même deux Blancs, des chauf­feurs de camion, près de Broome, se réjouit Roger ? Ils dormaient près de leur véhi­cule et tout ce qu’on a retrouvé, c’est la marque de leurs ongles dans la terre où la bête les a traî­nés. Natu­rel­le­ment, ajouta-t-il avec pondé­ra­tion, ce n’est pas de chance pour ces pauvres gens, mais il ne reste pas moins encou­ra­geant de penser que le nombre de croco­diles est en hausse dans cette région.

Je lâchai le bateau et saisis mon fusil
Roger lâcha le bateau et saisit son appa­reil photo

On me quali­fie parfois d’obèse, mais je me consi­dère simple­ment comme corpu­lent, une centaine de kilos, disons.

J’étais alors moins corpu­lent qu’aujourd’hui, mais je n’en restais pas moins un homme bien en chair. Compre­nez par là que tout en parve­nant aisé­ment à lacer mes souliers , j’étais loin d’être un athlète.

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