3
Roman chau­de­ment recom­mandé par la blogo­sphère et à lire pour ne jamais oublier le poids néga­tif du racisme dans les socié­tés. L’auteure est fran­çaise et connaît visi­ble­ment bien la société améri­caine, comme à chaque fois qu’une étran­gère pose son regard critique sur le fonc­tion­ne­ment d’une société , je suis toujours moins convain­cue que lorsqu’un écri­vain du pays le fait lui-même. Et sur le sujet les Améri­cains décrivent fort bien ce qu’a été la condi­tion des noirs et les reten­tis­se­ment sur les compor­te­ment actuels.

Je pense, par exemple, au livre incon­tour­nable « le temps où nous chan­tions » de Richard Powers. Tout va mieux depuis l’élection d’Obama qui rassure enfin cette commu­nauté et a donné, en France,davantage confiance dans la société améri­caine. Le sujet du roman tourne autour d’une tragé­die : des adoles­cents d’une même famille noire meurent parce qu’ils ne savent pas nager. S’ils ne savent pas nager, c’est que le fameux poids du racisme fait que les enfants noirs ont été si long­temps inter­dits de piscine , qu’ils en sont venus à penser qu’ils n’étaient pas faits pour la nata­tion.

Tragé­die qui permet d’en évoquer une autre, celle où un jour en 1949, des enfants noirs ont cru qu’ils pour­raient eux aussi jouer dans les piscines. La vieille femme noire, enfer­mée dans ses propres souve­nirs et dans ceux, encore plus horribles, de ses parents, ne peut pas comprendre la façon de vivre de sa fille , avec des enfants sans père et de son petit fils qui risque d’aller vers la délin­quance.

C’est un roman très fort, mais un peu trop démons­tra­tif.

Citations

La grand-mère à son petit fils

Tu ne comprends pas que tu ressembles à ce qu’ils pensent de toi, à ce qu’ils attendent de toi, que tu fais mal aux tiens, à ceux qui sont là, comme à ceux qui sont morts.

La piscine et les noirs

- Que voulez-vous dire par là ? Que les jeunes Noirs ont eux mêmes inté­grés ce mythe qui veut qu’ils ne puissent pas nager ?

- Abso­lu­ment. Leurs parents n’avaient pas accès aux piscines et ils ne leur ont pas appris à nager.

Les hommes

Mais le monde s’en fout des souve­nirs des dames noires flétries, qui racontent que le long zizi de l’homme noir, ça n’existe pas, que nos homme s ont peur , qu’ils hurlent en silence comme Howard, qu’ils pleurent en secret comme henry, qu’ils frappent comme le fils de Madame King, qu’ils s’en vont comme les amours de Dana, qu’il n’y a pas d’hommes pour élever nos hommes.

On en parle

Les fans des livres où j’avais noté ce roman.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post Navigation