Éditions Sonatine, 344 pages, février 2026

Traduit de l’anglais par Julie Sibony

J’ai dans ma famille des amatrices de romans policiers et heureusement que vous êtes là, vous les blogueuses qui partagez son goût pour m’aider à lui faire des cadeaux. Cette fois c’est sur le blog de « Sin-City » que j’ai trouvé ce roman. Je me suis dit que ma sœur se retrouverait dans cette phrase : « M comme malice : quand Horowitz joue avec nous… et gagne »

Et effectivement ce roman est construit comme un faux roman policier, qui en réalité en est un vrai avec un écrivain très sympathique qui se croit très malin, plus malin que le véritable enquêteur qui lui est odieux. C’est vrai que l’auteur joue avec nos apriori et nos évidences, et même quand on prend le contre pied de nos idées préconçues on est encore loin de la vérité.
Bref c’est un roman parfait pour une amatrice du genre, et, je vous l’avoue je l’ai lu d’une traite avec beaucoup de plaisir, tant pis pour les assassinés il en faut dans le décor d’un roman polar. Je rappelle le début : une femme âgée se rend dans une entreprise de pompes funèbres, met au point ses obsèques et les paye , puis six heures après est assassinée chez elle. Crime de rôdeur ? comme le pense la police ou pas du tout comme l’imagine Daniel Hawthorne, qui en appelle à Anthony Horowitz (oui comme l’auteur !) pour écrire un roman sur cette enquête.

Je ne peux rien vous en dire de plus si vous aimez le genre vous allez adorer et si comme moi vous n’aimez pas trop, peut être que celui-ci vous plaira grâce à ses effets de surprises. Et sans être « olympique » comme l’annonce « the Guardian » sur la couverture de ce roman, votre plaisir peut être réel .

 

Extraits

Début.

1 Dispositions funéraires.
 Peu après 11h par une belle matinée de printemps, le genre de journée ou le soleil brille d’une lumière blanche, promettant une chaleur qu’il ne procure pas tout à fait, Diana Cowper traversa Fulham Road et entra dans un magasin de pompes funèbres.

Dure condition que celle d’auteur.

 Quand vous êtes auteur à temps plein, une des choses les plus difficiles, c’est de refuser du travail. Car vous fermez une porte qui pourrait bien ne jamais se rouvrir, et il y a toujours la peur de ce que vous avez pu rater de l’autre côté. Il y a quelques années une productrice m’a appelé pour me demander si ça m’intéresserait de travailler sur un projet de comédie musicale, inspiré des chansons d’un groupe de pop suédois. J’ai dit non… ce qui explique que je ne sois pas sur l’affiche (et n’aie touché aucun droit d’auteur de « Mama Mia » ! Je n’ai pas de regrets, soit dit en passant. Rien ne garantit que ce spectacle aurait eu autant de succès si c’est finalement, moi qui l’avais écrit. Ça illustre simplement le niveau d’insécurité dans lequel la plupart des auteurs doivent vivre au quotidien.

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